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5.septembre.20135.9.2013 // Les Crises

[Reprise] Syrie : la faute de François Hollande, par Edwy Plenel

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Excellent article de Plenel du 4/9 sur MédiaPart. Bien évidemment, la “punition” d’Assad, ce doit être la Cour Pénale Internationale, pas le bombardement de Syriens en transformant la France en État criminel…

Quelle que soit l’issue de la question syrienne, elle restera comme un tournant du quinquennat de François Hollande dont il faut prendre acte. Ce président à la première personne qui entendait décider seul de la guerre, de façon précipitée et simpliste, tourne le dos aux deux défis que recouvrait son élection après l’alerte du sarkozysme : une refondation démocratique de notre République, une nouvelle relation au monde.

C’est évidemment une utopie, mais de celles qui, loin d’égarer, indiquent un horizon d’attente et d’espoir. Ecrit en 1795 sous le choc révolutionnaire français, Vers la paix perpétuelle du philosophe Emmanuel Kant est, au temps des Lumières, la première et décisive tentative de penser un « droit international » fondé sur « une fédération d’Etats libres » ainsi qu’un « droit cosmopolitique » créant les « conditions d’une hospitalité universelle ». Autrement dit, de fonder un droit de l’humanité, prise comme un tout dont les parties sont solidaires, interdépendantes et indissociables, droit qui s’imposerait aux nations et à leurs souverains – particulièrement à leurs emballements égoïstes et aveuglements guerriers. Nul hasard si c’est aussi le premier texte philosophique à théoriser la notion de « publicité », cette exigence d’une information libre et étendue des citoyens sur les actes de leurs gouvernants, afin qu’ils puissent les contrôler par la vitalité d’un espace public démocratique.

Au détour de ce texte, on trouve cette évidence politique, sèchement rappelée la semaine passée aux présidentialismes français et américain par leur aîné démocratique, le parlementarisme britannique : en matière de guerre, « le consentement des citoyens est exigé » et, ajoute Kant, « il est on ne peut plus naturel que ceux-ci pèsent bien leur décision pour savoir s’ils vont engager un jeu si funeste, puisqu’il leur faudrait décider de subir eux-mêmes tous les malheurs de la guerre. » Une évidence de plus en plus malmenée, sinon oubliée à mesure que, de missiles en drones, tirés ou commandés à distance, la guerre semble débarrassée des contraintes liée à la mobilisation de combattants humains. Dès lors, soulignait Grégoire Chamayou dans sa récente Théorie du drone, « la guerre devenant fantôme et téléguidée, les citoyens, n’y risquant plus leur vie, n’auraient, à la limite, plus leur mot à dire ».

Echapper à la contradiction, au débat et à l’argumentation. Les faire taire par un alliage de clichés et de sentiments, d’arguments d’autorité et de paroles d’exclusion. Tel est le fantasme d’une politique devenue apolitique, menée par l’urgence et par l’émotion. D’une politique inapte à penser et à assumer la complexité du monde, ses interdépendances et ses pluralités. D’une politique surtout dont l’activisme inconséquent masque dangereusement sa peur d’une nouveauté qu’elle ne sait maîtriser parce qu’elle ne réussit pas à l’appréhender. Et cela d’autant moins que cette nouveauté se dresse contre ses errements du passé – aveuglement colonial, prétention occidentale, domination économique, soutien aux dictatures, etc. Nous en avions analysé et documenté les risques sous la présidence de Nicolas Sarkozy : des compromissions corruptrices d’avant les révolutions arabes à l’aventurisme militaire en Libye d’après, qui nous aura finalement légué aujourd’hui une guerre au Mali, guerre de police sans solution politique.

Nous y voici, hélas, de nouveau avec ce président François Hollande, chef des armées à la première personne du singulier qui, seul, a cru pouvoir mettre la France en guerre contre l’Etat syrien. Sous l’unique argument que ce dernier était définitivement criminel pour avoir ajouté 1.400 morts dans un bombardement chimique aux 130.000 déjà existants de l’assaut acharné qu’il mène contre son propre peuple, depuis deux ans que celui-ci s’est soulevé contre sa dictature.

Avant que le coup d’arrêt du vote des Communes britanniques ne rappelle son auteur à la réalité, cette embardée de va-t-en-guerre solitaire n’avait même pas pris la peine de ménager ses arrières, ni diplomatiques – sans même parler des Nations Unies, l’Europe fut comme effacée du paysage, alors même qu’elle sera de nouveau en jeu dans les urnes l’an prochain –, ni médiatiques – élémentaire après les mensonges de la communauté du renseignement ayant accompagné l’invasion américaine de l’Irak, la précaution de renvoyer aux experts indépendants de l’ONU le constat définitif du crime syrien fut négligée.
Que, sur la scène internationale, l’on semble en venir, selon des apparences que l’on espère durables, à ce par quoi on aurait dû commencer – plan global d’aide à la révolution syrienne, délibérations démocratiques sur les options militaires, respect du verdict des inspecteurs des Nations Unies, tractations diplomatiques auprès de la Russie et de l’Iran, etc. –, ne saurait faire oublier ce qui s’est laissé entrevoir sur notre scène hexagonale.
En résumé : un président solitaire, une nation isolée. Comment, en ce début de XXIe siècle, concevoir qu’un homme seul, fût-il élu chef de l’État, puisse décider de la guerre sans s’en remettre, par le truchement de leurs représentants, au jugement de ses concitoyens que sa décision va exposer à de nouveaux périls ? Comment, dans notre monde global dont les parties instables sont inséparables d’un tout en devenir, envisager qu’une nation seule, dressée sur ses ergots présidentiels, puisse décider du bien et du mal, des punitions et des récompenses, sans confronter son jugement à celui des autres nations, dans le respect du droit international qui les soude et les oblige ?

Poser ces questions, et donc ces limites, ce n’est pas obliger à l’impuissance. C’est au contraire exiger une action globale, constante et cohérente, qui soit à la hauteur du défi lancé au monde par les peuples qui se sont mis en marche en 2011, de la Tunisie à la Syrie en passant par l’Egypte. Depuis le début des révolutions arabes, saluées par Mediapart comme l’heureux événement d’un retour de l’histoire et dans l’histoire pour une partie de l’humanité qui subissait son destin plutôt que de l’inventer, c’est cette réponse que nous réclamons, et la pédagogie politique qui va avec. Au lieu de quoi, de Nicolas Sarkozy à François Hollande, nous n’aurons eu qu’une réponse guerrière, expéditive et éruptive. Cet activisme militaire s’accompagnant, en France même, d’une stigmatisation de ceux-là même que l’on prétend défendre au loin – les musulmans, entendus au sens large d’origine, de culture ou de religion. Le paradoxe n’est qu’apparent tant les deux attitudes, extérieure et intérieure, témoignent de la même incompréhensiondes réalités concernées – peuples, sociétés, cultures, religions…

Le droit s’impose aussi bien au justicier qu’au criminel

Ce fiasco aoûtien de François Hollande est donc une alarme sérieuse. Il souligne combien notre exception présidentialiste nous fragilise et nous expose. Car il met la France à la merci de l’aventure d’un seul par son refus institutionnel des médiations, discussions et négociations, bref de ces contre-pouvoirs forts et puissants qui font les démocraties vivantes et conscientes. Sous la hautaine grandeur qu’on nous sert comme alibi, la solitude revendiquée d’une nation et de son chef porte, comme la nuée l’orage, un risque augmenté pour les citoyens qui composent l’une et que représente l’autre – qui plus est sans qu’ils en aient été avertis. Risque d’un enchaînement imprévisible de conséquences et d’événements échappant à toute maîtrise et à tout contrôle, à la manière de l’effet papillon des théories du chaos.

En outre, cet instantané d’un pouvoir élu pour dire « nous » et saisi par la pathologie du « je » présidentiel alourdit le sentiment de déception, déjà fortement nourri en matière économique et sociale, face à l’exercice conformiste du pouvoir par des socialistes que nos votes avaient investi d’un espoir de changement. Parce qu’elle contredit tous les principes – multipolarité, interdépendance, respect de l’ONU, etc. – qui, sous la présidence de Jacques Chirac, avaient épargné à la France les folies de la guerre des mondes de l’administration Bush Junior, cette alerte est en effet porteuse d’une inquiétude supplémentaire sur le cap suivi par cette présidence socialiste dans notre monde incertain et imprévisible. Rétrospectivement, elle laisse entrevoir qu’aux commandes présidentielles dans l’immédiat après-2001, les mêmes socialistes foncièrement atlantistes, déjà peu virulents à l’époque face aux délires néo-conservateurs, auraient pu glisser sur cette pente irresponsable – celle qui a produit Guantanamo et Abou Graïb, réhabilité la torture systématique, cautionné les disparitions, inventé les prisons secrètes, assumé les crimes collatéraux, piétiné le droit international, bref nié l’humanité de l’ennemi proclamé.
Procès d’intention, objectera-t-on, tant le présent ne saurait réécrire le passé. Reste que ce ne sont pas les récentes rodomontades en service commandé des divers porte-paroles socialistes qui nous rassureront. Harlem Désir évoquant « un esprit munichois », David Assouline parlant de « lâcheté » et Najat Vallaud-Belkacem traitant le dictateur syrien de « fou » : ces invectives à destination de ceux qui refusent de marcher au pas sans discuter ni réfléchir rappellent les pires moments de l’hystérie guerrière américaine du début des années 2000 dont le monde paye aujourd’hui le prix. Mais le plus grave, c’est que l’on ne peut plus exclure que ce degré zéro de l’expression et du raisonnement politiques dise la vérité de ce qu’est devenu le Parti socialiste dans ses sphères dirigeantes : « Un parti qui a perdu sa pensée », tranchait récemment ici même Edgar Morin, fondant sa propre inquiétude sur le constat d’un « président Hollande nourri dans le sérail du PS ».
Que les militants socialistes, et il en est parmi nos lecteurs fidèles, veuillent bien entendre cette critique comme un appel à la raison, tant guerre de puissance et gauche de progrès ont toujours fait mauvais ménage. De l’aveuglement nationaliste de 1914-1918, dont Jean Jaurès fut le martyr symbolique avant que cette boucherie enfante la catastrophe européenne, à l’entêtement colonial des années 1950, dont la honte morale disqualifiera durablement la SFIO, la gauche ne peut que se souvenir des gouffres dans lesquels l’ont entraîné des choix à courte vue, sans vision d’ensemble ni réflexion sur leurs conséquences, sans souci du passé ni précaution du futur.

Des socialistes le savent et le disent, notamment ceux qui, loin d’une vision narcissiquement occidentale du monde, en connaissent et en vivent la diversité. On ne saurait trop, de ce point de vue, écouter les pertinentes mises en garde du député Pouria Amirshahi qui est, à la fois, issu d’une famille iranienne (il est né en 1972 en Iran qu’il a ensuite quitté à l’âge de quatre ans) et élu pour le PS de la neuvième circonscription des Français de l’étranger qui recouvre l’Afrique du Nord et de l’Ouest et, par conséquent, comprend aussi bien la Tunisie que le Mali. Appelant à « un débat argumenté fondé sur la raison et non sur l’émotion », il soulignait récemment combien ce registre compassionnel masque l’absence cruelle de « stratégie géopolitique », autrement dit d’un « plan crédible de sortie de crise » capable de porter une transition politique en Syrie.
Le régime syrien est une dictature qui opprime son peuple, c’est un fait. L’usage d’armes chimiques contre ce même peuple est un crime, c’en est un autre. Et que ce peuple souffre le martyr pour avoir été trop longtemps abandonné dans son aspiration à choisir librement son destin, c’en est un troisième. Mais ce triple constat valait aussi bien pour l’Irak de Saddam Hussein, dictature aussi criminelle, usant de façon répétée d’armes chimiques alors même qu’elle était soutenue et armée contre l’Iran de la révolution islamique par un Occident qui finira par la juger incontrôlable, et donc inutile. Aussi, sauf à rééditer peu ou prou le désastreux épisode irakien qui, loin de les réduire, a accru les déséquilibres de l’Irak comme du monde, aucune réplique militaire venue de nations occidentales s’arrogeant le privilège de la force sur la loi ne détient la réponse efficace, durable et stable, à cette dramatique réalité syrienne.
« Quiconque se propose d’atteindre l’objectif du droit doit procéder selon le droit », énonçait Dante dans son De Monarchia, écrit entre 1312 et 1313. Sept cent ans plus tard, la recommandation vaut toujours pour notre monarque républicain qui ferait bien de renoncer à sa hautaine solitude guerrière pour rejoindre notre commune humanité, soucieuse d’un monde commun où le droit, international en l’espèce, s’impose aussi bien au justicier qu’au criminel.
© Edwy Plenel, Médiapart
P.S. je vous joints aussi un bon papier de Bruno Bertez sur son blog :

La déstabilisation du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord en question, par Bruno Bertez

Je préfère généralement commenter et analyser des faits indiscutables plutôt que de faire des conjectures. De même j’évite les prévisions.

La situation crée par la menace de guerre en Syrie est grave, elle justifie que je m’écarte des règles que je me fixe en temps ordinaire.

Je ne discute pas de la réalité des accusations d’utilisation de gaz, pas plus que je ne pose la question de savoir qui les a utilisés, des forces gouvernementales ou des rebelles.

Une chose me frappe, les “alliés” ne cessent d’agiter le grelot des utilisations de gaz de combat; on ne les entend jamais parler de leurs objectifs en faisant la guerre. On ne fait pas la guerre pour “punir”, cela n’existe pas; on fait la guerre pour satisfaire certains objectifs, certains plans de géopolitique. “Punir” est un langage de propagande destiné à influencer les opinions publiques, “punir” ne fait pas partie des relations internationales.

De même, on escamote totalement le facteur risque, il faut que ce soit Bachar Al Assad lui-même qui évoque cette question. Les peuples ont le droit de savoir quel est le prix que l’on accepte de payer pour satisfaire les objectifs de la guerre. Qu’est-ce que l’on a à gagner et quel peut en être, le prix voilà la démarche normale :

-Il est de notoriété publique mondiale que les combattants rebelles viennent de l’extérieur, des chefs d’Al Qaeda ont abandonné la Libye – soit dit en passant en chaos complet- et l’Irak pour rempiler, comme on dit à l’armée, en Syrie. Pourquoi ne nous explique-t-on pas comment il se fait que les mercenaires ennemis d’avant-hier soit des amis d’hier et des frères de combat de demain?

-Est-ce trop demander que de vouloir savoir quel est le rôle dans la coalition des pays du Golfe, de l’Arabie Saoudite, du Qatar, de la Turquie?

-Ces pays ne semblent pas particulièrement indiqués pour mener un combat au nom de la démocratie, et des droits de l’homme. L’Arabie Saoudite est un pays de despotisme, cruel, ou, si on abjure la foi islamique, on risque la mort.

-Le bon sens, la naïveté conduisent à s’interroger sur les motifs, les motivations qui permettent de donner une unité, à un attelage aussi hétéroclite, contre nature et contre-culture. Les seuls point communs que l’on discerne, mais c’est une conjecture, sont le pétrole, le gaz et les pétrodollars. Comment tout cela est-il assemblé, mis bout à bout, c’est un mystère. Quel sont les donnants-donnants?

-Comment se fait-il que la déstabilisation au Moyen-Orient, en Afrique du Nord se fasse en chaine, avec les mêmes participants, les mêmes bandes, les mêmes armes, les mêmes approvisionnements? Il faut aussi noter les mêmes méthodes préparatoires.

-Comment se fait-il, par quel hasard, le processus de déstabilisation suit-il le canevas d’un plan de restructuration du Moyen-Orient/Afrique du Nord établi en 2001 par le PNAC, groupe américain du nom complet de “Project for a New Américan Century”, lequel projet s’articulait autour du renversement des gouvernements d’Irak, Soudan, Somalie, Libye, Syrie, Liban et Iran? Quel est l’axe de restructuration régionale, l’axe de mise en ordre? La religion sunnite? Certainement pas l’axe chiite ou le nationalisme arabe! Un duopole régional articulé autour d’Israël d’une part et les sunnites d’autre part, après destruction des Etats et gouvernements ci-dessus est il le filigrane du projet?

-Comment se fait-il que la France y participe, quel rapport avec sa déconfiture et sa situation financière catastrophique, quel est le “deal” avec les producteurs de pétrole et de gaz, “deal” tellement attrayant qu’il conduit à prendre des risques considérables. « Deal » tellement honteux qu’il doit rester secret.

-Quel rapport avec la crise bancaire, le besoin de dollars, pétro ou autres ?

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

56 réactions et commentaires

  • fabrice // 05.09.2013 à 08h49

    “Un duopole régional articulé autour d’Israël d’une part et les sunnites d’autre part, après destruction des Etats et gouvernements ci-dessus est il le filigrane du projet?”

    Hum je doute que le gouvernement Israëlien voit d’un bon oeil la chute du régime Syrien, qui bien qu’un allié de l’Iran est stable et beaucoup moins dangereux qu’une poudrière incontrôlable.

    Un plan je ne crois pas, mais le mythe d’un ennemi à abattre pour souder la nation américaine, ce fut les anglais, ce fut les amérindiens, ce fut le fascisme, le communisme, maintenant c’est Al-Quaïda et plus généralement l’islamisme fondamentaliste, après ce sera …

    Ce qui m’inquiète c’est que si nous sommes des amis des Etats-Unis, notre devoir c’est de faire ce que doit faire un vrai ami soit dire la vérité à un ami et lui dire quand il se trompe pas le conforter dans ses errements. Si on participe à toutes ses violences nous ne seront plus que des complices voir pire …

    Nous devons rester dans la légalité, sinon quel exemple donnons nous au simple citoyen ? Vous n’êtes pas d’accord avec la justice et bien faites là vous même peu importe que vous ayez tort ou raison.

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    • bernard botul henry // 05.09.2013 à 22h08

      Ah bon ?
      pourquoi le lobby est il si actif alors sur le nouvel observateur et pourquoi insulte t il tout le monde de Munichois ???

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    • conta // 05.09.2013 à 23h54

      Et si l’objectif de cette guerre etait simplement de detruire les reserves d’armes chimiques qui pourraient eventuellement servir contre Israel et finalement reequilibrer le combat pour qu’il puisse durer plus longtemps comme la guerre Iran et Irak (les etas unis fournissait de l’armement des deux cotes) avec ses milliers de morts.L’objectif d’Israel etant que tout les voisins qui s’opposent a son projet colonial se neutralisent et s’epuisent dans des guerres civiles.
      Pour l’instant la moyenne au baton est excellente Egypte proche d’une guerre civile,Lybie,Irak,Egypte (elle s’en vient). Les seuls pays sans guerre civile la jordannie, L’arabie saudite,le quatar!!!! Pays allies d’Israel et des Etats- unis Bizarre!!
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  • jacqueline // 05.09.2013 à 09h24

    Etes vous prêts à avaler la prochaine couleuvre ?

    “Si plusieurs observateurs envisageaient la semaine dernière des frappes très limitées, de quelques jours maximum, la commission des Affaires étrangères du Sénat américain a voté en faveur d’une intervention “limitée”, certes, mais d’une durée maximale de 60 jours pouvant être prolongée à 90 jours.”

    “L’exigence de McCain

    La version adoptée mercredi par la commission du Sénat précise, comme l’exigeait le républicain John McCain, que la politique officielle des États-Unis vise à “changer la dynamique sur le champ de bataille en Syrie”. “Tant que Bachar el-Assad n’est pas persuadé qu’il va perdre, il sera impossible de négocier avec lui un accord pacifique ou son départ du pouvoir”, a déclaré McCain, fervent interventionniste dans le conflit.”

    Cinq mois, ce n’est plus une intervention limitée, ni une punition comme le prétend le PS, c’est une guerre, et il s’agit bien de chasser El Assad du pouvoir, qui est bien déterminé à ne pas le lâcher.

    Nous voilà bientôt entrainés dans un conflit majeur.

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  • Olivier // 05.09.2013 à 11h57

    Bah !
    Au-delà des bonnes raisons invoquées par Plenel, c’est aussi une distraction sur les politiques nationales, un moyen d’essayer de relever le menton.
    Et c’est là que c’est dangeureux, car c’est un tour de perlinpinpin qui peut coûter cher.

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    • jacqueline // 05.09.2013 à 13h13

      J ‘ai même l’impression qu’au delà d’une distraction du peuple vis à vis de la crise, ils ont carrément changé de cheval. Sachant qu’ils ne pourront nous éviter une faillite, jouer les premiers rôles de gendarmes du monde, ou les chevaliers blancs de la démocratie, aux coté des USA leur a semblé comme une issue plus glorieuse et plus honorable pour ce quinquennat..

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  • Pepito // 05.09.2013 à 14h41

    Bonjour,

    Je voulais juste savoir si Assad va se présenter de lui même au tribunal international ou s’il faut lui envoyer un taxi?

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    • Wilmotte Karim // 05.09.2013 à 19h15

      Il prendra un taxi qui ira chercher Bama et Hollande.

      Ceux-ci seront alors inculpé pour avoir déclenché une guerre d’agression (crime contre la paix).
      Puisqu’on parle de Munich… c’était un des chefs d’accusation de Nuremberg.

      Question subsidiaire : si ma morale interdit les munitions à l’uranium appauvri, ais-je le droit, voir le devoir, de déclarer la guerre à la France et aux USA?

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      • Erwan // 06.09.2013 à 01h12

        Réponse : ça dépend si votre morale est mentionnée dans des traités internationaux.

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        • Wilmotte Karim // 06.09.2013 à 18h51

          Réponse : la prohibition des armes chimiques n’implique par la Syrie (non signataire).

          Donc, je me signe mon propre traité à moi tout seul, puis je déclare la guerre?

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          • olivier69 // 06.09.2013 à 18h56

            Non,
            mieux !
            Fais-toi un chèque et va l’encaisser….

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          • Erwan // 06.09.2013 à 19h30

            Le principe de ces traités de non-prolifération d’armes non conventionnelles n’est pas contractuel, sinon aucun pays n’aurait intérêt à les signer de toute évidence (pourquoi se limiter soi-même ?). Le principe est plutôt d’instaurer une règle par consensus : si 96% des pays du monde sont signataires, les récalcitrants sont de facto des “états voyous” potentiels, qui s’exposent par conséquent à des sanctions de la part de la communauté internationale. Celle-ci ne peut pas laisser de tels états faire tout ce qu’ils veulent sous prétexte qu’ils n’ont pas signé le traité, d’abord parce que sinon tous les pays vont vouloir sortir du traité et donc il ne sert à rien, et surtout pour d’évidentes raisons de sécurité !

            C’est un peu comme si vous décidiez “ah ben non moi j’ai pas envie de payer des impôts”… ça vous plaît peut-être pas, mais si la majorité des citoyens a décidé que dans votre pays il y a des impôts à payer, si vous ne le faites pas vous savez le risque que vous prenez.

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          • Erwan // 07.09.2013 à 02h01

            @Olivier

            c’était déjà de la realpolitik fort discutable, si vous voulez mon avis. Néanmoins à l’époque la Syrie n’avait pas encore utilisé ses armes chimiques (ou alors l’avait bien caché); en le faisant disons qu’elle a perdu l’adjectif “potentiel” de son statut d’ “état voyou potentiel”. En tout cas c’est ce que semblent indiquer les discours officiels.

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          • Wilmotte Karim // 07.09.2013 à 10h35

            1- On ne sait pas si la Syrie a utilisé d’arme chimique.
            2- Les états voyou, non pas potentiel mais établi en tant que tel, sont ceux qui violent le droit international. En particulier ceux qui commettent des crimes contre la paix. ET pour le coup, toutes les parties prenantes sont signataires des traités (membre de l’ONU).
            3- Les états qui refusent l’application du droit international établi selon vos critères peuvent être bombardés? Bien, cela vaut donc aussi pour ceux qui refusent la juridiction des cours internationales, les traités sur les enfants combattants, les mines, etc.

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          • Erwan // 08.09.2013 à 23h11

            @Olivier

            Techniquement à l’époque les interdictions d’armes chimiques n’étaient pas vraiment appliquées, comme vous le rappelez dans votre billet d’aujourd’hui. Ceci dit cette réponse ne me satisfait pas plus que vous, mais que voulez-vous que je vous dise ? Encore aujourd’hui les Etats-Unis et sans doute d’autres pays suffisamment puissants ont les moyens d’enfreindre de façon plus ou moins grave certains traités internationaux, est-ce que cela justifie de laisser n’importe quel pays faire n’importe quoi ? Je reconnais volontiers que la situation est loin d’être “tout blanc ou tout noir”, simplement je ne suis pas convaincu que ne rien faire soit la meilleure solution.

            Par ailleurs dans ma réponse ci-dessus je voulais juste dire que je trouve un peu malhonnête de présenter ce type de traité comme n’ayant qu’une valeur contractuelle, donc qui n’engage que les signataires : à mon sens il s’agit d’une forme de stratégie collective pour prévenir la course aux armements de ce type, inévitable si on en reste à des stratégies individuelles. Je ne trouve pas choquant que quand la grande majorité des pays ont fait l’effort de se soumettre à cette contrainte ils exercent des pressions sur les autres, qui plus est quand ces derniers n’hésitent pas à utiliser ces armes.

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            • jacqueline // 08.09.2013 à 23h26

              Se soumettre à un traité sur les armes chimiques, quand on possède l’arme nucléaire, c’est facile et je dirais même un peu faux cul.

              Sans parler du fait qu’on a encouragé l’ Irak à les utiliser contre l’ Iran, et que l’ Angleterre est impliquée dans la vente à la Syrie de matériel pour en fabriquer..

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          • Erwan // 09.09.2013 à 17h37

            @Olivier

            Je suis bien d’accord. Les instances internationales fonctionnent très mal, et ce n’est pas étonnant qu’ils se retrouvent à devoir tenter de limiter les conséquences désastreuses de leur laisser-aller (pour ne pas dire de leurs conneries). Dans un monde moins mal foutu, l’ONU aurait déjà voté des sanctions économiques contre Israël par exemple.

            @Jacqueline
            c’est vrai. Pour autant la situation ne serait sans doute pas meilleure sans ces traités de non-prolifération.

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    • dupontg // 05.09.2013 à 21h28

      Avant de savoir si assad ou kadhafi etaient des criminels,il faudra se demander ce que seront la Libye et la Syrie sans eux….On a dejà une vague idée avec la Libye malgre le fait que les medias restent etrangement silencieux..
      On ne dirige pas ce genre de pays avec des fleurs…Le partage de l’empire ottoman en 1920 par le traite de Sevres et de Lausanne n’ont pris en compte que les ressources à se partager et certainement pas les ethnies et religions…
      Si on doit penser à juger des coupables de droit international ne pas oublier les dirigeants comme Sarkosy qui ont largement depassé les mandats de l’ONU..
      A suivre aussi l’Egypte ou l’arbitrage de la democratie se fait en permanence par l’armée…
      Pour que la democratie fonctionne il est moins important de faire emerger un vainqueur à 51% mais que les 49% qui restent acceptent leur defaite jusqu’aux prochaines elections

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  • jacqueline // 05.09.2013 à 15h02

    Syrie: Hollande lâché par l’Europe au G20 !

    Un camouflet pour Paris, qui espérait un soutien au moins moral, à son action.

    http://www.lefigaro.fr/international/2013/09/05/01003-20130905ARTFIG00417-syrie-hollande-lache-par-l-europe-au-g20.php

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  • Frédéric // 05.09.2013 à 15h49

    Le billet d’Edwy Plenel est plutôt intéressant et ses critiques sur la question plus globale de notre régime politique sont plutôt bien senties.

    Il faudra toutefois m’expliquer l’intérêt de ce que raconte Bruno Bertez, dont le questionnement oscille entre la paranoïa politique (Le PNAC, j’ai envie de dire wtf?), la caricature (L’Arabie Saoudite, pays du despotisme pas bien) et le simplisme (attention, c’est surement une histoire de pétrole qui se cache là dessous !).

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  • Erwan // 05.09.2013 à 17h41

    La critique de Plenel est très pertinente, à un détail près à mon sens : il présente la France comme “en retard” d’une évolution démocratique, or c’est oublier qu’encore très récemment (Irak) ni les USA ni le Royaume Uni ne s’embarrassaient des lois internationales ou d’un vote de leur parlement pour partir en guerre. De plus à ma connaissance aucun observateur n’avait prévu ce sursaut démocratique qui semble les avoir pris comme une envie de pisser… Donc s’agit-il vraiment de leur part d’une vertu morale toute neuve, ou bien d’un petit détour inhabituel mais nécessaire pour ne pas trop mécontenter leurs populations respectives ?

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    • tchoo // 06.09.2013 à 11h13

      Oh vous avez raison de souligner que en d’autres temps ces vertueux se sont passé de l’avis des représentants du peuple.
      Alors, oui, pourquoi soudainement en ont-ils besoins!,
      Croyez-vous réellement que la seule réticence supposée du peuple puisse avoir cette vertu?

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  • In vino veritas // 05.09.2013 à 18h45

    En complément, si je puis dire

    http://www.washingtonpost.com/blogs/post-politics-live/liveblog/the-houses-syria-hearing-live-updates/?id=e68f139f-e012-476c-876e-2467ba30e5e3

    Secretary of State John Kerry said at Wednesday’s hearing that Arab counties have offered to pay for the entirety of unseating President Bashar al-Assad if the United States took the lead militarily.

    Les USA sont-ils devenus une sorte de pays mercenaire?
    A-t-on déjà vu ceci au cours de l’histoire? C’est une vraie question.

    L’article de Berthez pose des bonnes questions.

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  • Crapaud Rouge // 05.09.2013 à 20h05

    plan global d’aide à la révolution syrienne” : et pourquoi faudrait-il aider les “révolutions” qui se font ailleurs ? C’est encore de l’ingérence mais paré des vertus du “bien”. En Syrie, une guerre civile aurait pu se déclencher même sans Assad, parce que les lendemains de révolutions ne chantent jamais bien longtemps.

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    • dupontg // 05.09.2013 à 22h11

      Tout à fait…
      Je ne pense pas que nos moralisateurs conseilleurs auraient trouvé legitimes des livraisons d’armes à l’ETA ou à l’IRA au nom de la liberte des minorites

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    • Erwan // 06.09.2013 à 00h33

      Vous oubliez quand-même que le régime en place choisit de massacrer sa population civile pour briser cette révolution, ce qui peut constituer un critère moral (si ce n’est légal) pertinent.

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      • dupontg // 06.09.2013 à 00h46

        personne n’a fait precisement le decompte des victimes pour savoir exactement qui tue qui ,et que se passerait il sans assad pour les deux millions d’alouites ,les deux millions de druzes les deux millions de chretiens livrés aux mains des terroristes cingles..
        Je reste persuadé que la plupart des victimes faites par les militaires gouvernementaux sont ce qu’on appelle pudiquement chez nous “des degats colateraux’
        Je serais curieux de savoir si les français ne demanderait pas une repression maximum dans les banlieues françaises si demain on y jouait au petit chimiste…..
        le gaz sarin a ete inventé en 1939 par IFB avec des moyens finalement assez simples..
        http://www.youtube.com/watch?v=5qEQ7XTtTPg

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        • Erwan // 06.09.2013 à 01h51

          il y a quand-même eu plusieurs journalistes de plusieurs pays qui ont ramené des échantillons attestant de l’utilisation d’armes chimiques, toujours utilisées contre les rebelles. Alors certes ce n’est qu’un faisceau de présomptions, certes on peut imaginer des conspirations partout… Mais la seule façon de savoir “precisement le decompte des victimes pour savoir exactement qui tue qui”, c’est de faire comme au Rwanda et en ex-Yougoslavie : on ferme les yeux, on attend que tout soit fini, on envoie les experts déterrer les cadavres et remplir des dossiers, pour finir par juger quelques seconds couteaux à La Haye 20 ans plus tard. De plus Assad père et fils n’ont jamais caché leur volonté de maintenir leur pouvoir de force si besoin au prix du sacrifice de la population (lu une citation explicite quelque part, pas moyen de retrouver où).

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          • dupontg // 06.09.2013 à 02h22

            avant de croire la propagande qui circule un peu partout vous devrier ecouter plusieurs sources et surtout revenir à posteriori sur tous les mensonges distillés par les medias..
            entre autre sur la Libye dont on ne parle plus mais qui est dans une situation deplorable aux mains des voyous que nous avons aidé,alors que c’etait le pays qui possedait auparavant l’IDH le plus eleve d’Afrique.

            https://www.youtube.com/watch?v=acEedYLMZLc

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          • Erwan // 06.09.2013 à 14h23

            @dupontg

            oui, je suis un grand naïf : j’ai la faiblesse d’avoir plus confiance dans de grands médias reconnus (le Monde et Libé pour ne citer que les français) que dans une vidéo youtube postée par on ne sait qui, qui montre on ne sait quoi dans un lieu dont on ne sait rien à une date inconnue.

            les médias occidentaux sont loin d’être parfaits, mais prendre la convergence de leurs indices pour une preuve de manipulation c’est un raisonnement conspirationiste sans fondement.

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          • Wilmotte Karim // 07.09.2013 à 10h43

            On ferme les yeux, et on attend?

            He bien, c’est justement ce que la République Française n’a PAS fait au Rwanda !!!

            Par ailleurs, il s’agissait de crime de génocide et non de massacre, sur le plan du droit, cela n’est pas du tout la même qualification!

            Et ici, pour l’instant, ceux qui ont une propension au génocide (Alaouites, Druzes, etc), ce sont vos amis.

            La France veut à nouveau être complice des génocidaires?

            Je vous conseilles de vous informer sur la propagande de guerre dont vos “grands médias reconnus” (sic) se sont fait les portes paroles ces dernières années. Récent exemple en date : la Lybie (et la chose est quelque peu documentée, je vous laisse faire des recherches!).

            Vos preuves, bordel! (oui, je sais, dans le classeur juste à côté de celui sur les ADM Irakiennes)

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          • Wilmotte Karim // 07.09.2013 à 10h49

            Et si le TNP (massivement signe) a valeur obligatoire (en ce compris pour les non signataires)… on bombarde Israël? C’est sérieux, là?

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          • Erwan // 08.09.2013 à 23h24

            @Wilmotte Karim

            Sauf erreur de ma part on ne se connait pas, donc je vous serais reconnaissant de ne pas faire de suppositions sur mes éventuels “amis” ni de donner à cette conversation un tour personnel. Merci.

            Concernant les sources d’information, comme je l’expliquais plus haut, c’est vrai, je préfère encore des médias dont je connais relativement bien les biais éventuels à des vidéos youtube de provenance et de contenu invérifiables. Néanmoins n’hésitez pas à m’en proposer de nouvelles, je suis d’une nature curieuse et ne prétends nullement détenir “la” vérité.

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  • Macarel // 05.09.2013 à 22h13

    Tous ces caciques du PS, tous ces apprentis sorciers, préfèrent faire diversion en nous impliquant dans le merdier proche-oriental, plutôt que de reconnaître l’erreur monumentale qu’ils ont fait en poussant à la création à marche forcée de l’Euro, sous prétexte de mieux contrôler la puissance allemande renaissante, après la chute du mur de Berlin.
    Calcul qui s’est révélé faux, puisque l’euro a facilité la montée en puissance de l’économie allemande en matière économique et son hégémonie totale sur le reste de l’Europe.
    Ils se sont montrés incompétents, aujourd’hui pour masquer cette incompétence, ils deviennent dangereux. Dangereux pour leur peuple car ils bafouent sans vergogne la démocratie lorsque cela les arrange, dangereux pour la paix mondiale, car ils ne respectent même plus les règles élémentaires du droit international, et veulent partir dans des aventures guerrières hasardeuses sans preuves indiscutables de ce qu’ils avancent, et hors de tout mandat onusien.

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  • Patrick Luder // 05.09.2013 à 22h16

    On va donc revivre une guerre médiatique préparée,
    des reportages en direct (décalés et contrôlés)
    avec des images fournies par l’armée …
    L’inévitable décompte journalier des morts,
    mais n’oubliez pas les promesses surprises d’AL Bazar ;o)
    Que va t’il donc nous réserver ?
    – un blocus des transports maritimes pétroliers ?
    – une destruction de nos satellites ?
    – mettre les pays du moyen-orient les uns contre les autres ?
    – quelques attentats dans nos patries ?
    – un essai d’armes de destruction massives (nucléaire ou chimique) ?
    – un empoisonnement bactériologique de nos eaux ?
    – une descente programmée de nos infrastructures électriques ?
    ou rien de tout cela, Al Bazatr est juste fort en paroles et en bluff …
    Enfin seul l’avenir nous apprendra l’histoire présente,
    dès le déclenchement de la guerre,
    je ne lirai donc les journaux
    qu’avec un mois de retard 😉

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  • Crapaud Rouge // 05.09.2013 à 22h21

    Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes implique toute non ingérence extérieure, que ce soit de type militaire ou non, que ce soit pour “aider une révolution” ou la contrecarrer. Ce n’est pas aux puissances étrangères de juger les qualités et défaut d’une révolution, ou même d’une simple évolution. De coup de pouce au coup d’état, il n’y a pas loin. Ce n’est pas un hasard si les pays les plus hostiles à toute forme d’ingérence sont ceux d’Amérique latine.

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    • Erwan // 06.09.2013 à 00h44

      Ben alors vous faites quoi des lois internationales sur l’interdiction des armes nucléaires-bactériologiques-chimiques, les crimes contre l’humanité, convention de Genève etc. ? Comment on les fait respecter si il n’est pas autorisé d’utiliser la force contre un pays qui enfreint ces règles ?

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      • Wilmotte Karim // 07.09.2013 à 10h49

        Vous pouvez utilisé la force.

        Sur décision du Conseil de Sécurité!

        Lequel, étonnamment, demande… des preuves!

        Par ailleurs, vous mélanger des éléments éparses du droit international en les mettant sur le même pied : l’interdiction des armes nucléaires-bactériologiques-chimiques, les crimes contre l’humanité, convention de Genève. On sait d’ailleurs que le TNP n’est absolument pas appliqué par nombre de ses signataires (à moins que la France ait récement participé à des réunions sérieuse visant à l’abandon de la force nucléaire par les états en disposant).

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        • Erwan // 08.09.2013 à 23h32

          Entièrement d’accord sur le principe qu’une intervention militaire ne devrait avoir lieu que sur décision de l’ONU (et non du seul Conseil de sécurité d’ailleurs). Ceci pose néanmoins la question du fonctionnement discutable de l’ONU.

          Ma réponse à Crapaud Rouge visait seulement à démontrer qu’il peut y avoir des exceptions au principe de non-ingérence.

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  • caroline porteu // 06.09.2013 à 00h00

    Tant que les vrais enjeux économiques du dossier Syrien ne seront pas abordés , l’analyse risque effectivement d’etre difficile . Il manque un paramètre essentiel . La presse britannique est plus libre que la notre , le Guardian en a fait sa une hier ..
    Et Malgré son parti pris , Edwy Plenel ne leur a toujours par consacré une ligne dans Mediapart . Ce n’est pas faute d’en avoir eu connaissance à travers les nombreux commentaires de ses abonnés depuis plus d’une semaine, à chaque nouvel article qui sort sur la Syrie .

    Pour avoir un peu plus d’infos .. mais l’article est déjà vieux , il y a beaucoup d’autres choses à ajouter depuis :
    http://bit.ly/15wKfUG

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  • titus Garfield // 06.09.2013 à 01h03

    bien gentil le Plenel mais le “machin” comme disait DE GAULLE est bloqué par 2 “grandes democraties ” la CHINE et la RUSSIE ……nous avons déjà perdu deux ans pour arreter ce dictateur(de père en fils),…..et si cela pouvait montrer la determination du monde à arreter les folies(style arme nucleaire iranienne),ce ne serait que mieux!
    rappelez vous les mots de Daladier à son retour de MUNICH quand il fut accueilli en sauveur de la paix “ah les cons s’ils savaient….”
    une guerre n’est jamais belle et totalement juste mais elle est parfois necessaire….

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    • emusua // 06.09.2013 à 10h02

      Si,c’est l’opposition syrienne qui a utilisé le gaz. On fait quoi! On détruit toujours le gouvernement en place pour remplacer pars quoi. Détruire c’est façile,construire c’est moins façile,

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      • titus Garfield // 06.09.2013 à 13h32

        vous regardez trop la télévision d”etat syrienne…..je ne dis pas que l’opposition ce sont des enfants de chœur mais il y a parmi eux quelques modérés,ne pas intervenir c’est renforcer l’influence d’al quaida et ses sbires….

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  • Britt // 06.09.2013 à 17h45

    Bilan de deux dictatures mise à bas par le camp du bien (occident), l’Irak et la Libye : la désolation, les peuples livrés aux extrémistes de tous poils et aux mafieux.
    et on veut faire pareil Syrie ?
    On devrait peut être faire un sondage là bas avant d’y jeter des bombes.
    Le problème c’est que l’on a rien à proposer de réellement valable (j’insiste sur le réel, CAD pas des nébulosités intellectuelles faites de si et de yaka) pour remplacer les dictateurs en place.
    Ok pour virer un dictateur mais il faut que le bilan du “avant-après” soit positif. Et jusqu’à maintenant on ne sait pas faire.
    La solution qui fonctionnerait serait plutôt un accompagnement sur du très long terme pour que ces régimes évoluent vers plus de liberté. Déjà, Bachar n’est pas comme son père, on progresse.
    Mais ça c’est trop lent, ça ne se voit pas à la télé, ça n’entre pas dans un bilan de fin de mandat.
    Pour la Syrie, l’article de Plenel n’insiste pas assez sur le fait que c’est un combat entre de très méchants et d’autres très méchants mais fanatiques et qui ne feront pas de quartier s’ils gagnent. Quand je dis pas de quartier c’est hommes femmes enfants. Autrement dit les Alaouites, Druzes et Chrétiens savent qu’en sortie de cette guerre il y aura les vainqueurs vivants et les perdants morts.
    Enfin concernant la population Syrienne Erwan laisse penser que celle ci est contre Assad. Il semblerait qu’il n’y ait rien de plus faux et que 80 % du peuple serait derriere lui. mais je dois certainement trop regarder la TV syrienne

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  • Erwan // 06.09.2013 à 18h34

    “Enfin concernant la population Syrienne Erwan laisse penser que celle ci est contre Assad.”

    si c’est le cas ce n’est pas volontaire. Mon propos était de dire que la population aurait sans doute préféré ne pas être prise pour cible (que ce soit par les uns ou les autres d’ailleurs), et a sans doute espéré (bien naïvement) pendant un moment que la communauté internationale viendrait à son secours.

    “Il semblerait qu’il n’y ait rien de plus faux et que 80 % du peuple serait derriere lui.”

    A la troisième phrase vous proposez de faire un sondage, et à l’avant-dernière vous l’avez réalisé et pouvez nous en fournir les résultats : bravo, ça c’est de l’efficacité ! bref, une source serait bienvenue.

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    • Britt // 06.09.2013 à 23h58

      .@Erwan,
      bien entendu que personne n’espere se prendre des bombes sur la tete. Et dans les 100 000 morts combien sont des victimes colaterales ? comme on ne sait quasi rien des forces en presence côte forces de “liberation”, ce sont peut être 100000 jihadistes.
      mon propos est un peu provoc mais je crois que c’est un point vraiment important. Et qu’on aille pas faire la leçon de la guerre propre, chirurgicale. il y a toujours des victimes innocentes.
      pour les 80 % je suis bien embeté de ne pas retrouver mes donnees. j’ai bien un site cubain … et je ne resiste pas à ne pas le citer.
      Evidemment la population est partagee. plus on va vers homs moins ils sont du côte Assad.
      il n’empeche que les succes militaires de l’armee regulière ne peuvent se faire sans le concours d’une population sinon acquise au regime du moins penchant vers lui. Ne serait ce que pour le renseignement de terrain.

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      • Erwan // 07.09.2013 à 02h21

        “bien entendu que personne n’espere se prendre des bombes sur la tete. Et dans les 100 000 morts combien sont des victimes colaterales ? comme on ne sait quasi rien des forces en presence côte forces de “liberation”, ce sont peut être 100000 jihadistes.”

        Je suis d’accord qu’on manque d’informations précises, mais Assad n’a jamais caché qu’il poursuivait la stratégie de son père, à savoir écraser les révoltes militairement et faire passer à la population l’envie de recommencer, si besoin par la terreur (il y a cette foutue citation d’Assad-père que je n’ai pas retrouvée, désolé). Dans le même ordre d’idée, il a refusé toutes les tentatives de médiations/négociations proposées depuis le début. Dans cette logique il est donc probable que les victimes collatérales ça ne l’empêche pas de dormir, voire ça l’arrange. Et même si on ignore quel côté est responsable, les informations qui parviennent montrent de façon assez claire que la population est durement touchée, comme en témoigne le nombre de réfugiés.

        “il n’empeche que les succes militaires de l’armee regulière ne peuvent se faire sans le concours d’une population sinon acquise au regime du moins penchant vers lui. Ne serait ce que pour le renseignement de terrain.”

        Heu, vous êtes sûr ? Faut m’expliquer, parce que je ne suis certes pas expert militaire mais j’en doute très fortement. en tout cas je peux vous citer des tas de conquêtes militaires où il est très peu probable que la population “penchait” en faveur de l’envahisseur. Au pire un ou deux espions font l’affaire pour le renseignement, et encore de nos jours les satellites font ça très bien aussi.

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        • Wilmotte Karim // 07.09.2013 à 10h54

          “Dans le même ordre d’idée, il a refusé toutes les tentatives de médiations/négociations proposées depuis le début”

          C’est faux! C’est archi-faux!

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          • Erwan // 08.09.2013 à 23h44

            Après vérification je me suis effectivement trompé sur ce point.

            Cependant on ne peut pas dire qu’Assad ait fait des efforts démesurés pour faire fonctionner le plan de paix de Kofi Annan par exemple, dans la mesure où le lendemain de l’annonce de son acceptation par le gouvernement l’armée intensifiait ses opérations.

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