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4.décembre.20184.12.2018 // Les Crises

Gilets jaunes : Le sens d’une révolte, par Eric Juillot

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Il est déjà possible de l’affirmer sans paraître présomptueux : le mouvement des Gilets-jaunes a réussi en deux semaines à marquer de son empreinte profonde la vie politique de notre pays. Tout laisse à penser en effet qu’il va entraîner une réorientation majeure du cours de notre histoire, bien qu’il soit impossible à ce stade d’en préciser le rythme et les modalités. Ce mouvement vient de loin, il obéit à des causes profondes et va déclencher une onde de choc dont les répercussions politiques et idéologiques bouleverseront l’ordre établi depuis plusieurs décennies.

UN MOUVEMENT INÉDIT

Chacun a pu le constater depuis le 17 novembre dernier, le mouvement des Gilets-jaunes est tout à fait inédit dans sa forme, pour au moins trois raisons : il est né spontanément d’une indignation et d’une colère vécues collectivement par des millions de Français ; il se développe hors de tout cadre institutionnel et exprime avec force son refus d’être « récupéré » par des partis ou des syndicats, tous soupçonnés a priori de vouloir le dénaturer du seul fait de leur appartenance à un système honni, dont ils ne sont au mieux que des opposants de façade ; il est le fait de citoyens ordinaires qui, pour la plupart, n’ont jamais appartenu à une formation politique et n’ont même pas l’habitude de manifester ; enfin, il est d’une ampleur nationale, tant par son extension à l’échelle du territoire (outremer inclus) que par la diversité sociale des manifestants (loin de se réduire aux seules couches populaires du pays).

Il a donc tout pour surprendre et déstabiliser les responsables politiques du pays, habitués depuis des décennies à gouverner en rond dans un tout petit monde idéologique.

ÊTRE À NOUVEAU UN PEUPLE

Ce qui frappe le plus lorsque l’on participe à ces réunions spontanées sur tous les ronds-points du pays, c’est peut-être, par-delà la colère, la joie qui anime les gens. Comme si le seul fait de sortir de chez soi, d’occuper l’espace public et d’engager des conversations à caractère politique avec des inconnus représentait déjà une fin en soi, le début d’une renaissance. Car cette expérience est d’un genre inhabituel : humaine et vivante, à la façon des manifestations sportives, mais ô combien plus profonde par sa dimension civique. Tous les Gilets-jaunes sentent en effet confusément qu’ils font à nouveau peuple pour la première fois depuis des décennies ; qu’un système par eux haï, qui croyait les avoir vaincus, est d’emblée délégitimé par leur apparition ; que, de citoyens virtuels, appelés à exprimer leur choix sous contrainte lors d’élections ponctuelles, ils redeviennent des citoyens réels, aptes à jouer un grand rôle dans la vie de la cité. Dans ces centaines d’agoras improvisées, chacun sent renaître en lui un authentique lien civique, la fraternité qui naît spontanément des discussions politiques. C’est une source de joie profonde, que cette parole libérée et échangée entre citoyens. Elle est la manifestation première d’un élan collectif d’envergure historique. En effet : arrivée à son terme, la crise générale de la représentation se résout sous nos yeux dans un processus spectaculaire d’incarnation spontanée du peuple, qui disqualifie irrémédiablement l’ensemble de ceux qui depuis trop longtemps affirment le représenter pour mieux l’amoindrir. Plus que d’un spasme, il s’agit d’un sursaut, d’un reflexe de salut public par lequel les citoyens de ce pays expriment avec une force retrouvée leur volonté de restaurer la puissance souveraine de la nation face à des dirigeants qui ont œuvré à l’étouffer depuis plus de trente ans. D’où la réaction allergique des Gilets-jaunes à tout contact avec des représentants syndicaux ou partisans ; ils craignent plus que tout de voir par eux leur entreprise comme d’habitude édulcorée et réduite à l’insignifiance.

DE L’ÉMOTION FISCALE À LA RENAISSANCE POLITIQUE

La crise est née d’un soulèvement spontané contre une taxe de plus, pesant cette fois sur le carburant automobile. Sans s’en rendre compte, le gouvernement, avec cette taxe, associait dans une configuration explosive deux sujets sensibles, la fiscalité et la liberté de déplacement. Les Gilets-Jaunes ont trouvé inadmissible qu’au prélèvement fiscal accru sur leurs revenus s’ajoutât une restriction de fait de leur mobilité, quand celle-ci est une partie intégrante de la liberté individuelle. Sur cette colère initiale s’est très vite greffée une protestation plus globale contre l’injustice fiscale perpétuée et amplifiée par le gouvernement d’Edouard Philippe : la réforme de l’ISF et de l’imposition du capital, l’inertie face à l’évasion fiscale des multinationales, l’incapacité à taxer les géants du numérique… Tous ces éléments ont conduit nécessairement à dénoncer l’inégale répartition de la charge de l’impôt.

Mais le mal est en fait beaucoup plus profond. La fiscalité ne constitue que la cause immédiate du soulèvement populaire. Ce dont nos dirigeants ne semblent pas se rendre compte à ce stade, c’est que la colère qui s’exprime est vieille de plus de trente ans. Trente années de frustration, de ressentiment et d’amertume face au déclin de la chose publique imposée à une France réticente par des gouvernants conformistes et veules, au nom d’une adaptation sans fin à la mondialisation et de la soumission nécessaire à une construction européenne prétendument salvatrice. Trente années de régression sociale, de dérégulation financière, d’affaiblissement économique et de recul de l’Etat dans tous les domaines. Trente années de colère rentrée qui explose soudain à la face de nos dirigeants, sidérés par la résurrection inopinée du peuple comme force politique directe et agissante. Aujourd’hui, par un juste retour des choses, se produit un brusque rappel à la réalité fondamentale de notre univers politique : il n’y a pas de démocratie sans démos. Qu’il faille rappeler cette évidence au point où nous en sommes rendus, voilà qui en dit long sur la dégénérescence politique, sur la dévitalisation de la démocratie qui a caractérisé les trois dernières décennies. Le peuple français, si longtemps humilié, méprisé, effacé même, par ceux qui faussement gouvernaient en son nom se réveille d’un long sommeil, sort de l’état de sédation profonde dans lequel on aurait aimé qu’il restât. Il a fallu pour cela que le système arrive au terme de son potentiel de destruction : élu par les 16% d’inscrits qui l’ont placé en tête au premier tour de l’élection présidentielle en 2017, Emmanuel Macron a mis en œuvre depuis dix-huit mois, et avec superbe, une politique qui ne profite vraiment qu’aux Français les plus riches, c’est-à-dire à 10 ou 15% de la population. Sous couvert de progressisme, il n’a fait qu’aggraver le délitement généralisé auquel le néolibéralisme nous condamne, tout en croyant sincèrement que le verbiage creux et la bouillie conceptuelle de ses discours allaient susciter l’enthousiasme et l’adhésion des masses. Ceux qui n’étaient pas prêts à en recevoir l’onction, les « Gaulois réfractaires », n’étaient dignes que de son mépris. Si Emmanuel Macron est indéniablement le président légal de la République française, il n’est donc pas évident qu’il soit un président légitime, tant sa politique porte atteinte aux intérêts d’une écrasante majorité de Français, et tant il semble se satisfaire du petit résidu de souveraineté que le système, dont il est un disciple zélé, accepte de lui laisser dans l’ordre économique. Qui peut croire que les Français vont accepter plus longtemps un pouvoir dont la capacité d’action se résume à des tripatouillages fiscaux, dans un sens inégalitaire de surcroît ? Les tenants de l’idéologie dominante pensaient pourtant avoir trouvé avec lui le candidat idéal, qui allait leur permettre d’atteindre la forme politique pure à laquelle ils aspirent : la forme sans contenu, celle d’un pouvoir réduit à l’état de simulacre, dès lors que ses attributs essentiels ont été placés hors de portée des citoyens, sur un sol étranger. C’est à ce processus de lente destruction que s’oppose aujourd’hui le peuple, dont les Gilets-jaunes ne sont que l’avant-garde active. L’immense majorité des Français les soutient et le gouvernement doit comprendre au plus vite que le basculement en cours a une portée historique.

UN MOUVEMENT RÉVOLUTIONNAIRE ?

Un parallèle s’impose en effet entre 2018 et 1788 : la dynamique révolutionnaire s’est enclenchée lorsque des éléments populaires ont décidé d’agir politiquement pour des questions d’impôts et de prix des produits de première nécessité. A l’injustice fiscale de l’Ancien Régime (impossible à réformer depuis l’échec de l’Assemblée des Notables en 1787) s’est ajoutée, dans l’hiver 1788-1789, la question vitale du prix du pain. 230 ans plus tard, les mêmes causes produisent les mêmes effets : un régime oligarchique sclérosé et aveugle se coupe du peuple sans même s’en rendre compte, et le prix de l’essence – qui s’est entre-temps substitué à celui du pain comme baromètre de l’humeur populaire – constitue l’élément déclencheur de la révolte. Quant au président Macron, il tient des trois rois chassés du pouvoir dans notre pays par une révolution populaire : comme Louis XVI, il va payer aussi pour ceux qui l’ont précédé ; de Charles X, il a l’arrogance hautaine et le mépris des gens ordinaires ; de Louis-Philippe, enfin, il tient la certitude d’être aimé par le peuple, une certitude alimentée depuis deux ans par le chœur des médias idéologiquement conformes qui ont alimenté sa tendance naturelle à l’autosatisfaction juvénile. Après 1789, 1830 et 1848…2018 ?

Si par révolution on entend une entreprise de destruction rapide et brutale d’un ordre politique et social ancien, alors le mouvement des Gilets-jaunes ne peut pas être qualifié de révolutionnaire. Loin de vouloir détruire la République, il entend la ranimer en restaurant la plénitude ses pouvoirs. « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément » dit notre Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen dans son article trois. C’est pour avoir oublié ce principe fondamental, pour avoir cru étrangement qu’il devait être dépassé que nos dirigeants se retrouvent aujourd’hui coincés entre, d’une part, les revendications d’un peuple trop longtemps floué et, d’autre part, les exigences du système technocratique et économique nommé « Union européenne » qui a phagocyté ou détruit des pans entiers de la souveraineté nationale. On comprend la stupéfaction actuelle des dirigeants français : habitués de longue date dans leur entre-soi à gouverner en mode mineur une France amoindrie, ils ne peuvent comprendre que le peuple soudainement se rappelle à leur souvenir pour exiger le retour sur son sol d’une souveraineté oblitérée par son transfert à Bruxelles et à Francfort. Qu’il aspire à être gouverné par des dirigeants exerçant en son nom la plénitude de ses pouvoirs, en lieu et place des bribes de souveraineté que le néolibéralisme bruxellois veut bien lui laisser, voilà qui a de quoi les laisser pantois !

SIDÉRATION ET INCONSISTANCE DU POUVOIR EN PLACE

Pour sortir de la crise, nos dirigeants doivent opérer dans l’urgence une prise de conscience d’une telle ampleur qu’il est malheureusement très peu probable qu’ils y parviennent. Leur audace intellectuelle ne s’étant jamais aventurée au-delà des lieux communs de l’idéologie dominante, ils réalisent soudain avec effroi qu’un gouffre s’ouvre sous leurs pieds et menace de les engloutir. Le président est tout à coup obligé d’admettre la complète faillite de son Verbe, lui qui glosait pourtant sur la dimension christique de son pouvoir en 2017. Les ministres de son gouvernement, frappés d’hébétude, se contentent d’ânonner rituellement et sans conviction les habituelles platitudes de la « nécessaire pédagogie », de la « concertation dans les territoires » afin de restaurer un « dialogue apaisé ». Comme s’il n’était question que de discussion ! Le peuple n’espère pas être entendu, il exige de l’être par ceux qui gouvernent en son nom. Sans doute nos dirigeants ont-ils déjà compris que quelques concessions d’ordre fiscal ne suffiront pas à calmer la colère populaire. Ils chercheront probablement à amadouer les citoyens avec un plan de plusieurs milliards d’euros à finalité sociale, censé soulager en partie le sort des plus démunis. Il leur suffira pour cela de procéder à un redéploiement des dépenses prévues pour ne pas subir les foudres de Bruxelles, le ministère de le Défense, par exemple, étant tout désigné pour jouer comme à l’accoutumée le rôle de variable d’ajustement. Une telle réponse permettrait de préserver quelques années encore l’ordre établi. Il n’est pas certain toutefois qu’elle suffise.

ENTRE SURSAUT IMPROBABLE ET CRISE DE CIVILISATION

Les ministres ont à plusieurs reprises affirmé qu’il était difficile de savoir ce que voulaient au juste les Gilets-jaunes, tant leurs revendications sont diverses et parfois confuses. Il est pourtant possible de les résumer en une seule idée : ils veulent que le gouvernement adopte une politique économique exactement inverse de celle qu’il a menée jusqu’à présent. Cela suppose de remplacer une politique de l’offre inepte et destructrice – les décennies écoulées en sont la preuve irréfutable – par une politique de la demande, c’est-à-dire par un grand plan d’investissement public, de plusieurs dizaines de milliards d’euros, destiné à stimuler la croissance, à créer massivement des emplois, à financer la transition écologique et à restaurer, enfin, les fonctions dégradées de l’Etat républicain. Pour être efficace, un tel plan implique nécessairement de faire sauter le verrou européen, de s’affranchir des contraintes communautaires. Dans l’idéal, il faudrait recouvrer notre souveraineté monétaire, reprendre le contrôle de la banque centrale et instaurer temporairement des restrictions à la libre circulation des capitaux. Autant dire engager une révolution idéologique et institutionnelle qui balaierait l’essentiel de l’UE. Nos dirigeants sont-ils assez armés intellectuellement et moralement pour procéder à une opération d’une telle ampleur ? Peuvent-ils même la souhaiter ? La réponse est évidemment négative et c’est tout le drame de la France aujourd’hui : un peuple passionnément politique fait face à un gouvernement qui ne l’est plus vraiment. Comment ceux qui nous dirigent pourraient-ils en quelques semaines jeter les bases d’un cadre économique radicalement différent de celui qu’ils ont patiemment façonné depuis des décennies, et dont ils ont fini par croire qu’il était le seul concevable ? Ceux qui, dans les premiers temps, nourrissaient des doutes à son sujet n’avaient qu’à se prosterner dans les temples de la nouvelle religion européiste pour s’en trouver allégés. Aujourd’hui, tous les responsables politiques et syndicaux sont des partisans inconditionnels de la construction européenne ; tous sont aveugles à ses échecs ; tous sont d’une foi à l’égard de leur idole qui dépasse celle des païens les plus primitifs. Sur toutes les questions essentielles, ils ont pris l’habitude de sacrifier systématiquement le peuple au projet européiste ; ils ont sapé méthodiquement, au nom de l’« Europe » rédemptrice, les conditions indispensables au développement et à l’expression de la démocratie en France. Cela a pu fonctionner aussi longtemps que les dégâts sociaux provoqués par leur leurs choix funestes étaient contenus par la solidarité nationale, au prix d’un endettement croissant. Cela ne peut plus tenir dès lors qu’au-delà des couches populaires, les classes moyennes se délitent par le bas et protestent contre ce que leur pays est en train de devenir. Techniquement possible, la restauration d’un ordre économique souverain est cependant devenue inconcevable politiquement pour nos représentants. Entre le peuple et l’UE, acculés, il leur faut pourtant choisir, car le temps où l’on pouvait se payer de faux-semblants est, depuis deux semaines, révolu.

Eric JUILLOT, professeur d’histoire-géographie au collège Arthur Rimbaud de Nemours

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Valmeysien de Bouvines // 04.12.2018 à 07h43

Cet article 3 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen est l’un de nos outils les plus précieux pour faire levier contre l’Union Européenne.

Les planètes s’alignent pour revivifier l’idée révolutionnaire. L’histoire semble bégayer.
Une réforme nouvelle apparaît dans les pays anglo-saxons. En France, un prince que l’on dit vendu à une puissance à l’Est (Autriche hier, Allemagne aujourd’hui), voit son pouvoir contesté par une populace enragé de constater une fiscalité inégalement répartie entre le petit peuple et les oligarques.

Voyez comme cet énoncé pourrait s’appliquer aux deux périodes.

Il faut que les partisans de tout bord comprennent la valeur et l’efficacité de s’appuyer sur notre histoire révolutionnaire et ce quoi qu’on pense de ses hypocrisies ou de ses occasions manquées. Qui croit à la perfection ?
La Révolution a déclaré que la Nation était souveraine, et par cette simple déclaration tonitruante faite à la face du monde et de l’histoire, la Révolution donnait le plus beau des cadeaux aux générations futures qui n’auraient plus qu’à demander que le principe soit appliqué. Le travail nous a été mâché, ne nous montrons pas ingrat par paresse ou lâcheté.

A ce titre, une sortie de l’UE et de l’euro sont une priorité, une nécessité, une simple demande que la République Française soit effectivement ce qu’elle prétend être. Il ne peut y avoir de discours, de phrases, de pensée politique en France qui n’évoque ceci, ou alors celui qui parle ne fait qu’égarer le peuple. A chaque parole prononcée en ce temps, l’idée d’une libération nationale avec l’UE comme ennemi CLAIREMENT désigné doit apparaître ou l’orateur disparaître.
La mise en place de systèmes faisant appel plus régulièrement aux référendums me paraît également aller dans le sens de cette histoire révolutionnaire qui continue son chemin.

Il faut réutiliser sans concession, et sans pudeur de gazelle, le vocabulaire de la Révolution. Il faut régénérer la Nation, c’est ce que cet article raconte, c’est ce que ces drapeaux, notre drapeau, demandent. Je suis si heureux et si fier de voir les Français se retrouver autour de ce qu’il sont : un peuple politique, une Nation.

Citoyens, c’est la liberté ou la mort. Ni l’Europe coalisée, ni les oligarques usurpateurs doivent croire un seul instant que le peuple de France faiblira, hésitera. L’ennemi du moment nous le connaissons. L’UE et les oligarques qui la contrôlent, des bureaucrates et leurs alliés financiers et médiatiques. Il faut rejoindre les Gilets Jaunes et leur faire comprendre que leur malheur ne peut s’arranger que par la souveraineté nationale telle que décrite dans cet article 3. Car si c’est la Nation qui gouverne réellement, elle le fera naturellement dans son intérêt.

Bien à vous tous chers amis et je vous souhaite une merveilleuse journée !

188 réactions et commentaires - Page 2

  • REFERENDUM // 05.12.2018 à 08h08

    Imprimez ce flyer et distribuez-en à tous les commerçants que vous fréquentez.

    lien vers le flyer:
    https://framadrop.org/r/k2rIjra2q7#FIdMTFikKzeTKyT0HAdhHJPy2bP5KO+qp0++Ady3Vi0=

    Pour en savoir plus:
    https://www.change.org/p/gilets-jaunes-occitanie-pour-un-r%C3%A9f%C3%A9rendum-d-initiative-citoyenne

    Citoyennement vôtre.

      +2

    Alerter
  • Betty // 05.12.2018 à 08h32

    Art. 10. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, POURVU QUE LEUR MANIFESTATION NE TROUBLE PAS L’ORDRE PUBLIC ÉTABLI PAR LA LOI.
    Art. 11. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, SAUF A RÉPONDRE DE L’ABUS DE CETTE LIBERTÉ DANS LES CAS DÉTERMINÉS PAR LA LOI.
    Je ne vois nulle trace de liberté de réunion et je vois surtout que toute expression de son opinion est strictement encadrée par LA LOI…
    https://www.legifrance.gouv.fr/Droit-francais/Constitution/Declaration-des-Droits-de-l-Homme-et-du-Citoyen-de-1789

      +0

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  • Pousse pas // 05.12.2018 à 10h16

    Je trouve ces analyses assez lumineuses et anticipatrices, Eric Juillot pense en grand, il doit être un très bon professeur d’Histoire et Géographie, et j’envie ses élèves. Je le pense sincèrement.
    Une simple remarque, lorsqu’il dit : ” tous les responsables politiques et syndicaux sont des partisans inconditionnels de la construction européenne” il amoindrit terriblement son propos et diffuse du désespoir.
    Il aurait pu préciser ” tous les responsables représentés au parlement ou très médiatisés”.
    Car il y a des responsables de mouvements très significatifs et clarissimes contre l’union européenne et l’euro : je pense au PRCF, à l’UPR ou encore au Comité Valmy (qui d’ailleurs font tous trois références au Conseil National de la Résistance à l’issue de l’infâme deuxième guerre mondiale).
    C’est désespérant car omettre ces mouvements dont certains sont très important en terme d’adhérents ou de qualité des signataires, relève de l’omission et si elle était volontaire, on se demanderait pourquoi … … …

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    • Alfred // 05.12.2018 à 12h43

      C’est certain. Les trois que vous avez cités son toujours maintenus soigneusement dans l’ombre. Le troisième rentre parfois par la fenêtre sur les crises mais les deux premiers jamais. Pourtant leurs analyses sont souvent compatibles. Sur le Maïdan et le dombas ils ont fait partie des très rares à ne pas se tromper.

        +3

      Alerter
  • gryzor // 05.12.2018 à 14h35

    “Dans l’idéal, il faudrait recouvrer notre souveraineté monétaire, reprendre le contrôle de la banque centrale et instaurer temporairement des restrictions à la libre circulation des capitaux”

    Pourquoi temporairement ?
    Il me semble bien que le contrôle des mouvements transnationaux de capitaux constitue l’un des instruments majeurs, légitimes et intemporel de tout état normal, c’est à dire souverain.

      +0

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    • Alfred // 05.12.2018 à 16h28

      Reprendre le pouvoir sur la banque centrale, controle des capitaux, etc.. toujours les mêmes idées. J’y souscris mais ce ne sont pas les seuls moyens (outre qu’il va falloir que le sang coule pour l’obtenir).
      Il existe un moyen plus anodin mais aussi puissant (et comme il a l’air anodin c’est probablement le meilleur moyen) de reprendre le pouvoir: Obtenir que les licences bancaires soit octroyées de plein droit à toute personne morale capable de réunir deux cent miles euros (ou un million si vous voulez) en cash: Résultat vous recevez votre salaire à l’association du coin qui prête aux entreprises locales. La “haute finance” est hors de ce circuit. Les implications sont très nombreuses en termes de monnaie et de dettes. Ce n’est pas exclusif du reste mais c’est à mon avis le plus “rentable” en termes de lutte/bénéfice.

        +1

      Alerter
  • Chris // 05.12.2018 à 14h54
  • CITOYEN // 05.12.2018 à 16h43

    PETITION : R.I.C. REFERENDUM INITIATIVE CITOYENNE

    Imprimez ce flyer et distribuez-en à tous les commerçants que vous fréquentez.

    lien vers le flyer:
    https://framadrop.org/r/TzNW8Bus51#Pic8y0KdNCPaJlkZKVYwr4JBhb3H5sSEbHfunNE5jxE=

    Pour en savoir plus:
    https://www.change.org/p/gilets-jaunes-occitanie-pour-un-r%C3%A9f%C3%A9rendum-d-initiative-citoyenne

    Citoyennement vôtre.

      +2

    Alerter
  • BA // 05.12.2018 à 18h41

    Gilets jaunes : un syndicat de police dépose un préavis de grève à partir de samedi.

    Le syndicat de police Vigi rejoint le mouvement des gilets jaunes en appelant à une grève illimitée à partir de samedi, jour de l’acte 4 de la mobilisation.

    Le syndicat de police Vigi a déposé un préavis de grève illimitée à partir de samedi 8 décembre, date de l’acte 4 des gilets jaunes.

    https://www.bfmtv.com/police-justice/gilets-jaunes-un-syndicat-de-police-depose-un-preavis-de-greve-a-partir-de-samedi-1582326.html

      +0

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  • Tardieu // 05.12.2018 à 19h41

    Beaucoup d’articles (tous en fait) et de commentaires (tous en fait) pour nous dire que finalement il ne faut rien changer, c’est extraordinaire ! Le régime en place vous l’adorez !

      +0

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  • Denis // 05.12.2018 à 20h41

    Bonsoir,
    une touche d’humour pour la fin de journée.
    Une bonne vanne de l’humoriste en chef de l’U.E.

    «Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens»

    Je la trouve bien bonne et d’actualité!

    N’est-il pas?

      +0

    Alerter
  • METZGER // 06.12.2018 à 07h43

    N’ayez pas peur, Harry, les lois de la physique populaire sont immuables :
    – bientôt Noël et la trêve des confiseurs
    – ils ont des enfants qui vont les rappeler à leur réalité ( t’as pensé à mon Iphone, papa ? )
    ils n’ont pas encore compris que :
    – le prix des énergies fossiles va augmenter et cela ne dépend pas de Macron.
    – L’argent demandé à l’état sort de la poche du voisin
    – Toute largesse va encore aggraver le déficit qui nous plombe.
    C’est une révolte légitime contre l’injustice sociale. La victoire ou la mort est un slogan.
    Les Français veulent acheter chinois et avoir des emplois en France et des rémunérations confortables.
    Les jeunes en particulier veulent voyager librement, avoir des bourses, l’Europe, et notre souveraineté.
    Bref, tout et son contraire.
    Cette génération Mitterrand immature nous fait un gros caprice de plus.
    Cela n’a rien à voir avec les souverainistes qui savent le sacrifice que demande leur choix.
    La nation démocrate est une communauté de gens qui décident ensemble des règles qu’ils s’appliquent.
    L’Allemagne de 38 est fort différente : les dettes de guerre, la spéculation américaine, amène un régime fort.
    Ici et maintenant, c’est notre propre incurie, à vouloir des gouvernant démagogiques qui ont fait notre perte.
    La dette accumulée par nos choix est trop lourde à porter.
    Fallait pas ! Mais trop tard.
    L’effort de redressement va couter une génération.
    Toutes les manifs n’y changeront rien.
    Et rien ne sera possible tant que nous serons gouvernés par des banquiers européistes.
    Devant nous, du sang, des larmes et de la sueur.
    On casse tout pour se défouler, puis on rentre chez soi pour toucher aides et allocations, chercher sa dinde et son mousseux, bien chauffés….. Pour combien de temps encore ?
    Nous arrivons au moment de la Glasnost et de la Perestroïka.
    On va peut-être enfin réaliser que nous ne pouvons éternellement vivre à crédit sur le dos des générations à venir, ce que nous coûte cette bureaucratie pléthorique : une administration qui pense que le public est à son service ( service public ! ) Devant nous 20 ans de réelle misère.
    Après cela ira mieux…

      +1

    Alerter
  • sgaut // 08.12.2018 à 13h14

    Juste une précision, les révoltes sous l’ancien régime étaient dues à la libéralisation des prix des produits courants comme le pain. Le roi au contraire est revenu à plusieurs reprises au contrôle des prix. Faire le parallèle avec la révolution est un contresens historique. Macron est l’héritier de la bourgeoisie mise en place par les lumières et la maçonnerie.

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    Alerter
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