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5.août.20145.8.2014 // Les Crises

La précipitation inconsidérée de l’Occident vers le déclenchement d’une guerre contre la Russie, par Chris Martenson

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Pour des raisons encore dénuées d’explications rationnelles, les États-Unis et l’Europe se sont lancés dans un plan concerté visant à diaboliser Vladimir Poutine, ostraciser la Russie et à rendre l’éclatement d’un conflit majeur dans le monde plus probable que jamais depuis la Guerre Froide, une époque que beaucoup d’élus de la génération actuelle ont tendance à oublier.
Dans les heures qui ont suivi la catastrophe du vol MH17, les États-Unis ont dirigé leurs accusations contre la Russie et particulièrement contre Vladimir Poutine. La propagande anti-Poutine (et s’il existait un terme plus fort, je l’utiliserais) a été impitoyable, presque comique dans ses excès (voir image ci-dessus et les images ci-dessous).
Le monde a beau avoir détourné son regard vers l’Israël et Gaza, cette semaine les bruits de bottes dans l’est de l’Ukraine se sont mués en événements plus incontrôlables de jour en jour. […]
Pendant ce temps, l’ours russe, feignant l’innocence malgré le sang qui coule sur ses pattes, a commencé discrètement à redéployer ses forces à la frontière.
Il se pourrait que nous venions juste d’être les témoins du genre d’événement choquant qui survient lorsque des armes lourdes sont mises entre les mains de milices sans formation et désespérées.
Être en mesure de résoudre le pourquoi du comment d’un drame majeur, en l’absence de toute preuve ou enquête, constitue certainement un tour de force journalistique. Certains se demanderont sur quelles sources s’appuyait l’auteur pour développer l’argumentaire acerbe que les États-Unis et l’Europe reprennent maintenant dans le but d’exercer une pression grandissante sur la Russie.
Presque deux semaines plus tard, ni les États-Unis ni l’Europe n’ont fourni de preuve substantielle pour étayer leurs accusations contre les séparatistes ukrainiens et/ou la Russie dans l’origine de la catastrophe du MH-17. Il n’y a absolument rien.
Pendant ce temps, d’importantes questions entourant la destruction de l’avion ont été totalement ignorées par les officiels américains et les médias occidentaux. Pourquoi ? Peut-être parce qu’elles soulèvent la possibilité qu’il pourrait y avoir une explication différente :
Jusqu’à présent, l’ensemble du dossier fourni par le Département d’Etat américain et l’administration Obama se réduit à quelques vidéos très douteuses provenant des réseaux sociaux rassemblées juste après l’incident, et à de vieilles photos satellitaires en basse résolution prises par une société privée (DigitalGlobe), accompagnées d’une pléthore de “trust us” (faites-nous confiance).
Néanmoins, malgré le manque de preuves solides, vérifiées et convaincantes, cette version est désormais reprise telle quelle dans les medias, et presque tout le monde aux USA, au Royaume-Uni et dans la plupart des pays européens vous dira que Poutine ou la Russie est responsable.
De la même façon, en 2007, des années après que les faits ont été vérifiés et connus, à la question : “Pensez-vous que le régime de Saddam Hussein en Irak ait été directement impliqué dans l’élaboration, le financement ou la réalisation des attaques terroristes du 11 septembre 2001 ?“, 41 % des Américains répondaient ‘oui’, alors que la réponse correcte était (et reste) ‘Absolument pas’.
C’est un fait de la vie moderne que la plupart des gens n’accordent pas suffisamment d’importance aux événements mondiaux. En raison de ce manque d’intérêt, même les mensonges les plus évidents peuvent être rapidement ancrés dans l’opinion publique comme vérité, s’ils sont relayés par les principaux médias.
Aujourd’hui, en juillet 2014, il y a une volonté de provoquer une guerre similaire à celles qui ont été conduites en Afghanistan en 2001 et en Irak en 2003. D’importantes questions ne sont pas soulevées par les médias, notre une-fois-de-plus-défaillant quatrième pouvoir, et des arguments politiques sans fondement ni vérification sont simplement repris comme des faits.
Mais, cette fois, la ferveur guerrière est dirigée contre une puissance nucléaire, non vers un pays délabré du Moyen-Orient. Et l’enjeu pourrait difficilement être plus élevé. Pour l’Europe, même si les choses ne vont pas plus loin, les dégâts économiques (nous n’en connaissons pas encore l’ampleur ou jusqu’à quel point ceux-ci pourraient empirer) ont déjà été portés à sa fragile reprise. Les peuples Européens devraient vraiment s’interroger sur ce qu’ils espèrent obtenir en mettant Poutine dos au mur.
Après tout, il se peut que cela ne soit pas même possible. Il jouit d‘un taux d’opinion favorable de 83 % en Russie, un niveau qui va au-delà des rêves les plus fous de la plupart des politiciens Occidentaux; de plus son pays fournit une grande partie du gaz naturel de l’Europe et une fraction considérable du pétrole mondial. La perte, même temporaire, d’une partie de ces ressources serait un coup douloureux pour l’Europe, pendant qu’un déficit soutenu d’exportation pétrolière handicaperait le monde entier.
Parmi les milliers de colonnes de journaux diabolisant Poutine que j’ai lues sur le déroulement des événements en Ukraine et le MH-17, je n’ai pas réussi à trouver une seule réponse convaincante à cette question: Quel intérêt vital américain est en jeu si la Russie garde la Crimée et aide à défendre les russophones le long de sa frontière ? À ma connaissance, personne au département d’Etat [américain] ou à la Maison Blanche n’a émis là-dessus le moindre mot.
À ce stade, la seule chose que nous savons est : l’Occident pense que la Russie est méchante, et que Poutine est pire. Mais, étant donné les enjeux, nous méritons tous d’en savoir plus. Beaucoup plus. Nous méritons d’avoir des réponses claires et complètes.
Il y a beaucoup de non-dits dans cette histoire, par exemple des promesses non tenues, d’alléchantes ressources naturelles, des enjeux de pouvoir, et un dangereux amateurisme diplomatique de la part de l’administration américaine.

Diplomatie et qualités d’Hommes d’État

Ma plus grande crainte lorsque je vois leur précipitation à juger avant que les faits n’aient été établis – ou pire, à se ruer vers la guerre – est que les personnes à la tête de cette mascarade à la Maison-Blanche et au Département d’État ne soient pas taillés de la même étoffe que les diplomates de la vieille école qui les ont précédés.
Après tout, de nombreux désaccords extrêmement dangereux ont émergé par le passé (la Crise des Missiles de Cuba, ça vous dit quelque chose ?). Pourtant, lors de ces incidents, une solution a toujours pu être trouvée par des négociations entre les parties, nous épargnant des conséquences funestes.
Dans ce sens, je trouve le récent article de Pat Buchanan – avec lequel j’ai pourtant eu mes désaccords par le passé – tout à fait pertinent.
A quel moment la question de savoir quel drapeau flottait au-dessus de Donetsk ou de la Crimée est-elle devenue assez importante pour que nous armions les Ukrainiens contre les rebelles soutenus par les Russes, et envisagions de garantir à Kiev une intervention militaire de l’OTAN, nous menant ainsi potentiellement vers un conflit avec une Russie dotée de l’arme nucléaire ?
Depuis Franklin D. Roosevelt, les présidents des États-Unis ont compris que l’Amérique ne pouvait se couper des maîtres de l’une des nations les plus importantes au monde. Ike Eisenhower invita Khrouchtchev à faire le tour des Etats Unis après que celui-ci eut noyé dans un bain de sang la révolution hongroise. Après que Khrouchtchev ait installé des missiles à Cuba, John Fitzgerald Kennedy en appela très rapidement à une nouvelle Détente à l’Université Américaine.
Dans les semaines qui suivirent l’intervention des armées du pacte de Varsovie écrasant le printemps de Prague en Août 1968, Lyndon B. Johnson chercha à organiser une réunion avec Alexeï Kossyguine.
Après avoir durement condamné Moscou pour la destruction en vol du Kal 007 en 1983, ce vieux vétéran de la guerre froide Ronald Reagan recherchait une rencontre au sommet.
Le fait est que chaque Président, de Roosevelt à Georges H. Bush, et ce même après un affrontement avec Moscou pour des raisons biens plus graves que le conflit ukrainien actuel, ont toujours cherché à renouer des liens avec les hommes du Kremlin.
Quoi que nous pensions alors des dictateurs soviétiques, entre le blocus de Berlin, l’Europe de l’est placée sous leur joug, la crise des missiles à Cuba, la fourniture d’armes aux Arabes pour attaquer Israël, Ike (NdT: Dwight D. Eisenhower), JFK, Lyndon Baines Johnson, Nixon, Ford, Carter, Reagan et Bush père ont toujours recherché l’apaisement avec les dirigeants russes.
Eviter une guerre catastrophique exigeait une volonté de dialogue.
Comment pouvons-nous expliquer les aboiements de la politique étrangère américaine cherchant à confronter, isoler et immobiliser la Russie et à faire de Poutine un pestiféré moral et politique avec qui des politiciens honorables ne pourraient jamais négocier ? (Source)
Il s’agit d’un véritable chef-d’oeuvre de mise en abyme. Les anciens présidents américains ont réussi à maintenir le dialogue avec Staline, lui qui a tué des millions de personnes, et avec Khrouchtchev qui a directement menacé les États-Unis de ses missiles nucléaires.
Qu’a fait Poutine pour dépasser les excès de ses prédécesseurs russes/soviétiques?
Ce que les États-Unis appellent “l’annexion illégale de la Crimée” était en fait le résultat d’un plébiscite massif. 97% des Criméens ont voté en faveur d’une intégration à la Russie.
Pour récapituler, la population criméenne a voté à une écrasante majorité la prise en main de son avenir de la manière qu’elle considère la mieux adaptée ; et on n’a déploré aucun mort au cours de l’annexion. Si vous me demandez mon avis, cela semble tout à fait pacifique et démocratique. Mais que préférerait la Maison Blanche ? Invalider ce référendum et unir de force les Criméens au reste de l’Ukraine ? Et dans quel but ? Pour éviter aux cartographes de devoir redessiner les frontières fluctuantes de l’Ukraine ? Il est plus probable (et c’est bien cela qui m’inquiète) que les individus actuellement au pouvoir à Washington ne vaillent pas les anciens. En effectuant une recherche, je suis tombé sur un entretien avec George Kennan, en date de 1998. Je l’ai trouvé à la fois éclairant et inquiétant :
La voix est certes un peu chevrotante, mais à 94 ans, son esprit est toujours aussi aiguisé. Aussi lorsque j’ai contacté George Kennan par téléphone pour recueillir sa réaction à la ratification par le Sénat de l’élargissement de l’OTAN, je ne fus pas surpris de constater que l’homme qui avait été l’instigateur de l’endiguement de l’Union Soviétique, et un des grands hommes d’État américains du XXe siècle avait une réponse toute prête.
Je pense que c’est le début d’une nouvelle guerre froide“, a dit M. Kennan de sa résidence de Princeton.
Je pense que les Russes réagiront graduellement et de façon négative et que cela aura des conséquences sur leur politique. Je pense que c’est une énorme erreur. Il n’y avait aucune espèce de raison à cela. Personne ne menaçait personne. De telles velléités expansionnistes feraient se retourner dans leurs tombes les Pères fondateurs de notre nation. Nous nous sommes engagés à protéger tout un ensemble de pays bien que nous n’ayons ni la capacité ni l’intention de le faire de façon sérieuse. [L’expansion de l’OTAN] n’a été qu’une initiative prise à la légère par un Sénat peu intéressé par les affaires étrangères”.
Ce qui m‘ennuie c’est de voir à quel point tout le débat au Sénat a été superficiel et mal documenté” a ajouté M. Kennan, qui était présent à la création de l’OTAN et dont l’article anonyme de 1947 dans le journal des Affaires étrangères, signé “X”, a défini pendant quarante ans la politique américaine d”endiguement à l’époque de la guerre froide.
“J’ai été particulièrement troublé par les références à la Russie comme pays mourant d’envie d’attaquer l’Europe occidentale. Les gens ne comprennent-ils pas ? Nos divergences lors de la guerre froide tenaient au régime communiste soviétique. Et maintenant, nous tournons précisément le dos au peuple qui a organisé la plus grande révolution pacifique de toute l’histoire pour éradiquer ce régime soviétique.
“Et la démocratie de la Russie est aussi avancée, si ce n’est davantage, que celle de n’importe lequel de ces pays que nous venons de nous engager à défendre contre la Russie,” a dit M. Kennan, qui a rejoint le Département d’État en 1926 et fut l’Ambassadeur américain à Moscou en 1952.
“Cela montre un manque presque total de compréhension de l’histoire russe et de l’histoire soviétique. Bien évidemment, les Russes vont mal réagir, et [les expansionnistes de l’OTAN] pourront déclarer “nous vous avions bien dit que les Russes étaient comme ça” – mais cela sera totalement faux .”
Alors qu’il s’apprêtait à raccrocher, M. Kennan ajouta seulement une chose : “Tout ceci a été ma vie, et c’est une grande peine que de le voir fichu en l’air au final. (Source) (Traduction complète sur ce blog)
Voilà qui semble assez bien vu de la part de ce grand homme d’État. Les tentatives d’attirer la Russie dans notre giron ont été supplantées par un discours querelleur, fait de piques et de menaces à son encontre, qu’on hésite à appeler diplomatie. Et nous n’avons plus désormais droit qu’à d’incessantes répétitions sur le thème : “oh, vous savez, c’est dans les gènes des Russes“. À la place, nous pourrions aussi remarquer que le débat actuel n’a ni profondeur, ni base factuelle solide. Comme je l’ai écrit dans un article pour Ukraine Flashpoint, l’expansion de l’OTAN vers l’Est en direction de la Russie s’est faite alors même que les États-Unis s’étaient explicitement engagés à ne pas étendre l’alliance. “Pas d’un pouce“, voilà ce qu’ils avaient promis. Ce serment a été violé sciemment et de manière répétée. Alors qui est vraiment celui qui a de bonnes raisons de ne pas faire confiance à l’autre ?
Les Occidentaux ont eu l’occasion de nouer des relations de partenariat rapproché avec la Russie, ses capacités étendues et ses ressources. Mais pour une raison quelconque (le complexe militaro-industriel, peut-être, ou les contributions financières de celui-ci à certaines campagnes électorales ?), il a été au contraire décidé, sous Clinton, de violer l’accord concernant l’expansion de l’OTAN, et d’opérer un déplacement vers l’est.
Le dernier empiétement a amené l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie, et a placé des millions de personnes de culture russe sous la férule des ultranationalistes ukrainiens. Certains de ces ultranationalistes ont été enregistrés alors qu’ils préconisaient “d’atomiser” les 8 millions de citoyens russophones d’Ukraine.
Peut-être était-ce une menace en l’air. Cependant, une des premières actions du nouveau gouvernement de Kiev, en février dernier, fut de révoquer l’usage officiel de la langue russe.
Peut-être la plus flagrante des erreurs du nouveau gouvernement de Kiev est-elle survenue la semaine dernière, quand des députés du parti nationaliste Svoboda, ou Liberté, ont abrogé une loi qui donnait un statut d’égalité aux langues minoritaires telles que le russe.
La loi précédente avait permis aux régions du pays d’utiliser des langues autres que la langue nationale officielle, l’ukrainien, sur des panneaux commerciaux, dans les écoles et dans les documents gouvernementaux. Quand elle avait été promulguée en 2012, elle avait été vue comme une victoire pour les zones où le russe était la langue majoritaire, particulièrement à l’est et au sud.
Inutile de dire qu’il y a une très longue liste de très bonnes raisons pour lesquelles les russophones à l’est de l’Ukraine pourraient vouloir échapper à la domination de l’Ukraine occidentale.

Propagande

La propagande est de l’information conçue pour induire en erreur et provoquer une réponse émotionnelle. Les couvertures de journaux occidentaux et les magazines ont été absolument saturés de propagande anti-Poutine. Après un journalisme aussi racoleur et mensonger, quel genre de dialogue, quel rapprochement peut-on proposer à Poutine ?
Est-ce qu’Obama (ou n’importe quel autre dirigeant) ne serait pas considéré comme ‘pactisant avec l’ennemi ‘ s’il engageait le dialogue avec Poutine après tout cela ?
Cette couverture de Newsweek avec ce visage sombre et ces champignons atomiques qui se reflètent dans ses lunettes est particulièrement sinistre. Quel est exactement le message présenté ? Eh bien, c’est facile. C’est Armageddon.
Avant que vous ne preniez les points de vue de Newsweek trop au sérieux, vous devez savoir que cette respectable publication a traversé quelques périodes difficiles, a cessé de publier pendant quelque temps, a été rachetée et est maintenant dirigée par ces gens :
Samedi, des nouvelles jaillirent, annonçant qu’IBT Média, une entreprise qui publie le journal d’affaires en ligne (au moins, en théorie) International Business Times, avait racheté Newsweek à IAC. Ainsi IBT Média possède maintenant Newsweek. Mais qui contrôle IBT Média ?
Le site de la direction de l’entreprise IBT liste deux cofondateurs : Etienne Uzac, le PDG, et Jonathan Davis, son Responsable des contenus.
Mais certains disent que la société est en réalité contrôlée par – ou a minima est liée par des liens forts et non révélés à – quelqu’un dont le nom n’apparaît nulle part sur le site : David Jang, un prédicateur chrétien coréen controversé qui a été accusé de s’appeler lui-même « le Christ Revenu ».
Avant qu’il ne fonde IBT, M. Davis était le directeur du département Journalisme à l’Université Olivet de M. Jang. (Source)
De sorte que Newsweek peut ou pas avoir des projets plus vastes que de simplement relayer des faits. C’est un autre de ces cas où la conscience de l’existence d’un biais éditorial aide à maintenir un sain scepticisme.
Mais au-delà de Newsweek, tout l’éventail des publications, du NYTimes au Washington Post en passant par le Financial Times, ainsi que tous les autres grands organes du quatrième pouvoir, reprend le slogan “Poutine responsable”.
Et, il faut le répéter, tout cela sans aucune preuve solide, aucune ! Avec, en plus, tout un catalogue de questions légitimes et sérieuses qui ne suscitent qu’une totale apathie pour leur étude dans les principaux médias, et un silence radio complet des agences gouvernementales alors que celles-ci devraient les examiner et les traiter.
Cette campagne de propagande implacable à l’encontre de la Russie (de manière générale) et de Poutine (en particulier) atteint désormais son paroxysme. Je conseillerais d’être extrêmement suspicieux à l’encontre de tous les médias choisissant de diffuser cette propagande. On peut peut-être faire confiance à leurs pages “voyage et cuisine”, mais je préconiserais de lire leur première page avec beaucoup de scepticisme.

Énerver l’ours.

Dans ce contexte, nous pouvons maintenant comprendre à quel point la Russie doit être irritée par les sanctions dont elle fait l’objet, adressées contre certaines de ses industries et dans certains cas, contre des citoyens riches et influents.
Depuis l’attentat contre le MH-17 et la supposée implication de la Russie, ce pays a été accusé de tirs d’artillerie et de roquettes sur sa frontière ukrainienne. La seule “preuve” fournie pour étayer cette accusation sont des photos satellite grossières provenant d’une entreprise privée.
On a ensuite (littéralement) dessiné des traits sur ces photos pour montrer des trajectoires *qu’auraient pu* suivre les missiles.
Puis ces images fantaisistes ont été répandues depuis le compte Twitter de Geoffrey Pyatt comme étant des faits objectifs. Si le nom ne vous est pas familier, il est ambassadeur des États-Unis d’Amérique en Ukraine ; celui-là même dont la conversation enregistrée avec Victoria Nuland (assistante du ministre des Affaires étrangères) évoquait le coup d’État imminent contre le Président ukrainien Viktor Ianoukovitch.
Par la suite, un tribunal occidental de La Haye a subitement décidé que l’État russe devait dédommager les anciens actionnaires du géant pétrolier russe Ioukos à la hauteur de 50 milliards de dollars. Quelle surprise!
Dans une réponse glaçante, un proche de Poutine aurait déclaré: « une guerre se prépare en Europe. Pensezvous vraiment que tout cela ait une importance ? » À la suite de quoi les États-Unis ont accusé la Russie de violer le traité de 1987 sur les armements nucléaires en testant des missiles au sol en… attendez voir… 2008. Je suis sûr que ce timing n’est en aucune façon lié au conflit ukrainien, bien sûr…
Plus récemment, les États-Unis et l’UE ont ajouté des sanctions supplémentaires contre la Russie et certains de ses concitoyens.
WASHINGTON – Le président Obama a annoncé des sanctions étendues contre la Russie mardi, quelques heures seulement après que l’Union Européenne ait imposé des mesures plus radicales encore pour pénaliser Moscou de son soutien aux séparatistes dans l’Ukraine voisine.
Les dernières mesures américaines visent plusieurs banques russes et une grande firme industrielle darmement, mais elles sont aussi allées plus loin que les mesures précédentes en bloquant la vente de technologies petrolières afin d‘inhiber la capacité de la Russie à exploiter de nouvelles ressources.
Ces mesures étaient destinées à rejoindre celles dévoilées plus tôt dans la journée en Europe.
« Aujourd’hui, nous rappelons que les États-Unis pensent ce qu’ils disent et que nous allons rejoindre la communauté internationale pour soutenir les droits et la liberté des personnes à travers le monde » a déclaré M. Obama sur la pelouse sud de la Maison-Blanche. (Source)
On pourrait imaginer que les “droits et la liberté des personnes” pourraient inclure la liberté de voter pour choisir son avenir, ainsi que le droit de ne pas être gouverné par des gens hostiles à sa langue et à ses coutumes, mais apparemment le Gouvernement Obama a d’autres idées pour les habitants de la Crimée et de l’Ukraine orientale.
Le dernier acte d’hostilité des États-Unis à l’encontre de la Russie que l’on doit souligner ici concerne un projet de loi du Sénat introduit par un membre du Comité des affaires étrangères, le sénateur Bob Corker. Le projet décrit ce qui se passerait si la Russie “n’obtempérait pas” et ne quittait pas la Crimée et l’Ukraine dans les sept jours suivant l’adoption de la loi.
Le projet de loi de Corker déclarerait la Moldavie, la Géorgie et l’Ukraine “alliés majeurs non-OTAN” des EU, transporterait des forces de l’OTAN en Pologne, Lituanie, Lettonie et Estonie, accélérerait la mise en place d’un système ABM (missiles antibalistiques) en Europe de l’Est, et autoriserait l’apport d’une aide US à l’armée ukrainienne, dans les domaines du militaire et du renseignement, pour sa guerre au Donbass contre les séparatistes soutenus par la Russie.
L’aide US comprendrait des armes antichars et antiaériennes
Le projet de loi sénatorial S. 2277 imposerait au secrétariat d’État un surcroît d’efforts pour renforcer les institutions démocratiques à l’intérieur de la Fédération de Russie, par exemple en sapant le gouvernement de Vladimir Poutine, dans la perspective d’un changement de régime.
Si Poutine n’a pas évacué la Crimée ni retiré son soutien aux séparatistes ukrainiens sept jours après la proclamation de l’ultimatum Corker, des sanctions radicales seraient imposées aux officiels russes, ainsi qu’aux banques et aux entreprises du secteur de l’énergie, Gazprom compris.
Les relations économiques seraient littéralement rompues.
En résumé, il s’agit d’un ultimatum à la Russie lui signifiant qu’elle devra affronter une nouvelle guerre froide si elle ne se retire pas d’Ukraine et de Crimée, et les USA déclareront désormais considérer trois ex-républiques soviétiques – la Moldavie, l’Ukraine et la Géorgie -, comme leurs alliées. (Source)
Malheureux George Kennan. Une nouvelle fois, le Sénat américain agit sans souci d’humilité ou de perspective historique.
Le peuple de Russie n’est pas disposé à se laisser harceler par le Sénat américain, tout comme le Sénat américain refuserait les diktats du parlement russe. C’est une simple question de bon sens.
Il est tout à fait évident que n’importe quelle loi de ce genre adoptée par le pouvoir législatif américain aurait pour conséquence d’éroder, si ce n’est de faire s’effondrer, les relations et les liens économiques entre la Russie et les États-Unis.
La principale conclusion à tirer de tout cela est que non seulement les États-Unis provoquent l’ours mais qu’ils le font à une fréquence accrue et en augmentant la mise à chaque fois.
Dans la seconde partie : Comment la confrontation à venir se déroulera, nous étudierons les scénarios les plus plausibles sur l’issue où peuvent mener les tensions actuelles entre l’Occident et la Russie. Quel que soit le chemin emprunté, il y aura au moins quelques expériences douloureuses pour l’Occident dont l’Europe souffrira en premier et au plus haut degré (cependant les États-Unis ne seront pas épargnés). Et, malheureusement, il n’est pas hasardeux de dire que ce conflit Est-Ouest ne fera qu’accélérer la correction imminente des marchés mondiaux soumis à l’instabilité, aux bulles et aux effets de levier abusifs.
Cliquer ici pour lire la seconde partie de ce rapport (le résumé opérationnel est gratuit, mais il est nécessaire de s’enregistrer pour y avoir librement accès)
Source : Chris Martenson Traduction collective par les lecteurs du blog www.les-crises.fr

Début de la partie 2
Sommaire
  • Les quatre scénarios les plus probables de réaction russe
  • L’Europe est plus vulnérable et ressentira plus rapidement les effets négatifs que les USA (bien qu’il y aient aussi des risques pour les USA)
  • Le risque pour l’économie mondiale et les marchés financiers
L’Europe sera la première à en payer le prix.
L’Europe est déjà au bord d’une contraction économique pure et simple et ne peut se permettre une guerre de sanction avec la Russie, partenaire commercial majeur. Alors que les sanctions imposées par l’Europe ont été très soigneusement façonnées pour causer un minimum de difficultés économiques pour elle-même, tout en imposant une pression maximale sur la Russie, un retour de bâton est inévitable.
30 juillet 2014
Les sanctions visant à imposer des difficultés économiques à la Russie à la suite du crash du vol MH17 vont toucher l’économie du Royaume-Uni, a prévenu le secrétaire aux Affaires étrangères Philip Hammond, ajoutant : ‘on ne fait pas une omelette sans casser des oeufs’.
Hammond dit que les mesures ont été conçues pour maximiser l’impact sur la Russie et minimiser les effets sur les économies européennes.
Cela va affecter notre économie… mais on ne peut pas faire d’omelette sans casser des oeufs, si l’on veut imposer des difficultés économiques à la Russie pour essayer de l’encourager à se comporter correctement dans l’est de l’Ukraine et à ouvrir l’accès au site du crash, alors nous devons être prêts à prendre ces mesures,” a-t-il dit à Sky.
Mercredi, le ministre russe des Affaires étrangères a critiqué le nouvel éventail des sanctions européennes, disant qu’il était décevant que l’Europe soit incapable d’agir indépendamment de Washington sur la scène internationale.
Nous avons honte de l’Union européenne qui, après avoir cherché pendant longtemps à parler d’une voix unie parle maintenant avec la voix de Washington et a pratiquement abandonné les valeurs de base de l’Europe, dont la présomption d’innocence“, a déclaré le ministre dans un communiqué. (Source)
En effet, il est facile d’imaginer à quel point la Russie peut être déçue qu’il traîne tellement de questions non résolues à propos du MH-17, et que malgré tout, l’Europe se précipite pour mettre en place des sanctions, malgré la longue et chaleureuse histoire d’échanges économiques qui lient ces pays.
Source et suite (si quelqu’un y a accès, merci de me l’envoyer…)) : Chris Martenson

185 réactions et commentaires - Page 2

  • Alexandria // 05.08.2014 à 16h32

    J’arrive en bout de course, donc avec une visibilité réduite, mais je voudrais signaler deux articles concernant le vol MH17 ; l’un, sur le blog de Paul Jorion (qui n’a guère œuvré pour l’éclaircissement du mystère, prônant plutôt l’impartialité du “sage” parfaitement éthéré, tandis que François Leclerc s’indignait précipitamment des fautes de la Russie…), dû à un certain Timiota : http://www.pauljorion.com/blog/?p=67657
    l’autre mis en lien par Timiota vers une page d’explications du Wall Street Journal, à laquelle, pour ma part, je n’ai rien compris
    http://graphics.wsj.com/mh17-crash-map/
    Mais il y a sûrement ici plein de gens qui s’en débrouilleront mieux que moi…

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    • David D // 05.08.2014 à 19h03

      Si tu utilises l’astuce “Répondre”, tu peux faire apparaître les liens que tu trouves importants quasi à la suite de l’article pour qu’ils soient vus d’emblée par tous. Je n’ai pas utilisé cette astuce personnellement, je ne voulais pas me faire une réputation de manipulateur à l’américaine.

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    • Crapaud Rouge // 05.08.2014 à 22h35

      Des scénarios détaillés comme ça, on peut en fabriquer des dizaines. Le sien fait partie des plus lamentables parce qu’il suppose que le MH17 a été abattu par un BUK, ce qui n’a rien d’évident. A voir la “trajectoire” du zinc sur la carte du Wall Street Journal, et le BUK qui lui arrive en face comme une bagnole à contre-sens, ça sent à plein nez la justification de la thèse US.

      De toute façon, c’est tout le blog de Jorion qui est lamentable sur cette affaire. Je ne regrette pas d’en avoir été viré, (il y a déjà longtemps). Conformément à ce que l’on pouvait prévoir, il est devenu un insider avec sa chaire d’éthique dans une Université belge, sponsorisé par de grandes entreprises.

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  • Janna // 05.08.2014 à 16h47

    http://www.youtube.com/watch?v=eZvpradcRsA
    Hymne de la Russie en Italie. Mouvement antifasciste italien.

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  • barre-de-rire // 05.08.2014 à 16h58

    www youtube com / watch?v=WNAPbuwLMHg

    soucis pour les liens youtube

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    • Nicolas // 05.08.2014 à 17h11

      ouais, attends, le gars est député, il veut faire peur pour que les gens votent en masse pour lui. Evidemment les Ricains en rêvent, de faire une révolution orange en Russie, mais ça passera pas. Et Poutine devrait arriver à passer le pouvoir à un autre patriote, au grand dam de l’occident qui veut un retour aux années de pillage (présidence Yeltsyne).

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  • Laurent Dup // 05.08.2014 à 17h05
  • sempervivens // 05.08.2014 à 17h50

    Qui sont les généraux qui sont prêts à déclencher l’Armageddon ? Réponse en dessous :

    L’OTAN, veut-elle la guerre totale? D’anciens généraux de l’OTAN exigent de pouvoir recourir à la guerre atomique préventive

    Mardi 12 Février 2008

    Cinq anciens militaires de haut grade des pays de l’OTAN, venant des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Alle­magne et des Pays-Bas, ont, selon un article du quotidien britannique «The Guardian» du 22 janvier, («Preemptive nuclear strike a key option, Nato told») rédigé un manifeste de 150 pages, envoyé dans ces dix derniers jours, pour consultation, tant au Pentagone à Washington, qu’au secrétaire général de l’OTAN. Il s’agit des cinq militaires suivants:

    • John Shalikashvili (USA), ancien commandant de l’OTAN en Europe et de 1993 à 1997 à la tête de l’état-major interarmées;
    • Klaus Naumann (Allemagne), commandant de l’armée allemande de 1991 à 1996 et ancien président du Comité militaire de l’OTAN;
    • Peter Inge (Grande-Bretagne), maréchal britannique, ancien chef d’état-major de 1992 à 1994 et chef de l’état-major de la défense entre 1994 et 1997;
    • Henk van den Breemen (Pays-Bas), ancien chef d’état-major néerlandais;
    • Jacques Lanxade (France) ancien chef des forces navales françaises et ancien chef de l’état-major de la défense française.

    Ces anciens militaires dressent un sombre tableau de menaces pour les «valeurs occidentales» et le «style de vie occidental», qui présente l’Occident comme victime de forces ténébreuses. Ce qu’ils préfèrent ignorer c’est précisément le rôle néfaste de cet «Occident» dans le monde d’aujourd’hui. Ils exigent donc dans leur manifeste le droit pour l’OTAN de porter un coup préventif avec des armes nucléaires, même contre des pays ne possédant pas cette arme, de plus ils veulent une réorientation de l’OTAN. Cette dernière doit être dirigée par un nouveau «directoire» de chefs américains, européens et de l’OTAN elle-même, afin d’être capable de réagir rapidement en cas de crise; à l’avenir il s’agira d’empêcher une «obstruction» de la part de l’UE. Il ne devra plus être nécessaire d’avoir l’accord unanime lors d’interventions de l’OTAN, une décision à la majorité devra suffire. Des restrictions nationales comme par exemple lors de l’intervention de l’OTAN en Afghanistan ne seraient plus acceptables et les Etats membres de l’OTAN, qui ne participeraient pas à de futures guerres de l’alliance ne devraient plus avoir de droit de co-décision. L’OTAN doit pouvoir engager des guerres sans l’aval des Nations Unies et pas seulement en matière défensive.Les propositions du manifeste devront être discutées en avril prochain lors de la réunion de l’OTAN à Bucarest.

    http://www.alterinfo.net/L-OTAN-veut-elle-la-guerre-totale-D-anciens-generaux-de-l-OTAN-exigent-de-pouvoir-recourir-a-la-guerre-atomique_a16750.html

    Klaus Nauman si il ne se proclame nazi n’en a pas moins le profil comme le montrent ces deux anciens articles :

    « Neo-Nazism on rise Reports from Germany indicate resurgence of fascist activity in army » in The Baltimore Sun, February 15, 1998
    http://articles.baltimoresun.com/1998-02-15/news/1998046004_1_neo-nazi-bundeswehr-german

    Nato general honours Germany’s Nazi past » The Guardian, 9 june 1999 repris sur :

    http://www.cpa.org.au/z-archive/g1999/957nato.htm

    Le général Shalikashvili est le fils d’un ancien nazi géorgien qui a combattu comme volontaire dans la SS.

    « Shalikashvili father tied to a nazi unit » The los angeles Times, 28 august 1993

    http://articles.latimes.com/1993-08-28/news/mn-28793_1_waffen-ss

    Les cinq sont d’anciens acolytes comme le montre cet article de Wikipedia :

    Recently, Van den Breemen, together with four former colleagues, wrote a pamphlet entitled: “Towards a Grand Strategy for an Uncertain Word; Renewing Transatlantic Partnership”. The “Gang of five”, as they were called when the pamphlet was presented in Washington DC (January 2008), consisted of General (ret.) John Shalikashvili (USA), General (ret.) Dr. Klaus Naumann (Germany), Admiral (ret.) Jacques Lanxade and Field Marshal the Lord Inge (UK).

    In the pamphlet an analyses of trends and challenges is given as well as an analyses of the present capabilities of institutions, organizations and politics. Based on this, a Grand Strategy is suggested and an Agenda for Change is given. The whole idea is about restoring certainty by renewing the Transatlantic Partnership. The pamphlet was presented in Washington DC and in Brussels. It was also presented to presidents, prime-ministers, ministers and the leadership of the NATO and the EU

    http://en.wikipedia.org/wiki/Henk_van_den_Breemen

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    • chios // 05.08.2014 à 19h03

      On se croirait presque dans “Portier de nuit”

      Blague à part.
      Il est vrai que, dans une guerre, on ne peut être que deux, l’un en face de l’autre.
      (Une remarque très judicieuse que je viens de lire je crois, sur ce site.)

      Il faut voir lequel des deux systèmes totalitaires des années quarante va être “ressuscité”.
      Il semble que la “boîte à outils” en ce moment, n’a pas d’autres outils.
      Le Dombass et la ferveur soviétique, ou les ennemis bandéristes, qui ont défié, dans leur province reculée, le monstre staliniste, pendant toute la guerre froide.

      En Ukraine, l’enjeu est là.

      Ah oui, j’oublie les islamistes, mais aussi le musulmans tranquilles de par le monde.
      Des valeurs, des principes? On discute, on se demande…

      Et j”oublie la Chine et l”Inde et des tas d’autres qui observent l’affrontement.

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  • didier // 05.08.2014 à 18h02

    Que pensez-vous de ce documentaire, assez inquiétant….https://www.youtube.com/watch?v=WNAPbuwLMHg . Le travail de sape par l’intérieur. D

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  • sempervivens // 05.08.2014 à 18h05

    Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la stratégie de première frappe préemptive :

    DANGEROUS CROSSROADS: THE THREAT OF A PRE-EMPTIVE NUCLEAR WAR DIRECTED AGAINST IRAN

    Prof. Michel Chossudovsky

    http://rt.com/op-edge/dangerous-crossroads-nuclear-war-770/

    March 26, 2013

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  • bm607 // 05.08.2014 à 18h17

    (je ne sais si ça va passer, j’ai 4 messages qui ont disparus)
    http://rt.com/news/178192-putin-sanctions-west-response/
    Putin asks government to develop countermeasures to Western sanctions
    Poutine demande au gouvernement de développer des contre-mesures à l’encontre des sanctions des pays de l’ouest.

    Retour de bâton plus direct ce coup-ci, pas seulement de retour indirect des snactions u$A-UE

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  • milou // 05.08.2014 à 18h19

    septembre n’est pas loin, et, ce sera l’époque de l’élection du maire de Saint Petersbourg. Selon un député la 5ème colonne devrait intervenir pour répliquer un nouveau Maïdan, dans cette ville.

    Voyez cette vidéo troublante :

    http://www.youtube.com/watch?v=WNAPbuwLMHg#t=45

    Faut il croire ça ? C’est gros, quand même !!

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  • chios // 05.08.2014 à 18h20

    Ce blog dit faire de la contre-propagande.

    Une phrase “massue”, trouvée dans les commentaires d’un article neo-conservateur “virulent”

    ” We have no business enforcing absurd Soviet borders in Ukraine.”

    http://www.americanthinker.com/2014/08/how_to_solve_the_putin_problem_comments.html#disqus_thread

    traducteurs talentueux, aidez-moi à traduire.

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  • bm607 // 05.08.2014 à 18h27

    Y’a de sacrés bug ici quand même, 5 messages avec un lien vers Ria Novosti qui ont disparu ! Un autre avec lien RT passé du premier coup.

    Le titre:
    La Russie pourrait interdire les vols transsibériens aux compagnies européennes
    (je tente sans mettre le lien, si intéressé recherche).

    Si ça se fait en tout cas, les lignes Air France et Lufthansa vers l’Asie de l’est vont avoir du mal à lutter avec les compagnies asiatiques (Cathay Paciic, …) dans ce contexte concurrentiel. Ca va grincer des dents vu les difficultés récurrentes des compagnies.

    Ou alors, passer au-dessus de l’Ukraine, c’est assez vide en ce moment à 10000 m.

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    • bm607 // 05.08.2014 à 18h33

      Puisque je n’arrive désespérément pas à mettre le lien même en essayant de ruser :
      dans l’article, le surcout est estimé à “jusqu’à 30 000 USD par vol” et la durée de vol serait allongée de “60 à 90 min en moyenne”

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      • Kiwixar // 06.08.2014 à 00h04

        100$ en plus par passager, ça commence à faire réfléchir.
        Mais alors plus d’1h de vol en plus, ça c’est tout vu : bye-bye Air France, KLM, Lufthansa sur les vols Europe-Asie : c’est toujours la dernière heure de vol la plus difficile sur un long vol… 🙂

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  • Nerouiev // 05.08.2014 à 18h41

    Dernières nouvelles sur Rossia 24. Poutine s’est exprimé un peu excédé par l’obsession Atlantique et Japonaise pour des sanctions et toujours plus de sanctions. En conséquence il va contre réagir à ces sanctions. J’espère que Hollande ne va pas nous enfoncer connement encore un peu plus. N’oublions pas que Poutine n’est pas un pantin comme Obama, il tient ses promesses.

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    • bidule // 05.08.2014 à 20h16

      On ne peut qu’espérer que les contre-mesures aux sanctions européennes soient soigneusement pesées, et raisonnables… À un moment ou un autre, il faudra bien que cette escalade hystérique, indigne d’une cour d’école, prenne fin — même si les européens semblent prendre un certain plaisir à se rouler dans la bêtise et le ridicule. La Russie n’a pris aucune décision définitive ou irreversible : les importations polonaises, par exemple, ne sont pour le moment que suspendues pour des raisons sanitaires. Vladimir Poutine, contrairement à notre Ennemi de la Finance, ne s’est fermé aucune porte, n’a pas fait de déclarations grandiloquentes ou pompeuses, et peut toujours reprendre “le cours normal de ses activités” sans perdre la face. Il pourra toujours, lorsque l’hiver sera venu, faire semblant de n’avoir rien entendu des vociférations guerrières et imbéciles de nos matamores aux ordres de Washington.

      Je suis toujours stupéfait par le sang-froid, le calme et la pondération de cet homme. La comparaison par rapport aux dirigeants européens, ou notre Hollande national, est assez terrible. On a vraiment l’impression d’avoir affaire à un adulte venu calmer le jeu dans un camp d’adolescents dopés aux hormones (et à Youtube), aux neurones grillés par les blockbusters américains.

      L’espérance de vie du gouvernement de Kiev est, objectivement, très faible. Entre les oligarques corrompus, les fous dangereux de Pravy Sektor, la résistance extraordinaire du Donbass, sans oublier l’hiver russe, ce serait vraiment extraordinaire s’il tient encore six mois. Il y a peu de chances pour que Kiev voit passer le moindre euro vaillant : les grandes gueules ont les poches trouées. La junte est au bord du gouffre. L’aide américaine est assez ridicule : de grands mots, quelques millions de dollars ici ou là, et un “soutien moral sans faille”. Les mercenaires n’ont jamais gagné de guerre, surtout pas face à des gens qui défendent leur vie, leur famille et leur territoire. Obama ne mettra pas les pieds en Europe, et ne sauvera pas la mise aux européens : il a plutôt la ferme intention de leur faire un enfant dans le dos !

      Il y a — forcément — un après à toute cette c…rie. Je crois que Vladimir Poutine en est parfaitement conscient (au contraire des médias ou des dirigeants européens) et qu’il a l’intention d’y parvenir en position de force, sans avoir perdu ni trop d’argent et, surtout, ni sa crédibilité, ni son honneur.

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  • libidov johan // 05.08.2014 à 18h52

    Je prie sans cesse pour que ce jour n’arrive jamais. Que faire pour arrêter le processus de destruction qui est enclenché? Je ne pense pas que BHL soit la bonne personne pour mettre fin à ce conflit, j’ai d’ailleurs du mal à comprendre comment ce monsieur peut aujourd’hui défendre des gens qui s’appuient sur de l’extrémisme radical. On parle de 14 18 en ce centenaire mais a t’on oublié 39 45? Cette personne n’est pas apte à représenter la France et la laicité et je ne pense pas non plus qu’il a été élu par notre peuple.

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  • pierre // 05.08.2014 à 19h48

    Nouvelles de Donetsk le 5 août 2014 à 13 heures. Nous avons pu joindre notre famille encerclée à Donetsk. Plus personne ne peut quitter la ville qui est bombardée en permanence par les pro-européens de Kiev. Plus d’eau ni gaz. La situation sanitaire est horrible. La dernière route vers la Russie est coupée. A Kiev, tous parlent de guerre d’extermination: “nous raserons Donetsk et liquiderons la population”. Ces paroles sont confirmées dans les faits. Nous savons que la fin est proche.

    ça tire de partout, les Ukrainiens tires des roquettes qui tombent aveuglément. Sinon, c’est l’artillerie. Les drones américains surveillent et signalent tous mouvements. Les sous sols de la région du Donbass regorgent de gaz, le fils du vice président américain Biden est devenu administrateur de la ste Ukrainienne d’exploitation, l’armée est chargée de protéger les nouvelles installations américaines. La population du Donbass est le seul obstacle pour Obama

    On a essayé de trouver des moyens de les dégager, par la Crimée, par la Russie à Rostov. Le seul espoir, c’est une intervention directe de la Russie mais c’est tout ce qu’attend Obama.

    Sans son soutien (bhl) et celui de la France, le Maïdan n’aurait jamais pris le pouvoir. Il savait qu’il soutenait des mouvements néo nazi pour qui les Russes doivent être liquidés en Ukraine

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    • Nerouiev // 05.08.2014 à 21h54

      Il me semble que Poutine pourrait imposer militairement un couloir humanitaire vers Donetz sans attiser la confrontation que souhaite les USA. Mais s’il ne le fait pas c’est qu’il y a des raisons que j’ignore.

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  • Kam // 05.08.2014 à 21h57

    En cas de guerre, la Russie pourra compter sur les renforts…ukrainiens.
    cf cet article: http://www.lalibre.be/archive/ukraine-des-centaines-de-soldats-ukrainiens-en-territoire-russe-53df9ca935702004f7dbc8ab

    Comme le titre de l’article ne l’indique pas, il semblerait, si je lis bien entre les lignes, que des colonnes entières de soldats Ukrainiens auraient fait le choix de déserter en Russie. Plutôt que d’attaquer leurs compatriotes?

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  • RGT // 05.08.2014 à 22h38

    C’est étrange, mais toutes ces sanctions interviennent pendant les congés d’été…

    Comme toutes les arnaques gouvernementales qui profitent de la nonchalance de la période
    estivale pour nous “fourrer” allègrement à sec et avec une poignée de sable (du sable des plages ensoleillées)…

    Bref, attendez-vous tous à un agréable retour de vacances, comme d’habitude.

    Vous risquez juste d’avoir un peu plus mal au fondement en septembre.

    Par contre, je suis sûr que les vrais organisateurs de cette escroquerie se frottent déjà les mains.

    La guerre, c’est excellent pour les affaires !!!

    Tous ces couillons embrigadés acceptent sans rechigner la suppression de leurs libertés fondamentales, de leur pouvoir d’achat et sont prêts à servir de chair à canon pour aller “péter la gueule de ceux d’en face”…

    La guerre est faite par des gens qui ne se connaissent pas et qui se tuent au profit de gens qui eux, se connaissent et ne se tuent pas.

    Il serait peut-être temps d’inverser les rôles ne croyez-vous pas ?

    Que tous ces va-t-en-guerre aillent se faire étriper pendant que nous comptons les points.

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  • Janna // 05.08.2014 à 22h39

    En Russie il y a un certain surréalisme .
    Près du camp de réfugiés, qui ont fui l’armée ukrainienne il y a le camp de l’armée ukrainienne qui a fui des proches des réfugiés …

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  • jacqueline // 05.08.2014 à 23h34

    Oui c’est possible !

    Par La Voix de la Russie | « Zeman est « la cinquième colonne de Poutine au sein de l’UE et de l’OTAN », voilà le genre d’escapades auxquelles se livrent les médias tchèques après que le président du pays ait accordé une interview à ITAR-TASS.

    Le leader tchèque y a déclaré que rien ne justifiait l’isolement de la Russie et a également appelé à abroger les visas d’entrée en République Tchèque pour les Russes. Il y a eu en réponse une véritable levée de boucliers comme dans le cas du premier ministre Sobotka, du ministre des AE Zaoralek et le ministre de la défense Stropnicky qui sont à bien des égards solidaires avec le président. Mais, chose curieuse, récemment encore Milos Zeman disait le contraire en appelant L’OTAN à faire un geste symbolique pour dissuader le Kremlin de s’ingérer dans les affaires ukrainiennes. Comment peut-on expliquer cette volte-face du président tchèque ? C’est la question que nous avons posé à Jiri Vyvadil, homme politique en vue, ancien sénateur et actuellement avocat à Prague :

    Vous savez, c’est la première fois depuis plusieurs mois que je me montre solidaire avec notre troïka au pouvoir : le président, le premier ministre et le ministre des AE. Leur attitude envers la Russie est réellement en train de changer en rapport avec la situation en Ukraine. A mon avis, la raison en est simple. C’est que l’opinion publique tchèque commence à se soulever contre les accusations d’agression lancées contre la Russie. Si les gens commencent à se poser des questions, c’est en grande partie grâce aux efforts des différentes initiatives civiles comme « Les amis de la Russie en Tchéquie ». J’en suis bien content en tant que son fondateur et je constate que les dirigeants tchèques occupent désormais une position plus modérée concernant la coopération avec la Russie, désapprouvent les éventuelles sanctions économiques antirusses et font preuve d’indépendance en refusant de suivre aveuglement l’UE et les États-Unis. Je répète que ce retournement s’explique par le Vox populi.

    Mais c’est assez surprenant étant donné la tonalité des médias tchèques qui s’emploient à faire de la Russie un ennemi, soutiennent les changements en Ukraine et l’opération militaire menée dans l’est de l’Ukraine.

    Les Russes ont toujours fait confiance à leur TV et continuent à le faire. Par contre, les Tchèques sont méfiants par leur nature si bien que lorsqu’on leur sert le mot « agresseur » à toutes les sauces, ils se tournent vers des sources alternatives dans le net et les réseaux sociaux. Tenez, notre site « Les amis de la Russie en Tchéquie » est fréquenté tous les jours par plus de 5 mille personnes. Il cite des sources ruses et montre ce qui se passe réellement dans la région de Donetsk en permettant aux utilisateurs de voir le tableau réel. Quant aux médias officiels, les gens s’en méfient de plus en plus.

    http://french.ruvr.ru/2014_06_24/La-Tchequie-change-de-position-sur-l-Ukraine-9461/

    Vive la Tchéquie. Ca ne m’étonne pas . J’ai trois copies tchèques, trois “Simona”.

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  • ROMENSKY // 05.08.2014 à 23h44

    Cher Monsieur,
    Le but des Etats-Unis, ou plutôt, de ceux qui dirigent ce pays (je ne parle bien sûr pas du “Chef de l’Etat”), est de semer le chaos en Europe autant que faire se peut.
    Cela a été le but suivi depuis la fin de la guerre froide.
    Toute occasion est bonne pour effriter, saper, l’Europe et les Nations européennes.
    Le désordre affaiblit l’Europe et les Nations européennes en tant qu’entités géopolitiques, en tant qu’entités ethnico-culturelles.
    Le but à long terme : la destruction des Nations et civilisations européennes : ruine économique, désordres, guerres, balkanisation, éradication de ces Nations en tant qu’entité historiques avec leurs traditions, leurs cultures, leurs populations ethniques.
    Le monstre “UE” est un de leurs meilleurs leviers.

    Comme on peut le voir aujourd’hui, le projet se réalise pas à pas avec succès.

    A bon entendeur,

    SAR

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  • RobinHood // 05.08.2014 à 23h59

    Avant de pleurer quand nos irresponsables de dirigeants nous aurons emmenés dans un guerre mondiale, il est encore temps de rire un peu! Voici une compilation de vidéos présentant Jen Psaki, porte-parole du département d’Etat américain, et qui fait le buzz en Russie … rien d’étonnant à cela, son incompétence et sa non-connaissance des sujets qu’elle aborde sont à mourir de rire !!!

    * Russie/Ukraine, Les photos de propagande américaines (RT,22/04/14)
    https://www.youtube.com/watch?v=YlaaFfrfgb0
    https://www.youtube.com/watch?v=5lslZpE6cx4

    * Psaki ne comprends pas son texte
    https://www.youtube.com/watch?v=yb2ETkvCn2k

    * Soutien inconditionnel des USA aux néonazis de Kiev (vostfr,16/06/14)
    https://www.youtube.com/watch?v=h1tgNaxp6r4 => Soutien inconditionnel des USA aux néonazis de Kiev

    * Et en bonus, quand John Kerry en personne dénonce la propagande de Russia Today, ils n’ont vraiment honte de rien ces ricains!
    https://www.youtube.com/watch?v=lYc1VICCrFA

    Conseil pour Olivier Berruyer: dans cette guerre de l’information (ou plutôt de la désinformation), il est plus qu’important que tous les articles qui paraissent sur le blog soient relayés immédiatement via la page Facebook du site. PS: Je suis tout à fait conscient qu’avec les actualités récentes le temps doit vous manquer.

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  • Mimiche // 06.08.2014 à 00h05

    Olivier, une interview très intéressante d’un général Ukrainien, ex Commandant des Forces Armées sous Ianoukovitch, limogé en février, cependant toujours au Parlement aujourd’hui.

    Ses propos sur Maïdan, la Crimée, Ianoukovitch et Poutine sont étonnants : si vous pouviez faire traduire ça pourrait vous intéresser.

    Bonne continuation !

    http://m.gordonua.com/publications/Eks-nachalnik-Genshtaba-Zamana-YAnukovich-ne-otdaval-prikaz-strelyat-po-Maydanu-Zachistit-ego-prikazali-Lebedev-YAkimenko-i-Pshonka-33981.html

    La fiche wiki du gars :
    http://en.m.wikipedia.org/wiki/Chief_of_the_General_Staff_(Ukraine)

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  • Kiwixar // 06.08.2014 à 00h33

    Une raison toute simple de la précipitation occidentale vers la guerre : détourner l’attention du désastre économique en cours.
    Dernier article de Paul Craig Roberts :

    “Ce que la presse financière n’a pas rapporté est que les US sont dans une dépression structurelle sur l’emploi. Sur les 12 mois de juillet 2013 à juillet 2014, 2.3 millions d’Américains en âge de travailler ont été ajoutés à la population. Sur ces 2.3 millions, seulement 330,000 sont entrés dans la population active. Mon interprétation est que le marché du travail va si mal que seulement 14% de la nouvelle population en âge de travailler est rentrée sur le marché du travail.”
    http://www.paulcraigroberts.org/2014/08/04/defining-away-economic-failure-paul-craig-roberts/

    Faillite complète de l’occident :
    – économique : délocalisations vers l’Asie
    – financière : produits dérivés correspondant à des milliers de fois le PIB de la planète
    – démographique : vieillissement, remplacement de population
    – morale : doubles standards, Guantanamo, tortures, guerres préventives, coups d’Etats, mensonges généralisés

    Et au milieu de tout ça, le déni des populations qui aiment se contenter de boucs-émissaires (Poutine) pour se cacher leur misère grandissante.

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    • KOMETA // 06.08.2014 à 04h28

      Ce texte de P.C. Roberts est une pièce d’anthologie.

      Il décrit là les plus flagrantes contradictions du néo-libéralisme le plus crassement idiot et borné. D’où son surnom de bornéo-libéralisme.

      On savoure avec délice la mise en boîte de cette Susan Hester, péronnelle-économiste (?) au “Retail Industry Leaders Association”. Ce qu’elle avance est d’une telle stupidité et d’une telle grossièreté pour l’intelligence, que d’aller raconter cela à un cheval de bois…

      Si sur cette terre régnait un tant soit peu un minimum de jugeotte élémentaire ainsi qu’un minimum de justice primaire, cette dame-fléau devrait normalement être dûment ceinturée, enchaînée et mise au pain sec et à l’eau dans un lieu sûr. Ce type de garce en liberté sans surveillance est bien pire pour l’esprit qu’ébola peut l’être pour la santé.

      Rien de ces cervelles de gruyère ne résiste à l’épreuve de l’analyse. Et pourtant ces ridicules continuent allégrement à occuper le haut du pavé.

      C’est à se demander de quelle nature serait le gaz anesthésiant qu’on aurait ajouté à notre insu à l’air ambiant pour rendre si indolent. Un Nobel si on trouve.

      Le pire est que les mythes chariés par ces néo-charlatanistes ont la vie dure et renverser la machine est presqu’impossible. Argumenter avec les suppôts de cette crypto-religion relève du miracle.

      N’est-ce pas Marx qui disait que le capitalisme était en lui même révolutionnaire ? Il pourrait bien avoir su trouver en cette exécrable et mortelle doctrine néo-libéralisme son ultime bourreau.

      Sans problème aucun : Cet article est à conserver, à lire et à relire. Édifiant.

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  • Manuel Baptista // 06.08.2014 à 03h52

    Plusieurs analystes craignent que les successions de crimes contre la minorité russophone, les provocations aux frontières par les néo-nazis ukrainiens fassent en sorte que Poutine et les dirigeants du régime russe se sentent poussés à une intervention «chaude» en Ukraine, pour satisfaire le nationalisme froissé du peuple russe.

    Cependant s’il faisait celà, il tomberait dans la trappe. Il serait completement idiot, car il risquerait une guerre mondiale (où il n’y aurait pas de vainqueur). Je ne puis imaginer que Poutine et les dirigeants russes fassent preuve d’une bêtise encore plus grande que leurs adversaires, plus encore qu’ Obama et l’establishment US?

    Comme vraie riposte aux sanctions économiques, Poutine semble echelonner des contre-sanctions elles aussi économiques, dont les effets se font sentir déjà dans plusieurs secteurs industriels européens, ainsi que dans la finance US.
    Mais il se réserve sa «bombe atomique économique», cependant très puissante; il peut faire couler tout l’édifice du schéma de Ponzi monumental des bons du trésor US, en négociant discretement la vente de ce que la Russie possède en réserve.
    Aucune banque centrale n’aura la capacité de les acheter à tour de bras et systématiquement; même pas la FED, plombée par un bilan très surchargé.
    Ils ne pourront empêcher les yield de monter. C’est inexorable; ils ne pourront rien faire. Tout l’édifice s’écroulera, lentement d’abord puis très rapidement et ce sera la fin du dollar et de l’empire US.

    Voilà ce que je pense qu’ils concottent ou qu’ils on déjà commencé à executer.

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  • domi // 06.08.2014 à 09h44

    Pourquoi Washington prend-il le risque d’une guerre avec la Russie ? (The Nation)

    Comme The Nation n’a cessé de le répéter l’impensable pourrait se produire très vite en Ukraine : pas seulement la guerre froide dont on parle mais une vraie guerre entre l’OTAN, sous commandement étasunien, et la Russie. L’épicentre en serait le territoire d’Ukraine de l’Est qui porte le nom de Donbass, une grande région industrielle fortement peuplée d’Ukrainiens russophones et étroitement liée à son voisin géant par des dizaines d’années de relations économiques, politiques et culturelles.

    http://www.legrandsoir.info/pourquoi-washington-prend-il-le-risque-d-une-guerre-avec-la-russie-the-nation.html

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  • Dradog // 06.08.2014 à 15h13

    Juste un grand merci pour ce blog qui permet au cerveau de connecter quelques neurones que les commentaires stériles du quotidien anesthésient sans vergogne. C’en est même étonnant. En tout cas ravie de faire partie de la ‘Résistance’. Nous devrions créer un mouvement politique d’ailleurs, je suis sûre que parmi nous tous nous pourrions former un groupe d’envergure avec spécialistes économique, de l’intérieur, judiciaire, culturel etc… de quoi former enfin un programme digne de ce nom… Vraiment on n’en peut plus de tant de conneries de ces sois-disant vendus d’élites politiques et journalistiques.
    Le changement ne peut passer que par un Peuple de Résistants. Nous, entre autres.

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  • madeleine // 06.08.2014 à 21h56

    Absence inhabituel de représentants de Boeing dans l’investigation…..
    A la demande du gouvernement US ??

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  • Grognard // 06.08.2014 à 23h31

    Il y a à mon sentiment 3 questions que l’on pourrait poser à nos politiciens de tous bords et introduire dans le débat:

    Primo si l’UE veut aller jusqu’à la guerre contre la Russie la question est avec quoi.
    En effet si l’on regarde l’état des forces en présence une mobilisation serait nécessaire. Le format actuel des armées de métier ou ce qui en tient lieu serait nettement insuffisant.
    Est-ce que Madame et Monsieur tout le monde souhaite voir leur bambin endosser l’uniforme et filer vers l’est après des classes écourtées?
    Et que dirait l’Allemagne qui a besoin d’une procédure particulière pour projeter des forces en dehors de son territoire?

    Secundo: la doctrine d’emploi de la force des USA n’a pas changé.Il me souvient des commentaires lorsque l’administration US sous G W Bush parlait de guerre préventive.
    Comme nous le savons dans la doctrine d’emploi US l’utilisation de l’arme nucléaire en première frappe est envisagée.
    Hors là nous serions dans un cas bien différent de Tchernobyl concernant les retombées radio actives.
    Monsieur et Madame tout le monde, souhaitent-ils que ces retombées viennent “enchanter” notre ciel ou croient-ils qu’elles s’arréteraient à nos frontières?

    Tertio nos politiciens souhaitent-ils endosser la responsabilité d’un comportement via leur soutien de la politique US qui conduirait à cette extrémité?

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