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7.septembre.20207.9.2020 // Les Crises

Travail, Salaire, Profit – Épisode 1 à 6 | ARTE

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Source : Arte, Youtube

La série documentaire Travail, salaire, profit nous entraîne dans les arcanes de l’économie mondiale, jugée bien souvent trop opaque pour en saisir tous les tenants et les aboutissants. L’étude de cas, didactique et passionnante, est pourtant salutaire, à l’heure d’une crise massive du capitalisme, notamment via son avatar contemporain, le néolibéralisme, rejeté en bloc par une grande partie de la société.

E01

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Certains mots sont d’un usage si courant qu’on finit par les utiliser sans en interroger le sens. Comme celui de « travail ». Depuis la nuit des temps l’homme travaille : une activité qui n’a pourtant pas cessé d’évoluer depuis le paléolithique. Qu’est-ce que le travail aujourd’hui ? Est-il devenu une marchandise ? Qu’achète-t-on sur le marché du travail ? Pourquoi et comment est apparu le Code du travail ?

E02

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Le travail et l’emploi apparaissent souvent comme deux termes interchangeables. De façon ordinaire, aujourd’hui, c’est l’emploi qui est le plus souvent utilisé pour désigner le travail… Seraient-ils de faux jumeaux ? Étude des incroyables transformations du management contemporain, ainsi que de l’invention de l’autoentrepreneuriat comme forme moderne de l’emploi.

E03

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« Le salaire est la somme d’argent que le capitaliste paie pour un temps de travail déterminé ou pour la fourniture d’un travail déterminé. » Cette citation de Marx est-elle encore valide aujourd’hui ? Après le salaire de subsistance et le salaire différé, l’on voit apparaître les notions de revenu universel ou de salaire à vie. Serait-ce la fin du salariat ?

E04

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Aujourd’hui, le marché occupe une place hégémonique dans les sciences économiques. D’Adam Smith et sa « main invisible » aux libéraux contemporains, tous y voient le principe central de l’économie. Forts d’un discours théologico-économique, ils en font un dieu incontestable. Pour les libéraux, le marché a toujours raison. Mais de la guerre commerciale à la guerre entre nations, il n’y a qu’un pas…

E05

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Comme tous les concepts économiques, le capital a une histoire ; une histoire singulière que l’on peut raconter de bien des manières. D’autant plus que la signification de ce terme s’est transformée au rythme du changement des modes de production… Plutôt que de faire une théorie du capital, la situation contemporaine de l’économie ne nous invite-t-elle pas à faire une théorie de l’actionnariat ?

E06

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D’où vient l’argent ? Au cours de l’histoire les thèses se sont succédées sans parvenir à conclure. Le profit est un concept fuyant. Pour Marx il était le produit d’un vol, le capitaliste volait au travailleur une part de son travail ; pour Milton Friedman, Prix Nobel d’économie, accroître les profits était l’unique responsabilité des entreprises. Entre l’enjeu financier et l’enjeu social, la querelle demeure.

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Commentaire recommandé

Pierre Darras // 07.09.2020 à 13h18

Quoiqu’à la même époque, un autre grand patron US disait :  » arrêtez de me parler de la force de la classe ouvrière, j’ai les moyens d’en payer une moitié pour égorger l’autre ». Le paradis capitaliste…

13 réactions et commentaires

  • Les-CRIs // 07.09.2020 à 09h43

    J’adore les reportages d’Arte, … sur l’argent en chine, la renaissance, les 3 villes à l’assaut du monde, etc…
    Et avant sur les empires batis sur les services numériques, sur blackrock, etc…

    A propos le capitalisme, il faut bien voir que c’est has been tout ça.
    Et c’est facile de frapper un homme à terre.
    Le capitalisme à la manière 1981 n’est pas la seule forme de capitalisme, mais cette forme-là, elle est à terre, les vestiges sont en train de finir de s’effondrer.

    Depuis quelques années, et pour des décennies à venir, la prédation ne se fait plus par l’appropriation, mais par l’asservissement.
    Plus besoin de posséder pour exploiter, il suffit de piloter (« driver » en anglais).
    Ex : Uber, qui ne possède pas les voitures ni les salariés, mais qui les asservis.
    Idem RB&B, amazon pour les commerçants, etc…
    Sur ce concept :
    https://www.les-cris.com/pages-010-quelques-articles-2018/cri-tendance-asservissement-plutot-que-appropriation-180922.php

    Le salaire asservit-il ?
    oui.
    Et dans les années à venir, ce sont les services numériques qui vont se charger d’asservir les populations.
    https://www.les-cris.com/pages-300-articles-de-CRIs/theme-060-Numerique/cri-00-articles-Numerique-gen.php

    un asservissement en douceur, … sans violence physique, sans heurts, …

    et comme pour les abus du capitalisme à la 1981, il y a l’antidote.
    pour l’asservissement par les services numériques : l’Hygiène Numérique.
    https://www.hygiene-numerique.org/

    Tous ces sites sont en licence CC By-SA.
    Comme les-crises.fr.
    Libre de reproduction et d’utilisation…

      +6

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    • step // 07.09.2020 à 22h02

      Il ne faut pas opposer asservissement et appropriation. C’est en général l’un sinon l’autre. La vieille recette succède assez rapidement à la nouvelle en cas de manque de docilité des cibles. Une « dicta-molle » est une « dicta-dure » qui n’a pas besoin de forcer.

        +1

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  • LibEgaFra // 07.09.2020 à 13h00

    « pour Milton Friedman, Prix Nobel d’économie, accroître les profits était l’unique responsabilité des entreprises. »

    Et quand les profits n’augmentent pas assez vite, déclencher des coups d’Etat (Chili, Ukraine, etc.) et mener des guerres d’agression (Irak, Syrie, etc.).

      +7

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    • Pierre Darras // 07.09.2020 à 13h15

      Oui, on est loin d’Henri Ford qui complétait ça par  » dans l’épanouissement des salariés et la satisfaction des clients »
      Ou encore  » ce sont nos salariés qui seront nos clients ».

        +6

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      • Pierre Darras // 07.09.2020 à 13h18

        Quoiqu’à la même époque, un autre grand patron US disait :  » arrêtez de me parler de la force de la classe ouvrière, j’ai les moyens d’en payer une moitié pour égorger l’autre ». Le paradis capitaliste…

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  • Dominique Gagnot // 07.09.2020 à 13h11

    Cette série a l’inconvénient de noyer l’essentiel.
    On peut aussi résumer brièvement ce qu’est le capitalisme, son histoire, et par extension imaginer ce que j’appelle un capitalisme du bien commun : « Comprendre la tragédie capitaliste, Imaginer le système d’Après! »
    PDF à partager : http://bit.ly/tragédiecapitaliste

      +3

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  • pseudo // 07.09.2020 à 13h39

    les économistes sont incapable de l’expliquer ou de se mettre d’accord parce que ce concept ne peut être expliqué par la seule théorie économique. Le profit provient du désir de l’un de tirer de parti d’un échange avec un autre. Souvent à son détriment, mais pas nécessairement. La question s’explique moins par des mécanismes marchand que par des analyses psychologique de la pensée humaine et de ses externalités.

    La nécessité du profit ne reflète que notre nécessité d’apaiser nos sentiments d’insécurité.

    De toutes façons c’est une question qui restera sans réponse tant que le monde se refusera à l’humanité, continuant de s’enfermer, décision après décision, dans l’individualisme capitaliste.

    Le mot profit, à la manière du mot argent qui est un méta désir, est un cache sexe à sa raison première, l’opulence matériel.

      +2

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  • rod // 07.09.2020 à 13h55

    Il manque Bernard Friot dans ces épisodes et c’est bien dommage.

      +3

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  • vert-de-taire // 07.09.2020 à 19h26

    Le capitalisme s’effondre c’est un fait.
    Le régime économique du monde s’effondre (fin des profits par prédations par absence de nouvelles proies ou ressources).
    Le moteur civilisationnel occidental (création de richesses) s’effondre.
    Et comme nos institutions et nos élites SONT capitalistes, elles ne peuvent prendre QUE des résolutions capitalistes – pas en sortir.
    Il y a donc impossibilité systémique à prendre des décisions pour remédier au capitalisme.

    Nous serions en démocratie ce serait possible. La population pourrait dire STOP.
    C’est donc inenvisageable d’autant que la population est massivement endoctrinée depuis quelques générations – tous les votes sondages nous le démontrent.

    Donc personne ou presque n’a capacité-moyen-autorité de proposer une alternative, autre-chose. Les rares farfelus qui en parlent depuis des générations sont traités de rigolos, d’extrémistes, de populistes voire de fascistes, des irresponsables qui nous entraîneront dans le goulag et la misère.

    Donc la chute, la catastrophe, le probable cataclysme me parait inexorable.
    De fait l’élite a fait ce choix, ne rien faire, attendre la chute qui ne les affectera pas (comme à chaque fois).
    Nous aurons donc le goulag et la misère.
    Puisque nous restons soumis.

      +5

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    • Dominique Gagnot // 07.09.2020 à 21h57

      Les hommes naissent égaux en droits… Ensuite, ils se mettent à boire… – François Cavanna (sans doute ont ils compris…)

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  • pat // 07.09.2020 à 23h25

    esclavagisme moderne tu donne de quoi survire a un homme et tu ramasse les profit

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  • Patrick // 09.09.2020 à 08h46

    Le profit est la raison d’être d’une entreprise et il est la condition sine qua non de sa survie.
    Une entreprise qui ne fait pas de profit finit toujours par disparaître, même une petite boite de quelques personnes devra toujours faire du profit.

    Donc toutes les autres raisons évoquées ne sont que cosmétiques et accessoires.

    Quand le taux de profit diminue dans un secteur , cela signifie seulement que ce secteur est arrivé à un stade où il va être remplacé par de nouvelles activités. Le problème actuel c’est que les profits sont trop faibles mais que la politique d’expansion monétaire et de crédit a créé des zombis qui continuent à vivre en s’endettant. Il semblerait que tout ça soit en passe de se terminer , il y a du « reset » dans l’air.

      +3

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