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4.juillet.20184.7.2018 // Les Crises

Loi sur la manipulation, par François-Bernard Huyghe

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Source :François-Bernard Huyghe, 22-06-2018

La Loi sur une réglementation des FAKE NEWS est en discussion au Parlement. Premier et seul ouvrage en France sur le sujet, “FAKE NEWS, la grande peur” de François-Bernard Huyghe vient de sortir chez VA Editions. Son auteur se livre ici à quelques réflexions sur l’origine, la définition et les conséquences d’un tel phénomène.

Le philosophe Popper disait que l’homme est un singe menteur et, dans la Bible, l’histoire de notre espèce commence avec une petite pomme et un gros mensonge. La diffamation et l’intoxication politiques remontent au moins à l’Antiquité. L’idée de déstabiliser un adversaire politique avec des pamphlets date de l’imprimerie, celle de montrer des atrocités imaginaires ou de désinformer prospère avec la guerre de 14 et les débuts du cinéma, etc.

En revanche, ce qui a changé quand le terme « fake news » est devenu à la mode (2016 : Brexit, élection Trump…) et même quand il est devenu « mot de l’année » du Oxford dictionnary en 2017, c’est l’incroyable démocratisation du faux, ses moyens techniques et son impact idéologique. Ce dernier se traduit notamment par l’action des États qui veulent légiférer maladroitement contre la désinformation, par la mobilisation des GAFA qui cherchent à éliminer ces fake news qui portent atteinte à leur image et par le succès du fact-checking dans les médias classiques.

D’une part, en effet, sur les réseaux sociaux, n’importe qui peut lancer une photo truquée, une légende urbaine ou rapporter un fait imaginaire (y compris un délire : portant sur les extraterrestres ou sur les avions qui déverseraient des produits pour empoisonner la population). En outre, une partie de la population est persuadée comme jamais auparavant que les médias du Système lui cachent systématiquement la vérité. Du coup, les élites paniquent à l’idée qu’une puissance étrangère, les groupes idéologiques extrémistes ou les opérations sur Internet.

Ce qui offre une arme à Trump qui retourne l’accusation et passe son temps à accuser de « fakes » les médias « mainstream », qui attribuent son élection aux fausses nouvelles répandues par les réseaux sociaux. C’est un curieux effet de miroir : le fake est devenu l’information de l’autre.

Du reste, les fausses nouvelles délibérément répandues par des acteurs étrangers ou par des groupes idéologiques peuvent-ils changer le résultat des élections ? Ma réponse est non. Et toutes les études d’universités américaines sur l’élection de Trump vont dans le même sens. Même s’il y a des centaines de fausses histoires en ligne et qu’elles touchent une fois des millions de gens, cela représente peu par rapport au flot des médias classiques ; par ailleurs ces nouvelles fausses ou douteuses sont vite repérées et dénoncées par les très nombreux dispositifs de fact-checking, par les médias eux-mêmes, par les GAFA, leurs algorithmes et leurs armées de modérateurs… Donc l’effet des fakes est surtout un effet de confirmation pour une minorité absolument imperméable aux avertissements des experts, des chroniqueurs « sérieux ». C’est plus un symptôme qu’une cause. Pourquoi un message sur Facebook vous ferait-il voter différemment de que disent toutes les télévisions, tous journaux, toutes les élites, etc., si vous n’y étiez prédisposé(e) ?

En revanche des fausses nouvelles délibérées peuvent avoir un effet de chaos limité : « fake » économique faisant baisser une action, ou rumeurs paniquant les foules en cas d’attentat ou de catastrophe naturelle.
En 2011, pendant le printemps arabe, on célébrait le pouvoir intrinsèquement démocratique des réseaux sociaux que les autocrates ne pourraient plus contrôler et qui répandraient la vérité contre toute censure. Depuis, ce sont les démocraties qui ont pris peur du contre-discours en ligne, des informations alternatives, etc. Le réseau social vous met en contact en théorie avec des gens qui vous ressemblent (en théorie parce qu’en réalité, vous êtes peut-être en discussion avec un troll ou un algorithme), avec des gens que vous croirez a priori et qui vont confirmer avec force arguments et documents ce que vous êtes prêt à croire. Chacun peut se bricoler une réalité qui correspond à ses préconceptions et biais idéologiques. Chacun peut contribuer à la répandre. Mais surtout, le régime de vérité a changé : la crédibilité de l’information s’appuie sur la confiance dans le semblable et non plus dans la soumission à la parole des élites.

Le remède à la prolifération des rumeurs et forgeries ne se trouve pas dans des lois qui renforceront chez beaucoup la conviction que l’on nous cache tout et que la vérité est censurée.

Il faut rendre à la justice qu’il existe près de 150 organisations de fact cheking et que la probabilité est faible qu’une fausse nouvelle échappe aux médias, aux GAFA, aux ONG ou aux simples internautes férus de vérification. Le problème est donc plutôt celui de la confiance dans les sources et du processus de vérification ; surtout il s’agit d’apprendre aux citoyens la bonne démarche de vérification des informations et le bon usage de leur esprit critique. Ce serait une mission pour l’école que de reprendre cette bonne idée qui, après tout, n’a que vingt-cinq siècles si l’on remonte à la rhétorique grecque.

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Source :François-Bernard Huyghe, 22-06-2018

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Commentaire recommandé

Fritz // 04.07.2018 à 06h38

Professeur en collège, et donc intéressé par la dernière phrase de ce texte, je trouve M. Huyghe assez naïf. S’il connaissait le CLEMI, il tomberait de haut.

La dénonciation des “fake news” dans notre système scolaire est unilatérale et biaisée : elle commence par des exemples ridicules (reptiliens et Cie) pour accuser par amalgame toutes les sources d’information qui ne vont pas dans le sens européiste et mondialiste.

Lors d’un stage, j’ai eu droit à la promotion du site Conspiracy Watch par la formatrice, qui s’est ensuite bien emmêlé les pinceaux : voulant illustrer le poids du “complotisme” dans la vie politique, elle a cité “Donald Trump et la Russie” … avant de se reprendre en bafouillant : “nan mais là c’est vrai, c’est pas du complotisme, M. Trump est vraiment proche des Russes” (c’était en janvier 2017).

Le discours (ou plutôt le bla-bla) sur les “fake news”, comme aussi le bla-bla sur le complotisme, reste volontairement abstrait. Car s’il entrait sur le terrain des faits, de la controverse et de la vérification, il ne pourrait plus amalgamer “fake news” et Brexit, “fake news” et victoire de Donald Trump, “fake news” et RT.

Sur ce terrain, on parlerait français, et on serait bien obligé, finalement, de lier BOBARDS et Timisoara, bobards et couveuses du Koweit, PROPAGANDE DE GUERRE et génocide des Albanais du Kosovo, INTOX et bombardement de Benghazi par Kadhafi, MENSONGE et gazage compulsif des Syriens par Bachar, etc.

69 réactions et commentaires

  • Fabrice // 04.07.2018 à 06h29

    Un petit post sur Facebook peut être pas mais lorsque un sujet de C à vous sur France 5 relatif à l’arrestation d’individus d’ultra droite, l’UPR a été affichée à l’antenne comme faisant partie de la fachosphère….il est effectivement plus que temps de penser à faire respecter vos lois et éventuellement notre constitution, Monsieur le législateur que nous payons assez grassement pour ça il me semble.

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    • Quentin // 04.07.2018 à 09h21

      Et que dire de LCI qui classe le souverainisme ou le royalisme dans les mouvances d’extrême droite, aux côtés des néonazis, néofascistes et catholiques intégristes ? (Google “souverainisme lci” pour ceux qui auraient manqué cette perle)

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    • Chris // 04.07.2018 à 11h44

      Même pas besoin de C à Vous.
      La tribune de l’ONU, manipulée par les USA, est certainement la productrice en chef des fake news : rappelez-vous Colin Powell avec sa fiole d’AMD, laquelle déclencha une bonne dizaine de guerres à travers le monde.
      La politique internationale (mais aussi intérieure) est un empilement de fake news pour obtenir le consentement des populations.
      Et ça continue…

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  • Pierre D // 04.07.2018 à 06h31

    Pourquoi n’y a-t-il d’expression “true news”?

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    • Quentin // 04.07.2018 à 09h41

      Ils n’ont pas besoin d’employer ce qualificatif puisque c’est sous-entendu quand l’info vient des sources officielles (AFP…).

      Et ça donnerait l’impression que c’est validé par le système, donc ça mettrait la puce à l’oreille de ceux qui s’interrogent un minimum sur la qualité de l’info qu’ils reçoivent

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      • John V. Doe // 04.07.2018 à 10h21

        Pour moi qui parcourt les nouvelles internationales d’une bonne dizaine de médias quotidiennement, de la presse Russe en anglais à la presse Française en passant par la Suisse, la Belgique et une toute petite partie de celles des USA, l’AFP est proche de la première place en matière de faits tronqués, de vérités unilatérales et autres manipulations des faits. Ne parlons même pas des analyses et commentaires. Leurs visions du futurs sont risibles et contredites parfois très rapidement.

        Le plus simple moyen de se reconnecter avec la réalité internationale, pour les francophones, c’est de lire sur internet “Le Temps” (letemps.ch) ou “La Tribune de Genève” (tdg.ch) malgré leurs faiblesses sur l’Amérique Latine. Sans oublier, bien sûr, “Les Crises” (encore merci) et tous les autres sites de commentaires que vous voudrez entendre.

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      • Pierre D // 04.07.2018 à 12h07

        … ou c’est peut-être par ce que ça n’existe pas.

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    • RGT // 04.07.2018 à 18h58

      Il n’est pas nécessaire de créer l’expression “True News”.
      Les Russes employaient une expression similaire dans les années 70 :

      “Si c’est écrit dans la Pravda, c’est forcément parce que c’est vrai”.

      Il suffit de remplacer Parvda par “Le Monde”, “Libération”, “TF1″, France”, “BFM” et les autres.

      Je vous prie de ne pas prendre le sourire entendu des russes lorsqu’ils la prononçaient, ça pourrait être considéré comme une insulte pour nos grands prêcheurs de vérité.

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  • Fritz // 04.07.2018 à 06h38

    Professeur en collège, et donc intéressé par la dernière phrase de ce texte, je trouve M. Huyghe assez naïf. S’il connaissait le CLEMI, il tomberait de haut.

    La dénonciation des “fake news” dans notre système scolaire est unilatérale et biaisée : elle commence par des exemples ridicules (reptiliens et Cie) pour accuser par amalgame toutes les sources d’information qui ne vont pas dans le sens européiste et mondialiste.

    Lors d’un stage, j’ai eu droit à la promotion du site Conspiracy Watch par la formatrice, qui s’est ensuite bien emmêlé les pinceaux : voulant illustrer le poids du “complotisme” dans la vie politique, elle a cité “Donald Trump et la Russie” … avant de se reprendre en bafouillant : “nan mais là c’est vrai, c’est pas du complotisme, M. Trump est vraiment proche des Russes” (c’était en janvier 2017).

    Le discours (ou plutôt le bla-bla) sur les “fake news”, comme aussi le bla-bla sur le complotisme, reste volontairement abstrait. Car s’il entrait sur le terrain des faits, de la controverse et de la vérification, il ne pourrait plus amalgamer “fake news” et Brexit, “fake news” et victoire de Donald Trump, “fake news” et RT.

    Sur ce terrain, on parlerait français, et on serait bien obligé, finalement, de lier BOBARDS et Timisoara, bobards et couveuses du Koweit, PROPAGANDE DE GUERRE et génocide des Albanais du Kosovo, INTOX et bombardement de Benghazi par Kadhafi, MENSONGE et gazage compulsif des Syriens par Bachar, etc.

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    • Pierre D // 04.07.2018 à 08h11

      Le mariage entre “fake news” et “complotisme” est une fake news.

      Le complotisme répond à un besoin irrationnel des foules (dans le sens de Lebon) de rationaliser une “no news”… il n’a d’autre objectif que d’apaiser l’angoisse générée par une absence d’explication rationnelle suffisamment probante face à un événement extraordinaire. Il appartient à la rumeur… à et concerne l’ochlocratie

      La “fake news” est un mensonge délibéré, soit dans son énoncé soit dans sa dénonciation, dans le but d’atteindre un objectif bien précis (comme la dépêche d’Ems). Elle appartient à l’information… ou à la désinformation… et concerne la démocratie.

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      • Fritz // 04.07.2018 à 08h28

        La dépêche d’Ems (juillet 1870) n’est pas un mensonge. C’est un brouillon envoyé par le roi de Prusse à son chancelier Bismarck, et légèrement condensé par ce dernier. C’est la diplomatie et la presse chauvines de la France qui en ont fait une “insulte à l’honneur français”.

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        • Pierre D // 04.07.2018 à 08h36

          “Sa « dépêche d’Ems » met de l’huile sur le feu en éludant volontairement le retrait de la candidature allemande. ”
          https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9p%C3%AAche_d%27Ems

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        • Pierre D // 04.07.2018 à 08h39

          “Le 13 juillet 1870, une dépêche habilement caviardée par Bismarck soulève une tempête dans l’opinion française comme dans l’opinion allemande. ”

          https://www.herodote.net/13_juillet_1870-evenement-18700713.php

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          • Fritz // 04.07.2018 à 09h44

            Les Français (à commencer par le duc de Gramont) n’ont même pas attendu le retour de l’ambassadeur Benedetti, qui aurait pu confirmer que Guillaume ne l’avait nullement insulté.

            Quant au retrait de la candidature de Léopold de Hohenzollern, il était connu publiquement depuis quelques jours.

            Pour une fois, Thiers fut bien inspiré, et même courageux, lorsqu’il lança sous les huées des députés bonapartistes : « Est-il vrai que sur le fond, c’est-à-dire sur la candidature Hohenzollern, vous ayez obtenu gain de cause, et que vous rompiez sur une question de forme ? Voulez-vous qu’on dise que pour satisfaire votre susceptibilité, vous êtes prêts à faire couler des rivières de sang ? »

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            • Pierre D // 04.07.2018 à 11h55

              Il n’empêche que c’est à partir de cette fausse nouvelle (fake news en anglais) que Badinguet a déclaré la guerre à un Bismarck, qui avait créé de toute pièce cette opportunité pour fédérer “dans le sang” les états allemands…

              .. et il n’empêche que les fake news sont le fait des leaders d’opinion, et que les conspirationnismes sont le fait des opinions publiques. Que la première consiite à tromper l’opinion et que le second est une réaction de l’opinion.

              … et quiconque amalgame les deux amalgames consciemment ou non ochlocratie et démocratie, c’est le discours des néolibéraux sur le vulgum pecus.

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      • Pepin Lecourt // 04.07.2018 à 09h25

        Le complotisme existe….parce qu’il y a des complots !

        A partir du moment ou ces derniers existent et l’histoire en connaît quantité bien documentés il est légitime que l’opinion se méfie des versions officielles c’est même salutaire de toujours douter….et donc d’essayer de vérifier, ensuite qu’il y ait des dérives et que l’on prétende trouver des complots là où il n’y en a pas c’est une autre histoire mais l’accusation de complotisme est un prétexte usé jusqu’à la corde pour décrédibiliser tous ceux qui osent remettre en doute l’info officielle, et plus cette dernière s’emploie à vouloir verrouiller l’info, plus la suspicion s’installe et le risque de susciter des idées de complots là où il n’y en a pas !

        La meilleure prévention serait la facilitation des débats ouverts et contradictoires qui par la confrontation de multiples opinions ne pourrait que renforcer la crédibilité des éléments de vérité contre les falsifications ou arguments farfelus, or nous assistons au comportement inverse, le verrouillage sur un seul discours…comme s’il y avait des choses à cacher !

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        • Melson Moinfort // 04.07.2018 à 10h12

          Somme toute, l’idée de complotisme est très conservatrice, voire réactionnaire, car elle manifeste un attrait pour l’ordre et une confiance excessive en la vérité officielle. Pourtant, certains médias qui se pensent “de gauche”, tenus pas des journalistes honnêtes, sont obsédés par l’idée de complotisme. Je pense notamment à un sympathique confrère d’Olivier Berruyer, que je ne citerai pas pour ne pas être à l’origine d’une éventuelle brouille.
          Il y a dans la dénonciation du complotisme une fond de croyance en un ordre naturel de l’univers et une crainte irrationnelle du désordre. Quelque chose qui rappelle l’adage “Malheur à celui par qui le scandale arrive ! “

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          • Pepin Lecourt // 04.07.2018 à 10h48

            bla bla, encore une fois le complotisme existe car il a toujours existé des complots et des conspirations !

            Le complotisme part d’une méfiance vis à vis de l’information que l’on nous donne ce qui en soit est salutaire, ensuite, là est le plus difficile est l’apprentissage de l’esprit critique raisonné, l’information officielle n’est pas forcément fausse même si elle émane d’une autorité que l’on conteste, il faut apprendre à réfléchir à étudier d’autres sources, en sachant qu’elles ne sont pas forcément plus fiables; C’est cette aptitude à raisonner et à réfléchir à propos des infos que nous recevons qui devrait faire l’objet d’un apprentissage

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            • RGT // 04.07.2018 à 19h20

              Le complotisme est un mot très mal utilisé car un complotiste est justement celui qui participe activement à un complot, jamais celui qui le dénonce…

              L’histoire regorge de complots fort bien documentés, mais les complots les plus intéressants sont bien sur ceux qui ont réussi et qui sont totalement inconnus.

              Être parano et croire systématiquement aux “forces de l’ombre” qui “instiguent sournoisement” est certes maladif (et stupide car on se ruine la vie) mais par contre ne pas croire que des “conflits d’intérêts” puissent se traduire par des actions peu recommandables pour les victimes ou la majorité de la population est aussi totalement idiot.

              Des “fèces niouzes” et des complots, il y en a toujours eu et il y en aura certainement toujours mais qu’on arrête de se montrer parano ou naïf.

              Quand un événement survient, il est toujours intéressant de penser qui en serait le plus grand bénéficiaire.

              Ensuite il faut analyser, preuves à l’appui, si le bénéficiaire a la possibilité réelle de créer cet événement, et surtout s’il l’a réellement fait (mais là c’est plus dur, à moins qu’il ne soit membre de “ceux qui osent tout” selon Michel Audiard).

              Et surtout il faut séparer le complot (orchestré) de l’aubaine (le c** bordé de nouilles) qui ont permis à de nombreuses personnes de parvenir à leurs fins.

              Pour les “nouvelles bidonnées” c’est exactement pareil. Celles issues d’une préparation méticuleuse sont largement moins fréquentes que celles improvisées en “surfant sur la vague”.
              Et surtout bien souvent largement moins crédibles.

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        • vert-de-taire // 04.07.2018 à 11h01

          OUI on appelle cela le fonctionnement démocratique !
          et c’est précisément ce qui n’est pas possible !
          dans nos “démocraties”.

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        • Pinouille // 04.07.2018 à 14h24

          Sans remettre en cause la pertinence de votre premier paragraphe, le deuxième m’interpelle.
          Ce n’est pas en confrontant diverses opinions que l’on peut statuer sur la véracité d’un fait.
          La véracité d’un fait ne dépend pas de l’opinion de telle ou tel. Dès lors qu’un fait est rationnellement établi, il n’y a pas à revenir dessus. L’interprétation qu’on en fait, c’est une toute autre chose qui, là, ouvre à débat.
          Comme le dit très pertinemment Etienne Klein sur thinkerview, nous avons de plus en plus de mal à distinguer les connaissances des croyances parce qu’elles sont diffusées sur les mêmes canaux (internet, TV, etc…). Or les 2 notions n’ont pas du tout la même valeur, et certains s’ingénient à entretenir un flou artistique entre les deux.
          Ainsi, le trait distinctif du complotiste est justement de minimiser le poids des connaissances pour donner plus de poids à ses croyances. Dans ce cas, le doute revêt les faux habits du scepticisme scientifique (https://fr.wikipedia.org/wiki/Scepticisme_scientifique): il n’a rien de vertueux puisqu’il postule que ce qui est officiellement vrai ne l’est pas, sans apporter la preuve de quoi que ce soit. Des indices, des présomptions ne sont pas et ne seront jamais des preuves.
          Tout ceci n’enlève rien au fait qu’il a existé, qu’il existe et qu’il existera des complots, des vrais, des tatoués. Mais crier au complot sans en apporter la preuve, quand bien même ils existeraient vraiment, n’apporte que de la nuisance.

          Il revient théoriquement aux scientifiques et aux journalistes (chacun dans leurs domaines respectifs) d’être les garants de la véracité des faits. Je n’envie pas les journalistes du moment.

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        • Yanka // 05.07.2018 à 05h35

          Rappelons que le scepticisme (“examiner de près”, en grec) est une méthode critique (et pas une opinion) et qu’elle devrait être un préalable à toute validation d’informations, surtout des informations officielles qui sont trop souvent de la communication pure.

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      • lon // 11.07.2018 à 14h56

        ” besoin irrationnel des foules ” , “apaiser l’angoisse générée par une absence d’explication rationnelle”……j’ai l’impression de lire les grotesqueries colportées par la sphère psycho-socio-médiatique pour expliquer le pourquoi du comment que le bon peuple se fourvoie ..pfffff…

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    • Araok // 04.07.2018 à 10h07

      Guerres humanitaires ? Mensonges et intox.
      Tony Brauman
      Petit livre format poche, chez Textuel.
      Tony B. nous apporte toutes les démonstrations exemples nécessaires pour étayer notre conviction.

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      • kriss34 // 04.07.2018 à 13h40

        Rony

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        • Araok // 04.07.2018 à 15h57

          Exact, le doigt a tapé juste à côté, à moins que ce ne soit le soi-disant correcteur d’orthographe.
          Quoiqu’il en soit, pour une somme modique, ne vous privez pas des réflexions ( sur BHL, entre autres) de Rony Brauman…

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          • Seraphim // 05.07.2018 à 05h26

            Quand vous voulez taper T, vous tapez R. Ce n’est plus de l’allégeance, c’est de la subordination complète. Et quand vous rêvez, c’est en cyrillique?

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    • un citoyen // 04.07.2018 à 10h57

      Le pire est que je n’ai vu aucun syndicat traiter du sujet.
      Sinon, récemment j’ai dû avorté un sondage intra-EN (sur le numérique et l’analyse de l’info) à cause du fait que les questions ne proposaient pas le choix ‘Aucun avis’ et qu’elles étaient beaucoup trop nombreuses. En effet, on a déjà vu ce que cela a donné avec l’enquête sur les fake-news commandée par Conspiracy watch et l’association Jean Jaurès, et aussi (plus simple) avec celle sur les vaches marrons.
      Je leur envoyé un mail pour leur dire que j’arrêtais de jouer le cobaye à cause des deux raisons précédentes. Ils m’ont répondu que ces raisons étaient justes mais qu’ils avaient choisi de faire ainsi pour essayer d’avoir le plus de réponses possibles. Le dernier argument m’a tellement gonflé que je ne leur ai pas répondu.

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      • vert-de-taire // 04.07.2018 à 11h04

        Ceci m’est arrivé.
        réponse à un sondage, j’y ai mis des efforts à ajouter des commentaires signalant les imprécisions et ambiguïtés.
        J’ai immédiatement disparu du panel ..

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    • robin // 04.07.2018 à 11h48

      Tout à fait Fritz, tous les gens un peu informés du problème savent bien que le but poursuivi est de régler leur compte aux informations alternatives, tout du moins celles qui s’oppose à la Pravda tout en laissant passer les fakes news des mainstreams et là bonjour les contorsions juridiques et les claquages déontologiques.

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    • Masson // 04.07.2018 à 13h57

      Bonjour Fritz
      Lors de votre stage , avez vous pu argumenter contre cette formatrice qui a fait la promo de Conspiracy Watch ?
      Pensez vous que cela vient de plus haut ou de sa propre initiative ?
      Merci de votre réponse

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      • Fritz // 04.07.2018 à 14h30

        Bonjour Masson : j’ai levé la main près d’une minute, mais elle est passée à autre chose sans me donner la parole. J’ai alors dit que tout le monde n’était pas d’accord avec les orientations de Conspiracy Watch, mais personne n’a relevé ma remarque.

        J’ignore donc si celle mention du site de Rudy Reichstadt était une initiative personnelle, mais je pense que le milieu enseignant-formateur-pédago est favorable à ce genre de site. A force de lire Le Monde et Télérama, et d’écouter France Inter…

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    • Myrkur349 // 05.07.2018 à 11h28

      Vu sur Arte, un documentaire sur la “Silicon Valley l’empire du futur” des débuts à aujourd’hui.
      https://www.arte.tv/fr/videos/069784-000-A/silicon-valley-empire-du-futur/

      Donc à la base, si vous êtes habillé “cool”, c’est que forcément vous êtes “cool” et que vous voulez le bien pour votre prochain. Une réflexion intéressante sur les gafas et leur stratégie du bonheur humain à tout prix et à toute vitesse mais avant tout à leur pogne. Morceau de choix, mais s’en est truffé, les dires du propriétaire de palantir sur Snowden. Apparemment, il se prend pour dieu ou l’un de ses apôtres. Dont acte. Bien sûr, pour un avenir extraordinaire mais l’enfer est toujours pavé de bonnes intentions manifestes. Mais quand on évalue les résultats réels, il y a toujours un écart.

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  • Bibendum // 04.07.2018 à 07h23

    “surtout il s’agit d’apprendre aux citoyens la bonne démarche de vérification des informations et le bon usage de leur esprit critique. Ce serait une mission pour l’école que de reprendre cette bonne idée qui, après tout, n’a que vingt-cinq siècles si l’on remonte à la rhétorique grecque.”

    Avec beaucoup de bémols dans la partition alors, parceque la raison à des raisons que la raison ignore bien trop souvent.

    L’individu à des motivations profondes inscrites dans son intimité qui tiennent plus de l’affect que du discernement. Les nombreux biais de confirmation sont là pour démontrer de façon éloquente que nous sommes bien plus souvent dans le parti-pris que dans l’objectivité et c’est un des moteurs qui nous permet de “surnager”, particulièrement dans les moments de crises majeures.

    N’oublions pas que nos réactions sont électrochimiques avant tout et que notre cerveau fonctionne sous la gouvernance directe de nos émotions, dont certaines résultent non pas d’une éducation “scolaire” mais d’un déterminisme intime et souvent ignoré de nous même acquis des les premiers mois de la vie si ce n’est hérité.

    Le besoin de s’identifier à un groupe, et être reconnu par ce groupe, peut nous conduire à des comportements instinctifs, excessifs, contre-productifs mais si commun finalement. Comme vouloir ce mettre en avant par exemple, moi-je, moi-je 🙂

    Relire les études sur la neuro-biologie, dont celles de H.Laborit et 1984 pour y percevoir les rouages presque immuables des comportements acquis à l’insu de notre plein gré.

    La vérité est relative. L’humanité a su vivre sur une terre plate pendant longtemps. Cependant, c’est pratique que la science ait arrondi ses angles, même si c’est plus difficile de lui trouver un coin… Tranquille 🙂

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    • Pepin Lecourt // 04.07.2018 à 09h29

      Un livre de Marco Della Luna et Paolo Cioni ” Neuro-esclaves Techniques et psychopathologies de la manipulation politique, économique et religieuse ” traite du sujet sous cet angle.

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    • Seraphim // 05.07.2018 à 05h40

      Vérité vient du mot sancrit “R’ta” dont on voit encore la présence dans (vé)r(i)té, et surtout dans le génitif du russe ‘rta’. Elle n’a rien à voir avec la cohérence et la logique d’une description du monde. Nulle science là-dedans! Rta c’est “le serment”, l’engagement oral et public. En court, la vérité se construit, c’est une fidélité à une promesse. Elle n’est pas du tout relative, elle est la même pour tous puisque c’est ce qui permet la continuité du lien entre les personnes. Les premiers dépositaires de la vérité sont, a priori, les hommes politiques, qui font serment à tous ; sa première manifestation c’est la cohérence et la fidélité à la parole.
      Sachant cela on comprend pourquoi les hommes politiques contemporains n’on de cesse, eux, de “relativiser”, voire de détruire toute substance de la “vérité”!

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    • Myrkur349 // 05.07.2018 à 11h39

      Sauf par exemple pour les empires, ils ont tous eu un début,une vie et une fin. Tout expliquer les comportements humains par la chimie biologique est dangereux. Il y aura toujours le libre arbitre, la conviction profonde et l’esprit critique. Tout cela découlant du débat. Parce que si la vérité est relative, il n’y a plus besoin de débat.
      Tout n’est pas stimulus dans la vie et heureusement sinon vive l’ère des robots, là forcement à un problème donné correspondra toujours la même réponse.

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  • nulnestpropheteensonpays // 04.07.2018 à 07h48

    ils prennent vraiment les peuples pour des nazes , cela montre juste le pouvoir qu’ils attribuent au contrôle de la diffusion d’ informations .Y aurait il eu brexit ? y aurait il eu le non a maastricht etc etc . Depuis internet , la conscience politique a bougée elle qui était moribonde. Pour qu’ils en arrivent a faire une loi c’est énorme la peur que ça leurs inspire .

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    • Renard // 04.07.2018 à 10h05

      La Révolution de l’information jadis apporté par l’invention de l’imprimante a conduit à une Révolution réelle en 1789 et – à terme – à l’instauration de la démocratie représentative.

      Il n’est donc pas impossible d’imaginer que la Révolution de l’information apporté par l’invention d’internet conduira à une Révolution réelle et – à terme – à l’instauration de la démocratie directe.

      Voila l’origine de leur peur et voila pourquoi, en prenant le prétexte russe, ils souhaitent installer la première pierre d’un organisme de censure qui deviendra plus générale par la suite.

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      • sassy2 // 04.07.2018 à 18h04

        Oui!
        Et fakenews aux US désigne exactement l’inverse de chez nous.
        Puisque macron a gagné les élections, c’est lui qui définit aujourd’hui ce qui est fakenews ou pas.
        Alors que ce terme a été popularisé par Trump qui se bat précisément contre.(inertie et actionnaires des medias)

        Et dans les faits twitter est une machine à voter & en continu.
        La censure y est difficile voire impossible, par l’astuce par les “meme”. La diffusion de l’opinion, la validation de l’information y est la plus efficiente.
        Et le plus gros utilisateur de twitter, oserai-je dire son propriétaire est Trump.
        Ceci est particulièrement savoureux car le Président Macron aimerait la tech ou les “start up” alors que ce point lui échappe intellectuellement totalement

        Enfin, j’attends que l’on me donne UNE SEULE fakenews dans la campagne française (hormis toutes les fakenews vehiculées par les media).

        Sinon, ces velléités de censure sont stupides car l’internet est transnational.(en chine la censure ne fonctionne pas bien)
        Même dans une élection locale des étrangers peuvent donner leur avis

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  • Larousse // 04.07.2018 à 07h51

    Bien d’accord avec Fritz, d’après ce que m’a décrit un ami enseignant, à moins qu’il soit complotiste ou menteur, tout lui semblait dans l’approche faite à l’école contre les “fausses nouvelles” ou le complotisme, comme un mélange fait sciemment entre avis, opinions affirmées, croyances et fausses nouvelles volontaires. En clair, on peut craindre très sérieusement une volonté de propagande officielle, de contenir les idées dans un langage orienté, d’accuser les critiques comme des propos agressifs. J’insiste sur le fait du mélange fait sciemment. Les acteurs sur ce sujet ont l’aval officiel et la volonté de contrôler dans un esprit d’embrigadement selon moi “circuler y’a rien à voir ! à dire ! j’ai la vérité et vous prenez-là ainsi !”

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    • Bibendum // 04.07.2018 à 08h30

      Qu’il y ait volonté de propagande avec l’aval du pouvoir en place, rien de nouveau sous le soleil.

      Par contre, que le lieu du combat soit l’école, les cibles nos chères têtes “blondes”, avec le pire dans le pire, le conditionnement des enseignants, j’ai peu d’espoir en un monde meilleur pour les générations qui suivent.

      Pour connaître quelques profs, leur inculture citoyenne, leur farouche instinct communautaire qui ne s’embarrasse pas du paradoxe d’un hyper individualisme égotique, la propagande s’installe dans un terrain fertile.

      Difficile de deviner quelle forme prendra le “meilleur des mondes” dans lequel évolueront des esprits totalement formatés.

      Entre totalitarisme et hédonisme quelle place pour exister ?

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  • Vercoquin // 04.07.2018 à 08h13

    C’est quand même invraisemblable.
    Au lieu de laisser les journalistes enseigner aux élèves et aux enseignants comment repérer et analyser les “fake-news”, on ferait mieux de former les journalistes à ne pas raconter de conneries.
    C’est la facilité, pour eux, d’aller voir ce qui se passe sur “les réseaux sociaux”. C’est le micro-trottoir du XXIème siècle.
    Or, chacun sait que c’est là que se déchaînent sans honte et sans limites toutes les haines les plus viles, tous les extrémismes les plus violents. C’est un déversoir à vomis écœurant. Disons, pas toujours, mais souvent.
    Alors, le mieux, pour un journaliste, c’est d’éviter de prendre en référence les analyses des réseaux sociaux. Ceux qui le font se rabaissent au niveau ZÉRO du journalisme.
    Quand j’entends le mot “réseaux sociaux”, j’éteins mon transistor.

    L’auteur nous dit:
    ” il s’agit d’apprendre aux citoyens la bonne démarche de vérification des informations et le bon usage de leur esprit critique. Ce serait une mission pour l’école que de reprendre cette bonne idée ”
    Une bonne idée ?
    C’est au journaliste d’abord de bien analyser son travail. Le citoyen fait ce qu’il peut et n’est pas obliger d’obéir à la pensée unique.
    Il suffit de lire le message de Fritz (04.07.2018 à 06h38) pour se rendre compte de l’arnaque perpétrée par quelques journaux adeptes de la pensée unique afin de diffuser dans les jeunes esprits leur propagande unique et universelle.
    « Le Monde » s’engage dans l’éducation à l’information. Sans blague ?
    Pour nous apprendre à démasquer les reptiliens derrière Cheminade, Asselineau, Mélenchon, Dupont Aignan, Le Pen ? et autres extra-terrestres ? Le Média, RT France, Sputnik ?

    PS:
    “Du coup, les élites paniquent à l’idée qu’une puissance étrangère, les groupes idéologiques extrémistes ou les opérations sur Internet.”
    Moi, j’opterais plutôt pour une simplification du discours, en revenant à la base:
    – sujet – verbe – complément.

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  • Vercoquin // 04.07.2018 à 08h15

    C’est quand même invraisemblable.
    Au lieu de laisser les journalistes enseigner aux élèves et aux enseignants comment repérer et analyser les “fake-news”, on ferait mieux de former les journalistes à ne pas raconter de conneries.
    C’est la facilité, pour eux, d’aller voir ce qui se passe sur “les réseaux sociaux”. C’est le micro-trottoir du XXIème siècle.
    Or, chacun sait que c’est là que se déchaînent sans honte et sans limites toutes les haines les plus viles, tous les extrémismes les plus violents. C’est un déversoir à vomis écœurant. Disons, pas toujours, mais souvent.
    Alors, le mieux, pour un journaliste, c’est d’éviter de prendre en référence les analyses des réseaux sociaux. Ceux qui le font se rabaissent au niveau ZÉRO du journalisme.
    Quand j’entends le mot “réseaux sociaux”, j’éteins mon transistor.

    L’auteur nous dit:
    ” il s’agit d’apprendre aux citoyens la bonne démarche de vérification des informations et le bon usage de leur esprit critique. Ce serait une mission pour l’école que de reprendre cette bonne idée ”
    Une bonne idée ?
    C’est au journaliste d’abord de bien analyser son travail. Le citoyen fait ce qu’il peut et n’est pas obligé d’obéir à la pensée unique.
    Il suffit de lire le message de Fritz (04.07.2018 à 06h38) pour se rendre compte de l’arnaque perpétrée par quelques journaux adeptes de la pensée unique afin de diffuser dans les jeunes esprits leur propagande unique et universelle.
    « Le Monde » s’engage dans l’éducation à l’information. Sans blague ?
    Pour nous apprendre à démasquer les reptiliens derrière X, Y OU Z ?

    PS:
    “Du coup, les élites paniquent à l’idée qu’une puissance étrangère, les groupes idéologiques extrémistes ou les opérations sur Internet.”
    Moi, j’opterais plutôt pour une simplification du discours, en revenant à la base:
    – sujet – verbe – complément.

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    • Pepin Lecourt // 04.07.2018 à 09h39

      “”on ferait mieux de former les journalistes à ne pas raconter de conneries.”””

      Raconter des conneries pour un journaliste est souvent un comportement de survie économique dès lors que les médias sont entre les mains des tenants d’une idéologie.

      Aller contre l’avis des patrons des médias c’est le chômage et la précarité à la clé et tout le monde n’a pas la fibre résistante avec les sacrifices que cela implique.

      Ensuite il y a le comportement moutonnier, par mimétisme on adopte le comportement et le raisonnement du groupe.

      Enfin il y a “l’argument d’autorité” d’autant plus fort semble-t-il que l’on est bac + X, les élites étant souvent les plus faciles à manipuler par ce biais là, en usant de la parole du prétendu “expert”; Le bac + x, aux longues études, à l’esprit scolaire et bachotier a une tendance acquise à s’incliner devant l’autorité du professeur-expert qui détient le savoir et la vérité d’où l’usage massif des pseudos experts dans les médias pour cibler cette clientèle des bac + x !

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      • Larousse // 04.07.2018 à 12h32

        Bien vu Pépin Lecourt en réaction à Vercoquin, qui me semble avoir mélangé plusieurs notions. Si on analyse la dite “affaire fake news” de Sputnik et RT France par rapport à l’honorable président Emmanuel Macron, il y a eu une erreur rédactionnelle d’approche de ces deux médias russes, pour nuire c’est vrai, mais ils n’ont pas créé la “fake news” ils ont diffusé un avis d’un politique français filloniste et une information de source Wikileaks, qu’ils auraient mieux fait de “caviarder” en plus gros avec les précautions appuyées “D’après, etc..” Le président Emmanuel Macron est un tenace, il en a saisit toute l’opportunité pour construire une limitation du débat démocratique. Ceci représente un danger, que les Français doivent dénoncer plus opiniâtrement.

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      • Pinouille // 04.07.2018 à 18h15

        “Enfin il y a “l’argument d’autorité” d’autant plus fort semble-t-il que l’on est bac + X,…”
        Je ne formulerais pas les choses de cette manière. On peut avancer sans trop de risque que les études supérieures ont pour objectif de développer, certes de la discipline, mais aussi une certaine capacité d’analyse et un certain esprit critique. Mais le fait est que les bac + X sont les moins exposés que les autres aux difficultés du moment: niveau de vie agréable et qui se maintient tant bien que mal, chômage relativement faible, discours dominant plutôt favorable pour eux. Les bac + X ont donc beaucoup moins de raisons de saisir le décalage du discours dominant avec une réalité qu’il ne vivent pas.
        Comme le disait très pertinemment Henri Maler (ACRIMED): la principale source d’information d’un individu, c’est lui même. Il est donc plus probable que la défiance envers les médias et politiques se développe chez ceux qui vivent les difficultés qui soulignent au quotidien le décalage avec leurs discours.
        Inversement, les classes moyennes/basses étant aux antipodes des soucis/contraintes quotidiens des classes aisées, elles sont naturellement amenées à porter sur eux des jugements très souvent erronés, voire caricaturaux.
        Je constate pour ma part que les affirmations péremptoires et les certitudes sont plus nombreuses en bas qu’en haut. Elles sont à la mesure des difficultés vécues.

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    • nulnestpropheteensonpays // 04.07.2018 à 12h57

      vivement que le peuple prenne du recul a chaque information , et vérifie avant de réagir comme des herbivores qui voient un carnivore , et encore les herbivores analysent le comportement du carnivore avant de détaler . En y réfléchissant bien ,l’homme de notre époque est plus con qu’une vache …

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      • Myrkur349 // 05.07.2018 à 11h47

        Vous êtes dur pour les vaches quand même, leur fonction première est de brouter et de produire du lait, et d’un point de vue scientifique, elles y arrivent.
        Mais ne faudrait il pas supprimer toutes les espèces domestiquées ? Car à la base, elles souffrent (esclavage du rendement, fin sur le billot) mais elles ont été créées pour satisfaire les besoins de l’espèce humaine. Paradoxal ou devons nous juste interdire l’élevage hors-sol et le rendement à tout prix ?

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  • Lysbeth Levy // 04.07.2018 à 09h19

    Fritz a bien raison de fustiger les adeptes d’une version officielle “propagandisée” (sic) par les valets médiatiques du genre le CLEMI dans les écoles, mais que font les parents ? On tombe au niveau des dictatures pures et dures et personne ne dit rien ? L’endoctrinement dont on accuse certains pays de l’Axe du Mal existe donc “chez nous ” en France et dans d’autres pays européens. On se fait bien des idées fausses sur les “fake-news” ou fausses nouvelles qui existent aussi depuis longtemps : https://medium.com/antipresse/qui-a-invent%C3%A9-la-lutte-contre-les-fake-news-452c10ffc72f Qui dirige le Clemi ? Devinez et qui paie ? Là aussi notre grand ami Soros est bien le grand manitou avec l’Otan. Or qui diffuse le plus de fausses nouvelles ? Les médias mainstream ne cessent jamais a propos de certains pays ..Chine, Russie, Corée du Nord, Iran voir Hongrie car elle n’obéit pas aux “chefs” européens…Vous verrez que seuls les MSM continueront à nous inventer des histoires a dormir debout. Derrière les Clemi il y a donc l’OTAN et ils veulent “éduquer” nos enfants ??

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    • Bibendum // 04.07.2018 à 09h57

      “… mais que font les parents ? ”

      Ma foi, ce qu’ils peuvent avec les moyens du bord.

      Dans une société complexe, deux constantes sont essentielles. L’énergie et l’information (cf F. Rodier entre autre).

      Exemple: votre véhicule ou votre ordinateur. Si hier encore il était possible d’en assurer soi même la maintenance, aujourd’hui c’est quasiment impossible car trop complexe. Manque d’information, c’est à dire la formation à la technique utile pour entretenir et réparer. La solution au manque d’information c’est d’acheter celle-ci avec des sous, c’est à dire de l’énergie.

      L’éducation n’échappe pas à la règle. Trop complexe elle est déléguée à une profession moyennant rétribution. Et comme toutes professions elle n’échappe pas ni à son dévoiement, ni à la corruption, en l’occurrence des esprits.

      Ainsi, avoir un bon mécano, un bon informaticien ou de bons profs pour bénéficier des bonnes informations-solutions dépend de vos ressources, énergie donc. Plus vous en avez mieux servi vous serez 🙂

      Forcément cela induit qu’en opposition aux “bons” il y a “mauvais”, ce dont plus personne ne doute pour ce qui concerne cette institution dont le rôle serait d’informer et former la jeunesse.

      Pour ce qui est de Fritz, je m’interroge beaucoup sur ses motivations face à l’ambiguïté de ses commentaires quand il ne s’agit pas de contradictions (cf son post de 8h28 en réponse à Pierre D).

      Mais bon, il fait consensus et je suis démocrate 🙂 🙂 🙂

      Édit: entre énergie et information on peut intercaler un facteur “CONFIANCE”. Hors, il me semble qu’il s’agit moins de valider ou d’invalider certaines informations que de réduire la confiance portée au système

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      • Fritz // 04.07.2018 à 10h06

        Oui, vous m’avez démasqué, je suis un agent du roi de Prusse.
        Déjà, mon pseudonyme est louche… Donnerwetter !

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        • Bibendum // 04.07.2018 à 10h44

          Bah, si votre pseudonyme peut paraître louche, le mien manque pas d’air 🙂

          Quant à être un agent du roi de Prusse, me voilà rassuré. Vous auriez pu être un agent de la haute finance…

          Ok, je reconnais aussi une légère enviosité. J’ai tant rêvé d’être moi aussi, un jour, juste un jour, en haut de l’affiche…

          https://youtu.be/WWZgxu6oyWc

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    • sassy2 // 04.07.2018 à 21h32

      Très chère Madame Lysbeth ,

      Pas forcément l’OTAN dont la direction qui se doit d’être obéissante par construction, peut être remaniée.
      Et dont on a bien l’impression qu’elle l’est (quid des réorientations? afrique? car on parle de plan marshall pour l’Afrique aux US…?)
      En revanche Monsieur Soros et son ineffable fils ont du loger un gros % de la “fortune” dans des fondations récemment afin de ne pas risquer trop de “problèmes” supplémentaires avec les amis -ou ce qu’il va en rester lol- et avec les ennemis.

      J’ai vraiment l’impression, hysteresis de l’habitus?, que soros père veut mourir dans son combat. (Y croit -il seulement réellement, ou est-ce un jeu ? )Parce qu’il n’a pas le courage de se tuer lui même ou de mourir peinard.

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  • vert-de-taire // 04.07.2018 à 09h30

    « Depuis, ce sont les démocraties qui ont pris peur du contre-discours en ligne, des informations alternatives, etc »

    Une question vient, sur quoi ces « démocraties » sont-elles assises ?
    Si penser différemment est un problème pour une démocratie c’est qu’elle n’est pas démocratique.
    La démocratie implique de confronter des points-de-vue, des discours. Cette confrontation n’existant pas, la démocratie n’existe pas. Il y a contradiction dans les termes : discours insupportable et démocratie.

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  • Ardéchoix // 04.07.2018 à 10h00

    “Penser différemment est un problème pour une démocratie” c’est aussi une solution. Dans tout les domaines la pensée différente est une force, elle permet de partager d’autres points de vue, parfois de faire avancer une idée, un projet.

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  • DIOGÈNE // 04.07.2018 à 11h45

    Ah Aaaahhh !
    Méfiance méfiance, ne serait-on pas en train de gentillement entrer dans le ministère de la Vérité Orwellien ???
    Heureusement que le ministère de la Fake News va reprendre tout ça en main ! Mais d’ailleurs, qui va trancher ce qui est vrai ou faux ? Et qui va vérifier chaque source ? Tous les Winston qui auront le privilège d’y œuvrer ?
    Après la démocratie bafouée Post-Referundum Maaaaaastrichien, voilà qu’on tente de recommencer l’opération en dictant ce qu’est une Fake News. À savoir, par exemple, de refaire le match quand le peuple a mal voté ! Ben Oui, quand même, la populace ne sait pas ce qui est bon pour elle. Heureusement donc, que pour remédier à tout ça nous pouvons compter sur de bons bergers pour rediriger le troupeau. Rassurant non, que lorsqu’on tente d’éviter l’iceberg, de bonnes âmes se chargent de nous re-guider. Mince, moi qui commençais à m’inquiéter…
    Avec ça, un soupçon de “Servitude volontaire” chère à La Boétie, finira de nous brider pour ne pas trop s’égarer à paître ou il ne faut pas.
    De notre côté, outre manche, notre bon président semble donc avoir lui aussi trouvé une parade, fustiger de “Lépreux” ceux qui tente de montrer du doigt une Europe qui n’a pas tenu ses promesses. Ou est la Fake News mes amis ? Chez ceux qui érigent une loi du Vrai ou chez ceux qui la combattrons pour dire le Vrai ? Mince, la vérité semble être dans les deux camps du coup !!!! C’est évident que créer une charte du “Vrai”, et ce, pour gérer ce qui est ou n’est pas une Fake News, permettrait de mieux contrôler un cheptel qui se soulève et qui tente difficilement de ne pas tomber dans le gouffre vers lequel on le pousse.
    Brexit, Johnson se tourne vers Trump, Macron cire les pompes de Merkel pour éviter de regarder ses concitoyens dans les yeux. Continuez donc à pousser jusqu’à la rupture.
    Mais je l’avoue, c’est rassurant d’avoir un ministère de la vérité, car nous allons enfin pouvoir nous servir le Vrai comme il doit être… Merci ! Je pense que je vais bien dormir cette nuit du coup !
    Messieurs et Mesdames les dirigeant(es), vous êtes déjà à vous-mêmes des Fake-News… et vous savez quoi ?
    On voit tout !

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  • Casimir Ioulianov // 04.07.2018 à 13h55

    Autant c’est compliqué pour des gens qui sont nés sans internet , autant pour les digitals natives bercés aux articles putaclik et aux déferlements de merde quotidiens des réseaux dit “sociaux”, le tri de la vérité ne se fait plus par la confiance ou la réflexion, mais par une espèce d’instinct de vérité indifférente : “ceci est peut être vrai , mais je m’en fout tant que je peut satisfaire le bas de ma pyramide de Maslow”.

    Donc, au fond, l’objectif est atteint ; tu seras résigné sur ton sort et tu accepteras ta petite vie de peigne cul sans un espoir de pouvoir changer un jours quelque chose.
    Des curés aux hussards noirs de la ripouxblique et passant par les journaleux et les télé-poubelles-la vie ont passé leur vie a apprendre la résignation au bas-peuple. Par le mensonge ou la vérité : au fond quelle importance. Le pognon comme la vérité ne sont pas entre les mains de ceux qui se veulent nos dirigeant quelle que soient leur fonction ; ils sont ailleurs. Et c’est de ça dont il ne faut surtout pas parler.

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  • Mr K. // 04.07.2018 à 14h49

    Il n’est pas inutile de rappeler que le site “Les-Crises” est à la pointe de la lutte contre l’instrumentalisation des “fake news” à des fins de censure dans notre pays.

    Plus particulièrement une plainte à l’encontre de la “Société éditrice du monde” créatrice du sinistre “Decodex” a été déposée par Olivier Berruyer, avec le soutien financier des lecteurs du site “Les-Crises”.

    https://www.les-crises.fr/bon-anniversaire-plainte-contre-le-decodex/

    Cette action en justice est particulièrement importante puisqu’elle peut déboucher sur l’établissement d’une jurisprudence rendant la tâche plus difficile pour les censeurs.

    Tout en continuant à soutenir celle-ci si nécessaire, Il faudrait encourager d’autres actions de ce genre, par exemple venant d’association de parents d’élèves ou autres.
    Pourquoi pas relayées par “L’Observatoire de la Déontologie et du Pluralisme de l’Information” créé par le site “Les-Crises”?

    Je serai bien entendu prêt comme sûrement nombre de lecteurs à contribuer financièrement à des associations engagée juridiquement dans cette bataille de l’information.

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  • Subotai // 04.07.2018 à 19h34

    Il faudrait commencer par comprendre que TOUT est info.
    TOUT ce qui parvient à nos sens EST info. C’est ce qui nous permet d’appréhender le monde dans lequel on vit et par de survivre.
    Ensuite il y a des FAITS.
    Ces FAITS sont rapporté par des vecteurs. Certains professionnels, spécialisés dans le rapport des faits, d’autres non. Mais nous sommes TOUS des Média.
    Les Faits rapportés passent par la moulinette de la compréhension de celui qui rapporte, la déformation naturelle du prisme de sa personnalité, l’angle de vue et, cerise sur le gâteau, son intention (avouée ou pas – consciente ou pas) dans la décision de rapporter les faits.
    Il y a enfin l’opinion sur le Faits de celui qui rapporte.
    Et c’est la où le bat blesse.
    L’éducation au raisonnement et au discernement est devenu si médiocre que même les professionnels du rapport des Faits confondent les Faits et les émotions qu’ils suscitent.
    On pourrait attendre de ceux qui font profession de rapporter les Faits, non pas la vérité mais un simple RAPPORT des Faits. L’analyse, l’opinion, les spéculations étant exprimées à part de manière identifié.
    Mais pour conclure commençons d’abord par identifier les différentes parties des discours, pour séparer les Faits des différentes gloses sur et autour des Faits. 🙂

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    • un citoyen // 05.07.2018 à 00h42

      Sauf que même en limitant les infos sur les faits, ces derniers peuvent être triés (parler de ça et éviter ça) toujours en étant guidé par ses émotions, volontairement ou non.
      Bien d’accord sinon de séparer la partie ‘faits’ (ce dont on est sûr et à condition que cela soit sûr) de la partie analyse/opinions/spéculations/… .

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    • Myrkur349 // 05.07.2018 à 11h58

      Et la dictature de l’émotion dont se regorgent et se repaissent à l’envie nos différents médias. Observez le glissement advenu des JT d’aujourd’hui sur les chaînes généralistes par rapport à la première radio d’info en continue, France-Info apparut fin du 20 ième siècle. Maintenant pour n’importe quel fait, surtout capter l’émotion, la détresse pour toujours évacuer le débat de fond ou au moins le reléguer au second rang ou tout au fond de la classe à coté des radiateurs. Après il y a les débats à foison avec les experts ou les délégués des Think tank des différents partis politiques.
      Pour se faire sa propre opinion, survoler tout ceci d’un oeil distrait et recouper différentes sources, juste pour saisir l’air ambiant du moment même si tout cela reste très fugace à la base.

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  • Catalina // 04.07.2018 à 22h09

    Entretien du 04/07/18 avec Thierry Vallat, avocat au barreau de Paris. Invité du JT de RT France, il revient sur l’adoption de la loi sur les fake news, qu’il juge inapplicable et dangereuse. Il s’interroge : comment le juge des référés va-t-il déterminer si une information est vraie ou non, et si elle a été diffusée de manière délibérée ?
    https://www.youtube.com/watch?v=E02GHusgv64

    Proposé par B.Rivière

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  • Kiwixar // 05.07.2018 à 00h59

    « l’histoire de notre espèce commence avec une petite pomme »

    Fake news. La Bible n’indique pas que le fruit défendu est une pomme.

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  • Yanka // 05.07.2018 à 05h53

    J’attends l’effet boomerang, inévitable, d’une législation contre les “fake news”. Parce qu’évidemment si les médias alternatifs sont visés, on va voir des associations attaquer systématiquement des médias “mainstream” quand ils seront pris la main dans le pot de confiture aux mensonges.

    Je songeais l’autre jour à ceci que, des gens comme moi, de ma génération, qui ne sont pas nés avec Internet, ont encore des réflexes de défiance envers la nouveauté et ne cessent pas de lire pour autant la presse dite “mainstream’, même s’ils s’en méfient de plus en plus quand ils comparent avec les mêmes infos traitées par un média étranger, par exemple, ce que nous sommes nombreux à faire (avant, qui achetait dix journaux pour comparer l’info ?). Cette presse “mainstream”, qui ne fait plus guère que rallonger la sauce produite par les agences de presse (en faisant surtout du journalisme assis), risque fort de disparaître avec la génération Internet, qui a appris, elle, à s’informer à d’autres sources directement et qui se moque pas mal de la réputation du Figaro, du Monde, etc.. Quelqu’un comme moi, si je lis une info sur un site alternatif, j’ai encore le réflexe d’aller voir si Le Figaro ou Le Monde en parle, parce que je mesure malgré moi l’importance d’une info au fait que la presse “mainstream” en parle et dans quelle mesure. Une info qui n’apparaît dans aucun journal “sérieux”, je m’en méfie beaucoup, sans la repousser pour autant, car Internet m’offre la possibilité d’investiguer.

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  • Haricophile // 05.07.2018 à 11h05

    Dans la bible non revisitée par Walt-Disney, on ne parle pas de pomme, mais du fruit de la connaissance, ce qui a une portée philosophique autrement considérable et intéressante que la pomme de Blanche-Neige, qu’on soit religieux ou pas. Même là, c’est intéressant d’aller voir les sources plutôt que d’écouter les bobards rabâchés en boucle pour se substituer a la réflexion et endormir les foules.

    3.5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.

    3.6 La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea.

    https://www.info-bible.org/lsg/01.Genese.html (version Louis Second tombé dans le domaine public, les gens croyants qui copyright la parole de leur Dieu qui date de 2000 ans et plus m’ont toujours laissé dubitatif…)

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  • lon // 11.07.2018 à 15h22

    La ” gauche ” démocrate libérale américaine a été tellement ahurie/sidérée/abasourdie/stupéfiée de l’élection de Trump qu’elle cherche et trouve dans une manipulation russe l’explication à la catastrophe ..comme me disait un ami américain, des messages précis et ciblés produits par une officine Poutinienne destinés à influencer le pauvre électeur dans le doute , et hop le pov électeur direct aux urnes tel le zombie avec dans les oreilles le bourdonnement induit par la ” fake news ” et voilà t’y pas que celui qui avait voté démocrate toute sa vie , genre le brave blue collar de Pennsylvanie, vote contre maman Clinton , saperlipopette, horreur et damnation …
    Tout ce ramdam sur les manip des réseaux sociaux et les fake news ne font que révéler le profond mépris de la gauche libérale et des élites intellectuelles pour le peuple , supposément incapable de penser par lui-même et que l’on doit protéger en dernier recours contre les mauvaises influences . C’est le même genre de discours qui voit dans l’attrait pour certaines sectes le résultat d’une manipulation et d’un lavage de cerveau , alors que dans la majorité des cas la pensée du pré-adepte était déjà largement en accord avec la philosophie du groupement concerné .

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