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3.juillet.20213.7.2021 // Les Crises

Un monde obèse – Arte

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Alors que l’obésité progresse inexorablement, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade enquêtent sur les causes de ce fléau planétaire et dévoilent le combat mené dans certains pays pour tenter de l’endiguer.

Source : Arte, Youtube

 

En 2030, on estime que la moitié de la planète sera obèse ou en surpoids, entraînant une explosion du diabète, des maladies cardio-vasculaires et de certains cancers. Comment expliquer cette épidémie mondiale, qu’aucun pays n’est encore parvenu à enrayer ? Alors que l’obésité charrie son lot de clichés, des gènes tout-puissants aux volontés individuelles défaillantes, et que les industriels comme les autorités publiques continuent de pointer du doigt le manque d’activité physique (« Manger moins, bouger plus »), ce fléau ne serait-il pas le fruit d’un échec collectif mitonné dans nos assiettes ? À la fin des années 1970, le combat contre le gras, désigné comme responsable des maladies cardio-vasculaires, fait des céréales, riches en glucides et massivement subventionnées, la nouvelle base de notre alimentation.

Parallèlement, des produits transformés, allégés en matières grasses mais bourrés de sucre, au pouvoir addictif décuplé par le marketing, déferlent sur le marché. Alors que des voix s’élèvent pour dénoncer les conséquences funestes de cette révolution, les multinationales de l’agroalimentaire, jamais rassasiées, dépensent des milliards en lobbying pour préserver leur pré carré, tout en répandant le poison de la malbouffe et des boissons sucrées à travers le globe. Si certains pays ont adopté des « taxes soda » ces dernières années, c’est au Chili que le vent de révolte souffle le plus fort : les produits trop riches en gras, sel, sucre ou calories sont frappés de logos d’alerte et interdits de publicité.

Colonisation alimentaire

« On ne peut pas rester les bras croisés et les laisser nous tuer », soutient Malia Cohen, élue de la ville de San Francisco, émue aux larmes. Des États-Unis au Chili en passant par le Mexique et l’Europe, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade (Microbiote – Les fabuleux pouvoirs du ventre, Le jeûne, une nouvelle thérapie ?) donnent la parole à des chercheurs, des médecins, des victimes culpabilisées, des politiques et des citoyens engagés pour dresser un état des lieux édifiant de cette épidémie planétaire, qui constitue le problème de santé le plus grave au monde. Mais si les constats, étayés de chiffres, se révèlent effrayants, le documentaire en expose les causes de manière limpide, et explore des solutions pour stopper cette bombe à retardement. Au-delà des réglementations obtenues de haute lutte, la prise de conscience des jeunes déshérités de San Francisco, propagée à travers des clips de rap incisifs, apparaît ainsi comme une vivifiante lueur d’espoir.

Source : Arte, Youtube, 01-06-2021

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Commentaire recommandé

Dominique Gagnot // 03.07.2021 à 08h39

Comme d’habitude, jamais le lien avec le capitalisme ne sera fait.

Inutile de reprocher aux entreprises qui participent à la course au profit pour le profit de créer des nuisances, il faut seulement changer les objectifs de la compétition, comme il l’est proposé dans ce livre :
Comprendre l’Arnaque capitaliste, Imaginer le système d’après ! http://bit.ly/capitalisme

56 réactions et commentaires

  • Dominique Gagnot // 03.07.2021 à 08h39

    Comme d’habitude, jamais le lien avec le capitalisme ne sera fait.

    Inutile de reprocher aux entreprises qui participent à la course au profit pour le profit de créer des nuisances, il faut seulement changer les objectifs de la compétition, comme il l’est proposé dans ce livre :
    Comprendre l’Arnaque capitaliste, Imaginer le système d’après ! http://bit.ly/capitalisme

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    • Basile // 03.07.2021 à 11h38

      je ne sais pas si le capitalisme en est la cause. Il me semble que la classe ouvrière d’avant guerre était mince. mes parents, oncles et tantes en tout cas. Peut-être parce qu’ils bossaient depuis l’âge de 14 ans.

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      • Guise // 03.07.2021 à 12h13

        @Basile Je crois que Dominique Gagnot parle du capitalisme tel qu’il est aujourd’hui, et avec les nouveaux outils dont il dispose. Pas tel qu’il était dans les années d’avant-guerre.
        Aujourd’hui le libéralisme sait mettre des horreurs dans la nourriture industrielle qui font grossir. Avant guerre, il se contentait d’affamer les pauvres. Aujourd’hui il les empoisonne à petit feu.

        Le travail dès 14 ans, ça commence à revenir, avec l' »apprentissage », et ça n’empêche pas les jeunes pauvres d’être obèses (l’obésité est plus répandue dans cette catégorie sociale, et elle progresse plus dans les nouvelles générations).

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        • Basile // 03.07.2021 à 12h35

          c’est en effet compliqué. Je pense que ces pauvres d’aujourd’hui le sont en tout, plus de convictions, de fierté de classe, d’idéaux politiques qui aident à vivre (à survivre ?), en attendant des jours meilleurs. Consommateurs de A à Z,

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      • Olivier77 // 03.07.2021 à 13h24

        Il faut agir en vrai capitaliste avec son obésité, le monnayer.
        En effet, c’est un stock énergétique dont on n’a pas l’usage. Une nouvelle activité va être de spéculer sur la valeur de ce stock dans la même veine que le carbone.

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      • gracques // 03.07.2021 à 14h30

        Pfuuu. Au début du XX siècle les pauvres comme les autresvd’ailleurs n’avaient pas accès à la bouffe industrielle et à la multitude de produits transformés et à la quantité de viande que l’on’consomme aujourd’hui , par capitalisme fautif de ces maux il ne faut pas entendre l’industrie du charbon , mais celle de l’agro alimentaire qui n’existait pas à cette époque tout simplement.
        La prochaine’foisnquenl’on vous’parlera de principe de précaution , pensez que le ‘progres’ mérite d ‘être ‘interroge’ et évalue à l’aulne de ses résultats.

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      • Castigat // 06.07.2021 à 18h48

        Non c’est parce que l’industrie capitaliste alimentaire n’avait pas encore mis le nez dans nos assiettes. Son bénéfice est double sur l’alimentation puis sur l’industrie pharmaceutique grâce aux pathologies incurables à traitement à vie.

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    • Morne Butor // 03.07.2021 à 14h11

      En l’occurrence, ce n’est pas le capitalisme le problème, mais sa fille, la société de consommation. Certes la seconde n’existerait pas sans le premier, mais il faut pointer du doigt la vraie coupable.

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      • Dominique Gagnot // 03.07.2021 à 14h37

        C’est bien pratique de rejeter la faute sur la société de consommation : cela permet de ne pas remettre en question le capitalisme ! D’où la très médiatique diffusion de cette expression.

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        • Kiwixar // 04.07.2021 à 02h29

          « C’est bien pratique de rejeter la faute sur la société de consommation : cela permet de ne pas remettre en question le capitalisme »

          C’est bien pratique de rejeter la faute sur le capitalisme (sans visage), ça permet de ne pas rejeter la faute sur lss individus et leurs choix :
          – les obèses : manger moins, manger mieux, bouger plus
          – l’oligarchie qui oriente le capitalisme à son avantage pour saigner les 80% du bas et les abêtir

          Je vois déjà la défense lors d’un Nuremberg II pour juger les crimes des 1% du haut : « c’est pas moi, msieu, c’est le capitalisme ».

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          • ouvrier Pcf // 04.07.2021 à 18h28

            l’oligarchie qui oriente le capitalisme à son avantage pour saigner les 80% du bas et les abêtir

            c’est sur avec hanouna le jeu de midi n’oubliez pas les paroles l’ile de la tentation ou même fort boyart a prendre ou a laisser on s’instruit on se recultive on s’amuse on rit intelligemment et c’est pas du capitalisme non non c’est a politique si si le Nagui (l’arabe (de service )selon lui arrivé à la force de ses bras n’arrête pas de dire avec modération dans les réceptions il ne boit que de l’eau si si il le dit de ne plus manger de viandes de ne pas jeter ses restes de midi de son assiette de respecter les gestes barrières de faire cela de ne pas faire ceci Nagui c’est notre Mao Notre Guide

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          • Dominique Gagnot // 06.07.2021 à 13h52

            Le capitalisme a évidement un visage (que je décris dans le livre), et c’est celui des ultras riches qui dominent le système. Par ailleurs les obèses y sont manipulés et il est bien difficile de se mettre à leur place pour oser les juger…

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          • Sophia // 12.07.2021 à 16h37

            « manger moins, manger mieux, bouger plus »
            Manger mieux, certainement. Encore faut-il s’entendre sur ce que ça signifie. Manger moins… ça dépend quoi, ça dépend comment. Bouger plus? Non. Quand on est obèse, il vaut mieux maigrir avant de stresser encore plus ses articulations, son coeur et ses poumons en faisant de l’exercice.

            Toutes choses égales par ailleurs (âge, sexe, ethnicité…), Ce qui marche pour une personne en simple surpoids n’est plus forcément valable quand on a un équilibre hormonal très perturbé.
            Les individus sont partiellement responsables, c’est entendu. Mais cette épidémie d’obésité, globale, récente, qui défie tout ce qu’on sait sur l’homéostasie des systèmes vivants, est quand même l’indice qu’il faut creuser un peu au-delà de la responsabilité individuelle, non?

            Pour vous montrer l’absurdité de ce type de simplification, prenons le premier site web venu fonctionnant selon l’approche calorique: « En mangeant un quart de pizza, vous consommez environ 449 calories […] Pour réussir à éliminer ces 449 calories, il faut effectuer 1h22 de marche ou 42 minutes de course à pied. » Je crois que vous vous doutez que ça ne se passe pas comme ça, en vrai. Le même site nous informe qu’il sera plus rapide d’éliminer les calories d’une canette de soda que celles de 100 g de fromage. J’ai comme un doute…

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      • Castigat // 06.07.2021 à 18h52

        La société de consommation est l’indispensable créature du capitalisme. Sans elle pas de possibilité d’écouler les génerateurs de profits et de créer la si bonne dette qui enchaîne et soumet individus, entreprises et Etats (avec leur complicité).

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    • Yanka // 06.07.2021 à 16h23

      Ouh ! le vilain capitaliste aux longues dents jaunes !

      Personne ne mettra bien sûr en exergue la responsabilité individuelle ni le fait que la seule cause de l’obésité est le comportement alimentaire irrationnel des gens. Quand tu bouffes plus que tu ne dépenses, quand tu compenses tes angoisses et tes frustrations en mangeant le plus de saloperies possibles (chips, etc.), eh bien tu gonfles, c’est mécanique.

      Les capitalistes ont bon dos !

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  • calal // 03.07.2021 à 08h45

    Vous etes un homme blanc obese? mettez vous a la musculation.

    Etre obese c’est comme etre un camion citerne sans moteur: vous etes rempli de carburant ( le gras) et vous n’avez aucun moteur pour cramer ce gras. La musculation va vous faire (re)developper vos muscles qui vont devenir autant de moteurs qui consommeront des calories meme au repos. Cette musculation est de plus tres adaptee pour les urbains sedentaires qui ne peuvent bouger des masses ( parce que nos corps sont des machines super efficaces et economes: quand vous avez accumule du gras,faut sacrement bouger pour l’eliminer).

    Il semble egalement que les obese grignotent pour trouver quelque chose dans leur alimentation qu’ils ne trouvent pas. La pratique de la musculation recommande de manger un peu de proteines toutes les trois heures pour maximiser la production anabolique de fibres musculaires. Manger un peu de proteines toutes les trois heures ca vous coupe bien l’appetit et vous n’avez pas envie de grignoter quelque chose de plus…

    ps: si vous avez honte d’aller dans une salle,une paire d’haltere qui peuvent se ranger sous le lit,suffisent pour debuter et aller dans les 3 ans de pratique (avec quelques disques supplementaires evidemment) …

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    • Thomas Savary // 03.07.2021 à 10h50

      Excellent conseil, même si personnellement je préfère les élastiques, qui permettent de s’entrainer à peu près n’importe où et de travailler tous les groupes musculaires, à la différence d’une paire d’haltères et à condition de disposer de points d’attache à des hauteurs variées : en intérieur, penser à une ancre de porte ; prévoir aussi une large gamme de résistances (on ne travaille pas les ischios ou le dos avec les mêmes élastiques que les épaules). Je ne prétends pas qu’on peut progresser en tant qu’en salle avec du matériel varié, mais en tout cas nettement plus qu’avec simplement des haltères.

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      • gracques // 03.07.2021 à 14h35

        Super non ?
        L’industrie de la mal bouffe produit des obèses et diabétiques et il ne reste plus qu’a s’entraîner ….. dans de superbes salles de sports privées et adieux clubs Leo Lagrange (c’est quoi cette bête ?) …
        Ha et pi le Covid tue surtout les obèses et diabétiques (et les très vieux aussi ok) donc pour éviter ça ? Logique un vaccin , surtout pas remettre en cause la source première qui est la mal bouffe !

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        • Thomas Savary // 03.07.2021 à 15h45

          Pourquoi vouloir associer musculation et salles de sport ? Voilà vingt ans que je n’ai pas mis les pieds en salle. On peut pratiquer la musculation au poids de corps ou avec du matériel peu couteux comme les élastiques. Et s’agissant des compléments alimentaires, les protéines en poudre sont bien moins chères au kilogramme de protéine que les sources de protéines animales. La créatine est également devenue très bon marché. Bref, s’il y a vraiment un sport de pauvres, c’est bien la musculation — cela se vérifie d’ailleurs sociologiquement.

          Ensuite, la musculation est le meilleur moyen de lutter contre la sarcopénie (la fonte musculaire liée au vieillissement), et la pratique régulière d’un sport renforce le système immunitaire.

          Vous avez raison, la malbouffe est bien une calamité, mais la sédentarité aussi.

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        • xc // 04.07.2021 à 08h06

          Il y a des salles associatives, certes moins bien équipées que les salles commerciales, mais le montant de la cotisation est en rapport.

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    • Koshyl4 // 03.07.2021 à 10h55

      « L’obésité n’est pas un problème de volonté personnelle, si nous continuons de le croire nous ne réglerons pas le problème de l’obésité » à 6:34.

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      • calal // 03.07.2021 à 12h09

         » L’obésité n’est pas un problème de volonté personnelle »
        c’est un probleme de maladaptation d’un cerveau limbique encore fait pour la savane et la vie dure a l’exterieure et en groupe avec une vie moderne urbaine sedentaire et solitaire . De plus l’ignorance entretenue par le systeme de domination mis en place encourage a la recherche de solutions « couteuses » alors que des solutions simples et economiques existent.

        Ne comptez pas sur ceux qui ont cree le probleme pour le resoudre. Mon corps,mon choix…

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        • kasper // 04.07.2021 à 06h47

          Tout le monde est équipé du meme cerveau limbique, mais tout le monde n’est pas obese donc le problème est ailleurs.

          Problème d’éducation, de sensibilisation aux consequences de l’obésité sur la sante et manque d’information sur les pratiques des fabriquants de nourriture (les legumes dégueulasses et sans gout coupes au sucre pour être mangeables, etc) et de réglementation de ces pratiques.

          Aussi manque d’éducation sur la biologie du corps humain et les connaissances de base scientifiques pour comprendre que les regimes miracles qui promettent de faire maigrir sans effort ni changement profond de regime alimentaire ne sont que des attrape nigauds. L’absence de réglementation efficace sur les publicités mensongères est aussi un problème.

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      • Thomas Savary // 03.07.2021 à 15h32

        Je n’ai pas encore regardé le documentaire. Si cette phrase signifie que la volonté personnelle ne suffit pas dans la démarche consistant à vouloir perdre beaucoup de poids et de manière durable, je ne peux qu’y souscrire. Se croire plus fort que les hormones qui contrôlent la sensation de faim ou que la dépendance à certains aliments, c’est de fait se condamner à l’échec. La volonté personnelle ne suffit pas, la perte de poids durable suppose l’acquisition de connaissances indispensables sur la nutrition et le système hormonal, afin de rééduquer son corps et son cerveau. La volonté personnelle ne suffit pas, donc, mais elle est indispensable.
        Je précise que je ne parle pas dans le vide, dans l’abstraction du donneur de leçons, mais que je suis moi-même un ancien obèse (« léger », certes) et que j’ai perdu 17 kg, avec encore quelques kilos à perdre. Mais je ne suis pas pressé, car la perte de poids est un marathon, pas une course de vitesse.

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        • tunkasina // 05.07.2021 à 14h42

          Comme vous dites ! La volonté personnelle ne suffit pas, mais c’est très certainement obligatoire dans la démarche.

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    • Guise // 03.07.2021 à 12h29

      @Calal : le problème à un problème structurel, collectif, ne peut pas être du côté de l’individu.

      Le nombre de salarié qui peuvent se concocter un petit programme de musculation et salade verte, et qui pourra le suivre toute sa vie, en supposant qu’ils existent.. : ça ne réglera pas le problème collectif qui se pose.
      La majorité doit prendre en compte ses conditions de travail, un agenda imposé par l’employeur, des transports imposés, voiture ou train ou bus, dans tous les cas le vélo et la marche c’est réservé à ceux qui n’habitent pas très loin de leur lieu de travail.
      Et la majorité doit manger des plats préparés remplis de sucre, par manque de temps (toujours parce que l’agenda capitaliste guide nos vie et impose des horaires de déjeuner).

      Les « solutions » individuelles n’aideront personne sur le long terme (ou si peu), et pire : elles culpabiliseront la quasi totalité des individus qui y croiront.

      Le fonctionnement du corps humain dépend de beaucoup de critères, des famines qu’ont vécu vos parents, de votre code génétique, mais surtout, de votre milieu social. Tout le monde ne peut pas se payer le luxe d’aller soulever de la fonte à 16h, il y a les heures supplémentaires imposées, le trajet de retour, les courses, les enfants pour ceux qui ne délèguent pas ça à leur esclave domestique, et le temps de loisir, tout aussi vital pour l’être humain.

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      • calal // 03.07.2021 à 14h02

        « Et la majorité doit manger des plats préparés remplis de sucre, »

        non. Vous vous faites couillonnez quand vous consommez ces plats prepares modernes,vide de nutriments,bourres de sucre rapide et qui ont 5% de legumes,fibres et vitamines pour faire beau sur l’emballage. Faites vous un casse croute jambon beurre cornichons plutot.Cuisinez plus le week end et rechauffez les plats la semaine. Pourquoi le capitalisme a jete l’opprobre sur les talents de cuisiniere ? parce que quelqu’un qui sait cuisiner est un rival qui est capable de produire de la qualite a pas cher et a gros rendement…
        vous pouvez manger cru pommes et carottes par exemple: ca vous fait les quelques calories de glucides que vous avez besoin et en plus ca vous muscle les gencives qui saigneront moins…

        des solutions y en a plein et cela est d’autant plus facile que notre corps dans nos civilisations modernes n’a besoin de quasi aucun sucre car on a plus besoin de vivre a l’exterieur dans le froid ni de bouger beaucoup.Par contre faut occuper notre temps…

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        • xc // 04.07.2021 à 08h10

          « Pourquoi le capitalisme a jeté l’opprobre sur les talents de cuisinière ? » Vous ne regardez jamais la télévision ? Au moins les programmes ? Je crois qu’il n’y a jamais eu autant d’émissions culinaires.
          Et puis, il n’y a pas que les femmes qui font la cuisine…

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          • ellilou // 04.07.2021 à 23h11

            Ce ne sont pas à proprement parler des émissions « culinaires » mais des émissions du type classement, élimination, et on jette les « maillons faibles ». La cuisine est bien souvent un détail, ce qu’il faut c’est que ça pleure, ça se batte pour les rares places et être LE ou LA winner….

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            • Cévéyanh // 06.07.2021 à 22h32

              A Calal, xc et ellilou :
              Aujourd’hui, pratiquement toutes les femmes travaillent. C’était elles qui faisaient et qui font généralement encore toujours la cuisine au sein du couple. Pour les « aider », l’industrie a offert des produits tout préparés et donc rapide leur faisant gagner du temps (nouveau marché) et leur permettant ainsi aussi de faire d’autres activités (marché : loisir, télé…).

              Les émissions de cuisine ne font que suivre un nouveau marché : la volonté de certaines personnes (d’une certaine classe) qui ne veulent plus de ces aliments industriels et veulent retourner à la cuisine traditionnelle.

              Le capitalisme est « friand » de nouveaux marchés afin d’avoir de la croissance. Exemple : le bio. Il n’a pu s’aggrandir dans les magasins que parce qu’il y avait un intérêt économique et n’est pas arrivé par pure intérêt de santé pour les gens ou pour la terre (il contribue certes).

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            • Cévéyanh // 06.07.2021 à 22h50

              Je rajoute que les plats préparés ont aussi su plaire après aux célibataires hommes et femmes qui ne voulaient pas perdre de temps à cuisiner ou ne savait pas (marché des plats industriels individuels)

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      • tunkasina // 05.07.2021 à 14h45

        « Et la majorité doit manger des plats préparés remplis de sucre, par manque de temps (toujours parce que l’agenda capitaliste guide nos vie et impose des horaires de déjeuner). »

        Vu le prix, non.
        Il est moins cher de manger sans sucre et sans gras, c’est un fait.
        Ce n’est pas forcément plus sain par ailleurs, mais au moins ça traite le surpoids.

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    • Kiwixar // 04.07.2021 à 02h43

      « Vous etes un homme blanc obese? mettez vous a la musculation. »

      Pas trop partisan de cette voie. Pour moi, si vous êtes un homme blanc obèse et fainéant, mangez moins. Jeûne intermittent, 2 repas par jour, sautez le dîner (aucun solide entre 14h et 7h du mat). 40 jours de perte de poids (2 à 3 kg, réduisez les glucides) puis 40 jours de maintien de poids, et puis 40j de baisse, et ainsi de suite, jusqu’au poids idéal.

      Ne baissez pas d’un coup sans phases de maintien, vous reprendriez tout. Là, augmentez doucement l’activité physique, assouplissements, marche. Vous aurez l’esprit plus clair, et le corps voudra bouger…

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      • Thomas Savary // 05.07.2021 à 14h17

        Il n’en reste pas moins, comme l’écrivait Calal, que l’augmentation de la masse musculaire, outre l’intérêt esthétique et la lutte contre la fonte musculaire s’accentuant avec l’âge, se traduit par une augmentation du métabolisme basal (l’énergie dépensée par l’organisme au repos), et permet donc soit de manger plus sans prendre de gras, soit de perdre du gras sans manger moins, ce qui ne peut qu’aider à la perte de graisse en limitant les sacrifices liés au déficit calorique nécessaire pour maigrir.
        Je n’étais pas, mais alors pas du tout, sportif à la base. Je le suis devenu par volonté et parce que vivre avec une sensation de faim permanente m’était trop difficile (avant de me mettre au sport, j’ai pratiqué plusieurs régimes, dont un où j’avais réussi à perdre 10 kg, pour finalement en reprendre… 20).

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        • calal // 07.07.2021 à 08h45

          un des autres interets de la musculation c’est qu’en (re)developpant des muscles antagonistes atrophies,on va diminuer des douleurs articulaires,tendineuses etc : typiquement le mal au dos, du a l’atrophie des muscles lombaires,dorsaux,rotateurs de la coiffe.
          Pour ceux que ca interesse, major mouvement un kine qui a une chaine youtube tres interessante est en train de devoiler tous les secrets de son metier :
          https://www.youtube.com/watch?v=BJbYxT_88bo
          https://www.youtube.com/watch?v=Wfh25HAutyg

          tous ces exos de « reeducation » de kine peuvent etre utilises comme exos de musculation avec des poids ou des elastiques.

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    • pseudo // 08.07.2021 à 08h42

      on peut aussi faire marcher sa tête, ça brûle les graisses aussi…

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  • LibEgaFra // 03.07.2021 à 09h08

    Commençons par supprimer toutes les publicités alimentaires, celles où apparait en tous petits caractères qu’il faut manger 5 fruits et légumes et qu’il faut bouger.

    S’il y en a un qui ne bouge pas, c’est bien le gouvernement. Sauf pour imposer une vaccination sans laisser le choix du vaccin.

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    • Basile // 03.07.2021 à 11h36

      les enfants répètent, la bouche en cœur en bons élèves qui on bien appris leur leçon, « ne pas manger trop gras, trop sucré, trop salé », puis sautent sur les aliments concernés

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    • Didier // 04.07.2021 à 02h09

      Je vous trouve bien timide.
      Supprimons TOUTE la publicité, pour un motif extrêmement simple: crime contre l’humanité.

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  • Fernet-Branca // 03.07.2021 à 11h06

    Il y a une solution régime alimentaire camp de concentration plus pratique de la marche comme dans la legion étrangère puis chasse aux Talibans dans les hauteurs de l’Hindu-Kush.
    Pour les non natoesques développement du transport des marchandises sur vélos aménagés ou portage au balancier.

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  • paulo // 03.07.2021 à 12h01

    Le développement actuel de l’obésité, c’est une réaction viscérale des organismes dont l’intelligence interne leur murmure que les temps à venir seront très « maigres » , très frugaux et très hostiles aux plus pauvres …alors on fait des provisions en prévision……

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  • Philippe T. // 03.07.2021 à 13h35

    Bonjour,
    La majorité dont vous parlez pourrait apprendre à cuisiner, si il le faut, et prendre le temps de se préparer des plats sains et nutritifs, au lieu de consommer du tout préparé et passer à domicile 4h par jour devant les écrans.
    Si on ne fait pas l’effort personnel de changer un mode de vie nocif, personne ne le fera à notre place.
    Les règlements administratifs et les campagnes de prévention aussi utiles soient ils ne remplaceront jamais les efforts individuels.

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  • 78 ans +1 // 03.07.2021 à 13h45

    Dans ces sociétés où l’on invite sans cesse les gens à consommer…

    Là où la consommation est devenue la religion dominante, plus essentielle que la vie (même durant une pandémie…)…

    Quand sévit partout le culte du « biggest in the world » en tout…

    Y a-t-il un seul citoyen qui s’étonne encore de vivre dans un « monde obèse »?

    P.S. Il y a une vie (saine) AVANT et APRÈS la consommation obsessive, pathologique!

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    • Dominique Gagnot // 03.07.2021 à 14h47

      La consommation est indispensable au capitalisme. Ne vous étonnez pas si on nous y pousse.

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  • Calal // 03.07.2021 à 16h26

    Un des mécanisme inconscient qui conduit a l’obésité est le fait de la société d’abondance qui fait que l’on mange pour calmer ses angoisses .Ce qui conduit a manger de trop puisque la nourriture industrielle est hypercalorique.

    Grosso merdo les angoisses inconscientes sont la crainte d’être isolé ou exclu du groupe. Traditionnellement, culturellement, il suffisait de repas de famille,d’aller au bistrot ou au lavoir pour avoir sa ration de cris amicaux de mâle et de femelles pour être rassuré. Dans les villes modernes, la solitude et l’individualisme font que cela peut être difficile. Un moyen de hacker son cerveau est d’écouter des podcasts d’intervenants masculins et féminins amicaux .les débats de LCI sont trop anxiogènes pour remplir ce rôle par contre…

      +7

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  • METZGER // 03.07.2021 à 16h58

    Nous vivons une époque de gros-pride. Vous ne trouverez aucune critique raisonnée, sur aucun média, des gros, des gras, des obèses. Bien-sûr, il y a foule d’émissions racoleuses sur l’ obésité, avec stage commando contre les kilos superflus, les régimes, les «combats contre la graisse», avec assistance médicale et vidéos. Nulle maladie ne peut l’expliquer : il faut simplement ingurgiter des quantités himalayennes. On a jamais vu un gros sortir d’un camp de concentration.
    Mais le Gros est tabou : Il est scandaleux de souligner que quand j’ai un excédent de bagage de 200 grammes, je paye une surtaxe, justifiée par la consommation supplémentaire de carburant, pas le gros qui empiète sur ma place de 50 Kg, voire plus, sans surtaxe ! Enfoncer une porte ouverte en disant qu’ils polluent deux fois plus c’est de la grossophopbie, limite raciste !

    Mauvais exemples pour leurs compatriotes. Ils vivront moins vieux, en creusant le trou de la sécu par leurs maladies coronariennes, leur diabète, leurs pilules pour maigrir, leurs cures et leurs opérations de dégraissage : liposuccion, nœud gastrique, by-pass en alpha ou oméga, mésothérapie, tout cela nous coûte un bras, faisant la fortune des nutritionnistes.

    Ils encombraient les réa du CoviD.

    Arguant d’une souffrance sociale, de discriminations, ils demandent la reconnaissance d’un handicap, un soutien, voire une pension ! Leur démarche suicidaire ne concerne qu’eux: on a la liberté de contrôler son poids, le cancer, la sclérose en plaque non.

      +13

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    • toto // 06.07.2021 à 15h26

      C’est parce que cette population rapporte plus d’argent par tête.
      1-Ils mangent plus donc consomme plus
      2-Ils sont plus souvent malades donc consomme des médoc et autre produit miracle
      3-En bout de chaine ils demandent une liposucions donc intervention chirurgical.

      Tout ca a crée un écosystème économique, donc des lobby pro gros.

      L’origine de cela est la nourriture enrichi en sucre pour écouler les stock , (ils en mettent même dans les légumes en conserve).
      Le manque de sport ou d’activité consommatrice (console de jeu +MacDo etc.)
      Les parent qui abandonnent (n s’investissent plus dans l’éducation de base de l’enfant ) et commandent ou font des pates ketchup a pratiquement tout les repas et encore on verra le résultat avec la nouvelle génération élevée à coup de tablette smartphone (YouTube/Netflix), Uber eats et la multiplication des rayons gâteau et sauces.

      Bref un mélange de fainéantise, gourmandise, et avidité.

        +1

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  • Kiwixar // 04.07.2021 à 03h14

    Pas inéxorablement : nous sommes sur le « pic obésité » lié au pic pétrolier. Quand le pétrole deviendra très rare/cher ou hors de portée (2030), et l’électricité intermittente, l’alimentation deviendra un casse-tête (fin de la chaîne du froid déjà). On mangera moins, et on bougera (vélo).

      +6

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  • Renaud // 04.07.2021 à 12h10

    Peut-être que l’on peut aussi questionner notre soumission aux états-unis, qui sont, à moins d’être complétement sourd et aveugle, devenu des maîtres nuisibles plutôt que des alliés protecteurs. Il y a quand même beaucoup moins d’obèse d’un coté de la planète que de l’autre…

    Multiculturalisme, malbouffe, libéralisme au delà de toute mesure, éducation inexistantes, etc…
    C’est bien beau de pointer du doigt tous les sujets qui ne vont pas. En pointer la raison serait plus simple et plus efficace.

      +3

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    • METZGER // 04.07.2021 à 13h20

      @Renaud.
      Je suis d’accord avec vous. Mais seulement pointer une cause ( et pas une raison, car il n’a rien de raisonnable là-dedans ) en niant la responsabilité individuelle est un système universellement voué à l’échec.

      L’influence néfaste de l’oncle Sam et sa malbouffe ne doit pas empêcher un effort d’éducation ici.
      Cela passe par un changement des préhensions. L’alcoolisme et l’obésité sont des maladies.

      Commençons par dire clairement qu’il n’y a aucune raison d’être gros et gars ou alcoolique et fier de l’être.
      Encourageons les à faire des efforts, et cessons de promouvoir les clips adipocytaires.

      Les gros font déjà du vélo, Kiwixar, vous savez les mobylettes électriques. Ils donnent un coup de pédale, la fée électricité fait le reste, pollution des piles et gâchis des terres rares en plus…

        +4

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  • Denis Monod-Broca // 05.07.2021 à 12h07

    L’obésité des individus est à la fois un mal en soi et une métaphore du mal de nos sociétés, elle-même obèses, paralysées par de mauvaises graisses idéologiques, droguées au toujours-plus…

      +5

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  • Christian Gedeon // 05.07.2021 à 12h16

    La société a bon dos. Elle est responsable en partie j’imagine. Mais bon quand je buvais trop, je mangeais trop ça n’a pas loupé, surpoids l’ami cholestérol et la copine diabète ont pointé le bout de leur nez. ( sans parler des gamma gt) Retour a une alimentation saine et un an après, plus rien. On peut aussi faire un petit effort, n’est ce pas?0

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    • Dominique Gagnot // 06.07.2021 à 14h00

      Chaque cas est un cas particulier. Encore, par ailleurs, faut il être bien dans sa vie pour être capable de faire un « petit effort » – supplémentaire – car souvent les obèses cumulent les problèmes. Un malheur vient rarement seul.

        +2

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  • toto // 06.07.2021 à 15h29

    C’est parce que cette population rapporte plus d’argent par tête.
    1-Ils mangent plus donc consomme plus
    2-Ils sont plus souvent malades donc consomme des médoc et autre produit miracle
    3-En bout de chaine ils demandent une liposucions donc intervention chirurgical.

    Tout ca a crée un écosystème économique, donc des lobby pro gros.

    L’origine de cela est la nourriture enrichi en sucre pour écouler les stock , (ils en mettent même dans les légumes en conserve).
    Le manque de sport ou d’activité consommatrice (console de jeu +MacDo etc.)
    Les parent qui abandonnent (n s’investissent plus dans l’éducation de base de l’enfant ) et commandent ou font des pates ketchup a pratiquement tout les repas et encore on verra le résultat avec la nouvelle génération élevée à coup de tablette smartphone (YouTube/Netflix), Uber eats et la multiplication des rayons gâteau et sauces.

    Bref un mélange de fainéantise, gourmandise, et avidité.

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  • guzy // 07.07.2021 à 10h49

    OK les lobbies, OK les aliments transformés. Tout ceci est exact, mais il n’empêche que tout le monde n’est pas obèse ni même en surpoids. c’est comme le tabac : un cadre réglementaire plus strict est favorable à une prise de conscience et à une baisse de la consommation, mais in fine c’est la volonté individuelle qui fait la différence, je suis un ancien fumeur, j’en sais qq chose. Il faut faire des efforts, ce qui est totalement contraire avec la philosophie du système de la consommation. Cette histoire d’obésité est finalement symbolique de l’adaptation qui nous attend : on n’échappera pas à des restrictions et à des interdictions

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    • pseudo // 08.07.2021 à 09h10

      Vous pensez vraiment que nous allons nous adapté ? Ou n’est ce pas plutôt la terre qui s’adapte en changeant de régime climatique ? =) Car, en ce qui nous concerne, nous ne vivons jamais autre chose l’acte d’appropriation capitaliste ultime, l’appropriation des moyens de subsistance. Hors, nous sommes coutumier de ces disruptions et des réorganisations sociale imposées qui vont avec.
      de quelle adaptation vous parlez avec +50° ? Avec 1m de flotte dans la maison tout les 6 mois ? Avec des fruits tout maigres, sans sucre et sans saveur défoncés par la grêle et le gel ?
      Vous en attendez quoi exactement de cette « adaptation » ? Que l’industrie nous fasse manger des abricots qui ont poussé en boite de pétri ? Que l’industrie nous fasse encore le coup d’organiser l’échelle de prix autour de la qualité nutritive, au nom de « laraisonéconomique ». Plutôt que de considérer cette variable de qualité nutritive comme intrinsèquement indépassable car vital à la définition de la nature du produit. Que l’industrie termine de tellement mettre la tête de l’agro raisonnable et réfléchit sous l’eau pour finir de tuer cette idée noble ?…..

      sérieusement, vous imaginez quoi de ce futur [modéré] ?

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