Source : Paul Jorion, François Leclerc, 23-03-2017

A quoi cela sert-il d’y aller par quatre chemins ? Annonçons-le, nous prenons celui d’être dépossédés de nos données, de perdre le droit à toute vie privée dont nous avons déjà un avant-goût ! Au sein du monde des objets connectés qui nous est annoncé, notre destin est d’être scrutés sous toutes les coutures.

Nos activités, nos gestes, nos choix et nos goûts, ainsi même que nos idées et convictions, rien ne va échapper à la détection plus ou moins bien intentionnée de ceux qui recueilleront nos données via la multitude d’objets connectés que nous allons utiliser, dont la liste s’allonge de jour en jour sous les prétextes les plus divers. Pour vivre heureux, nous n’allons plus pouvoir vivre cachés ! Avec le même effet que si nous étions tous munis d’un bracelet électronique !

Concepteur du Web, Tim Berners-Lee a observé que « le Web s’est à tel point rapproché du monde réel que les deux sont désormais liés ». Les moyens d’opérer via son intermédiaire une récolte massive de données nous concernant sont progressivement mis en place. Les objets vont être qualifiés d’intelligents au nom de leurs nouvelles performances et des services qu’ils vont rendre, avec en contrepartie l’abandon de tout anonymat. Dans un monde où la propriété est reine, celle de nos données nous est refusée.

Même s’il ne faut pas croire les discours des spécialistes marketing éblouis par ces nouveaux marchés – les données sont pour eux l’or noir de l’Internet – leurs estimations donnent le tournis : des milliards d’objets devraient être connectés dans les années à venir. Il nous sera promis une multitude de services allégeant notre asservissement aux choses, mais cela le renforcera dans la pratique. De nouveaux marchés de masse ne visant plus le simple renouvellement des parcs qu’équipements existants vont être ouverts, et c’est tout ce qui leur importe. Avec comme effet de faire de nous des humains connectés de plein exercice ! A moins que nous soyons court-circuités grâce aux « contrats intelligents » de blockchains, les objets connectés régulant d’eux-mêmes leurs échanges, entre eux ou avec le monde extérieur, en utilisant des protocoles de communication qui sont en cours de développement. Les spécialistes soulignent que plus ils seront connectés entre eux, plus les risques de piratage seront grands.

Qu’importe si l’on ne sait pas encore parfaitement utiliser les masses de données récupérées : les futurs outils logiciels permettant de les traiter sont à l’étude, utilisant la sémantique pour analyser les messages, ou des modèles stochastiques pour décrypter les comportements, en vue de les anticiper. Notre sort va être confié à des algorithmes, omniprésents et opaques, au verdict sans appel.

Les experts en marketing prétendent que les consommateurs seront satisfaits de céder leur données personnelles en échange d’offres personnalisées, tout comme les citoyens acceptent déjà de renoncer à leur vie privée pour garantir leur sécurité, pourrait-on ajouter. Mais ces discours sont fallacieux car ils sous-entendent un arbitrage librement consenti et mutuellement avantageux.

Est-il encore possible d’empêcher cette mutation ? Régulièrement, des enquêtes et sondages témoignent certes de substantielles réticences, auxquels répondent immédiatement des argumentaires faisant valoir les bienfaits de la collecte des données personnelles, la santé étant un domaine de prédilection.

Pourtant, la résignation ne finira-t-elle pas par l’emporter ? N’avons-nous pas déjà perdu le contrôle sur nos données ? Leur protection est loin de progresser à la vitesse avec laquelle se répand leur collecte, tout les prétextes étant bons, et parfois même en le dissimulant. Les portes du paradis des hackers vont s’ouvrir devant eux, accentuant notre vulnérabilité aux comportements délictueux. Au Japon, un hacker a mis en évidence que des données étaient recueillies par des poupées connectées munies de microphones…

Le monde qui se présente n’est pas porteur de ces seules menaces. Le déploiement d’un formidable outil de contrôle social est annoncé qui détectera les comportements hors normes porteurs de révolte. C’est en Chine que l’on en trouve un projet très élaboré. Et, d’une manière générale, la fragilité de nos sociétés va aller en grandissant, comme en témoigne la montée en puissance de la guerre électronique, dont le champ de bataille ignore les frontières et qui n’a pas besoin d’être déclarée pour être menée.

Le monde des objets connectés fait partie de ces catastrophes annoncées vers lesquelles nous nous précipitons.

Source : Paul Jorion, François Leclerc, 23-03-2017

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

37 réponses à Quel avenir pour les humains connectés ? par François Leclerc

Commentaires recommandés

Xavier Le 30 mars 2017 à 06h10

Je sens qu’un jour je deviendrai un “prolétaire” au sens orwellien, préférant l’exclusion de la cité et du confort auquel elle donne accès, à la perte de liberté qui d’aliénation devient asservissement.

Si nous laissons la stratégie des petits pas se mettre en place dans ce domaine, la connexion deviendra virtualisation et nous risquons de ne plus être en mesure de nous rendre compte des évolutions réelles.

Il faut couper le cordon de ce qui devient la matrice… se déconnexer (se rendre indépendant de l’information virtualisée).

  1. Xavier Le 30 mars 2017 à 06h10
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    Je sens qu’un jour je deviendrai un “prolétaire” au sens orwellien, préférant l’exclusion de la cité et du confort auquel elle donne accès, à la perte de liberté qui d’aliénation devient asservissement.

    Si nous laissons la stratégie des petits pas se mettre en place dans ce domaine, la connexion deviendra virtualisation et nous risquons de ne plus être en mesure de nous rendre compte des évolutions réelles.

    Il faut couper le cordon de ce qui devient la matrice… se déconnexer (se rendre indépendant de l’information virtualisée).


    • Wandata Le 30 mars 2017 à 08h48
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      Une autre méthode consiste à reprendre possession de nos vies de manière radicale. Mais oui, il y aura des larmes et du sang. C’est le prix de la liberté.

      Que ceux-là même qui sont chargés de “maintenir l’ordre”, que ceux-là même, plus privilégiés, chargés d’assurer la “Justice” soient aveugles au point de ne pas s’apercevoir qu’eux aussi ne seront pas épargnés reste un des grands mystères de notre époque.

      Il n’y a plus d’anonymat certes, mais il y a tout de même quelques catégories de personnes qui se drapent dans le voile sécurisant et confortable de l’opacité qu’ils s’imaginent à tort absolu, du fait de leur petit pouvoir. Là encore, eux non plus ne sont pas à l’abris. Tôt ou tard, tout se sait. Et ceux qui se prennent pour les maîtres de la surveillance auront, à non pas douter, quelques surprises, agrémentées de quelques sueurs froides.

      Un début de réponse réside dans la perméabilité particulière inhérente (mais pas que, hélas…) à ces gens-là à la lâcheté, la compromission, la bêtise, l’absence d’empathie et de sens de la Justice (au sens moral du terme) en somme ?!

      Le débat reste ouvert, mais les réponses ne sont pas si nombreuses, pas davantage que les solutions à appliquer, elles-aussi radicales, d’ailleurs…

      Dans le même ordre d’idées que l’article, en plus développé, lire

      https://framablog.org/2017/03/28/google-nouvel-avatar-du-capitalisme-celui-de-la-surveillance/


    • Tor Le 02 avril 2017 à 11h03
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      Il faudra accepter de perdre 15 kilos
      Et manger des cochonneries tous les jours


  2. Charles Le 30 mars 2017 à 06h42
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    Autre article intéressant sur le même sujet: Google, nouvel avatar du capitalisme, celui de la surveillance:
    https://framablog.org/2017/03/28/google-nouvel-avatar-du-capitalisme-celui-de-la-surveillance/


  3. François Lacoste Le 30 mars 2017 à 08h34
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    Une société qui tolère cette cela, et même pire, qui le provoque est très malade.

    Au fil du temps nous apprendrons à nous défendre contre ces violations. Dès aujourd’hui nous pourrions échapper totalement à cette violation de notre intimité “net-toyenne” tout en accédant au net. Malheureusement cela reste techniquement très compliqué et sans doute le restera.
    Mais surtout, nous changerons nos comportements. L’engouement pour la connection 24/24 en tous lieux et en toutes circonstances relève de l’addiction pathologique.
    Quand aux appareils connectés là ce sont des batailles et une guerre politique qui doivent être gagné par nous, les citoyens.
    Alors au boulot.


  4. jfv34 Le 30 mars 2017 à 08h36
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    En tant qu’humain connecté (via inoreader) aux nouvelles données par le site, je signale un problème depuis quelques jours: plus aucune mise à jour via http://feeds.feedburner.com/les-crises-fr

    En suivant le lien sur la page, “flux RSS Suivez nous” on trouve la dernière nouvelle qui est celle datée du 23 Mars « Le cycle néolibéral touche à sa fin », entretien avec Jean-Michel Quatrepoint


  5. fanfan Le 30 mars 2017 à 09h03
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    – Qu’est-ce que le transhumanisme ?
    – Quelles sont les différences entre des lunettes et des implants neurologiques ? Où s’arrêtent les soins « classiques » et où commence l’homme augmenté ?
    – Pourquoi parlez-vous des humains comme des « chimpanzés du futur » ?
    – Pourquoi vous opposez-vous à ces « progrès », comme les tenants de ces technologies les nomment ?
    – Est-ce que le transhumanisme est acceptable par la population ? Est-elle au courant de ce qui se trame actuellement ?
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=920


  6. fanfan Le 30 mars 2017 à 09h06
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    Machines arrière ! (des chances et des voies d’un soulèvement vital)
    « Quelle forme est-il encore envisageable de donner à la résistance ? Peut-on espérer voir se lever les populations superflues contre le capitalisme technologique et ses soutiens politiques ? »
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=816
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/machines_arrie_re.pdf


  7. fanfan Le 30 mars 2017 à 09h10
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    Savez-vous de quand date le mot « sécuritaire » ? Le terme est apparu en 1983, nous dit le dictionnaire, pour qualifier une tendance « à privilégier les problèmes de sécurité publique ». Sans doute parce qu’en ces mêmes années 1980, voire un peu avant, apparut cette même tendance « à privilégier les problèmes de sécurité publique ».
    Savez-vous de quand date Vigipirate ? Le projet SAFARI ? La Commission Nationale Informatique et Liberté (CNIL) ?
    Dans cette livraison, on décortique les Années Giscard, le « Libéralisme avancé », la trajectoire gauchiste, l’implosion autonome, et surtout la fameuse loi « Sécurité et Liberté » (juin 1980), qui acte notre entrée dans la « société sécuritaire ».
    « La sécurité est la première des libertés ». Continuité de l’Etat : tous nos gouvernements depuis n’ont fait que développer cette formule de Peyrefitte qui trouve aujourd’hui son application dans la prolifération de la police techno-scientifique. L’invention du « sécuritaire » fut bel et bien un patient complot de plusieurs décennies pour liquider les résistances populaires et restaurer la société la plus féroce, la plus disciplinaire que ce pays ait connue depuis la fin du XIXe siècle.

    Après “L’invention de la théorie du complot”, cette livraison constitue la deuxième d’une série sur la gestion policière des sociétés à l’ère technologique.
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=105


    • fanfan Le 30 mars 2017 à 09h12
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    • Fritz Le 30 mars 2017 à 16h48
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      Merci @fanfan, pour ces précisions utiles. Pour ma part, je me méfie du terme passe-partout “sécurité” et de ses dérivés récents et envahissants : sécuritaire, sécuriser, sécurisant.

      Sécurité, du latin securitas (securitate, forme de départ en bas-latin), est un mot de français savant, qui s’appliquait soit à une précaution supplémentaire, soit à une certaine psychologie (un sentiment de sécurité, une sécurité trompeuse).

      Le mot de français populaire est sûreté (seuretet en vieux français), et ce n’est pas la sécurité, mais bien la sûreté qui est définie comme un droit de l’homme par la déclaration de 1789 (article 2).

      Sûreté s’appliquait à tout ce qui est sûr : les places de sûreté, la liberté et la sûreté de la voie publique, les allumettes de sûreté, le complot contre la sûreté de l’État, mais aussi, plus récemment, la sûreté ferroviaire, nucléaire ou aéroportuaire.

      Depuis quelques décennies (Daladier, Pompidou, Alain Peyrefitte), les élites s’appliquent à remplacer le mot populaire par le mot savant, à dire “sécurité” pour imposer leurs normes, à remplacer “sûr” par “sécurisé”, “rassurant” par “sécurisant”, etc.


  8. Grégory Le 30 mars 2017 à 10h04
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    Il y avait certainement le même genre d’éditorial quand on a commencé à mettre des photos sur les papiers d’identité. Ca ne le rend pas faux mais ça relativise: on est sur une pente de “toujours plus de fichage” depuis un moment. Les cartes de crédit à puces étaient déjà une étape gratinée. La vérité des faits résultant de l’observation sur des décénies est que non seulement la plupart des gens n’ont pas grand chose à perdre primo facie à toute ce fichage – ils ont plutôt à y gagner. Retrouver des téléphones volés par géolocalisation est un service réellement utile ; le fait que google puisse ficher ma localisation n’a en revanche aucun impact pour moi. Mis à part la pub, peut être, mais ça semble accessoire, surtout à l’ère des bloqueurs de pub. La vie privée ce n’est pas tant vis à vis de l’état que vis à vis de celles et ceux qui me connaissent. Les vrais affaire ce sont les images vengeresses postées sur les réseaux sociaux.

    Tout ça n’a donc aucune importance tant qu’on est avec un gouvernement bienveillant. C’est quand il y a une chasse aux sorcières que soudain ces outils dans les mains des puissants sont ravageurs. A mon avis c’est dans ce contexte bien précis – l’état, ou quelqu’un dedans, veut faire taire Paul Jorion, ou Olivier Berruyer – qu’on devrait y réfléchir. Le Shadowbanning apparait alors comme un problème plus pressant.


    • Narm Le 31 mars 2017 à 08h23
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      qu’est ce que vous êtes, comme la plupart des gens : “naif”

      attention, aucune attaque personnelle ou manque de respect dans mes propos

      aujourd’hui, comme l’a dit un autre internaute,

      L’heure du choix de société a sonné !

      nous sommes a un véritable tournant sur bien des points. Ce qui est en jeu est juste la place de l’humain dans cette société.


    • WhereIsMyMind Le 31 mars 2017 à 11h46
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      La différence avec la photo sur la carte d’identité, c’est que google&co pourront (peuvent??) prédire vos choix de manière plus précise que vos parents/amis et autres. L’état n’a pas acces (pas encore?) à ça, mais ces géants du web voudraient vous cartographer complètement et si possible même anticiper vos envies/besoins/actions. Leur impact sur notre perception du monde est plus forte que celle des médias (ils vous montrent ce qu’ils désirent), ils savent ou vous êtes en permanence mieux que votre femme, ils peuvent savoir ce que vous pensez et votre état émotionnel (via caméra/microphone/..).
      Savoir qu’une entité extérieur a un tel levier sur ma vie n’est pas acceptable.

      Évidemment ce que je dis n’est probablement pas encore le cas, faute software/matos suffisamment poussé, mais comme dit dans l’article, ce n’est qu’une question de temps. Et si google dépense autant pour conserver ces data, c’est que ça vaut le coups !

      Pour agir: linux; utiliser un VPN; utiliser plein de moteur de recherche différents; empecher les objet connecté de se connecter au web et utiliser un server (linux) pour faire les tâches que ces objets connectés proposaient (je pense surtout au smartTV pour ce point).

      Bonne journée


      • Narm Le 31 mars 2017 à 12h10
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        tous ces leviers sont bien là.

        pire, qu’adviendra-t-il si quelqu’un de mal intentionné met la main sur ce levier … les politiques, pdg ou personnes d’influences pourront être espionné/manipulé plus facilement. C’est déjà e cas (simples écoutes) mais demain ?

        de plus, on pourra vous siphonner les comptes, fabriquer facilement une fausse vie, mettre vos empruntes là où il ne faut pas ( omar m’a tué ) Vous fabiquer des déclarations audio, vidéo ou écrite …. invérifiables.

        la dématérialisation et le tout numérique est réellement dangereux. en plus ils veulent avoir des contournement sur les clés de chiffrement …. la réalité a dépassé la science fiction


  9. Toff de Aix Le 30 mars 2017 à 10h14
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    Tout ces beaux présupposés oublient une chose fondamentale : le système ne tiendra pas aussi longtemps pour voir l’avènement de ce “tout connecté” utopique… Ou cauchemardesque, comme l’article semble le suggérer.

    Il reste à l’humanité 20 ans, allez 25 années en étant optimiste, de réserves de cuivre et de métaux précieux absolument indispensables à la fabrication, au maintien et au fonctionnement de ces infrastructures/objets connectés.
    Je vois d’ici les objections : nous arriverons à faire la transition écologique, les filières de recyclage se mettent en place, etc..

    Sérieusement, vous y croyez vraiment ? Au rythme d’extraction actuel, et vu la goutte d’eau que représentent les filières de recyclage dans la consommation globale, la nature ne suit plus depuis bien longtemps. Et ce rythme s’intensifie de façon exponentielle, avec de nouveaux demandeurs bien plus gourmands que la vieille Europe ou l’Amérique déclinante : Chine, Inde, Brésil… A eux 3 ces pays concentrent plus d’un tiers de l’humanité, et leur demande en croissance exponentielle ajoute, année après année, de la pression à la pression sur l’environnement qui n’en peut déjà plus.

    Le problème ne se réglera pas d’un coup de baguette magique, le “réajustement”, pour employer un mot qui ne fait pas trop peur, aura bien lieu. Et il ne sera pas forcément une partie de plaisir pour ceux qui ne l’auront pas anticipé, ou qui, pire, auront refusé de le voir…


    • Kiwixar Le 30 mars 2017 à 13h35
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      Je partage votre avis sur le problème des métaux… Quasiment tout le recyclage se fait avec des fours… électriques. Sans compter les hydrocarbures pour collecter, trier, transporter. Les antennes GSM se feront piller pour le métal. Il y aura peut-être une « fork » entre humains actuels (en vélo) et humains augmentés (les « 1% »), mais à mon avis ces derniers seront eux-mêmes recyclés… pour la viande.


  10. PatateMystere Le 30 mars 2017 à 11h17
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    Les téléphones enregistrent déjà une partie de nos conversations. Même lorsqu’il est dans la poche.


    • L'illustre inconnu Le 30 mars 2017 à 12h15
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      Et en veille, car de nos jours de moins en moins d’appareil dispose d’un bouton mécanique, seul à même d’éteindre réellement le produit.
      Mêmes les TV(équipé maintenant de webcam et de micro y compris sur la télécommande) n’ont plus ce bouton marche arrêt sous prétexte de norme d’énergie. Au contraire elles sont ainsi sans cesse en veille et consomment davantage. Mais ce n’est pas du tout pour nous espionner, non bien sur que non…


      • emm69 Le 30 mars 2017 à 20h19
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        Avec les données personnelles il y a de l’argent à gagner, alors pourquoi les dirigeants d’entreprises y renonceraient-ils d’eux-mêmes ?
        Rappelez-vous le téléviseur Smart TV de Samsung à reconnaissance vocale en 2015. Les conditions d’utilisation avertissaient : « soyez conscients que, si les mots que vous prononcez (à portée de la télévision) incluent des données sensibles ou personnelles, ces dernières seront, avec l’ensemble des autres données, enregistrées et transmises à un tiers par le biais du dispositif de reconnaissance vocale. »
        Ah, le monde numérique est merveilleux, sans oublier ce conseil du directeur du FBI, James Comey : couvrez votre webcam quand vous ne l’utilisez pas…


    • Wandata Le 30 mars 2017 à 13h21
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      Notre peur est leur meilleure alliée ! La dépasser est notre salut. Ce n’est pas plus compliqué que cela.


      • JacquesJacques Le 30 mars 2017 à 16h42
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        Simple à énoncer mais pas aisé à réaliser en se confrontant à soi et en posant la question suivante : qui suis-je en mesure de devenir ? Des personnes peuvent aider à cheminer…


  11. Ardéchoix Le 30 mars 2017 à 13h24
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    Un élément essentiel oublié dans le pictogramme sur les objets connectés : la carte de crédit (compte bancaire).
    Sauf si on cache dans le frigo 🙂


    • P. Peterovich Le 30 mars 2017 à 14h50
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      C’est intentionnel… La gauche style Jorion-Leclerc n’aime pas le cash… L’amour du cash, c’est un truc de droite…


      • Renaud 2 Le 30 mars 2017 à 15h45
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        Alors que tout l’enjeu est là. La mort du cash alliée aux objets connectés permettra de rendre docile toute la population. Un contestataire signalé par ses objets connectés ? On lui bloque à distance sa carte de crédit, son accès au retrait, il ne peut plus rien acheter puisque le cash a disparu. Toute personne au pouvoir veut le garder, quand on regarde ce que sont devenues les élites au moment des effondrements, rien de plus normal à ce que ces dernières cherchent à se protéger de la vindicte populaire. Mais comment souligné par Toff de Aix, le manque de ressources mettra fin à tout cela, si jamais un jour cela arrive vraiment.


  12. Casimir Youlianov Le 30 mars 2017 à 13h32
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    Il ne sert presque plus à rien d’essayer de se préserver des collecteurs de données dont la rapacité est sans commune mesure avec la police d’état est-allemande ; rien ne doit leur échapper.

    Un exemple édifiant : https://www.forbes.com/sites/kashmirhill/2012/02/16/how-target-figured-out-a-teen-girl-was-pregnant-before-her-father-did/#29079f276668

    La solution doit être législative, mais il serait liberticide d’interdire purement et simplement le droit de chacun d’accumuler des informations, une solution capitalistique serait sans doute plus efficace : toute donnée revendue ou collectée doit être … PAYÉE à celui qui l’a générée !
    Ha ça , quand on tape au lard-feuille , de suite les gens sont moins chaud …


  13. P. Peterovich Le 30 mars 2017 à 14h49
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    Encore un exemple de ces problématiques tellement post-modernes qu’agitent les gourous d’une certaine gauche et qui leur permet de passer sous silence les questions dérangeantes.

    – Tu sais quoi, coco, si tu ne veux pas que les objets connectés collectent tes données, c’est pas compliqué, tu évites d’en acheter.

    – Comment ? Mais je ne peux pas faire sans mon smartphone, ma smartwatch, ma smartélé, ma radio internet, etc, etc… Et pis, j’peux pas m’passer de ma fesse de boc et d’insta, t’es trop relou…

    – Ben tu sais quoi, coco, t’es juste irrécupérable…


  14. Feufollet Le 30 mars 2017 à 15h55
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    Ma question est naïve, certainement
    Mais comment sait-on si un objet est connecté?
    Y a-t-il des objets connectés à notre insu?
    Sinon, chacun sait que les ordinateurs connectés
    Ou les téléphone portables sont susceptibles d’être des mouchards
    Faut-il débrancher le “router” quand on ne l’utilise pas?
    Merci de m’instruire un peu de vos connaissances.


    • Subotai Le 30 mars 2017 à 19h36
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      Pas de Wifi à la maison.
      Pas de 3G, 4G en continu sur le smartphone. Pas de wifi, pas de bluetooth.
      Ne conserver que la fonction téléphone
      Pas de géolocalisation en continu sur le smartphone.

      Un objet connecté a nécessairement besoin de courant et connexion: Débranche, débranche tout!


    • Charles Le 31 mars 2017 à 00h52
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      “Mais comment sait-on si un objet est connecté?
      Y a-t-il des objets connectés à notre insu?”

      Oui

      “Sinon, chacun sait que les ordinateurs connectés
      Ou les téléphone portables sont susceptibles d’être des mouchards”

      Effectivement, si vous avez un processeur Intel, ceci est pour vous:

      http://phibetaiota.net/wp-content/uploads/2017/03/Intel-Inside.jpg

      Maintenant vous savez.


  15. pythos Le 30 mars 2017 à 16h09
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    L’homme a emprisonné et pucé les animaux.
    Aujourd’hui, il se croit au summum de la “supériorité” avec cette technologie.
    Demain, il sera pucé à son tour et mis en esclavage, bien rangé en “objet”.
    Il bouffera une nourriture (déjà le cas) trafiquée génétiquement et irradiée, sans aucune diversité, on lui dira ce qu’il doit regarder à la télé et sur internet.
    S’il se rebelle, il sera emprisonné ou sous camisole avec des cachetons.
    La connectique alertera les services de surveillance en cas de transgression aux nouvelles règles.
    Tout cela pourquoi ?
    Parce l’homme a laissé faire des atrocités à d’autres peuples pensant qu’il n’était pas directement concerné, que des êtres étaient inférieurs ou trop loin de chez lui…
    Et voilà qu’en laissant mourir son frère, son tour arrive et plus personne pour le sauver …
    Il est juste temps de comprendre ce qu’il se passe !


  16. atanguy Le 30 mars 2017 à 20h44
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    Poutine rejoint Trump sur la remise en cause de la part de l’homme dans le changement climatique, en affirmant que le réchauffement mondial n’était pas provoqué par les émissions de gaz à effet de serre.
    Que penser de dirigeants qui sacrifient la vie de millions, sinon de milliard d’humains, pour un petit bénéfice économique a court terme? Leurs mensonges seront durement jugés et condamnés par les générations futurs.


  17. Narm Le 31 mars 2017 à 08h49
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    aujourd’hui, comme l’a dit un autre internaute,

    L’heure du choix de société a sonné !

    nous sommes a un véritable tournant sur bien des points. Ce qui est en jeu est juste la place de l’humain dans cette société.

    pourtant , c’est écrit depuis la révolution, secret des correspondances, et droits de l’homme.
    Or, chaque seconde tout est bafoué. Le pire, ON nous dit que c’est pour “notre” bien. ( je vomis )


  18. Feelgood Le 31 mars 2017 à 20h43
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    Facebook et Twitter ne sont plus mes amis et ont été remplacés par les sites qui sont à la recherche de la vérité. Il suffit à chacun de faire pareil !!! Bisou à la gestapo


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