Suite de notre série de reprises sur l’Ukraine… (qui n’a évidemment pas pour but de nier le caractère corrompu de l’ancien gouvernement, ni les légitimes aspirations du peuple à plus de liberté individuelle)

Janvier 2014 : La montée en puissance des néo-nazis dans la violence pro-européenne

Le site internet allemand Telepolis (gauche) revient à la charge dans ses accusations contre les grands médias occidentaux, qui ont refusé jusqu’ici de rapporter sur le fait qu’un certain nombre de violences rencontrées lors des manifestations de Kiev sont l’œuvre de groupuscules d’extrême-droite et même néo-fascistes.

Ces groupes sont, d’une part, des scissions du parti néo-fasciste ukrainien Svoboda. Pour eux, il s’agit de se démarquer des tentatives visant à dédiaboliser le programme de Svoboda dans le cadre d’une alliance avec d’autres partis d’extrême-droite européens.

D’autre part, selon Telepolis, on retrouve des extrémistes anti-russes des mouvements UNA-USO, Trizub, et « Patriotes d’Ukraine », formant le « Bloc de droite » violemment opposé à tout pourparler avec le gouvernement ukrainien. Celui-ci appelle à la conquête du pouvoir par la lutte armée.

D’autres voix commencent également à s’inquiéter de cette réalité :

  • 13 janvier : Oleksandr Feldman, président du Comité juif ukrainien et membre du parlement ukrainien, a publié un article intitulé « La triste progression du mouvement de protestation ukrainien, de la démocratie et de l’Etat de droit vers l’ultra-nationalisme et l’anti-sémitisme », qui a été reparis par le site The World Post associé au Huffington Post le 23 janvier. L’article raconte la prise en main des manifestations de Kiev par les néo-fascistes, et appelle les dirigeants de l’opposition Yatseniouk et Klitschko à dénoncer « la dérive néo-fasciste au cours des dernières semaines et à rompre leur alliance avec Svoboda ».
  • 15 janvier : Le Jerusalem Post rapporte qu’un étudiant d’une école juive a été poignardé le 17 janvier, une semaine après qu’un homme de confession juive, Hillel Wertheimer, a été battu à Kiev. L’article cite l’appel de la communauté juive à renforcer sa sécurité, ainsi que le Congrès juif mondial, pour qui le rudoiement de Wertheimer « fait partie ’’d’une tendance croissante dans le pays à l’incitation antisémite et aux activités extrémistes’’ favorisée en partie par la popularité croissante du parti ultra-nationaliste Svoboda, que l’organisation juive a qualifié de groupe néo-nazi ».
  • 20 janvier : L’ambassade israélienne en Ukraine a publié un communiqué, rapporté par l’agence Interfax Ukraine, exprimant ses profondes inquiétudes à propos des attaques à l’encontre de membres de la communauté juive de Kiev.
  • 21 janvier : Un article de The Nation, intitulé « le nationalisme ukrainien au centre de l’ ’’euromaidan’’ », documente le rôle sans cesse croissant de Svoboda, qu’il identifie comme un parti situé « très à droite » (far-right) et « extrêmement nationaliste », sans toutefois insister sur son caractère néo-nazi.
  • 22 janvier : Nicolai Petro, écrivant sur le site du National Interest, défend les nouvelles lois restreignant les manifestations comme étant absolument nécessaires, étant donné la nature nihiliste et violente de l’opposition, qui bat régulièrement des députés et autres personnes.
  • 23 janvier : Libération et Daniel Schneidermann dans Rue89 reconnaissent eux aussi que l’extrême-droite s’incruste dans les manifestations.

25 janvier 2014 : Appel de 29 élus et responsables contre l’ingérence occidentale

Le 25 janvier 2014, Natalia Vitrenko, économiste et fondatrice du Parti socialiste progressiste, et 28 élus et responsables d’associations ukrainiens, ont adressé cet appel au secrétaire général de l’ONU, aux dirigeants de l’UE et des États-Unis. Les signataires dénoncent l’ingérence étrangère et le danger de coup d’État

Arrêtons la guérilla qui rôde ! Stoppons l’incitation à la guerre civile, à un coup d’État et au démembrement du pays !

En Ukraine, la crise politique s’aggrave de jour en jour, menant le pays à une guerre civile fratricide, à la perte de sa souveraineté, voire à sa désintégration. Il s’agit d’une entreprise étrangère visant à s’emparer de l’Ukraine, au mépris de l’intérêt et des aspirations de notre peuple. Elle opère de façon anticonstitutionnelle et en violation des normes internationales et des principes fondés sur l’action pacifique, les élections libres, la liberté de parole et le respect des droits de l’homme.

Puisque les médias internationaux colportent des informations déformées sur l’Ukraine, émanant d’hommes politiques et de responsables de l’Union européenne et des Etats-Unis, et que ces informations sont utilisées ensuite pour soutenir cette opération de guérilla illégale, nous sommes obligés de lancer l’appel suivant :

  1. Le prétexte pour organiser les manifestations de « l’Euromaidan » à Kiev a été le refus du gouvernement et du Président ukrainien de signer un accord d’association avec l’UE. Nous attirons votre attention sur ce document, en défense duquel l’opposition parlementaire a appelé le peuple à manifester sur la place de l’Indépendance (Maidan) de Kiev.Au cœur de cet accord, la perte totale de la souveraineté ukrainienne au profit d’agences supranationales (le Conseil d’association et le Comité sur le commerce) intronisées au-dessus de la Constitution et des lois du pays en tant qu’autorités décisionnelles. Il a été démontré de façon incontestable que ce document va à l’encontre de la Déclaration sur la souveraineté nationale de l’Ukraine, de la Constitution et des décisions de la Cour constitutionnelle, ainsi que de la volonté du peuple exprimée lors des référendums des 17 mars et 1er décembre 1991. La mise en œuvre de l’Accord d’association avec l’UE aurait conduit indiscutablement à la destruction de l’économie du pays, de son industrie, de son agriculture, de ses services et de son secteur scientifique.Signer cet accord aurait signifié la fin de la propriété de l’Etat, en concurrence avec les oligarques occidentaux. L’Accord d’association avec l’UE aurait éliminé la souveraineté de l’Etat ukrainien. Le mécanisme de convergence politique qui y est incorporé aurait éliminé également la souveraineté politique du pays, conduisant l’Ukraine à rejoindre la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Ce projet anti-russe, qui prévoit d’expulser la flotte de la Fédération russe de la mer Noire, basée à Sébastopol et en Crimée, entraînerait l’Ukraine dans le bloc militaire de l’OTAN.Les arguments mentionnés ci-dessus confirment que cet Accord d’association avec l’UE est un projet occidental visant à prendre le contrôle de l’Ukraine et à la coloniser. Son application avait été confiée aux partis de l’opposition parlementaire : Batkivshchyna (Patrie), Udar (Coup de poing) de Klitschko et Svoboda (Liberté).
  2. Nous estimons nécessaire d’attirer votre attention sur la nature des forces politiques qui ont organisé l’Euromaidan et se livrent aujourd’hui à des combats à travers le territoire ukrainien. Ces terroristes lancent non seulement des attaques sanglantes contre les représentants de l’ordre public, mais ils s’emparent de bâtiments officiels, mettent à sac et brûlent les bureaux des partis auxquels ils s’opposent et font régner la loi du plus fort contre les citoyens d’Ukraine. Ceci met en danger leur vie et leur sécurité, ainsi que leur dignité et l’inviolabilité de leurs biens.Vous devriez comprendre qu’en soutenant cette guérilla en Ukraine, en octroyant à leurs auteurs le statut d’« activistes d’Euromaidan » participant à des actions prétendument pacifistes, vous protégez et encouragez directement des mouvements néo-nazis et néo-fascistes.Aucun de ces opposants (Yatsenyuk, Klitschko et Tyahnybok) ne cache qu’il se situe dans la continuité de l’idéologie et des pratiques de l’OUN-UPA (Union des nationalistes ukrainiens – Armée insurrectionnelle ukrainienne, deux formations nationalistes créées dans les années 1930 et favorables à une collaboration étroite avec le régime nazi). Tous leurs discours au Maidan sont ponctués de « Gloire à l’Ukraine – à la gloire des héros ! » Ce salut nazi, adopté par les nationalistes ukrainiens en avril 1941 (lors de la deuxième assemblée de l’OUN), n’était qu’une copie de slogans similaires du parti nazi d’Hitler. « Gloire à l’Ukraine – Mort aux ennemis », « Ukraine par dessus tout », « L’Ukraine aux Ukrainiens », « Poignardons les moscovites et pendons les communistes ! », en sont d’autres entendus au Maidan.Partout où ils vont, outre ces slogans, les gens d’Euromaidan répandent des symboles racistes comme la Croix du loup (l’un des premiers insignes du NSDAP d’Hitler) et la Croix celtique, emblème néo-nazi symbolisant la supériorité de la race blanche. Et aussi les nombres 14 et 88. Le chiffre 14 fait référence aux quatorze paroles du néo-nazi américain David Lane (1938-2007), un suprématiste qui fut condamné aux Etats-Unis à 190 ans de prison pour violation des droits civiques et escroquerie ; le 88 est un code pour Heil Hitler ! (le h étant la huitième lettre de l’alphabet).Le groupuscule paramilitaire « Praviy Sektor » (Secteur droit) qui coordonne les guérillas, exhibe dans toutes ses actions le drapeau rouge et noir, autre symbole de l’idéologie « de la race et du sol », devenue dans les années 1930 une sorte de doctrine national -socialiste utilisée par les hitlériens pour justifier leur régime après leur accès au pouvoir en 1933. Le caractère néo-nazi de l’Euromaidan se trouve confirmé par l’utilisation constante des portraits de Bandera (1909-1959) et Choukhevitch – deux bourreaux sanguinaires de notre peuple – agents de l’Abwehr (le renseignement militaire de l’Allemagne nazie) opérant sous les pseudonymes de « Gray » et « Taras Chuprinka ». Le 14 janvier, par provocation, un portrait de Bandera a été accroché sur l’hôtel de ville de Kiev occupé par les manifestants. Suite au scandale provoqué, le portrait fut rentré à l’intérieur du bâtiment.Autre action diabolique, les participants du Maidan ont organisé une marche dans le centre de Kiev le 1er janvier, jour de l’anniversaire de Bandera. Ainsi, ce n’est pas seulement le Maidan de Kiev, mais également ceux qui émergent dans diverses régions de l’Ukraine, qui sont massivement infectés par l’idéologie nazie et recourent aux pratiques de leurs prédécesseurs en menant des actions contre la force publique et contre des civils (notamment leurs adversaires politiques).Soit Washington et Bruxelles ont choisi d’ignorer le caractère nazi de l’Euromaidan, soit ils préfèrent fermer les yeux et étouffer la vérité sur l’idéologie fasciste de l’opposition parlementaire et de l’Euromaidan en Ukraine. On est donc en droit de s’interroger :

    L’ONU, l’UE et les Etats-Unis ont-ils cessé de reconnaître la charte et le verdict du tribunal international de Nuremberg sur les crimes de guerre pour lesquels les hitlériens et leurs sbires furent jugés et condamnés ? Les droits de l’homme n’ont-ils plus aucune valeur pour les pays de l’UE et la communauté mondiale ? La dévotion des nationalistes ukrainiens pour Hitler et le massacre de civils sont-ils maintenant considérés comme une forme de démocratie ?

  3. Les droits des citoyens ukrainiens qui condamnent les néo-nazis, épousent une idéologie différente, défendent la souveraineté de l’Ukraine et rejettent catégoriquement le traité d’association avec l’UE, considérant que l’intégration de l’Ukraine dans l’Union douanière peut offrir une sortie de crise, sont piétinés ! Pourtant, des sondages crédibles indiquent que plus de la moitié de la population est favorable à une association entre l’Ukraine et la Russie et que 97 % rejettent le nazisme.L’UE et l’ONU pensent-elles que les droits de dizaines de millions de ces Ukrainiens n’ont pas à être défendus ? L’UE et l’ONU considèrent-elle comme un modèle de démocratie le fait que les soi-disant forces d’autodéfense d’Euromaidan, de façon anticonstitutionnelle et en violation totale des normes du droit international, kidnappent des citoyens, les fouillent, les interrogent, les torturent et les conduisent en des lieux où des « sentences » sont exécutées ?

Pour changer cela, nous insistons pour que nos représentants soient immédiatement admis dans le processus de négociation entre la présidence ukrainienne et l’opposition parlementaire, et vous demandons de soutenir cette demande. Nous demandons également qu’une délégation autorisée des signataires ci-dessous soit reçue de toute urgence, afin d’ouvrir l’accès à une information objective sur ce qui se passe réellement en Ukraine.

Nous, en tant que responsables de partis politiques et de la société civile, exprimons notre vive préoccupation face au constat que certains politiciens et responsables de l’ONU, de l’UE et des Etats-Unis ont une vision déformée de ces événements organisés en vue d’un coup d’Etat en Ukraine, et ne prennent aucune mesure efficace pour l’empêcher.

Nous en appelons aux dirigeants des Nations unies, de l’Union européenne et des Etats-Unis afin qu’ils condamnent sans tarder les actions d’organisations ukrainiennes nazies et s’engagent à prendre les mesures qui s’imposent pour empêcher une guerre civile fratricide dans notre pays. Une copie de cette déclaration sera transmise aux dirigeants des Etats membres du Conseil de sécurité des Nations unies.

27 janvier 2014 : Un député italien exige la fin de l’ingérence européenne en Ukraine

Le sociologue italien Pino Arlacchi, député européen de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (Parti Démocrate) et ancien directeur de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ODCCP), a déclaré dans un entretien à Radio 24 en Italie le 27 janvier que les manifestations en Ukraine étaient contrôlées par des nazis. Il a appelé l’UE à cesser toute ingérence dans les affaires internes du pays.

Interrogé s’il pensait que l’Europe soutenait de manière approprié les protestataires qui « demandent l’Europe » en Ukraine, Arlacchi a répondu :

Il ne semble pas du tout qu’ils soient en train de demander l’« Europe ». La rue est aux mains des extrémistes pro-nazis et des nationalistes de Svoboda, qui ne se soucient guère, je le crois, de l’Europe.

Alors que son hôte insistait sur le fait qu’« une partie de l’opposition est pro-Europe », Arlacchi a répondu :

Être en faveur de l’UE doit aussi signifier qu’ils doivent favoriser les méthodes et valeurs en usage dans l’UE. Descendre dans la rue avec des armes, tirer des coups de feu et détruire les immeubles publics, et ensuite demander que le gouvernement fasse ce qu’ils disent, ne me semble pas à moi comme étant très européen.

Je ne soutiens pas le gouvernement ukrainien, mais je ne tombe pas non plus dans le piège de penser qu’une rue violente a le droit de renverser un gouvernement élu démocratiquement – les élections ont été régulières, nous les avons surveillées. Je ne me reconnaît pas dans une meute qui exige qu’on change les règles du jeu démocratique par la force. Ils peuvent demander de nouvelles élections, ils peuvent demander la démission du gouvernement, ils peuvent tout demander ce qui est légitime, mais ils doivent également le faire avec des méthodes qui sont cohérentes avec les règles de la démocratie.

Lorsque Radio 24 lui fit remarquer que la ministre italienne des Affaires étrangères Emma Bonino a déclaré le même jour que la position du président ukrainien Ianoukovitch était insoutenable, Aralcchi a répondu :

Je dirais que nous devrions essayer d’interférer beaucoup moins dans les affaires internes des autres pays. Cette intervention européenne en Ukraine a été un désastre, car elle a divisé le pays. Il y a toute une partie anti-russe du pays contre l’autre moitié, qui est pro-russe, sans idée claire sauf une poursuite de la Guerre froide. J’ai insisté, et je continue à le faire, avec mes autres collègues, sur l’idée que diviser un pays de cette manière n’est pas cohérent avec le message européen, n’est pas dans l’intérêt de l’Europe, et que nous devrions développer une autre politique à l’égard de l’Est, fondée sur le dialogue et l’inclusion avec la Russie, plutôt que de se comporter comme si nous étions au pire moment de la Guerre froide.

Comme directeur de l’ONU pour la lutte contre la drogue et le crime, Arlacchi avait initié en 1998 un programme d’éradication de l’opium en Afghanistan, qui consistait à remplacer les champs de pavot par une agriculture consacrée à l’alimentation. Le programme, mis en place en collaboration avec les Talibans alors au pouvoir, avait réduit de manière significative la production de stupéfiants, jusqu’à ce que la guerre de l’OTAN lancée sous le prétexte du 11 septembre 2001 ne vienne relancer la production d’opium à grande échelle.

29 janvier 2014 : Alexander Rahr en remet une couche

Expert renommé de la Russie, l’allemand Alexander Rahr lance un avertissement contre le danger de guerre nucléaire avec le pays dirigé par Poutine, dans une analyse sur la situation ukrainienne publiée dans le mensuel allemand Cicero.

Aujoud’hui, les manifestations de masse contre le gouvernement ukrainien sont largement nourries par des demandes sociales, mais une étincelle suffit pour déclencher un conflit ressemblant à une guerre civile entre la partie occidentale, pro-européenne, et la partie orientale, pro-russe, du deuxième plus grand pays d’Europe.

Rahr fait une comparaison avec la situation en Yougoslavie au cours des années 1990, mais estime que :

contrairement à la guerre civile yougoslave, l’intervention d’une force de maintien de la paix de l’OTAN n’est pas envisageable. Le risque de confrontation militaire avec la puissance nucléaire qu’est la Russie est trop grand. L’Occident ne peut éviter de chercher une solution dans le cas de l’Ukraine avec, plutôt que contre la Russie.

Il ajoute que « si une force nationaliste radicale devait usurper le pouvoir à Kiev », la Russie se verrait obligée de reconnaître l’indépendance de la Crimée, comme elle l’a fait dans le cas de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud auparavant.

L’arsenal des options dont dispose l’Europe est limité, prévient-il : les Européens n’ont tout simplement pas le muscle financier pour suppléer aux énormes prêts consentis par la Russie à l’Ukraine. Par conséquent, la seule alternative est la coopération entre l’Europe et la Russie en Ukraine.

La modernisation des gazoducs et le développement de projets conjoints dans le secteur de l’aérospatial devraient faire partie des priorités. Il n’est même pas impossible de voir l’Ukraine adhérer tant à l’UE qu’à l’Union eurasienne, écrit-il.

2 février 2014 : Le Sécrétaire général de l’OTAN s’en prend à la Russie

Le Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a profité de la Conférence de Munich sur la sécurité de 2014, qui se tient actuellement du 1er au 3 février en Allemagne, pour proférer des menaces à l’égard de la Russie et exiger qu’elle mette fin à « sa rhétorique belliqueuse ».

Considérées comme belliqueuses sont les protestations de cette dernière sur le déploiement du bouclier anti-missile américain en Europe, un système qui menace selon plusieurs experts le fragile équilibre entre les forces de dissuasion russes et occidentales.

Le quotidien américain Stars and Stripes rapporte :

Rasmussen a dit que la rhétorique de plus en plus belliqueuse venant de Russie entrave les chances d’une coopération plus étroite entre l’Alliance et son ennemi de la Guerre froide. (…) ’’Nous devons nous garder de nous menacer l’un l’autre’’, a dit le chef de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen lors de la Conférence de Munich sur la Sécurité. Rasmussen a grondé la Russie sur plusieurs questions, tel le développement récent de missiles balistiques dans l’ouest du pays. Rasmussen a également tancé la Russie pour avoir décrit les plans du système de défense de l’OTAN comme un système ’’offensif’’, alors que l’OTAN affirme que sa conception est défensive. La Russie s’est depuis longtemps plainte à propos des plans de défense antimissile, mis de l’avant par les États-Unis, qu’elle considère comme une menace à ses propres missiles.

Tandis que Stars and Stripes ne parle que de « plans » de la part de l’OTAN et Rasmussen de la « rhétorique belliqueuse » de la part des russe, le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel annonçait, à cette même conférence, que les Etats-Unis ont déjà déployé en Espagne le destroyer USS Donald Cook (DDG 75), dans le cadre du bouclier antimissile de l’OTAN en Europe. Le USS Donald Cook est équipé du système de missiles intégré Aegis, « en réponse aux menaces posées par les missiles balistiques iraniens », selon Hagel. Trois destroyers supplémentaires ainsi équipés seront déployés sur le continent européen au cours des deux prochaines années, a-t-il ajouté.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov a réitéré que son pays considère l’installation du bouclier antimissile de l’OTAN comme un acte d’hostilité à une époque où « la confrontation militaire est inconcevable en Europe », avant de rappeler que son intervention à cette conférence avait lieu 70 ans jour pour jour après la Bataille de Stalingrad, au cours de laquelle « des centaines de milliers de mes compatriotes ont donné leur vie pour cette victoire sur les rives de la Volga, défendant non seulement la mère patrie mais combattant aussi pour arriver à la paix universelle, tout comme le faisaient nos alliés ».

2 février 2014 : l’UE ferme les yeux sur l’hégémonie des néonazis à la tête de l’insurrection

Plusieurs grands médias occidentaux viennent de confirmer de façon indépendante le rôle dominant des organisations néo-nazies dans les manifestations de Kiev.

Pourtant, le Conseil de l’Union européenne n’a pas hésité à publier le 10 février un communiqué à la langue de bois déplorant en termes plus que vagues « la situation en ce qui concerne les droits de l’homme, les cas de personnes disparues, la torture et l’intimidation, et déplore la mort et les blessures encourues de tous les côtés ». Le Conseil affirme par ailleurs qu’il se « tient prêt à répondre rapidement [par des sanctions et des moyens militaires ?] à toute détérioration sur le terrain ».

Alors qu’en France la couverture de presse reste plus que discrète, le fait scandaleux que des organisations ultra-nationalistes et néo-nazies dominent les manifestations est amplement documenté par le Globe & Mail de Toronto (le principal quotidien du Canada), le Guardian de Londres et l’agence Bloomberg de New York.

Le 7 février, le Globe & Mail publiait un article intitulé « Un mouvement de l’ultra-droite devient le fer de lance des manifestations ukrainiennes ». Son auteur Doug Sanders écrit que « les manifestants des groupes les plus nombreux et les plus agressifs, qui refusent en général de parler aux journalistes, sont des membres de Pravy Sektor, un regroupement de bandes fascistes, nationalistes, de hooligans du football et d’extrémistes de droite, certaines avec des précédents nazis ».

Sanders ajoute : Pravy Sektor est en fait « l’ossature de ces manifestations », pour ce qui concerne la « construction et l’entretien des barricades autour des squares, une grande partie de la construction des camps, la surveillance, et les batailles rangées et parfois mortelles avec la police. (…) Dans quelques villes plus petites, les manifestations locales et l’occupation des bâtiments administratifs semblent avoir été entièrement l’œuvre de Pravy Sektor. » Sanders précise que Pravy Sektor n’est pas une organisation isolée de la tendance majoritaire dans les manifestations, contrairement à ce que l’on pourrait croire, mais en fait intégralement partie : « En dépit de leur histoire d’intolérance extrême, Pravy Sektor a gagné l’admiration d’un nombre étonnamment élevé d’organisations reconnues. » Il cite ensuite Volodymyr Fesenko, dirigeant du Centre d’études politiques de Kiev disant : « Les gens les soutiennent [Pravy Sektor] (…) car ils les voient comme l’armée de l’opposition. »

Quant au Guardian de Londres, il publie le même jour un article de Volodymyr Ishchenko, qui rapporte :

Les médias occidentaux célébraient naïvement [vraiment ?] les « valeurs européennes » du mouvement, malgré le fait que le parti Svoboda, xénophobe, homophobe et nationaliste avait été, avec des groupes encore plus extrémistes [tel que Pravy Sektor cité plus haut], impliqué dans l’Euromaidan… depuis presque le début. Ils criaient des slogans d’extrême-droite, combattant la police, dirigeant l’occupation des bâtiments administratifs, et démantelant les monuments. Et pourtant ni les incidents de torture, de lynchage et d’humiliation en public de soi-disant voleurs dans les camps des manifestants, ni le passage à tabac de sans-abris ou de gens en état d’ébriété autour des camps n’ont été rapportés dans les médias internationaux.

Pour sa part le site de Bloomberg mettait à sa Une le 10 février la photo de terroristes portant un masque noir, sur le Maidan de Kiev, avec pour titre : « Les radicaux ukrainiens poussent à la violence alors que le zèle des nationalistes s’accroît. »

Les journalistes Daryna Krasnoloutska et Volodymyr Verbyany concentrent leur attention sur Pravy Sektor, le décrivant « comme un regroupement d’organisations nationalistes, incluant Tryzoub et Bilyi Molot [marteau blanc], dont l’idéologie est fondée sur Stepan Bandera, qui avait combattu l’administration soviétique dans les années trente, quelque fois aux côtés de l’Allemagne nazie ».

L’article conclut que ce sont ces groupuscules violents qui dominent la rue et cite le chef de Pravy Sektor, Dmytro Yarosh : « Nous sommes contre l’effusion de sang mais nous reconnaissons qu’il est impossible de parler aux autorités criminelles sans avoir recours à la force. »

3 février 2014 : Le Financial Times suggère d’utiliser la crise Ukrainienne pour renverser Poutine !

Un éditorial du Financial Times du 3 février intitulé « L’Ukraine se trouve face à un moment de vérité », commence par dire que la crise en Ukraine est « entrée maintenant dans une phase décisive ». Il soutient que « Ianoukovitch représente aujourd’hui une force dépassée » et, afin de parer à un éventuel durcissement des réponses de son gouvernement, « Washington et Bruxelles doivent dresser une liste de restrictions de voyager et de sanctions financières qui seraient imposées aux dirigeants du pays s’il venaient à faire preuve d’une telle brutalité. (…) Deuxièmement, l’Occident doit être immédiatement prêt à fournir une aide financière à l’Ukraine si un nouveau gouvernement arrivait au pouvoir et cherchait à renouer des liens avec l’UE », pour ensuite ajouter, comme si cela pouvait être pris au sérieux, que le FMI « devrait être prêt à injecter plusieurs milliards de dollars dans l’économie Ukrainienne afin de stabiliser instantanément la situation financière du pays ».

Faisant preuve d’une insouciance sans borne, le Financial Times déclare qu’ « une réponse militaire de la part du Kremlin est inconcevable », puis termine avec cette phrase coup de poing : « Si les Ukrainiens font tomber l’homme de Kiev, les Russes pourraient se demander pourquoi ils ne devraient pas faire de même avec l’homme du Kremlin. »

18 février 2014 : Vitrenko exige que le monde reconnaisse la nature néo-nazie du putsch en cours en Ukraine

Le Dr Natalia Vitrenko, présidente du Parti progressiste socialiste d’Ukraine, a publié hier une déclaration après que des guérilleros marchant sous la bannière rouge et noire du collaborateur nazi Stepan Bandera ont commis des actes de violence dans le centre de Kiev :

« C’est seulement lorsque la communauté mondiale aura reconnu la nature néo-nazie du putsch que la violence en Ukraine pourra être arrêtée », est le titre de sa déclaration.

Vitrenko a rapporté que le sang a coulé à nouveau hier, après que des colonnes organisées et lourdement armées, sous prétexte d’une marche pacifique sur la Rada suprême à l’appel mensonger des dirigeants de l’Euromaidan (Iatsenouk, Klitschko et Tyahnybok), ont tenté de saccager la Rada (Parlement) et attaqué tant la police que des manifestants pacifiques du Parti des régions, actuellement au pouvoir. Elle a accusé les dirigeants de l’opposition d’avoir incité cette nouvelle vague de violence et les a tenus responsables pour le sang versé. Mais elle a ajouté :

La responsabilité pour la violence, le sang, les morts et les blessés, et la guerre civile en Ukraine, n’incombe pas seulement aux organisateurs de l’Euromaidan, aux guérilleros et aux terroristes, mais également aux dirigeants de l’Union européenne et des  Etats-Unis qui ont, dans leur myopie politique, confondu un putsch nazi avec une révolte populaire pacifique en défense des valeurs européennes.

Vitrenko a répété ce qu’elle avait déclaré dans une vidéo du 13 février, qui est que les politiques étrangers se rendant sur le Square de l’Indépendance (Maidan Nezalezhnosti) refusent délibérément de reconnaître que toute la zone du Maidan est décorée de graffiti néo-nazis, tandis que des « menaces nazies » telles que « poignardons les moscovites » et « gloire à la nation – mort aux ennemis » sont scandées continuellement. « Pour une raison quelconque, ils n’arrivent pas à voir que ce qui arrive en Ukraine est parfaitement similaire à la saisie du pouvoir par les nazis en Allemagne. »

En conclusion, elle a ajouté :

En tant que dirigeante d’un parti d’opposition de gauche en Ukraine, j’appelle la communauté mondiale à regarder ce qui est au cœur de nos problèmes en Ukraine. Il s’agit d’un putsch néo-nazi, visant à établir une dictature nazie. Le droit international et les valeurs européennes, la défense des droits humains en Ukraine (et dans le monde), ainsi que les principes démocratiques, obligent toutes les nations du monde et toutes les forces progressistes à s’unifier dans le but de bannir les partis et mouvements néo-nazis en Ukraine. Sinon il sera impossible de stabiliser la situation et d’obtenir des changements démocratiques.

Vitrenko avait remercié dans sa déclaration vidéo du 13 février Helga Zepp LaRouche, fondatrice de l’Institut Schiller, pour son intervention récente dans une réunion du National Endowment for Democracy à Washington D.C., où elle avait dénoncé depuis la salle : « Sous couvert de ’’démocratie’’, vous vous ingérez dans les affaires internes de l’Ukraine et vous pourriez déclencher une troisième Guerre mondiale. »

Vitrenko a terminé en disséquant les faussetés contenues dans les plus récentes résolutions adoptées tant par le Congrès américain que le Parlement européen sur l’Ukraine.

Le soutien apporté par le Parlement européen aux insurgés actuels est particulièrement outrageant, étant donné les résolutions antérieures de ce même Parlement condamnant les mouvements politiques néo-nazis en Ukraine. En 2010, le Parlement européen avait déclaré que celui-ci :

Regrette vivement la décision du président ukrainien sortant, Victor Iouchtchenko, d’accorder à titre posthume à Stepan Bandera, chef de l’organisation nationaliste ukrainienne OUN qui collabora avec l’Allemagne national-socialiste, le titre de « héros national de l’Ukraine »

Ce même Parlement a déclaré dans une résolution adoptée le 13 décembre 2012, qu’il :

S’inquiète de la montée du sentiment nationaliste en Ukraine, qui s’est traduit par le soutien apporté au parti « Svoboda », lequel se trouve ainsi être l’un des deux nouveaux partis à faire son entrée à la Verkhovna Rada ; rappelle que les opinions racistes, antisémites et xénophobes sont contraires aux valeurs et principes fondamentaux de l’Union européenne et, par conséquent, invite les partis démocratiques siégeant à la Verkhovna Rada à ne pas s’associer avec ce parti, ni à approuver ou former de coalition avec ce dernier.

Aujourd’hui, fait remarquer Vitrenko, les responsables européens et américains sont en contact constant avec le dirigeant de Svoboda, Oleh Tyahnybok.

Janvier 2014 : Le problème maintenant, c’est qu’il y a des images…

bien sûr il y a BHL et sa jeune fille avec des fleurs et une guitare attendant, tremblante mais digne, en chantant, l’assaut brutal et sanguinaire des troupes d’élite de Poutine sur les enfants désarmés de Maïdan.

BHL : Je viens de recevoir à la seconde, juste quelques secondes avant l’assaut, un message bouleversant d’une jeune fille qui est une des coordinatrices de l’opposition. Elle m’écrit la chose suivante : “Nous chantons, nous prions, nous tenons des chandelles. J’éteins maintenant mon téléphone , ils donnent l’assaut. HELP and REMEMBER”. Aidez-nous et souvenez-vous.

D’un côté il y a  Sotchi, c’est-à-dire les jeux de la honte, et de l’autre coté il y a Maidan, c’est à dire le bain de sang qui se prépare pour cette nuit. Et moi, ce que je pense, je suis bouleversé par cette situation. Et c’est si triste ‘entendre parler des médailles de Sotchi au moment où le maître de Sotchi, c’est à dire Vladimir Poutine, est en train de faire donner l’assaut à ses miliciens d’élite.

Donc moi il me semble que nous devons, tous ensemble, demander la suspension de la participation de nous, européens, aux jeux de Sotchi. D’un coté les athlètes dévalent les neiges immaculées de Sotchi, et de l’autre coté, la neige de Maidan va être ensanglantée. On ne peut pas accepter cette situation. Et d’autre part, il me semble, la France est membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, il me semble que les images que vous êtes en train de voir méritent bien une réunion d’urgence du Conseil de sécurité. Une mise en accusation du KGBiste Monsieur Poutine, qui a toutes les audaces, et qui est en train de préparer un Tien an Men en Ukraine, à Kiev

(Sacré numéro de propagande pour manipuler l’opinion. Je rappelle qu’on est en Ukraine et pas en Russie, ce n’est Poutine qui est à la commande… Ca n’aurait pas fini comme ça si ça avait été le ce cas, d’ailleurs…)

Et puis il y a ça aussi :

Le 20 février, le Ministre a autorisé la police à tirer à balles réelles après que 30 policiers aient été blessés dont 3 tués par des snipers :

)

Mais bon, A VOIR, BHL qui nous explique que ça ou le Front National c’est pareil (pardon, qu’il y a moins d’extrême droite en Ukraine qu’en France) – mais il est payé combien et par qui cet homme là pour oser dire ça ?

Rappel :

« Les nationalistes de Svoboda inquiètent les juifs et les Russes », titrait récemment Le Monde (01/11/2012). Dans l’article, le journal rapportait les inquiétudes suscitées par l’entrée au Parlement ukrainien de ce parti nationaliste avec 10% des voix. « J’ai entendu des déclarations antisémites dans la bouche du leader de Svoboda. C’est très désagréable quand ce genre de force politique arrive au pouvoir », a déclaré l’ambassadeur israélien en Ukraine. « C’est la première fois qu’un parti néonazi, qui ne cache pas son antisémitisme et soutient ceux qui collaboraient avec Hitler, entre au Parlement », a déploré quant à lui un député russe.

L’entrée d’un parti comme Svoboda au Parlement ukrainien a effectivement de quoi inquiéter (9). Comme nous allons le voir plus loin, le mouvement fasciste est particulièrement fort en Ukraine. Toutefois, il y a deux choses que Le Monde n’a pas mentionnées et qui méritent pourtant la plus grande attention.

La première, c’est que le parti de Ioulia Timochenko a passé une alliance électorale avec Svoboda. On ne peut qu’être frappé par l’absence de réactions qu’a suscitée cette information dans la presse française alors qu’elle était depuis longtemps connue. Dès le 26 octobre, l’agence de presse PR Newswire avait rapporté qu’un accord avait été passé entre le parti de Timochenko et Svoboda plus d’une semaine avant les élections. On lisait dans l’article : « D’après le Ukrainian Jewish Committee, Svoboda est un parti fasciste, dont le nom complet – le Parti National Socialiste d’Ukraine – a été choisi en référence au Parti national-socialiste […] Alex Miller, chef de la commission inter-parlementaire Ukraino-Israëlienne, […] a déclaré ne pas comprendre pourquoi l’opposition ukrainienne dirigée par Timochenko a signé un accord de coalition avec ce parti. » Si, le jour des élections, plusieurs journaux français ont évoqué l’alliance en question, tous se sont étonnamment gardé de préciser quel genre de parti était Svoboda (10).

La deuxième chose que Le Monde a omis de dire, c’est que le « mouvement orange » lui-même entretient depuis longtemps des liens étroits avec l’extrême droite ukrainienne. L’Ukraine est un pays où les divisions politiques sont fort marquées géographiquement. Les régions du Sud et de l’Est, où l’on parle majoritairement le russe, sont plus tournées vers la Russie tandis que les régions du Nord et de l’Ouest, berceau du nationalisme ukrainien, sont plus tournées vers l’Occident. Lorsque l’Allemagne nazie a attaqué l’URSS en 1941, elle a trouvé dans ces dernières des forces pour la soutenir. L’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), alors dirigée par Stepan Bandera, a ainsi offert à l’armée allemande deux bataillons de soldats qui ont formé ensemble la Légion ukrainienne. Cette légion a pris une part active dans l’offensive contre les Soviétiques avant d’être transformée en bataillon de police SS (le Schutzmannschaftbataillon 201) chargé de lutter contre les Résistants de Biélorussie.

Fortement réprimée dans l’après-guerre, l’extrême droite ukrainienne a refait surface avec la chute de l’URSS. Elle est reparue dans ses bastions traditionnels du Nord et de l’Est du pays, où les partis de la coalition orange concentrent l’essentiel de leur base électorale. Or, depuis leur accession au pouvoir, ceux-ci ont multiplié les signes de complaisance envers le mouvement fasciste. En 2007, Viktor Iouchtchenko a par exemple réhabilité Roman Choukhevytch, ancien chef d’un des bataillons de la Légion ukrainienne (11). En 2010, c’était au tour de l’ancien dirigeant de l’OUN, Stepan Bandera, d’être consacré héros national par le Président (12). Signalons également la célébration, chaque année, de l’anniversaire de la fondation de la division Waffen SS « Galizien » en 1943. Selon le site resistances.be (01/06/2009), cette célébration initiée par le parti Svoboda a reçu en 2009 le soutien tacite de l’ensemble des formations de la coalition orange. Quant à Ioulia Timochenko, elle a affirmé avant les élections de 2010 qu’elle continuerait, en cas de victoire, le travail entamé par Iouchtchenko pour revaloriser la « véritable histoire » nationale ukrainienne (13).

Nous voyons donc bien que le mouvement fasciste ukrainien, loin de se limiter au parti Svoboda, est en fait étroitement lié au mouvement orange. Pourquoi donc le journal Le Monde, généralement si prompt à lancer des accusations d’antisémitisme, a-t-il caché cette information à ses lecteurs ? De toute évidence, le quotidien n’a pas eu envie d’écorcher l’image de la candidate fétiche de l’Occident, unanimement présentée dans la grande presse comme défendant les valeurs de la démocratie face à l’autoritaire candidat « pro-russe » Viktor Ianoukovitch.

Ce qui frappe dans les articles parus depuis le début du procès, c’est l’absence totale d’attention portée sur le fond de l’affaire par les grands médias. Les chefs d’accusation, lorsqu’ils sont rappelés, sont systématiquement tournés en dérision : Timochenko aurait été « condamnée à sept ans de prison pour avoir signé un contrat gazier désavantageux avec la Russie (14) ». On insiste sur son état de santé et ses grèves de la faim, mais l’on évite soigneusement de toucher à la question centrale : a-t-elle oui ou non abusé de son pouvoir à diverses reprises pendant son mandat de Première ministre ? Un bref regard sur le passé de la politicienne permettra de mesurer tout l’intérêt de la question.

Ioulia Timochenko a commencé sa carrière comme femme d’affaires à la fin des années 1980. En 1991, elle a fondé avec son mari la Corporation du pétrole ukrainien, une entreprise fournisseuse d’énergie qui est devenue par la suite le principal importateur de gaz russe en Ukraine. Timochenko a présidé cette entreprise de 1995 à 1997. Vers la même période, elle s’est lancée dans la politique et est entrée au Parlement. Elle entretenait alors de bons rapports avec le Premier ministre de l’époque, Pavlo Lazarenko, grâce à l’aide duquel elle s’est construit un véritable empire financier (15). En 1997, Lazarenko fut soupçonné de corruption et contraint de quitter l’Ukraine. Quelques années plus tard, Timochenko fut accusée de lui avoir versé des pots-de-vin et soumise à une enquête judiciaire. A cette occasion, la politicienne a passé un mois en prison en 2001. Finalement, les charges ont été abandonnées suite à l’élection de Iouchtchenko en 2005 et Timochenko a pu poursuivre sa carrière politique. Lazarenko eut moins de chance : réfugié aux Etats-Unis, il fut condamné pour d’autres affaires de fraude et mis en prison (16).

Un rapport au Congrès américain mentionne à propos de toute cette affaire : « [Timochenko] est une figure controversée en raison des relations qu’elle a entretenues, dans le milieu des années 1990, avec des élites de l’oligarchie, dont l’ancien Premier ministre Pavlo Lazarenko, qui purge en ce moment même une peine de prison aux Etats-Unis pour fraude, blanchiment d’argent et extorsion de fonds. Timochenko a servi comme chef d’une société gazière commerciale et vice-Première ministre dans le gouvernement notoirement corrompu de Lazarenko (17). »

En refusant de s’intéresser au fond de son récent procès, décrétant qu’il s’agissait d’une affaire purement « politique », les grands médias ont fait preuve d’une indulgence injustifiée à l’égard de Timochenko. Le houleux passé de cette femme d’affaires aurait dû au contraire les faire redoubler de prudence dans leurs analyses. Mais il faut croire que noircir la réputation de l’idole de l’Occident était pour eux tout simplement inconcevable. Aussi se sont-ils une fois de plus efforcés de la dépeindre comme une enfant de chœur irréprochable, dans le mépris des règles de déontologie les plus élémentaires.

Reportage de la BBC sur ces nationalistes :

lien direct de la vidéo sur : VK

Comparatif des tracts trouvés en Égypte et en Ukraine. Il viennent de l’ONG serbe OTPOR (largement financé par Freedom House) qui avait largement contribué à la chute de Milosevic. D’alleurs Freedom House est désormais présidé par l’ancien dirigeant de la CIA James Woosley. Ce dernier est un proche du Sénateur McCain et avait été engagé comme conseiller lors de la campagne présidentielle de 2008.

Mais bon, revoila BHL qui demande qu’on signe l’accord commercial avec l’Ukraine (bizarre, pourquoi il ne demande pas un referendum en Ukraine et dans l’UE ? Ah oui, il a une liason directe avec le peuple ukrainien dans la tête !) mais menace Poutine – A VOIR AUSSI :

BHL 02/03/2014 : [Début de l’intervention] Peuple du Maidan ! Vous avez, à mains presque nues, fait reculer les miliciens Berkout.

Vous avez, seuls ou presque, mis en fuite Ianoukovitch. Vous avez, avec un sang-froid digne des grands peuples, infligé une défaite historique à la tyrannie. [NB. président légitimement élu]

Et donc vous êtes, non seulement des Européens, mais les meilleurs des Européens. Européens vous l’êtes, certes, par l’histoire ; mais aussi, désormais, par le sang versé.

Européens vous l’êtes, certes, parce que vous êtes les fils de Voltaire, de Victor Hugo et de Taras Chevchenko ; mais vous l’êtes aussi parce que, pour la première fois, ici, sur le Maidan, des jeunes sont morts avec, entre les bras, le drapeau étoilé de l’Europe.

On a voulu vous calomnier.

On a dit que vous étiez les continuateurs de la mémoire noire de l’Europe. Eh non ! C’est le contraire ! Ces vertus de résistance qui font le génie de l’Europe et qu’un grand Français, le Général de Gaulle, a portées à leur sommet, c’est vous qui les incarniez pendant ces journées sanglantes ; et le national-socialisme, l’antisémitisme, le fascisme qui furent la honte de notre continent étaient du côté de vos ennemis. [OB : ARGHHH !!!]

Je m’incline devant vos morts. Je m’incline devant votre bravoure et vous dis plus que jamais : « bienvenue dans la Maison commune ».

Aujourd’hui, pourtant, une nouvelle force se dresse devant vous. Une force qui ne connaît et ne respecte que la force.

Une force qui agit impunément dans l’est de votre pays, sur vos terres historiques.

Et une force qui s’apprête, en amputant l’Ukraine, à faire ce qu’aucune force, dans aucun autre pays d’Europe, n’a osé faire depuis des décennies.

L’argument est connu : c’est celui d’Hitler arguant, en 1938, de ce que les Sudètes parlaient allemand pour envahir la Tchécoslovaquie. [OB : malin de dire ça à des Russes. Presque aussi bien qu’à un juif…]

La méthode est connue : c’est celle d’Hitler profitant, lui aussi, des jeux olympiques d’hiver, à Garmish Partenkirchen, pour, quelques jours plus tard, remilitariser la Rhénanie.

Mais vous êtes là, peuple du Maidan, pour empêcher ce nouveau crime.

Mais vous êtes là, jeunesse du Maidan, pour interdire que vos frères de l’est ne retombent sous la botte de l’Empire. [OB : de PalPoutine ?]

Mais vous êtes de nouveau rassemblés pour refuser que soit dépecé votre pays qui n’a que trop souffert, au fil des siècles, et qui a payé, cher, si cher, le droit de vivre librement.

J’étais, hier, devant l’ambassade russe à Kiev, où flottaient des drapeaux ukrainiens mêlés à des drapeaux européens : j’ai été impressionné par la sage et belle détermination des Ukrainiens qui étaient là !

J’étais à la Rada, votre Parlement, où j’ai rencontré vos dirigeants : l’homme qui a tout de suite appelé, comme Danton pendant la révolution française, à la mobilisation citoyenne, Vitali Klitchko ; la dame, Ioulia Timochenko, que Poutine essaie déjà de salir et qui m’a chargé de vous dire : « je n’irai évidemment pas à Moscou ; Poutine est mon ennemi ». Mais ce qui m’a le plus frappé c’est leur volonté de faire front : le martyre et la puissance, la femme qui porte dans sa chair les stigmates de sa lutte pour la liberté et le champion, fils du Maidan, symbole de force tranquille et de probité – s’ils restent unis, si vous restez tous unis, comme ici, aujourd’hui, c’est vous qui l’emporterez et c’est Poutine qui cédera.

Mais je sais aussi, peuple du Maidan, que vous aurez besoin, pour qu’il soit durablement vaincu, de l’aide de vos frères en Europe.

 

[Suite du discours, en vidéo] “L’Europe doit protéger l’Ukraine. L’Europe doit se porter garante de vos frontières et de la liberté de vos villes. L’Europe doit signer sans délai, c’est à dire si possible, dès demain, je dis bien dès demain, l’accord d’association pour lequel sont morts tant de vos vétérans et de vos jeunes.  Cet accord d’association, l’Europe devrait le signer ici, les ministres de l’Europe devraient venir à Kiev, et pourquoi pas sur le Maïdan, pour signer solennellement cet accord d’association, Ce serait pour vous une sauvegarde et ce serait pour nous comme un nouveau baptême [sic.]. Poutine n’est fort que de notre faiblesse. Poutine n’avance que parce que nous avons peur. Et si la peur changeait de camp ?

L’Europe doit protéger l’Ukraine. L’Europe doit se porter garante des frontières de votre nation et de la liberté de ses villes.

L’Europe doit signer sans délai, c’est-à-dire si possible dès demain, l’accord d’association pour lequel vos jeunes et vos vétérans se sont battus et sont morts.

L’Europe doit – pourquoi pas ? – venir signer cet accord ici, solennellement, à Kiev : ce serait, pour vous, une sauvegarde et, pour elle, comme un nouvel acte de baptême. [OB : faut oser !]

Et l’Europe doit faire avec Poutine ce qu’elle a fait avec Ianoukovitch – elle doit agir face au maître comme elle l’a fait face au valet : elle a les moyens de le sanctionner et elle doit les utiliser.

Et si l’Europe disait à Poutine : « nous avons besoin de ton gaz, mais tu as besoin de nos euros – alors bas les pattes en Crimée » ?

Et si l’Europe disait à Poutine : « un homme qui donne l’exemple du viol des frontières en Europe n’a pas sa place dans les enceintes où la communauté internationale œuvre à la stabilité du monde – alors, Monsieur Poutine, ou vous sortez d’Ukraine ou on vous sort du G8 qui, comble d’ironie, doit se tenir à Sotchi » ?

Et si Hollande, Merkel, Obama, faisaient savoir au prédateur de la Crimée et, ce qu’à Dieu ne plaise, du Dombass et du Donetz qu’il ne sera pas le bienvenu quand, dans quelques mois, l’on fêtera, en France, le débarquement, il y a 70 ans, des armées de la liberté ?

Poutine n’est fort que de notre faiblesse. Poutine n’avance que parce que nous avons peur. Et si la peur changeait de camp ?

Et si les dirigeants européens n’avaient qu’une fraction du courage dont a fait preuve le peuple du Maidan ?

Quoi ? Vous n’avez pas eu peur et nous serions, nous, saisis d’effroi ? Vous vous êtes dressés contre le nouveau tsar et nous nous coucherions devant lui ? C’est absurde. C’est impossible. Et c’est ce que je compte dire, dès mon retour, aux dirigeants de mon pays.

No Pasaran, clamaient les Républicains espagnols en 1936. No Pasaran, lanciez-vous à la face des terribles Berkouts de Ianoukovitch qui vous mettaient en joue.

No pasaran, doit redire aujourd’hui l’Europe à la soldatesque de Vladimir Poutine.

Vive l’Ukraine une, indivisible et libre. Vive la France, vive l’Europe et vive l’Ukraine en Europe.

[NB : discours encore plus halluciné que le précédent de février 2014]

Ben, Monsieur Démocratie,  pourquoi tu ne demandes pas un referendum pour savoir ce que veulent les Ukrainiens ? S’ils veulent de cet infâme traité d’association ?

Parce que quelque dizaines de milliers de manifestants, ce n’est pas un PAYS…

Et un référendum en Europe pour savoir ce que veulent les Européens ?

Car moi, je refuse cet accord d’association…

En tout cas, le BHL, ça ne le gêne parler de parler aux néonazis :

Mais ce n’est pas la première fois qu’il a des problèmes de vision :

Depuis le mois de novembre, les Danois s’opposent à ce que la banque américaine Goldman Sachs, l’une des principales responsables de la crise des subprime en 2008, entre au capital de la compagnie nationale d’énergie, Dong Energy. Malgré une pétition ayant recueilli plus de deux cent mille signatures (soit un habitant sur trente) et de multiples rassemblements, le projet a été approuvé par le Parlement le 30 janvier, entraînant la démission des six ministres socialistes qui formaient l’aile gauche de la coalition gouvernementale. L’établissement new-yorkais contrôlera donc 19 % des parts de la société d’Etat et disposera d’un droit de veto sur des décisions stratégiques.

« On a beau dire et répéter qu’il s’agit d’une prise de participation minoritaire. On a beau rappeler, et rappeler encore, que Goldman Sachs était le mieux-disant en termes de savoir-faire autant que d’investissement. Rien n’y fait », déplore « BHL », qui ne voit dans le mouvement de contestation qu’un « déferlement d’antiaméricanisme »teinté d’une « passion rouge-brune ». S’opposer aux desiderata de Goldman Sachs témoignerait donc d’un antisémitisme latent…

Rien à voir avec l’Ukraine, où le philosophe français séjournait quelques jours avant ses agapes danoises. « Je n’ai pas vu de néonazis, je n’ai pas entendu d’antisémites [parmi les protestataires de la place Maidan] », affirmait-il à un journaliste d’Euronews (9 février 2014).« J’ai entendu au contraire un mouvement incroyablement mûr, incroyablement déterminé et très profondément libéral. » La présence en son sein de membres du parti d’extrême droite Svoboda — dont le drapeau flottait pourtant sous ses yeux durant son allocution sur place — et de son concurrent encore plus droitier Praviy Sektor lui a donc totalement échappé. Une cécité qui se comprend : à Kiev, les manifestants ne luttent pas contre une grande banque d’affaires, mais pour « revivifier le rêve européen ». (Le Monde Diplomatique)

En effet, ils sont sur la vidéo…

3 réponses à BHL : Par Yves Derai, par Jean-François Kahn, par Maxime Tandonnet, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Elysée (La diplomatie plutôt que l’indignation)

Mais il n’y a qu’à voir la bannière hallucinée de son site… :

Alors bon, cela pourrait être juste un triste sire… Mais non :

Hollande recevant 2 candidats à la présidentielle ukrainienne le 7 mars 2014 – et BHL !!!

Euh, il y a une pénurie de conseillers sérieux à l’Elysée ? Si oui, je suis pour en embaucher, vu les conséquences…

 “Il n’y aura pas de référendum en Crimée sans que l’Ukraine elle-même n’ait décidé de l’organiser.” [François Hollande, 7/3/2014]

Ah bon ? Même si 99 % des habitants de la Crimée veulent partir ? Original comme vision de la Démocratie…

“L’intégrité territoriale de l’Ukraine et sa souveraineté ne peut pas se négocier”. [François Hollande, 7/3/2014]

Ah bon ? Original comme vision de la Démocratie…

 

Sinon, il y a eu des dizaines de milliers de manifestants démocrate et pacifiques, demandant fort justement plus de libertés… :

Mais je n’ai jamais vu des des dizaines de milliers de manifestants pacifiques faire tomber un régime (ou alors, la Manif pour Tous aurait eu la peau de Hollande..).

C’est plutôt ça en fait qui marche :

“Manifestants pacifiques demandant la Démocratie et l’intégration de l’Ukraine à l’UE”

“Jeune fille avec sa guitare”

“Jets de fleurs sur les forces de l’ordre”

Vous notez au passage la croix celtique sur le bouclier, emblème habituel de l’extrême-droite :

La croix celtique symbolisant la civilisation européenne et signe d’une fierté pour le milieu raciste (Lire ici sur Wikipedia, et regarder ou ). 

“Jeunes étudiants pacifistes (cf. leurs drapeaux)”

“Fête de la Saint Jean à Kiev”

“Astronome à Kiev regardant la voute céleste”

“Jeune étudiant pacifiste prenant une photo-souvenir des forces de l’ordre”

“Jeune étudiant pacifiste qui se barre devant les forces de l’ordre”

“Jeune étudiant pacifiste qui se dé-chaîne”

“Jeunes manifestants pacifiques allant prendre le verre de l’amitié au bistrot après la manif”

“Jeune étudiant pacifiste proposant aux forces de l’ordre de prendre un verre”

“Policier s’étant bêtement foulé la cheville sur un trottoir”

“Après-midi ludique à la Foire du Trône”

“Manifestation anti-alcoolique”

“Barbecue ayant mal tourné”

« Beaucoup sont des fascistes qui s’ignorent mais le découvriront le moment venu » [Ernest Hemingway, Pour qui sonne le glas]

 

“Jeunes se préparant à un match de Hockey”

“Handicapés atteints de paralysie du bras droit”

“Partie de pêche après la manifestation pacifique”

“Reconstitution pacifique d’un tournoi du Moyen-Age”

“Un peu de repos bien mérité après la marche”

“Méchoui citoyen”

“Parade funéraire”

“Jeunes étudiantes pacifistes”

“Jeune étudiant pacifiste désodorisant l’air”

“Débriefing ludique des manifestants pacifistes”

“Cameraman immortalisant ces manifestations pacifiques historiques”

Sources diverses.

À suivre…

58 réponses à [Ukraine : on a oublié de vous dire… 2] Les néonazis font monter la violence pro-européenne

  1. Le Yéti Le 08 mars 2014 à 08h11
    Afficher/Masquer

    Preuve de l’ingérence de l’UE : la Commission de Bruxelles veut faire signer l’accord d’association à un gouvernement intérimaire, issu d’un putsch, sans même attendre la fin du processus démocratique (les élections).
    On notera qu’aucun notable de l’UE ne se demande si une telle signature est plus “constitutionnelle” qu’un référendum en Crimée.


    • Casquette Le 08 mars 2014 à 14h40
      Afficher/Masquer

      “Soulignant que la «priorité immédiate» était la «stabilité macro-économique», il a indiqué que l’UE allait «travailler immédiatement» pour «adopter des mesures» en matière commerciale afin de faire bénéficier l’Ukraine des avantages prévus par l’accord de libre échange lié à l’accord d’association. Cela concerne en premier lieu l’abaissement des tarifs douaniers pour permettre l’accès des produits ukrainiens au marché de l’UE.”

      Voilà pourquoi ils sont aussi pressés.
      En plus ça tombe bien ,pile au moment ou notre gouvernement a choisi d’adopter une politique de l’offre , qu’est ce qu’ils vont bien pouvoir nous vendre à bas prix ?


      • Tycer Le 08 mars 2014 à 18h59
        Afficher/Masquer

        C’est vraiment choquant.
        Je n’ai jamais été autant abasourdi.

        Je pense qu’il va etre necessaire que l’on se mobilise pour manifester notre desaccord avec tous ces manigances.
        Pour la 1ere fois de ma vie je suis d’accord de descendre dans la rue.
        Qui saura organiser cela?

        Merci a Olivier de donner une resonnance a cette triste histoire.


  2. wuwei Le 08 mars 2014 à 08h44
    Afficher/Masquer

    Eniéme soubresaut d’un occident en pleine déconfiture : morale, financière, sociale et politique. Malheureusement lorsqu’une bête se meurt c’est là qu’elle est la plus dangereuse. D’autant plus dangereuse que ce sont des”pointures” comme Obama, Hollande, Cameron et autres tartuffes qui prétendent la diriger.


    • Macarel Le 08 mars 2014 à 13h27
      Afficher/Masquer

      D’autant plus dangereuse que ce sont des”pointures” comme Obama, Hollande, Cameron et autres tartuffes qui prétendent la diriger.

      Il ont été légalement élus, donc ils dirigent de plein droit. Par contre l’on peut se poser des questions sur le système, qui permet à de telles “pointures” d’accéder aux plus hautes fonctions.
      Un système qui est dominé par les puissances de l’argent, et qui a besoin de fantoches à la tête des Etats qu’ils contrôle par l’argent, et plus particulièrement par l’argent dette.

      Poutine lui a “un peu” tordu le bras à la constitution russe pour pouvoir revenir au pouvoir après avoir été président, puis premier ministre, puis encore président. Mais il a été chaque fois élu par une majorité de ses concitoyens.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Vladimir_Poutine

      C’est clair Poutine est un nostalgique de l’URSS, et il essaye de refonder “Une Grande Russie”, ceci dit dans le camp d’en face, ce ne sont pas des enfants de coeur non plus.
      Et ils savent aussi prendre leurs aises avec les lois constitutionnelles, lorsqu’ils le jugent utile, comme refuser de prendre en compte le résultat de suffrage populaire lors de référendums par exemple, ou espionner la vie privée de leurs concitoyens.
      Tout ça, c’est affaire de gros sous, d’appétit de puissance et de domination, d’un côté comme de l’autre. Là dedans, l’avis des peuples ne compte pas vraiment, et chacun manipule sa propre opinion publique sans aucune vergogne. C’est ce qui est dangereux en fait, toute cette manipulation d’esprits souvent peu informés, et qui peuvent se laissent entraîner dans des aventures aux buts douteux.
      D’autant plus dangereux que les deux camps n’ont pas vraiment des économies florissantes.


      • wuwei Le 08 mars 2014 à 14h42
        Afficher/Masquer

        En dénonçant nos tartuffes “démocratiques” je ne fais en rien l’apologie de Poutine, mais au moins ne fait-il pas semblant de tenir compte de l’avis de son peuple. Quant au système électoral, bouffonnerie des bouffonneries, je m’en suis détourné depuis les présidentielles de 1974, unique fois où j’ai voté avec mes “non” au traite de Maastrchit et au TCE.


        • Casquette Le 08 mars 2014 à 15h58
          Afficher/Masquer

          @Olivier

          Faire 68% quand on emprisonne ses opposants et contrôle la presse vous avouerez que c’est une performance assez relative 😉


          • Alain Le 08 mars 2014 à 18h13
            Afficher/Masquer

            Je pense que vous voulez parler des USA? De la France?
            Qui emprisonne ses opposants politiques et dont les médias sont contrôlée par l’oligarchie au pouvoir… Black Panters, Pseudo Ultra gauche…
            Et comment doit-on traiter une personne ou un partie qui est financée par une puissance étrangère pour déstabiliser votre pays? On lui donne un prix de démocratie?
            Un peu de sérieux s’il vous plaît.


          • Tycer Le 08 mars 2014 à 19h02
            Afficher/Masquer

            Vous devez emprisonner bcp de personnes pour que Hollande monte à 68%.
            c’est un argument qui ne tient pas debout…


        • wuwei Le 08 mars 2014 à 17h45
          Afficher/Masquer

          C’est vrai que la crétinerie incommensurable des dirigeants occidentaux a ressoudé les Russes derrière Poutine.


  3. jmeransaigne Le 08 mars 2014 à 08h45
    Afficher/Masquer

    Bnjour,
    « Washington et Bruxelles doivent dresser une liste de restrictions de voyager et de sanctions financières qui seraient imposées aux dirigeants du pays s’il venaient à faire preuve d’une telle brutalité.*
    Ben voilà, on a nos deux grands “décideurs”.

    En parcourant cet article, j’ai pensé plusieurs fois qu’en changeant ici et là quelques noms, ce scénario pourrait bien être le nôtre…….ou celui de l’Italie, l’Irlande etc……
    Je suis persuadé que lors des manifestations, en France, il y a des agitateurs.Leur emploi a pour objectif de noyer la revendication et ainsi de détourner le sens de la manifestation.Plus ils commettent d’exactions, mieux c’est, ainsi, le gouvernement peut légitimement utiliser de méthodes extrèmes comme les tirs à balle réelle.

    Mais zalors?toi, Ukraine tu as pas compris:Washington et Bruxelles sont pas contentes, hein!!
    Tu peux pas faire le cas sos et refuser d’être contrainte de t’agenouiller devant des traités ou seulement 20 000 changements sont imposés, 20 000 mises aux normes:une paille!
    m’enfin!!ah, ben si t’étais pas si copine avec la Russie, t’aurais vu un peu!!pas la même recette, hein!coûte que coûte, tu les aurais fais les mises aux normes, pendant ce temps là, tu te serais tellement embrouillée comme nous tous dans les lois, les sous-lois, les amendements, etc…que tu aurais totalement perdu ton identité, tout comme nous, pays du Sud de l’Europe, régis par des régles de l’UE, qui bizarremment semblent parfois contraires à l’intérêt collectif et qui ne sont jamais proposées en référendum aux peuples.


  4. Alain Le 08 mars 2014 à 09h42
    Afficher/Masquer

    Quel excellent travail! Rien à redire, les contradictions sont bien mises en valeurs.
    J’èspère que le peuple Ukrainien, notoirement anti-faciste, comme les Russes d’ailleurs, saura encore une fois nous sauver du nazisme.
    En tout cas ils ont tout mon soutien.


  5. Theoltd Le 08 mars 2014 à 09h44
    Afficher/Masquer

    Olivier, soyez prudents! Un accident peut vite arriver….


  6. Crapaud Rouge Le 08 mars 2014 à 09h56
    Afficher/Masquer

    Ce n’est pas être “pro Poutine” ou “pro Russe” que de reconnaître que la Russie n’a aucune raison de se laisser faire face aux magouilles du bloc occidental. Quand Poutine envoie ses troupes en Crimée, il ne fait rien d’autre que placer un pion, et menace les Occidentaux d’une partition de l’Ukraine. A en juger aux grands cris que pousse la diplomatie occidentale, faut croire qu’il a visé juste…


    • Theoltd Le 08 mars 2014 à 10h14
      Afficher/Masquer

      Depuis la crise de subprime, l’Europe est completement passée sous la coupe américaine. je crois que c’est du style” Vous nous suivez, ou on vous attaque sur la dette, et vous faites faillite”
      je ne peux pas expliquer autrement le totalitarisme qui s’empare des médias, et ce soutien a outrance a des causes qui ne sont pas celles des européens. Nous avons tout intérêt a vivre en bonne harmonie avec les russes, a bénéficier de leur manne énergétique, tout en profitant de leur marché et de leur touristes. Il faudrait se séparer de l’Amérique et les laisser crever sur leur continent, avec leur civilisation qui n’est pas adaptable aux nouvelles contraintes énergétiques.
      De toutes façons, il faut dire stop. C est peut être a nous, peuple de le faire.


      • nourredine Le 08 mars 2014 à 18h59
        Afficher/Masquer

        Ni Napoleon, ni Hitler ont reussi a battre la Russie.
        Je ne pense pas que les gabarits comme Obama, Hollande, Cameron vont reussir.


    • nourredine Le 08 mars 2014 à 18h55
      Afficher/Masquer

      Non Mr Poutin n’envoie pas de soldats en Crime, car il a 16 000 soldats sur place depuis la convention avec l’Ukrain qui dans le contrat dit qu’il peut aller jusqu’a 25 000 soldats donc la propagande USA faut faire attention


    • Prague Le 09 mars 2014 à 00h40
      Afficher/Masquer

      @crapaud

      Et pourrait peut etre meme menacer la France, donner ainsi les idees saugrenues a l Allemagne de demander le retour de la Lorraine et l Alsace, ainsi que a la Pologne le retour du terroitoire perdu par la derniere guerre, egalement pourrait, a la limite, donner egalement l idee a l Italie de demander la Savoie a la France, de meme a l Espagne demander le retour du Gibraltar etc.

      La Crimee est un dangereux precedent, tres tres dangereux meme !


  7. P Jourdon Le 08 mars 2014 à 10h05
    Afficher/Masquer

    Bonjour,

    je vois: le débat ne fait que commencer…

    je voudrais juste y apporter la voix des scientifiques,

    il y a un couple d’années, j’ai co-écrit, co-signé, co-publié avec mon Collègue le Maître de Conférences en Science Politique à l’Université d’INNSBRUCK le Professeur Arno TAUSCH, l’article suivant:
    “De la crise financière vers la guerre mondiale, ou de la crise mondiale vers la guerre financière? Une analyse par les cycles longs”
    que vous pourriez lire en cliquant sur l’adresse internet http://www.lameta.univ-montp1.fr/Documents/ES2009-01.pdf en lien avec l’Université
    il y est dit:
    – les études scientifiques sur le système mondial, si importantes dans le monde, sont relativement peu connues en France
    – les stratèges ont prévu
    – si on fait ce qu’il faut tout se passera bien
    Ce texte un peu long est tout-à-fait accessible au Grand Public cultivé, et aux vrais amoureux de la démocratie
    Cordialement,
    Bonne lecture…


  8. Crapaud Rouge Le 08 mars 2014 à 10h12
    Afficher/Masquer

    J’adore ce terme de “sanctions” ! Le mot juste serait plutôt “représailles“, mais ça la ficherait mal, et la légitimité des représailles devrait être mise en questions par les journalistes. Mais les “sanctions”, ne pouvant émaner, en principe, que d’une Autorité supérieure et légitime, sont a priori légitimes. Précisons enfin que choisir ce terme plutôt qu’un autre ne relève pas de la propagande, évidemment… 🙂


  9. cording Le 08 mars 2014 à 10h22
    Afficher/Masquer

    Grand merci à vous, Olivier de rapporter toutes ces informations qui remettent bien en cause le politiquement correct des médias “occidentaux” à propos de l’Ukraine.


  10. Crapaud Rouge Le 08 mars 2014 à 10h25
    Afficher/Masquer

    Quel tribun ridicule, ce BHL ! “Nous nous coucherions devant Poutine ? Cela n’est pas concevable !” : certes, mais il faudrait être marteau pour ne pas concevoir que Poutine va rester les bras croisés devant l’UE…


    • jave Le 08 mars 2014 à 13h30
      Afficher/Masquer

      Olivier, vous avez clairement franchi la ligne rouge-brune en demandant à propos de BHL : “mais il est payé combien et par qui cet homme là pour oser dire ça ?”
      Et la réponse n’est probablement pas Goldman Sachs comme le laisse sous-entendre Le Monde diplomatique (http://www.monde-diplomatique.fr/2014/03/BREVILLE/50212).
      Aaaaah Bernard… Je suis fasciné par le personnage.


  11. le sherpa tensing Le 08 mars 2014 à 10h35
    Afficher/Masquer
  12. Macarel Le 08 mars 2014 à 10h48
    Afficher/Masquer

    Puisqu’ils supportent avec tant de ferveur la “révolution démocratique” de la place Maidan, je suis curieux de voir s’ils supporteraient une “révolution démocratique, populaire”, qui après plusieurs mois de siège du siège de l’UE à Bruxelles obligerait Barroso et sa clique à s’enfuir à Washington ?
    Qui verrait la Catalogne, le Pays Basque convoquer un référendum pour son indépendance, la Corse demander son rattachement à l’Italie, ou la Bretagne à l’Irlande ?
    Ceci avec l’appui d’agents russes et chinois, et de radicaux ultra-nationalistes européens qui en profiteraient pour fiche un peu plus de bazar.
    Je pense que les forces de l’OTAN, la NSA, les drones d’Obama mettraient “illico de l’ordre” dans tout cela, pour défendre la libre entreprise, la concurrence libre et non faussée et le sacro-saint marché. Mais surtout pour défendre l’intérêt des multinationales, et des financiers, et leur conception singulière de la démocratie : “Le gouvernement du peuple, par les riches, et pour les riches.”
    Et ceci en se fichant comme d’une guigne des protestations, des menaces de sanction des russes et des chinois.
    Tous les empires, quels qu’ils soient, n’ont jamais été constitués dans l’intérêt des peuples, mais dans l’intérêt d’une minorité de “maîtres”, qui ont rançonné et pillé toutes les populations par eux soumises.


    • nourredine Le 08 mars 2014 à 19h25
      Afficher/Masquer

      @
      Macarel,
      Sans oublier la Normandie qui est une region qui appartient toujours a la Reine de la Grande Bretagne.
      Donc on pourrait avoir une guerre avec nos voisins Britanic si la Reine venait a demander a vouloir avoir sa Normandie comme etat ratache a la couronne.


  13. EMISLE Le 08 mars 2014 à 10h58
    Afficher/Masquer

    Faites en effet attention Olivier. Tant que vos commentaires portent sur la situation économique des états ou des établissements bancaires, on ne vous prend pas au sérieux donc vous ne représentez pas un danger. Même si vous parvenez à vous faxer dans les locaux de BFM, il y aura toujours de bonnes âmes pour atténuer la portée de vos propos en vous qualifiant de “pessimiste à outrance”. Les faits sont certes têtus mais difficiles à comprendre pour le commun des mortels. J’ai bien essayé de parler de QE à mon beau-père pour lui ouvrir les yeux sur certaines réalités de notre monde mais sur TF1 ou France2, ils disaient des choses plus simples: POUTINE est un despot et en France, on n’aime pas les despots…
    Hors là vous joignez les images (et photos) aux explications et commentaires. Et ça mon beau-père, il va le comprendre.

    Respect pour vos travaux


  14. Jacques.cubaynes Le 08 mars 2014 à 11h06
    Afficher/Masquer

    Merci Olivier (et vos contributeurs), pour ces éclairages nécessaires…
    Je rejoins le propos d’un des commentateurs: “attention à vous, un accident est si vite arrivé…”, en Russie ce sont des accidents d’hélicoptère, ou des défenestrations…de ce côté-ci, plutôt des crises cardiaques dans une chambre d’hôtel….
    Nous voyons à court terme, ce que l’on nous montre, Poutine et les siens jouent à long terme, persuadés que l’esprit de Munich souffle plus que jamais dans une Europe sans valeurs, qui sacrifie sa Défense à son confort quotidien depuis 30 ans. Vos études récentes démontrent à quel point nous avons continué de vivre au-dessus de nos moyens en appauvrissant terriblement les “européens de l’Est” depuis la chute du mur. Pour aller parfois en Hongrie et en Croatie, je confirme tout à fait. Le laminage des classes moyennes chez nous est le prochain “relais de croissance” pour les dividendes des vrais dirigeants de ce monde.
    Sincèrement merci de vos contributions.


  15. un lecteur Le 08 mars 2014 à 11h31
    Afficher/Masquer

    Le poisson MORT pourri par la TÊTE!
    Nos DIRIGEANTS nous démontrent ad nauseam que le corps social est MORT.
    L’heure de “sauver” et de se s’égosiller dans le néant est passé.
    Le mieux est d’identifier ce qui est sain et vivant, de l’apprivoiser pour bâtir l’avenir.


    • dan Le 08 mars 2014 à 15h04
      Afficher/Masquer

      Le corps social n’est pas mort car il n’a jamais vu le jour. C’est bien pour cela que les puissants font ce qu’ils veulent


  16. Günter Schmidt Le 08 mars 2014 à 12h40
    Afficher/Masquer

    Excellent travail Olivier !
    – La légende sous les photos est du reste particulièrement savoureuse !

    J’en profite pour apporter quelques compléments :

    1. Concernant la destitution de Ianoukovitch : l’article 111 de la constitution ukrainienne prévoyait la possibilité, en cas de trahison ou de crime, d’une procédure d'”impeachment” (http://www.president.gov.ua/en/content/chapter05.html), à l’initiative de la Rada, le parlement (monocaméral) ukrainien. Seulement, l’article 111 prévoyait l’établissement d’une commission d’enquête, d’un vote des 2/3 de la chambre pour lancer l’accusation, puis d’un vote des 3/4 pour mettre en oeuvre la destitution.
    Il n’y eut pourtant pas de commission d’enquête, et seuls 328 parlementaires sur 450 (c’est-à-dire 73 %) votèrent la mise à l’écart du président (http://www.bbc.com/news/world-europe-26304842 : “The vote to remove Viktor Yanukovych from the post of president of Ukraine was passed by 328 MPs.”). Pour ce qui est de la légalité de l’éviction de Ianoukovitch, on repassera donc. Et il convient dès lors bien de parler de coup d’Etat.

    2. Il est sans doute exagéré de qualifier Pravi Sektor de “néo-nazis”, mais il s’agit assurément de nationalistes virulents, qui dans l’ensemble n’aiment guère les juifs, et qui se sont organisés en parti milice (à ce dernier égard au moins, et sans porter de jugement, on pourrait donc les rapprocher, d’une certaine manière, d’Aube dorée en Grèce, du Hezbollah au Liban, ou des Frères musulmans en Egypte).

    3. Comme le rappellent François Asselineau et quelques autres, cette “crise ukrainienne” a certaines ressemblances avec la “crise des missiles de Cuba” : une grande puissance n’entend pas se faire chatouiller les moustaches, et il n’est pas surprenant que la Russie réplique actuellement au “coup de Kiev”.

    4. La situation donne le sentiment d’une partie d’échecs livrée entre deux joueurs (les Etats-Unis et la Russie), chacun manipulant ses pièces, voire ses pions, environnés d’une poignée de spectateurs bruyants (l’Europe, avec tout de même un bémol pour l’Allemagne), qui agitent des banderoles dans tous les sens, et qui commentent avec fierté chacun des coups alors qu’ils ne savent nullement distinguer un cavalier d’un fou.


    • Lio Enamarre Le 08 mars 2014 à 23h14
      Afficher/Masquer

      Le mouvement Svoboda est instrumentalisé par les services spécieux des Etats occidentaux, comme l’ont été bien des mouvements islamistes…

      Cette instrumentalisation se fait avec l’aval des dirigeants du mouvement en question…

      Un photo circule sur le net: le patron de Svoboda (Oleh Tyahnybok) en compagnie de trois personnalités juives ou d’origine juive : Arseni Iatseniouk (nouveau premier ministre ukrainien et membre de la commission Trilatérale…), Victoria Nuland (la plus haute représentante du gouvernement US, de son vrai nom Nudelman, qui dit que les Européens “peuvent aller se faire foutre”) et Vitali Klitschko (ancien boxeur devenu dirigeant du mouvement UDAR, lequel a pour sponsor l’International Republican Institute, où on retrouve le sénateur John Mc Cain, lié à Bernard Henri Lévy…).

      Les craintes de la communauté juive d’Ukraine à l’égard de Svoboda me semblent donc un peu forcés… A moins qu’elle soit, elle aussi, instrumentalisée…

      A noter que l’article des gauchistes de Telepolis, plus souvent idiots utiles du capitalisme us que les gros bras de Svobomachin, n’est pas objectif à 100%. Mais ces journalistes ne peuvent jamais se retenir quand il s’agit de dénoncer les petits nazis du bistrot du coin…


  17. fabien775 Le 08 mars 2014 à 14h13
    Afficher/Masquer

    BHL me sort par les yeux, c’est juste un fouteur de merde qui n’ a pas de légitimité pour oser parler au nom de l’ Europe.


  18. Casquette Le 08 mars 2014 à 14h13
    Afficher/Masquer

    On parle souvent des ex maosites ou trotskistes passés au libéralisme le plus hard du fait de leur engagement pro UE et pro libre échange , mais les (ex ?) sartriens devenus des occidentalistes acharnés mériteraient aussi leur propre arbre généalogique.
    Par contre je m’inscris en faux sur les commentaires fait à propos de la composante neofasciste des manifestants , les grands médias en ont largement parlé ,seulement , et en particulier certains éditorialistes , ils ont cherché a minorer le phénomène en le noyant dans la vague non fasciste anti-Ianoukovitch ,en concédant que certes ils existaient mais qu’ils étaient minoritaires (l’argument bidon par excellence) de fait , le spéctacteur lambda n’a pas su ce qu’il se passait exactement sur la place Maidan (qui agresse qui ?qui a commencé à tirer ?qui est pour l’UE , qui est contre le président corrompu ?).
    Comme à l’accoutumée les médias ont diffusé les informations mais en évitant de les contextualiser, pour créer de la confusion dans les esprits y’a rien de tel.


    • wuwei Le 08 mars 2014 à 17h40
      Afficher/Masquer

      Si vous ne connaissez pas ce texte de Guy Hocquenghem (Lettre ouverte à ceux qui sont passé du col Mao au Rotary) je vous le conseille vivement.

      http://philum.info/7058


  19. Pole Le 08 mars 2014 à 16h02
    Afficher/Masquer

    Il y a information (très) importante qui a encore échappé à un grand nombre de personnes.
    L’UPA/UNA-UNSO dont on voit depuis le début les drapeaux (rouge/noir), qui se sont fait réhabilités par l’actuel gouvernement, ont certes été créés par l’Allemagne avec quelques divisions SS.
    Mais elles ont AUSSI été soutenus par le monde libre à partir de 1946.
    http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/ukraine/1401814/Russian-fury-over-plan-to-recognise-Ukraine-bandits.html
    During the Cold War Britain secretly helped the UPA and a sister group, the Organisation of Ukrainian Nationalists.

    British intelligence helped the guerrillas to maintain contact with Ukrainian nationalist emigres in the West and with western governments. MI6 also helped to train some of the guerrillas in parachuting and unmarked RAF planes, taking off from bases in Cyprus and Malta, dropped them into Ukraine.

    Unfortunately for the Ukrainians, one MI6 agent with detailed knowledge of the operation was the traitor Kim Philby.

    Working with Anthony Blunt, another of Russia’s spies recruited in the 1930s in Cambridge, Philby alerted Soviet security forces about the planned drops. Dozens of Ukrainian guerrillas were intercepted and most were executed.

    For years, under Roman Shukhevych, the UPA fought against Soviet forces augmented by communist troops from Poland and the then Czechoslovakia. The communists admitted the guerrillas inflicted huge losses on them.

    L’UPA est une organisation du monde libre (et contre le monde emprisonné) depuis sa création.


  20. yt75 Le 08 mars 2014 à 16h48
    Afficher/Masquer

    Commentaire hors sujet.

    Très forte baisse des exportations chinoises (et déficit commercial) :
    http://www.zerohedge.com/news/2014-03-07/chinese-exports-collapse-leading-2nd-largest-trade-deficit-record

    “curiosité” sur un mois ou info vraiment importante ?


  21. ril Le 08 mars 2014 à 17h01
    Afficher/Masquer

    Un papier de Todd :

    [Samuel] Huntington [auteur de l’ouvrage “Le choc des civilisations”] a raison de penser que l’Ukraine ne peut échapper à l’influence de la Russie. Non pour des raisons spécifiquement religieuses, mais de permanences historiques.

    Pour l’Ukraine, l’innovation est toujours venue de Russie, des vagues modernisatices qui ont commencé au XVIème siècle à la révolution bolchévique, puis à la percée libérale, jusqu’à la destruction du communisme. Et toutes ces évolutions ont transité par la langue russe. Coupée de la Russie, l’Ukraine est condamnée à stagner, quelque soient les velléités du FMI.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/xipetotec/030314/la-question-ukrainienne-selon-emmanuel-todd


    • pyrrhogaster Le 08 mars 2014 à 19h34
      Afficher/Masquer

      Bismark disait : “il n’y a qu’une constante en histoire, c’est la géographie”. L’Ukraine a et aura toujours une longue frontière avec la Russie.


  22. Denis Monod-Broca Le 08 mars 2014 à 17h45
    Afficher/Masquer

    Un pays qui a trop de dettes en est esclave, il n’a plus de politique, il n’a même plus de pensée.
    La France devrait parler haut et clair mais ne le peut pas.
    L’OTAN détient la force. Alors la France suit l’OTAN.
    Au nom du droit, on est dans le camp de la force.
    On crie “plus jamais ça !” et on refait encore et toujours “ça”…


    • yt75 Le 08 mars 2014 à 18h36
      Afficher/Masquer

      Si on devait résumer très brièvement la situation actuelle :

      Explosion démographique depuis le début de la révolution industrielle :

      http://www.editions-ouest.fr/pictures/Croissance%20de%20la%20population%20mondiale.jpg

      Explosion permise ou “nourrie” par l’accès à l’énergie pas chère d’une part, la techno science d’autre part.

      Guerres mondiales.

      Trente glorieuses.

      1970 : pic de production US :
      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c5/US_Oil_Production_and_Imports_1920_to_2005.png
      1971 : abandon Bretton Woods, passage au petro $, dévaluation associée.
      1973 : premier choc pétrolier, conséquence directe des deux points ci dessus beaucoup plus que de la chansonnette “embargo Arabe”, résumé fin de post :
      http://iiscn.wordpress.com/2011/05/06/bataille-et-lenergie/

      1979 : deuxième choc pétrolier (révolution Iranienne)
      Mise en place de la doctrine Carter, “corollaire Reagan”, puis du CENTCOM :
      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/35/Seal_of_United_States_Central_Command.png/768px-Seal_of_United_States_Central_Command.png

      années 80 :
      – contre choc pétrolier (du en grande partie au deal Reagan/Saoudien pour qu’ils augementent leur prod et faire tomber l’URSS, cf “face cachée du pétrole”, partie 2 par exemple)
      – Enclenchement des montagnes de dettes dans tous les pays de l’OCDE (pour simuler ou retrouver la croissance “trente glorieuses”)

      Aujourd’hui :
      – pic mondial de production de pétrole (maximum de flux, de débit, de barils extraits par jour)
      – les montagnes de dettes en plus

      Faisant de la crise actuelle un double choc pétrolier (et énergétique) plus qu’autre chose.
      Et avec évidemment la géopolitique tournant aussi autour de ça.


      • michel lambotte Le 09 mars 2014 à 20h28
        Afficher/Masquer

        Vous avez raison
        Quand comprendra-t-on que la crise est bel et bien d’abord ENERGETIQUE !
        Dernier ouvrage sur le sujet
        http://www.amazon.fr/La-Crise-incomprise-Oskar-Slingerland-ebook/dp/B00I03P040/ref=dp_kinw_strp_1


        • Jourdon Le 10 mars 2014 à 21h43
          Afficher/Masquer

          On ne s’entend plus sur ce blog!
          Regardez aussi au sujet des villes de Crimée,
          l’article wikipedia sur Yalta http://fr.wikipedia.org/wiki/Yalta, mais regardez aussi l’article wikipedia sur cette autre ville de Crimée Soldaïa (en italien…] http://fr.wikipedia.org/wiki/Soudak
          Soudak était la ville où les parents de Marco POLO avaient leur première “boite-aux-lettres” en Eurasie,
          de là Marco POLO a récupéré le fonds de commerce de ses parents,
          puis est parti et a “atterri” au milieu de mille aventures tant commerciales que géopolitiques comme espion attitré de l’Empereur de Chine

          Soudak a toujours été une ville militaire où tous les soldats du monde se fixaient rendez-vous
          donc une ville Stratégie
          donc militaire

          et aujourd’hui une ville pour le tourisme
          en somme
          la plage est la nouvelle forme d’espionnage

          et d’après vous ne faudrait-il pas prendre le temps d’écouter les arguments de Vladimir POUTINE
          car en fait les régions militaires ont toujours été des régions “spéciales”
          et puis depuis 1954 l’année où sont nés Bernard HINAULT, François HOLLANDE, Angela MERKEL, il a été demandé à l’Ukraine de veiller sur l’âme de la Crimée
          d’où en découle un lien phylologique avec l’Ukraine

          mais l’ontologie de l’histoire des PEUPLE$ veut aussi
          que comme zone militaire la Crimée reste liée à la Russie “enmeeemetemps”
          car le jeu d’eechec de la Russie a d-abord eetee conçu
          pour eetendre l’influence de l’EUROPE
          jusqu’en Chine
          et ensuite pour la Russie

          et j’entends ici et laa
          qu-un accord serait signee entre EUROPE et Ukraine dans quinze jours
          mais ce qui m’ennuie c’est que l’EUROPE n’a jamais proposee que des accords purement commerciaux
          et en rien au sujet de l’aaame du peuple europeeen russe é
          ukrainien


  23. benj2b Le 08 mars 2014 à 18h25
    Afficher/Masquer

    Quelle morceau de bravoure… 😉

    Loin de moi l’idée de démentir tout ça (je considère que la situation est très complexe, qu’il y a de la propagande des 2 côtés, que Ianoukovitch était pourri jusqu’à la moelle, que l’opposition n’est pas toute blanche, que l’intérêt de l’Ukraine est de trouver son équilibre entre la Russie et l’UE pour être un trait d’union avec l’eurasie tout en privilégiant les liens économiques avec la Russie qui sont plus importants que ceux avec l’UE, ouf!), reste que :
    1- depuis le début Moscou et le régime ukrainien ont présenté les manifestations soit comme une conspiration juive (ou gay selon les cas) puis comme un coup “néo nazi”, il faut savoir. Pour info dans le gouvernement de transition il y a un homme d’affaire juif (Ihor Kolomoisky) et un journaliste musulman d’origine afghanne (Mustafa Nayem) :
    http://www.huffingtonpost.co.uk/2014/03/03/ukraine-government_n_4889063.html?utm_hp_ref=uk

    Pour enfoncer le clou, voilà une lettre envoyée par des représentants de la communauté juive ukrainienne : http://alyaexpress-news.com/2014/03/les-juifs-ukrainiens-demandent-a-poutine-darreter-de-mentir-et-affirment-ne-pas-etre-en-danger/

    2- Je vous recommande par ailleurs cet article de Timothy Snyder, historien américain réputé qui même s’il est américain et que je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit, ne dit pas que des bêtises (j’ai un ami marié à une ukrainienne qui était en Ukraine en janvier, a été sur le Maidan et n’a pas vu de hordes de néo nazis. Il m’a par ailleurs confirmé qu’il suffit de comparer les chaînes ukrainiennes et russes pour voir d’où vient la propagande – la Russie -, après chacun voit midi à sa porte mais je considère tout de même son point de vue comme éclairant) :
    http://www.nybooks.com/blogs/nyrblog/2014/mar/01/ukraine-haze-propaganda/

    Vivant moi-même au Mexique, je sais que chaque pays a une vision différente de l’histoire, et un rapport différent au nazisme. Par ex ici on peut trouver facilement sur les marchés des tee-shirts avec la croix gammée, des figurines nazis and co. Pas pcq les mexicains sont nazis, mais pcq le nazi était l’ennemi de l’américain, il y a ici à mon sens une aura “romantique” ultra simplificatrice de lutte contre le capitalisme / l’impérialisme.
    En Ukraine c’est l’inverse, il s’agit dune réaction nationaliste anti soviet. Et je peux comprendre (même si je peux comprendre que ça choque en occident) qu’un pays ayant vécu sous dictature soviétique si longtemps voit en le nazi un contrepoids symbolique nationaliste à l’influence Russe. Encore une fois c’est très complexe et il y a certainement une minorité d’excités (et c’est toujours les excités qui font les révolutions) mais j’ai toujours du mal avec les étiquettes à la Moscovici… 😉

    Un dernier article intéressant :
    http://www.geopolitique-geostrategie.fr/lukraine-en-crise-un-pays-cle-pour-la-construction-de-leurasie-64559

    Cordialement.


    • La Gaule Le 09 mars 2014 à 01h34
      Afficher/Masquer

      @ benj2b 08/03 18.25

      Il faudrait d’abord savoir de quelle Ukraine vous parlez ?
      L’opposition entre les peuples favorables aux russes et ceux favorables aux occidentaux, les polonais et les lituaniens en l’occurrence (dont on oublie qu’ils ont autant ravagé les territoires russes que l’inverse pendant des siècles, même si l’ennemi commun était le mongol), a existé bien avant toute velléité de l’ensemble de ces peuples de se regrouper sous la même bannière.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand-duch%C3%A9_de_Lituanie
      Donc le « joug russe » n’a pas été le même pour tout le monde dans cette région et n’en fut qu’un aspect épisodique parmi bien d’autres.

      En tout cas, dire que la séduction nazie n’était qu’une bien compréhensible ( !?) réaction à la dictature soviétique relève carrément de l’escroquerie.
      Les ukrainiens de l’ouest y ont vu plutôt une aubaine pour se livrer à ce qu’ils avaient su faire de mieux pendant des lustres (je le constate simplement, tant ce cas est fort banal entre voisins, Freud l’avait théorisé sous la rubrique « nationalisme des petites différences »), casser du russe -en donnant une interprétation large à la chose- et surtout casser du juif, même s’il faut reconnaître que ce sport fut pratiqué sur l’ensemble du territoire.

      Le plus grand massacre « classique » (par tuerie à vue) de juifs de la seconde guerre mondiale eut lieu en Ukraine :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Babi_Yar
      Auparavant, sous les tsars, les pires pogromes avaient eu lieu à Kiev et Odessa dans les années 1880, puis à Kichinev et Byalistok dans les années 1900. Ils ont aussi constitué la face noire des faits d’armes des armées blanches pendant la guerre civile qui a suivi la révolution bolchevique. Face noire, je le souligne, qui s’est produite alors qu’Hitler n’était encore qu’un peintre raté inconnu.

      Quant au reste de votre commentaire, tant que sur les infortunes de la propagande que sur la diversité ethnique des « révolutionnaires » du Maïdan (tout le monde comprendra mieux pourquoi BHL n’est pas trop gêné par certains voisinages à Kiev, c’est pour mieux se pâmer d’aise avec d’autres), le lien qui suit répondra à vos réflexions. Il n’est d’ailleurs pas interdit de suivre les épisodes qui précèdent sur le même –excellent- site.

      http://www.realpolitik.tv/2014/03/republique-bananiere-dukraine-episode-5/

      Sinon je remercie vivement M. Obama d’avoir enfin considéré comme légitime le passage d’une constitution à une autre suite à un coup d’état, l’opération ayant été légitimement entériné par un parlement élu.
      Cela faisait longtemps que nous attendions (moi, BHL, Fabius et tous les potes) une digne légitimation du régime de Vichy…


  24. Patrick Luder Le 08 mars 2014 à 21h41
    Afficher/Masquer

    Qu’il est donc facile de faire avaler n’importe quelle couleuvres aux néophytes des pays de l’Est … Pour nous, peuples “supérieurs” occidentaux, tout ce qui à une connotation russe est automatiquement associé à l’esclavagisme communiste … nous n’avons même pas souvenir que la r(R)ussie était l’une des deux plus grande puissance mondiale, il y a quelques décennies à peine. Pour nos pauvres esprits supérieurs, l’Ukraine n’est qu’un amas de pauvreté financière et sociale, nous n’avons même pas idée de l’avancée technologique et industrielle de ce pays et de sa destruction de ces dernières 30 années. Un peuple presque aussi nombreux que la France, tombé dans l’oubli, un partie du continent Européen ignoré … Une histoire sortie de l’ombre qui pourrait déclencher chez nous, un réflexe de survie par rapport à notre propre destruction sociale, par rapport à la destruction de notre propre tissus économique !


  25. Salva Le 08 mars 2014 à 21h48
    Afficher/Masquer

    Dans cette affaire, l’Allemagne est en première ligne, ayant des liens économiques importants avec la Russie, ce pourquoi elle reste un peu à l’écart de la meute… L’ Ezétazuni , qui chapeaute l’Allemagne depuis 1923 (au moins), doit voir ça d’un mauvais œil. L’Allemagne devra -t’elle choisir son camp ?


  26. Jacques Le 08 mars 2014 à 22h51
    Afficher/Masquer

    Bravo et merci pour ce deuxième dossier sur l’Ukraine; on constate que l’alerte sur le rôle des néo-nazis dans les manifs a été donné depuis des mois (à vrai dire, pas par le Monde ni Libération), ce qui n’a pas empêché les “responsables” de Bruxelles et de Washington de pousser leurs manoeuvres pour renverser le gouvernement élu.
    Merci aussi au commentateur qui a envoyé le lien vers la citation d’Emmanuel Todd sur l’Ukraine, tirée d’un livre qui est dans ma bibliothèque mais que j’avais oublié. ça rentre dans sa réflexion sur les rapports périphérie-centre: la périphérie reçoit son impulsion du centre, d’elle-même elle est retardataire. Une Ukraine isolée de la Russie ne peut être que réactionnaire, néo-nazie (en simplifiant).


  27. ROGER w Le 08 mars 2014 à 23h38
    Afficher/Masquer

    une réflexion du jour

    la mer noir c’est quand même un endroit ou circule beaucoup de gaz et de pétrole … par bateau et par tuyaux NON ???
    et la Crimée avec son port Sébastopol c’est quand même une sacrée bonne place pour surveillée le tout !… en plus c’est la qu’on trouve le gros robinets en cas de fuite de gaz dans la maison Europe !
    En face on trouve la Géorgie avec son gros tuyau qui vient de la grosse flaque de pétrole (la Caspienne)
    Si Poutine lâche la Crimée ce serait le dernier des imbéciles…

    la pensée du jour est donc : et si l’enjeu était énergétique ? …. ou … aussi énergétique ?


  28. Prague Le 09 mars 2014 à 01h59
    Afficher/Masquer

    Pour info

    http://www.spiegel.de/international/europe/how-oligarchs-in-ukraine-prepared-for-the-fall-of-yanukovych-a-955328-2.html.

    Olivier, je ne pense pas que Mme Vitrenko, ancienne communiste, a un poids quelconque en Ukraine, 28 deputes sur 450, c est plutot, sinon insignifiant.

    Pensez-vous que si les neo-nazi sont si importants dans la propagande russe, qu il y serait autant de fleurs deposes sur le Maidan ? C est assez impresionnant le nombre, cela ressemble bc aux fleurs a Londres quand Lady Diana deceda…

    Mefiez vous enormement de la propagande, les Russes en sont les maitres parfaits, Putin et ses copains exKGB – membres d Ozero (Lac), places aux postes strategiques de l economie russe.


    • Prague Le 09 mars 2014 à 05h09
      Afficher/Masquer

      Olivier, je ne poste (qqfois) que chez vous car j aime bc votre travail.

      Je sais tres bien qu il n y a pas de difference entre CIA et KGB et leur manipulation.

      La Russie gonfle a bloc l importance des fachistes en Ukraine, voila.


      • Prague Le 09 mars 2014 à 12h49
        Afficher/Masquer

        Plus de 30% de votants dans 3 regions, pas de la population n est ce pas, et sur combiens de participants ?

        Je ne trouve pas le taux d abstention a ces elections, par contre la population de ces 3 regions tourne autour de 5 millions.

        De meme, sur le plan du pays – 10 % de votes obtenus par les participants a l election – 38 deputes sur 450…


        • Prague Le 09 mars 2014 à 15h29
          Afficher/Masquer

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Élections_législatives_ukrainiennes_de_2012

          20,7 million de votants ukrainiens en 2012, Svoboda – 2 millions de votes pour une population de 44 million, donc 5% de la population…


          • Alain Le 09 mars 2014 à 20h22
            Afficher/Masquer

            Oui la population Ukrainienne ne soutien pas vraiment les neo-nazis au pouvoir en Ukraine grace à Mme Nuland et M. McCain.
            Par Contre ce sont eux qui controle le gouvernement Ukrainien issue du coup d’état du 24 Février 2014.
            Un peiti exemple ci-dessous.
            Regarder également qui dirige l’armée, la police, la justice aujourd’hui…

            http://www.oulala.info/wp-content/uploads/2014/03/Nazi.jpg


  29. step Le 10 mars 2014 à 10h53
    Afficher/Masquer

    on commence à sentir une certaine gène sur le sujet à l’image d’un reportage entendu ce matin sur france info. Dans le local d’un des composants de “pravi sector”, les posters de croix gammés, ont fini par frapper la rétine du journaliste.

    Tout cela est assez lamentable, à mon avis. On a réussi, pour des raisons de géopolitiques, de “pousser l’avantage” vis à vis d’un bloc toujours considéré comme hostile, car n’ayant toujours pas adopté l’uniformisation économique occidentale, à transformer un conflit sur des questions de corruption, en un conflit de type inter-ethnique qui risque de dégénérer en guerre civile.

    Est on si pressé de regénérer un conflit yougoslave aux frontières de l’europe ? C’est un repoussoir dans le cadre du vote européen qui vient ? La propagande russe sur la présence “néo-nazie” dans les est abusive en terme de représentativité dans la population manifestante, la présence “pro-accord-européen” est probablement tout aussi surdimensionnée dans nos médias. Les manifestants non encartés ont en général un seul slogan qui n’a jamais tourné autour d’autre chose, que la concrétisation du respect (politique et économique) dû à tout un chacun.

    Cependant si leur nombre est semble t’il assez réduit, les groupuscules extrémistes qui agitent maidan peuvent inquiéter pour un bonne raison :

    Ils sont armés.

    Que le gouvernement ukrainien normalise la chose, et leur demande de rendre les armes afin de laisser faire police et armée dans le cadre de l’état de droit, et nous verrons assez vite qui contrôle réellement kiev. Dans tous les cas ce sera instructif.


  30. Alain Le 10 mars 2014 à 20h49
    Afficher/Masquer

    Le FBI va enquêter en Ukraine sur les actes de Milosevitch.
    On est jamais aussi bien servie que par soi-même,
    Les avions AWACS sont en action pour “monitorer” l’Ukraine.
    Le gouvernement illégitime et néo-facistes ( devrait-on dire le gouvernement ploutocratique? ) va signer l’accord avec l’UE dans deux semaines. Pourquoi tant de hâte?
    Idem avec l’OTAN dans la foulée de manière à ce que l’OTAN puisse intervenir “légalement” en Ukraine.
    Aussi des mercenaires US arrivé par centaines en Ukraine. Movement de blindés n Europe.
    Ça doit pas être pour jeter des fleurs.
    5 Mds de $! Les USA y tiennent vraiment…
    Bref, ça va mal et une Guerre est en préparation. La troisième Guerre mondiale tant attendue je suppose.
    Le but c’est l’éclatement/effondrement de la Russie suivie d’un pillage généralisé avec la Chine en ligne de mire, et la Syrie et l’Iran au passage.
    C’est pour quand les bombes atomiques?

    C’est pas gagné! On peut encore faire dérailler ce plan digne du Dr. Strangelove.
    L’actuel général en chef US en Europe et pour l’OTAN s’appelle Breadlove…

    Toute resemblance avec des personnages de fictions est fortuit et involontaire of course…


Charte de modérations des commentaires