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7.juillet.20217.7.2021 // Les Crises

Le budget Biden prévoit des milliards pour les armes nucléaires

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L’administration se jette à corps perdu dans le renforcement de la triade nucléaire (aérien, terrestre et maritime) et une modernisation coûteuse – malgré les protestations au sein de son propre parti.

Source : Responsible Statecraft, Mark Perry
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Le vice-président Joe Biden rencontre le capitaine Greg Huffman, commandant de l’USS John C. Stennis (CVN 74), sur le pont à bord de l’USS John C. Stennis, le septième supercarrier à propulsion nucléaire de classe Nimitz dans la marine des États-Unis, au cours L’exercice maritime Rim of the Pacific, le 14 juillet 2016. (US Navy Photo by Mass Communication Specialist 3rd Class Luke Moyer)

Pour ceux qui s’attendaient à un changement significatif des priorités nationales dans le sillage de l’énorme augmentation des dépenses de défense au cours de la dernière administration – à hauteur de quelque 100 milliards de dollars sur quatre ans – le budget de la défense nationale pour l’exercice 2022 du président Biden est une grande déception.

L’administration Biden a soumis sa demande de budget pour l’exercice 2022 – avec un montant énorme de 752,9 milliards de dollars réservés à la défense nationale, dont 715 milliards sont destinés au Pentagone. Le financement proposé augmente en fait les dépenses de défense de quelque 11 milliards de dollars par rapport aux années Trump.

Mark Pocan, et Barbara Lee, membres du Congrès, ont qualifié le budget de défense de Biden « d’échec qui ne reflète pas les besoins réels de ce pays ». La déclaration conjointe Pocan-Lee, publiée vendredi dernier, a critiqué la proposition de Biden, soulignant que « l’augmentation des dépenses de défense » est à elle seule « 1,5 fois plus importante que le budget total de 8,7 milliards de dollars des Centers for Disease Control and Prevention (Centres sanitaires et de prévention, NdT). »

Les faucons de la défense, en revanche, ont été tout aussi francs dans leurs critiques, arguant que le budget de défense de Biden ne tient pas compte de l’inflation, ce qui signifie que, pour suivre le rythme, les dépenses du Pentagone devraient être augmentées de 3 à 5 % par an.

« La demande de budget de la défense du président Biden est totalement inadéquate – elle est loin d’être suffisante pour donner à nos militaires les ressources, les équipements et la formation dont ils ont besoin » ont déclaré dans un communiqué Jim Inhofe (R-Okla), membre de la commission des Forces armées du Sénat, et son homologue de la Chambre des représentants, Mike Rogers (R-Ala). « Il est malhonnête de qualifier cette demande d’augmentation car elle ne suit même pas l’inflation – c’est une réduction. »

Ces positions divergentes risquent d’être une source de discorde dans les semaines à venir, à mesure que le Congrès peaufine les détails de qui obtient quoi.

Le plus décevant pour les progressistes est le soutien apparent de l’administration Biden à la décision de l’administration Trump de dépenser beaucoup pour « moderniser » les forces nucléaires américaines – une décision qui pourrait coûter à la nation plus de 1,5 trillion de dollars sur les quinze prochaines années et jusqu’à 634 milliards de dollars sur les dix prochaines années, selon le Bureau du budget du Congrès. Les progressistes du Congrès décrivent ce montant comme une dépense totalement inutile et extravagante.

À titre d’exemple, le budget Biden reflète la décision de la Maison Blanche de doubler le montant que le pays consacrera au développement et au déploiement de la dissuasion stratégique basée au sol, qui passera de 1,4 à 2,6 milliards de dollars. Ces fonds ne tiennent pas compte des mises à niveau des installations de lancement et des laboratoires nucléaires, qui coûteraient des dizaines de milliards de plus. Le GBSD est destiné à remplacer le missile balistique intercontinental Minuteman III – l’ICBM – vieux de 50 ans [Le Ground Based Strategic Deterrent également connu par son acronyme GBSD est un missile balistique intercontinental américain à ogive nucléaire lancé depuis le sol qui doit remplacer les 450 Minuteman 3 à compter de 2027,NdT].

Si le chiffre de 2,6 milliards de dollars peut sembler modeste par rapport à l’ensemble des dépenses de défense, le GBSD sert de modèle au programme de modernisation nucléaire (qui représente 27,7 milliards de dollars dans le budget Biden), tout en engageant les États-Unis à maintenir la triade nucléaire – le tryptique de vecteurs d’armes nucléaires lancées par des missiles depuis la terre, la mer ou l’air. Au total, une mise à niveau du Minuteman III pourrait coûter plus de 264 milliards de dollars sur la période de son développement et de son déploiement. Par ailleurs, outre le financement du GBSD, de plus en plus controversé, le budget de la défense de Biden prévoit des dépenses pour un nouveau sous-marin de classe Columbia, la poursuite du développement et du déploiement du bombardier B-21 et une arme à distance de longue portée [L’arme à longue portée est un missile de croisière à propulsion nucléaire, en cours de développement, qui remplacera AGM-86 ALCM,NdT].

Dans les semaines qui ont précédé la publication du nouveau budget, les progressistes du Congrès et leurs alliés parmi les ONG anti-nucléaires se sont préparés à une bataille sur la modernisation nucléaire, en faisant valoir que les missiles nucléaires terrestres représentent la partie la plus déstabilisante de l’arsenal américain – et la partie de la triade la plus susceptible d’être lancée accidentellement. Ces défenseurs affirment que les dépenses pour le GBSD sont inutiles puisque le Minuteman III peut être régulièrement mis à niveau au cours des dix prochaines années sans pour autant reprendre les chiffres de restriction budgétaire proposés par l’administration Trump.

Cette réflexion va dans le sens d’une série d’options qu’on trouve détaillées dans une étude intéressante du Congressional Budget Office qui amènerait à réduire le nombre de systèmes de lancement et d’ogives nucléaires sur une période de dix ans – économisant des dizaines de milliards de dollars – mais sans pour antant amoindrir les capacités de dissuasion nucléaire.

La sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren est l’une des personnes susceptibles de mener la charge contre le programme de modernisation nucléaire, notamment en raison de l’attention qu’elle a portée à ce sujet lors des auditions de confirmation du Sénat, en février, pour la nomination du Dr Kathleen Hicks au poste de secrétaire adjointe à la Défense.

« Je sais que vous croyez en une dissuasion nucléaire sans risque, sécurisée et fiable, mais nous allons dépenser 44,5 milliards de dollars pour les armes nucléaires cette année, ce qui est plus que le budget total du département d’État et des opérations étrangères » a déclaré Warren à Hicks en février. « Allez-vous vous engager à ce que votre audit ne se réduise pas à une simple approbation automatique de notre stratégie nucléaire actuelle, mais à ce que vous examiniez et remettiez en question les hypothèses fondamentales qui la sous-tendent ? »

Hicks a assuré Warren qu’elle le ferait. « Absolument, sénatrice » a-t-elle répondu. Aujourd’hui, à la suite de l’approbation apparente par le président Biden d’une grande partie du programme de modernisation nucléaire de l’administration précédente, cette assurance est très incertaine, malgré le témoignage public du secrétaire à la Défense Austin, la semaine dernière, devant une audition de la sous-commission des crédits de la défense, selon lequel l’équipe Biden mènera sa propre révision dans les mois à venir.

Dans tout cela, on a le sentiment que la Maison-Blanche et le Pentagone tentent de minimiser à quel point le budget de la défense de l’administration Biden est similaire au plus récent budget de la défense proposé par Donald Trump. La stratégie a consisté à reporter à la dernière minute la publication du budget jusqu’en fin de journée, le vendredi précédant le Memorial Day (« Ce n’est pas un hasard » a déclaré un haut fonctionnaire du Pentagone à Responsible Statecraft). Il s’agissait d’une édulcoration délibérée de la somme allouée à la défense par rapport aux autres priorités de l’administration et de déclarations publiques lourdes qui soulignaient l’engagement de Biden en faveur de « l’innovation », des « catalyseurs de capacités avancées » et des « technologies de pointe » (comme la microélectronique, l’intelligence artificielle, l’hypersonique, l’apprentissage automatique, les réseaux 5G).

Il s’agissait d’un tour de passe-passe délibéré, bien que transparent, comme si l’équipe Biden ne s’engageait pas réellement à acheter des armes, mais plutôt à adopter une position « visionnaire » et « tournée vers l’avenir » comme l’a décrit le secrétaire à la Défense Lloyd Austin.

Peu de gens, semble-t-il, ont été dupes : « À une époque où les plus grands défis pour les vies humaines et les moyens de subsistance viennent de menaces telles que les pandémies et le changement climatique, maintenir les dépenses du Pentagone à plus de trois quarts de billion de dollars par an est à la fois une mauvaise conception de budget et une mauvaise politique de sécurité » a déclaré William Hartung, du Center for International Policy. Les critiques portées par Hartung trouveront un écho dans les semaines à venir, alors que le budget de la défense de Biden devient une préoccupation croissante pour un Congrès très divisé.

Si les attaques de la gauche et de la droite ne manquent pas, la réticence apparente de l’administration Biden à s’attaquer au lobby des armes nucléaires sera probablement le point le plus litigieux pour les deux parties. Il s’agira du premier round d’un donnybrook au Congrès [Donnybrook, un tournoi de combat à poings nus qui se déroule dans les forêts de l’Indiana, NdT] sur la question de savoir si les États-Unis sont protégés par l’achat, la construction et la mise en service d’un plus grand nombre d’armes nucléaires – ou s’ils courent un risque croissant.

Source : Responsible Statecraft, Mark Perry, 01-06-2021

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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nulnestpropheteensonpays // 07.07.2021 à 08h24

Un tres troublant documentaire sur Arte sur les américains et ses rapports a Cuba .Un tel documentaire diffusé dans un pays « ami » laissant un gout de dénonciation sans aller trop loin quand même .Ca ressemblait a une menace , du style faites nous suer et on fait de la propagande anti-américaine .Un seul mot positif sur la politique américaine tout au long du documentaire , humanitaire , glissé sans conviction , et même a contre courant .Surprenant venant des bénis oui oui européens .Y’a plus rien a dire sur les amerloques faut juste attendre qu’ils disparaissent , ils n’ont jamais rien apporté de bon a personne , dans leur sillage c’est obésité , bêtise , cupidité , destruction ….Ca veut pas dire que les bourgeois européens soient mieux , le probleme reste le bourgeois , la tique reste le bourgeois , américain ou européen et surement dans les autres bleds aussi .

21 réactions et commentaires

  • nulnestpropheteensonpays // 07.07.2021 à 08h24

    Un tres troublant documentaire sur Arte sur les américains et ses rapports a Cuba .Un tel documentaire diffusé dans un pays « ami » laissant un gout de dénonciation sans aller trop loin quand même .Ca ressemblait a une menace , du style faites nous suer et on fait de la propagande anti-américaine .Un seul mot positif sur la politique américaine tout au long du documentaire , humanitaire , glissé sans conviction , et même a contre courant .Surprenant venant des bénis oui oui européens .Y’a plus rien a dire sur les amerloques faut juste attendre qu’ils disparaissent , ils n’ont jamais rien apporté de bon a personne , dans leur sillage c’est obésité , bêtise , cupidité , destruction ….Ca veut pas dire que les bourgeois européens soient mieux , le probleme reste le bourgeois , la tique reste le bourgeois , américain ou européen et surement dans les autres bleds aussi .

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  • Verlaine // 07.07.2021 à 10h52

    A peine croyable dans un pays ou la protection de la santé des gens est inexistante; ils vont dépensé des milliards pour des armes qui ne serviront jamais. Et tout le monde suit. L’Australie, ce sont des milliard dépensés dans des sous-marins, bien que le seuil de pauvreté ne cesse d’augmenter.

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    • RGT // 10.07.2021 à 11h32

      « l’augmentation des dépenses de défense est à elle seule 1,5 fois plus importante que le budget total de 8,7 milliards de dollars des Centers for Disease Control and Prevention »…

      C’est bien là que je tique le plus : Les citoyens les plus démunis de ce pays continueront de crever sans soins pendant que les dirigeants participeront allègrement à un « concours de quéquettes ».

      Ne vous en faites pas, la France, avec son ado attardé n’est pas en reste et il a impulsé à son équipe un esprit « teenager » (restons dans les anglicismes, c’est à la mode) qui pousse tous les « décideurs » à se tirer la nouille de concert.

      Tout changer pour que rien ne change. Les seuls qui gagnent dans l’histoire sont bien sûr les actionnaires du complexe militaro-industriel.

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  • Avunimes // 07.07.2021 à 11h21

    « Le nucléaire est ce qu’il y a de mieux pour lutter contre le réchauffement climatique. »

    Chacun le voit à sa façon. Aujourd’hui avec le regard de l’administration écolo Biden.
    Près de 1000 milliards sur la table, le sujet est pris au sérieux !
    2000 milliards sur l’ensemble de la planète. Sous-marins nucléaire de surveillance et de protection de la flore océanique, porte-avions (nucléaires toujours) affectées à la protection des mammifère marins, avions de chasse (N) de dissuasion contre les oiseaux de proie et autres nuisibles.

    La compétition pour sauver la planète bat son plein.

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  • Savonarole // 07.07.2021 à 13h43

    Nan faut pas nous faire croire que c’est pour acheter du matos et faire de bons emplois Américains , toutes les armes ont taillés dans les dotations en équipement et certains équipement pourtant proche de leur fin de vie n’ont pas de remplacement prévus, juste de la « modernisation » pour les rendre « communicants ». Dans certains cas, les bureau de l’ordonnance ont même prévus d’acheter du pas fait maison (je pense au howitzers par exemple : le choix est entre BAE (UK), Elbit (IS) et Nexeter (FR) pour les futurs canons de l’Army).
    Dans ce contexte, c’est logique de foutre ses ronds sur les outils de dissuasion et sur des politiques de domination non militaire… c’est d’ailleurs là que va le fric maintenant : il sert à foutre la merde chez les autres. Donc vive les mercos et l’intelligence économique. Reste plus qu’à prier pour que ça foire.

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    • RGT // 10.07.2021 à 11h45

      N’oublions pas qu’une « bonne guerre » permet aussi d’écouler des stocks de matériel ayant largement dépassé la date de péremption.

      Souvenez-vous de la 1ère guerre du Golfe et les fameux missiles « Patriot » qui n’atteignaient jamais leurs cibles à moins d’en lancer 10 pour atteindre un malheureux vieux SCUD datant des années 50.

      En attendant, tous ces missiles périmés ont tous été facturés au prix de leurs remplaçants neufs auprès des « alliés » des USA les ont bien sûr payés rubis sur l’ongle.

      Et pour respecter cette vieille tradition, les USA continuent à refourguer leurs matos périmé aux états croupions (Ukraine et autres) pour s’en débarrasser et faire renouveler leurs propre matériel en toute discrétion.

      Mais rien de mieux qu’une « bonne guerre » pour se débarrasser massivement des vieux tromblons et « relancer l’économie », tout le monde le sait.

      D’où la nécessité d’avoir un « ennemi » crédible (pour la propagande) afin de faire accepter aux populations de financer cette machine infernale.

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  • jp // 07.07.2021 à 15h06

    bah ! la France aussi, même si ça fait petit à côté des usa
    « Chaque minute, la France dépense 8969 euros d’argent public pour son arsenal nucléaire militaire »

    https://www.bastamag.net/ICAN-arme-nucleaire-4-7-milliards-d-euros-depense-par-l-Etat-francais-en-2020-pour-son-arsenal-dissuasion-nucleaire

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    • Fernet-Branca // 07.07.2021 à 23h42

      Une misère pour continuer la guerre perdue au Sahel.

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  • Christian Gedeon // 07.07.2021 à 16h24

    Non? Sérieux? Les US mettent des milliards dans leurs armements nucléaires? Quelle surprise! Et à part cette « découverte »? Quid novi?

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    • ellilou // 07.07.2021 à 22h27

      L’article et son auteur se permettent de rappeler aux plus naïfs ou aux plus ignorants que Biden ou un autre (sauf peut-être Bernie Sanders…) aux Etats-Unis c’est encore et toujours « same business as usual »…malheureusement pour les citoyens de ce pays 🙁

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    • Hamourabi // 07.07.2021 à 23h24

      Bonsoir,
      £a nouveauté………… c’est que le Premier lord de l’amirauté Jeremy Quin accompagné d’un représentant des chantiers navals Babcock, et le vice-ministre de la défense ukrainien Oleksandr Myroniuk ont signé un Memorandum qui constitue la mise en œuvre concrète de l’accord signé en octobre 2020 :

      —  Vente de missiles à l’Ukraine,

      — Développement et construction conjointe de 8 patrouilleurs armés de missiles,

      — Création d’une nouvelle base navale sur la Mer d’Azov,

      — Fourniture de chasseurs de mines d’occasion de la classe Sandown,

      — Fourniture par les chantiers Babcock de deux ƒrégates neuves Type 31. Ces navires, très modernes (aucun n’est encore en service dans la Royal Navy) sont de la gamme des FDI ƒrançaises.

      Ce partenariat avec le Royaume Uni EST COMPLÉMENTAIRE de la ƒourniture de navires par les États-Unis et du partenariat stratégique déjà conclu avec Ankara. £’acquisition de quatre corvettes turques ADA neuves a été conƒirmée par l’Ukraine ƒin 2020. La Turquie a procédé le 18 juin dernier au test qualiƒiant son missile antinavire « Atmaca », qui remplacera les Harpoon dans la marine turque.

      L’Ukraine est désespérément à la recherche de matériels modernes et en manque de ƒonds. Elle peut sans doute compter sur une aide américaine à l’acquisition. In ƒine, ce sera donc le contribuable américain qui ƒera tourner les chantiers Babcock au Royaume Uni pour ƒournir à Kiev des moyens navals…

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  • Hamourabi // 07.07.2021 à 17h00

    Bonsoir, l’article aborde assez bien l’aspect matériel et surtout la démesure ƒinancière de la préparation à la Déƒense.

    Or, en 1939, les nazis étaient proƒondément convaincus que le binôme ƒranco-britannique surclassait leurs moyens militaires — Et nous n’avons réussi qu’à leur inƒliger……… une « Drôle-de-Guerre » ! ! ! Feu André Glücksmann dirait avec juste raison que « £e Diable en rit encore ».

    Or, côté u.$.a., tout au contraire, il s’agit de panique hystérique et souvent incontrôlable. Il suffit de se rappeler le général Alexander Haig, commandant suprême des ƒorces de l’O.T.A.N. en Europe, lâchant tout à Bruxelles en apprenant que le président Reagan était hospitalisé après un coup de ƒeu, et se précipitant à Washington pour réclamer réclamer d’être désigné par le Sénat « Président par interim » car, disait-il, C’EST EVIDENT QUE LES SOVIETIQUES VONT EN PROFITER pour nous détruire ».

    Avoir de tels cheƒs (et l’amiral Charles Richards tient continuellement des discours similaires) c’est surtout ça qui n’est pas rassurant.

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    • nulnestpropheteensonpays // 08.07.2021 à 00h19

      faut dire qu’avec le mal qu’ils ont fait partout si toutefois ils voulaient lever le pied sur l’armement ils en prendraient plein la gueule , ça fait deux siècle que des tas de pays ont envie de les bouffer.

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  • Fernet-Branca // 07.07.2021 à 23h18

    Il semble que les services US viennent encore d’agir , en assassinant le president d’Haïti.
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/07/07/haiti-le-premier-ministre-annonce-l-assassinat-du-president-jovenel-moise_6087360_3210.html

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  • Laurent Houtan // 07.07.2021 à 23h19

    Petite question qui bien sûr n’a rien à voir : on a une idée de la contribution de l’industrie de l’armement à la campagne du candidat Biden ?

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  • Fernet-Branca // 07.07.2021 à 23h38

    Comme d’habitude.
    Déjà Barack Obama s’était fait berner par les chefs militaires du Pentagone qui lui avaient dit qu’ils leur faller 18 mois pour gagner la guerre.

    Alors le complexe militaro-industriel…

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  • Orhan // 08.07.2021 à 06h31

    Ils ont leur complexe militaro-industriel, nous avons notre police. Alors faut-il tuer des étrangers ou mutiler ses propres citoyens ? Remarque en France nous luttons aussi contre le mot-club du Sahel (pardon, les terroristes islamistes) à coup de rafales.
    Ouf, nous sommes en démocratie, l’impact d’une balle sur un visage est toujours plus doux lorsque le canon porte l’étendard de la liberté!

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  • jacques // 08.07.2021 à 15h08

    En voyant l’action de Biden sur les armes nucléaires ,je fini par me demander si l’action de Poutine de vanter l’efficacité de ses armes ne serait pas la reprise du concept de la guerre des étoiles de Reagan qui amena l’ex-URSS dans le mur.
    Ce qui me fait dire cela:
    – c’est le coût faramineux des derniers bijoux technologiques US aux capacités pas évidente(F35),
    -la propension des lobbys aux USA à pousser à la dépense en finançant les « faucons » et autres.
    -relancer le développement des armes nucléaires et donc de leurs vecteurs tant missiles que porteur (sous-marins ,avions,bateaux,camions,etc…).
    Ce qui devrait amener les USA vu le nombre de bases,navires,avions,etc…à des coût inimaginables sachant que les lobbys susmentionnés feront tout pour avoir une grosse part du gâteau et donc développer celui-ci.

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