J’étais au courant de ce sujet depuis un moment, mais j’ai quand même été effrayé en le creusant véritablement – c’est même fascinant.

Regardez donc à quel point nous avons abdiqué toute liberté sur des sujets fondamentaux, empêchant toute politique alternative (réellement sociale évidemment, mais même réellement libérale ou néolibérale – essayez façon Milton Friedman de faire cesser les politiques délirantes de la BCE pour voir…) au grand n’importe quoi actuel.

Je suis assez étonné de constater à quel point les gens – même les plus engagés – sont ignorants de ce sujet, qui est véritablement, et sans exagération, une mise sous tutelle des pays européens, comme on l’a vu en Grèce cette année.

Enfin, j’ai voulu que ce billet – que je considère comme fondamental – soit très complet, pour servir de référence. Ce n’est pas le billet le plus sexy du blog, mais c’est probablement le plus important… : il montre comment est morte notre souveraineté.

En conclusion, je vous “recommande” (vous comprendrez la plaisanterie après lecture…) donc de largement diffuser ce billet – et de demander des comptes aux rêveurs “d’une autre Europe”…

  1. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (1992-2005)
  2. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (2006-…)
  3. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (Résumé)
  4. Voyez comment l’Europe est sous tutelle
  5. Voyez comment la France est sous administration de Bruxelles
  6. Épilogue

I. Le début de la mise sous tutelle des États

D’où sort ce système antidémocratique ? On verra qu’il s’est construit à l’européenne, par la politique des petits pas…

La base figure dans les articles 120 et 121 du Traité de Fonctionnement de l’UE :

Article 120

Les États membres conduisent leurs politiques économiques en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de l’Union, tels que définis à l’article 3 du traité sur l’Union européenne, et dans le contexte des grandes orientations visées à l’article 121, paragraphe 2. Les États membres et l’Union agissent dans le respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, favorisant une allocation efficace des ressources, conformément aux principes fixés à l’article 119.

Vous notez donc que la politique économique du pays n’est évidemment plus autonome, mais doit servir “l’Union” (l’Empire ?) :

Article 121 du du Traité de Fonctionnement de l’UE

1. Les États membres considèrent leurs politiques économiques comme une question d’intérêt commun et les coordonnent au sein du Conseil, conformément à l’article 120.

2. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, élabore un projet pour les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union et en fait rapport au Conseil européen.

Rappel : “Conseil” ou “Conseil de l”UE” = conseil des ministres concernés ; “Conseil européen” = conseil des chefs d’États et de gouvernement

Le Conseil européen, sur la base du rapport du Conseil, débat d’une conclusion sur les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union.

Sur la base de cette conclusion, le Conseil adopte une recommandation fixant ces grandes orientations. Le Conseil informe le Parlement européen de sa recommandation.

3. Afin d’assurer une coordination plus étroite des politiques économiques et une convergence soutenue des performances économiques des États membres, le Conseil, sur la base de rapports présentés par la Commission, surveille l’évolution économique dans chacun des États membres et dans l’Union, ainsi que la conformité des politiques économiques avec les grandes orientations visées au paragraphe 2, et procède régulièrement à une évaluation d’ensemble.

Pour les besoins de cette surveillance multilatérale, les États membres transmettent à la Commission des informations sur les mesures importantes qu’ils ont prises dans le domaine de leur politique économique et toute autre information qu’ils jugent nécessaire.

4. Lorsqu’il est constaté, dans le cadre de la procédure visée au paragraphe 3, que les politiques économiques d’un État membre ne sont pas conformes aux grandes orientations visées au paragraphe 2 ou qu’elles risquent de compromettre le bon fonctionnement de l’Union économique et monétaire, la Commission peut adresser un avertissement à l’État membre concerné. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, peut adresser les recommandations nécessaires à l’État membre concerné. Le Conseil, sur proposition de la Commission, peut décider de rendre publiques ses recommandations.

Dans le cadre du présent paragraphe, le Conseil statue sans tenir compte du vote du membre du Conseil représentant l’État membre concerné.

La majorité qualifiée des autres membres du Conseil se définit conformément à l’article 238, paragraphe 3, point a). […]

Il est quand même effrayant de lire des choses pareilles…

Si vous pensez que ça sort du traité budgétaire TSCG ou du traité de Lisbonne, perdu… c’est du Maastricht de 1992 (Article 102 A)  (merci M. Mitterrand)

On peut aussi citer l’article 126 (ex 104 de Maastricht) :

Article 126

1. Les États membres évitent les déficits publics excessifs.

2. La Commission surveille l’évolution de la situation budgétaire et du montant de la dette publique dans les États membres en vue de déceler les erreurs manifestes. Elle examine notamment si la discipline budgétaire a été respectée […]

7. Lorsque le Conseil […] décide qu’il y a un déficit excessif, il adopte, sans délai injustifié, sur recommandation de la Commission, les recommandations qu’il adresse à l’État membre concerné afin que celui-ci mette un terme à cette situation dans un délai donné. Sous réserve des dispositions du paragraphe 8, ces recommandations ne sont pas rendues publiques.

9. Si un État membre persiste à ne pas donner suite aux recommandations du Conseil, celui-ci peut décider de mettre l’État membre concerné en demeure de prendre, dans un délai déterminé, des mesures visant à la réduction du déficit jugée nécessaire par le Conseil pour remédier à la situation. […]

10. Les droits de recours prévus aux articles 258 et 259 ne peuvent être exercés dans le cadre des paragraphes 1 à 9 du présent article.

11. Aussi longtemps qu’un État membre ne se conforme pas à une décision prise en vertu du paragraphe 9, le Conseil peut décider d’appliquer ou, le cas échéant, de renforcer une ou plusieurs des mesures suivantes: […]

– exiger que l’État membre concerné fasse, auprès de l’Union, un dépôt ne portant pas intérêt, d’un montant approprié, jusqu’à ce que, de l’avis du Conseil, le déficit excessif ait été corrigé;

– imposer des amendes d’un montant approprié. […]

Lorsque le Conseil adopte les mesures visées aux paragraphes 6 à 9, 11 et 12, il statue sans tenir compte du vote du membre du Conseil représentant l’État membre concerné.

Il faut avouer que c’est quand même très surprenant que tant de personnes aient pu appeler a voter OUI à ça en 1992…

Mais vous aurez noté que cela n’a pas entraîné de grands changements à l’époque. C’est vrai – mais c’est parce qu’il a fallu un grand nombre de « petits pas » pour mettre en place cette tutelle…

II. 1997, ils passèrent la deuxième couche

Comme les États se “disciplinaient” peu, la résolution du Conseil Européen relative au Pacte de stabilité et de croissance (aaah, la novlangue…) fut signée à Amsterdam, le 17 juin 1997 (merci M. Jospin) :

LES ÉTATS MEMBRES:

1. s’engagent à respecter l’objectif budgétaire à moyen terme d’une position proche de l’équilibre ou excédentaire, conformément à leurs programmes de stabilité ou de convergence, et à prendre les mesures budgétaires correctrices qu’ils jugent nécessaires pour atteindre les objectifs énoncés dans leurs programmes de stabilité ou de convergence dès qu’ils disposent d’informations indiquant un dérapage sensible, effectif ou prévisible, par rapport à ces objectifs; […]

3. s’engagent à prendre les mesures budgétaires correctrices qu’ils jugent nécessaires pour atteindre les objectifs de leurs programmes de stabilité ou de convergence lorsqu’ils reçoivent un avertissement sous la forme d’une recommandation adressée par le Conseil conformément à l’article 103 paragraphe 4 du traité;

4. mettront en oeuvre les ajustements budgétaires correcteurs qu’ils jugent nécessaires dans les plus brefs délais lorsqu’ils reçoivent des informations indiquant qu’il existe un risque de déficit excessif;

5. corrigeront les déficits excessifs le plus rapidement possible après leur apparition; […]

7. s’engagent à ne pas invoquer le bénéfice de l’article 2 paragraphe 3 du règlement du Conseil visant à accélérer et clarifier la mise en oeuvre de la procédure concernant les déficits excessifs, à moins de connaître une grave récession; pour évaluer la gravité de la récession économique, les États membres prendront en principe comme référence une baisse annuelle du PIB réel d’au moins 0,75 %.

En parlant de novlangue, le point 3 vous montre bien au passage le caractère assez peu “facultatif” desdites “recommandations” (les “Richtlinien” avaient laissé un mauvais souvenir…) – “L’Europe la chance” veille :

La procédure concernant les déficits excessifs a ensuite été précisée en 1997 par les règlements 1466/97 et 1467/97 – que je ne développe pas.

III. Puis vint la troisième couche en 2005

Comme ça restait encore beaucoup “mou du genou”, et qu’il fallait renforcer “l’Europe démocratique”, rebelote en 2005 (merci M. Chirac), avec l’adoption par le Conseil d’un rapport intitulé «Améliorer la mise en œuvre du pacte de stabilité et de croissance», qui “met à jour et complète le pacte de stabilité et de croissance, dont il fait désormais partie intégrante” :

“Le Conseil confirme que le Pacte de stabilité et de croissance […], constitue un élément essentiel du cadre macroéconomique de l’union économique et monétaire. En invitant les États membres à coordonner leurs politiques budgétaires et à éviter des déficits excessifs, il contribue à instaurer la stabilité macroéconomique dans l’UE et joue un rôle clé en vue de garantir un faible taux d’inflation et des taux d’intérêts peu élevés, facteurs essentiels d’une croissance économique durable et de la création d’emplois. […]

Le Conseil convient que l’amélioration de l’efficacité du soutien et de la pression des pairs fait partie intégrante d’un Pacte de stabilité et de croissance réformé. […]  Le soutien et la pression des pairs au niveau de la zone euro devraient être assurés dans le cadre de la coordination effectuée par l’Eurogroupe et fondés sur une évaluation horizontale des évolutions budgétaires au niveau national et de leurs conséquences pour l’ensemble de la zone euro. Cette évaluation devrait être effectuée au moins une fois par an, avant l’été. […]

Le Conseil invite les États membres, lors de l’élaboration de la première actualisation de leur programme de stabilité/convergence après l’entrée en fonction d’un nouveau gouvernement, à faire preuve de continuité pour ce qui est des objectifs budgétaires approuvés par le Conseil sur la base de la précédente actualisation du programme de stabilité/convergence et à fournir – avec une prévision pour l’ensemble de la législature – des informations sur les moyens et les instruments qu’ils entendent utiliser pour atteindre ces objectifs dans le cadre de la description de leur stratégie budgétaire. […]

Le Conseil souligne que la procédure concernant les déficits excessifs a pour but d’aider les États membres plutôt que de les sanctionner; il s’agit de les inciter à se conformer à la discipline budgétaire par une surveillance accrue, ainsi que par le soutien et la pression des pairs. En outre, dans le cadre de la procédure de déficit excessif, il y a lieu de distinguer clairement les erreurs de stratégie des erreurs liées aux prévisions. Si toutefois un État membre ne se conforme pas aux recommandations qui lui sont adressées dans le cadre de la procédure concernant les déficits excessifs, le Conseil est habilité à appliquer les sanctions prévues. “

Ce rapport entraîne le renforcement de la procédure concernant les déficits excessifs  D’abord avec le règlement 1056/2005, “visant à accélérer et à clarifier la mise en œuvre de la procédure concernant les déficits excessifs” – un petit bijou dans ses considérants, avec par exemple  :

(1) […] Le pacte de stabilité et de croissance a fait la preuve de son utilité en servant de point d’ancrage à la discipline budgétaire, contribuant ainsi à un niveau élevé de stabilité macroéconomique, assorti d’un faible taux d’inflation et de taux d’intérêt peu élevés, facteurs essentiels d’une croissance durable et de la création d’emplois.

(3) […] les États membres, le Conseil et la Commission réaffirment leur volonté de mettre en œuvre le traité et le pacte de stabilité et de croissance de manière effective et rapide, avec le soutien et la pression des pairs, et d’assurer la surveillance économique et budgétaire en coopération étroite et constructive afin de garantir la sécurité et l’efficacité des règles du pacte.

Je vous épargne la suite. On a également un règlement 1055/2005, “relatif au renforcement de la surveillance des positions budgétaires ainsi que de la surveillance et de la coordination des politiques économiques” qui met en oeuvre la mise à jour du pacte.

Mais tout ceci était encore très limité, reposant surtout sur la surveillance financière des budgets.

Nous verrons dans le billet suivant que le problème a été réglé en 2011…

92 réponses à [Démocratie Kaput 1] Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (1992-2005)

Commentaires recommandés

Bordol Le 14 septembre 2015 à 00h53

Vous constaterez que tout commence en 1992 (donc a été démarré dès 90 ou 91) : soit un ou deux ans après la signature des traités qui entérinent la dissolution de la “menace” russe en Europe.

À croire que depuis la fin de la 2ème guerre mondiale : l’oligarchie a laissé les peuples européens à peu près tranquille et sauf de tout ces pillages (nécessaires pour le bien-être et la prospérité de cette oligarchie qui n’a jamais cessé de se gaver sur le dos des africains, par exemple, que ce soit pendant ou après la colonisation), par peur que les gens du peuple commencent un peu trop à s’entendre avec “les méchants russes” (servir d’informateurs, aider les services secrets, etc.)

On doit saluer la résistance passive des organisations continentales qui ont retardé ou appliqué sans conviction et efficience les directives de l’oligarchie pendant pratiquement 20 ans. La paix de 1992 à 2011.

Maintenant l’oligarchie est en position de réduire en esclavage les européens et les russes et les chinois sont à la manœuvre pour pouvoir mettre en échec ou maîtriser cette oligarchie qui leur fait de la concurrence et s’entend un peu trop avec les américains…ceci explique pourquoi la 2ème guerre froide a été déclenchée dès le début des années 2010 : les américains avaient été trop affaiblis par la guerre en Irak & les russes avaient osé vaincre un des alliés des U.S.A. dans le Caucase (la Géorgie).
Ne nous trompons pas, les guerres plus ou moins larvées en Libye et en Syrie sont faites pour tenir en échec les chinois en Afrique & les russes au moyen-orient…idem concernant l’Ukraine.

  1. Bordol Le 14 septembre 2015 à 00h53
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    Vous constaterez que tout commence en 1992 (donc a été démarré dès 90 ou 91) : soit un ou deux ans après la signature des traités qui entérinent la dissolution de la “menace” russe en Europe.

    À croire que depuis la fin de la 2ème guerre mondiale : l’oligarchie a laissé les peuples européens à peu près tranquille et sauf de tout ces pillages (nécessaires pour le bien-être et la prospérité de cette oligarchie qui n’a jamais cessé de se gaver sur le dos des africains, par exemple, que ce soit pendant ou après la colonisation), par peur que les gens du peuple commencent un peu trop à s’entendre avec “les méchants russes” (servir d’informateurs, aider les services secrets, etc.)

    On doit saluer la résistance passive des organisations continentales qui ont retardé ou appliqué sans conviction et efficience les directives de l’oligarchie pendant pratiquement 20 ans. La paix de 1992 à 2011.

    Maintenant l’oligarchie est en position de réduire en esclavage les européens et les russes et les chinois sont à la manœuvre pour pouvoir mettre en échec ou maîtriser cette oligarchie qui leur fait de la concurrence et s’entend un peu trop avec les américains…ceci explique pourquoi la 2ème guerre froide a été déclenchée dès le début des années 2010 : les américains avaient été trop affaiblis par la guerre en Irak & les russes avaient osé vaincre un des alliés des U.S.A. dans le Caucase (la Géorgie).
    Ne nous trompons pas, les guerres plus ou moins larvées en Libye et en Syrie sont faites pour tenir en échec les chinois en Afrique & les russes au moyen-orient…idem concernant l’Ukraine.


    • Caracole Le 14 septembre 2015 à 08h20
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      Pouvez vous développer sur le lien entre les chinois et la Libye s’il vous plait ? C’est la première fois que j’en entends parler.


      • visiteur Le 14 septembre 2015 à 11h30
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        Je me souviens d’avoir lu à l’époque de l’intervention en Libye que Khadafi était en train de mettre en place un fond de développement pour l’Afrique financé par les réserves d’or accumulées par la Libye grâce à ses ventes de pétrole. L’un des objectifs était de court-circuiter le FMI et la banque mondiale et leurs projets favorisant les grandes entreprises européennes.

        La Chine aurait été le participant principal dans la réalisation d’infrastructures payées par ce fond — avec évidemment les bénéfices commerciaux indirects induits par la présence chinoise dans ces projets.

        Ces intentions de Khadafi constituèrent l’une des multiples raisons qui faisaient du dirigeant libyen une bête noire pour l’UE et les USA.


        • Renaud 2 Le 14 septembre 2015 à 14h06
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          Exactement. Je conseille à tous de lire les articles d’Eric Toussaint sur la création du FMI et de la Banque Mondiale et de leurs actions : “Autour de la fondation des institutions de Bretton Woods” sur le site cadtm (je ne parviens pas à mettre le lien direct). On peut aussi se référer à Perkins et ses confessions d’un assassin financier. Ces institutions sont bien plus puissantes que les Etats. On ne plaisante pas avec eux (c’est d’ailleurs en apprenant que Tsipras s’était rendu dans les locaux du FMI que j’ai compris qu’il ne fallait pas attendre grand-chose d’un individu se rendant de lui-même dans la gueule du loup).


  2. dissy Le 14 septembre 2015 à 00h55
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    Finalement notre dernière ‘chance’,la crise des réfugiés.Ce soir Merkel après avoir fait des déclarations irresponsables de recevoir 800.000 immigrants,arrête deja les frais après 150.000 dont 13.000 rien qu’hier à Munich(ou on aime pas du tout cela et ou se trouve le pouvoir économique ‘réel’).
    Ops Schengen,on suspend d’urgence,on ferme les frontières avec l’Autriche pour commencer.C’est la zizanie la plus totale,les pays de l’Est étant largement contre les réfugiés,ou très peu et Chrétiens tant qu’à faire…(autant dire blancs..tiens ça ne vous rappelle rien?)
    Bien entendu Hollandreou lui persiste et veut maintenir Schengen à n’importe quel prix.
    Quel rapport allez-vous me dire?Et bien la ou les traités évoqués par Olivier et la cata totale qu’est l’euro et la politique économique dans l’UE,c’est finalement peut être tout autre chose qui aura raison de l’UE?

    Le fédéralisme à la sauce Macron et Européiste(si adoré des médias mainstream),n’est tout simplement(heureusement)PAS POSSIBLE financièrement cela ruinerait l’Allemagne qui ne fait que profiter de l’euro(sous évalué de 40 pct pour elle).L’Allemagne n’acceptera JAMAIS une Europe de transferts comme cela fonctionne dans tout pays fédéral(Canada,USA,Australie,Brésil etc).Car cela impliquerait une perte de son PIB de 8 à 10 pct pendant au moins 10 ans voire bien plus(source Sapir).
    Continuer à promouvoir cette chimère est une escroquerie intellectuelle.Une tromperie sans nom.
    L’Allemagne a une attitude mercantiliste,égoiste et non coopérative avec ses excédents de 7 à 8 pct.
    Ce sont des faits pas des lubies comme celles lues dans Le Point cette semaine.

    Lire Sapir ce soir:

    Macron et le fantôme du fédéralisme en zone Euro

    http://russeurope.hypotheses.org/4291

    A German ‘racket’ that shows no sign of abating

    Germany has taken over from China as the big “sinner” in the global economy

    http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11859184/A-German-racket-that-shows-no-sign-of-abating.html


    • Anouchka Le 14 septembre 2015 à 09h56
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      “L’Allemagne n’acceptera jamais une Europe de transfers”. Les riches aiment rarement payer pour les pauvres…et malheureusement c’est vrai aussi dans les nations deja constituées. pas sûr que le souverainisme soit un gage de justice sociale et de solidarité.


      • Myriam Le 14 septembre 2015 à 10h54
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        Le voudrait elle que de toute façons cela ne suffirait pas. (cf Sapir)

        Il est regrettable de constater que bon nombre de gens croient encore aux contes de fées.
        J’en rencontre souvent.
        Le matraquage psychologique a été tellement intense et puissant que certains vénèrent l’UE et l’€ comme des dieux sur lesquels il ne faut jamais blasphémer.

        Message pour Olivier : merci de nous informer du contenu des TUE ou TFUE (les “t’es fou” comme on les appelle dans mon parti politique) mais pour bon nombre d’entre nous (je dis ca en toute humilité) tous cela est hyper connu depuis pas mal de temps.


        • Anouchka Le 14 septembre 2015 à 11h09
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          Oui mais vénérer la nation comme étant la panacée a tous nos problèmes economique pourrait s’avérer tout autant dommageable.


          • yann Le 14 septembre 2015 à 16h41
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            Il ne s’agit pas de vénérer la nation, mais de reprendre la possibilité de faire de la “POLITIQUE”. Sans frontières il n’est pas possible de faire des politiques de quelques sortes qu’elles soient. Il est par exemple impossible d’avoir une politique fiscale juste si tous vos voisins ont une fiscalité basse. Pour la bonne et simple raison que les riches fuient leur devoir fiscal. De la même manière, il est impossible d’augmenter les salaires parce que les produits locaux deviennent moins attractifs que les produits importés de pays ou l’on use presque de l’esclavage. La suppression des frontières revient à supprimer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et leur droit d’avoir les politiques qu’ils désirent sur leur propre sol. Cela produit mécaniquement une concurrence à l’abaissement des politiques publiques et des salaires. Et c’est d’ailleurs très exactement pour cet objectif que les multinationales, et les riches ont tant aidé à la création d’un monde sans frontières en le présentant comme un progrès alors que cela a créé une régression économique inouïe en passe d’emporter la civilisation. Revenir à la nation c’est permettre le retour du politique. L’on pourra toujours s’étriper ensuite pour savoir quelle politique suivre, mais au moins ce sera celle que nous désirons collectivement et non une imposition venue de contraintes extérieures. Elle est d’ailleurs là la seule vraie liberté.


            • Anouchka Le 14 septembre 2015 à 17h34
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              En vous lisant, je pense à un livre de Lucien Jerphanion, “histoire de la Rome antique”. L’auteur montre que la République romaine, au départ organisée comme une nation soudée (avec conscription militaire pour tout le monde, etc) s’est tournée progressivement vers une conception impérialiste, par appât du gain. A la suite des premiers grands succès militaires de leur nation, les classes dominantes de Rome ont préféré profiter du luxe que leur apportait l’exploitation des régions conquises (ou par le biais de la mise en esclavage des populations vaincues) plutôt que de continuer à remplir leurs obligations militaires, ce qui a eu pour consequence, l’arrivée d’empereurs d’origine non romaine à la tete de l’état (à partir de la dynastie des Sévères ) et l’alteration profonde de la romanité dans la ville meme de Rome (ce qui se materialisera ensuite par la conversion de l’empire au christianisme). Et ce long processus, finalement, aboutira à une dépossession complète des habitants de Rome de leur prééminence culturelle, politique et economique (dépossession matérialisée par la fondation de Constantinople d’abord, puis par l’affirmation des royaumes barbares au sein même des structures de l’empire).
              Je pense donc que, même si nous revenions, en France, au modèle national, avec un contrôle plus strict des frontières, nos élites – tellement habituées a vivre “dans tous les Hiltons de la terre” et à communiquer plus élégamment en anglais qu’en français- auraient tot fait de contourner les frontières dès lors qu’ils y verraient un intérêt economique pour leur business- et elles se ficheraient bien pas mal de l’intérêt et de l’avenir du peuple francais.


            • Steffff Le 16 septembre 2015 à 02h18
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              C’est une évidence même et Jaurès avait tenu le même discours déjà sur les frontières…


            • Anouchka Le 16 septembre 2015 à 13h02
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              Votre argument des frontières est paradoxal. Les frontières de l’UE ont aussi vocation à être à des frontières nationales (d’où le projet fédéraliste pourtant tant décrié par nous tous sur ce blog).
              Pour moi, la question des frontières et du protectionnisme qu’elles permettaient est une fausse bonne solution. Même avec un retour du franc et des frontières, cela ne règlerait pas le problème de fond: celui des leader des grandes entreprises soi-disant françaises (pour ne pas parler des banques) qui n’ont aucune volonté de se “limiter” au strict champ national.
              Je me souviens d’avoir participé il y a quelques années de cela à un séminaire de managers de Schneider Electric en présence du grand patron. Et celui-ci expliquait la bouche en cœur et avec une candeur extraordinaire que, pour lui, le siège social de l’entreprise avait vocation à être déplacé en Chine et que c’était très bien comme ça, que lui-même (pourtant tout ce qu’il y a de plus français) aimait beaucoup la Chine et apprenait le chinois…
              Ceux qui détiennent le pouvoir et l’argent en France sont des “convertis”, des convertis à l’idéologie américaine du melting-pot, de la table rase (les immigrants qui rasent la culture pré-existante amérindienne sous prétexte qu’ils ont droit à cette terre eux aussi puisqu’ils ont droit au bonheur ), l’idéologie de la réussite individuelle et du mépris des pauvres.


          • 1Direct Le 17 septembre 2015 à 17h56
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            Tout d’abord, la question n’est pas de vénérer.
            Rien que ces mots de vénérer/vénération me fait penser à un esclavage intellectuel si ce n’est a une lobotomie.
            Quelle horreur !
            Bref.
            Plus concrètement en ce basant sur les magnifiques réussites de règles de l’U.E. et de la zone Euro ont ne peut que constater que ce n’est pas une merveille de réussite.

            Maintenant il est toujours possible avec des “si” d’imaginer qu’éventuellement, peut-être, SI nous n’étions resté qu’une nation cela aurait pu, éventuellement, être pire.
            Seulement le problème est que nous n’en savons rien. Ce ne sont que de pures spéculations, des conjectures. Et avec des “si” tout est possible (ou impossible) et, comme dit expression, on peut même mettre Paris en bouteille.

            Par opposition, ce qui a été fait et leurs résultats/conséquences cela nous en sommes sûr.
            Désolé mais le tableau des résultats n’est pas bien beau.

            Maintenant, sans retomber dans les propos de mon ancienne réponse 😉 , nous sommes enfin non … nous devrions être en droit de choisir qui nous gouverne. Non?
            Lorsque vous votez, dans votre esprit, vous ne le faites pas pour que l’élu donne procuration de tout ces pouvoirs, voire plus, à un ou une autre?
            Non?
            Si ! Ah bon !

            Dans ce cas, si vous le pensez pourquoi voter pour un intermédiaire?
            Moi, comme vous j’en suis sûr, pouvons et voulons voter directement pour la ou les personnes qui décideront vraiment. La personne qui (devrait) dire ce qu’elle veut et va faire. Pas pour un porte-parole, un porte-serviette voire un sous fifre.
            Cela serait plus honnête envers les électeurs !!
            Et en plus cela ferait d’énormes économies !!


  3. Maud Le 14 septembre 2015 à 03h03
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    Oui perte de souveraineté ou encore perte de démocratie tout simplement. Comme le dit si bien Junker : on ne va pas changer les traités à chaque fois qu’un pays vote. Eh oui, le vote ne sert à rien sauf à faire croire que la démocratie continue.

    Comment a t on pu voter de tels textes en 1992., Simple, le relais fait par la classe journalistique et l’oligarchie en croisade pour l’Union n’allait pas faire cas de ces détails et nul ne peut compter que plusieurs millions d’électeurs lisent et comprennent réellement de quoi il s’agit.
    En 2005, il y a eu certes plus de pédagogie par quelques rebelles et les Français ont senti le danger. Pour quel résultat ?
    La machine est enclenchée et le ver dans le fruit depuis le Traité de Rome (une Europe marchande et rien d’autre) raison pour laquelle à l’époque Mendes France a refusé de le voter expliquant à l’assemblée nationale ce qui allait arriver et qui arrive effectivement aujourd’hui (son discours est disponible sur le net). Monet est au Panthéon et Mendes France n’a cessé d’être combattu par une majorité de la classe politique gauche et droite confondue, fascinées par le Divin marché qui devait tout résoudre. Et ca continue.


  4. dugesclin Le 14 septembre 2015 à 03h44
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    Marie-France Garaud démontre, en outre, que c’est l’Allemagne qui a la main. (à 11 mn)
    http://www.dailymotion.com/video/x1yptpr_marie-france-garaud-l-allemagne-est-le-maitre-de-l-empire-europeen_news


  5. dissy Le 14 septembre 2015 à 05h57
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    LA FIN DE L’EUROPE … ou la désintégration du projet européen.

    Il y a quinze ans, le succès du lancement de la monnaie unique a alimenté une vague d’europhorie à travers le continent. La Stratégie de Lisbonne de 2000 promettait de faire de l’Union européenne « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité et d’une plus grande cohésion sociale. » Les enthousiastes dépeignaient l’Union comme « un phare de lumière dans un monde troublé ». Marcel Gauchet et Jürgen Habermas faisaient valoir que la nouvelle formule européenne – en termes de gouvernance démocratique supranationale et d’Etat-providence – était destinée à servir de « modèle pour les nations du monde »…

    Les prévisions des jours européistes ne se sont jamais matérialisées. Au contraire : rétrospectivement, la séquence toute entière apparaît comme une histoire d’échecs ininterrompus. Les performances de la zone euro en termes de croissance économiques ont été largement en deçà de celles de toutes les autres régions, avant et après la crise, et le virage austéritaire de 2010 a produit une magnifique débâcle économique. Le PIB n’a toujours pas retrouvé son niveau de fin 2007, ce qui en fait l’une des pires crises économiques de l’histoire récente – surpassée seulement par la catastrophique restauration capitaliste russe des années 1990. L’OCDE a concédé un aveu sans détour de l’inadéquation de la gestion économique pendant cette période en illustrant le contraste entre les prévisions de croissance et la trajectoire effective de la zone euro. Le redémarrage, annoncé à de multiples reprises, ne s’est jamais matérialisé.

    Le chômage atteint des sommets : en 2014, ce sont 44 millions de personnes qui sont privés d’emploi ou sous-employés au sein de l’Union européenne. Ce fléau est non seulement un douloureux drame personnel pour les travailleurs concernés et leurs familles, mais aussi une illustration spectaculaire de l’irrationalité de notre organisation sociale qui se solde par un gaspillage économique gigantesque, gâchis d’autant plus considérable que les travailleurs européens sont parmi les plus productifs au monde.

    Le mythe de la convergence intra-européenne s’est également écroulé. Au cours des cinq dernières années, le rapprochement en trompe l’œil des niveaux socioéconomiques s’est évanoui, réinstallant avec une ardeur redoublée la hiérarchie économique entre le noyau européen allemand et les périphéries. Le PIB par habitant de l’Italie est aujourd’hui plus faible qu’il n’était en 1999. D’autres pays comme la Grèce, l’Espagne et le Portugal sont submergés par la désespérance sociale, avec des segments entiers de la population dans l’impossibilité de satisfaire à leurs besoins essentiels.

    http://2ccr.unblog.fr/2015/09/14/la-fin-de-leurope-ou-la-desintegration-du-projet-europeen/


    • 1Direct Le 17 septembre 2015 à 16h36
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      j’aime beaucoup cette citation :
      « il y a deux manière de conquérir et d’asservir une nation, l’une par
      les armes, l’autre par la dette »

      John ADAMS

      Elle se marie fort bien avec celle-ci:
      « Donnez-moi le pouvoir de créer la monnaie et je me moque de qui fait les lois ! ».
      Mayer Amshel Rothschild.

      Dans les deux cas nous y sommes en plein !
      Ils ont choisi la dette donc .. la monnaie (idem)
      Ils nous ont conquis. Ils ont le pouvoir !!


  6. Charles Michael Le 14 septembre 2015 à 06h38
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    “…par le soutien et la pression des pairs.”

    Nan, pas de plaisanteries vulgaires et faciles, siouplait.

    C’est le concept de parité entre membres qui est amusant, car l’usage de “pair” pour bien renforcer l’idée pieuse d’égalité, donc de démocratie, apparait justement après les grands élargissements à des membres riquiqui ou ruinés venant de l’ex-Est, fauchés et tributaires des prébendes européennes et ayant un sérieux manque d’expérience de la démocratie.

    En plus élargir évita d’approfondir et effectivement l’unification des fiscalités, des protections sociales, voir des salaires minimum ou age de retraite, furent abandonnées.

    Evidement en collectionnant les états ex-nazis, ex-dictatures et tous plus ou moins clochardisés l’Ordre ne pouvait plus faire preuve d’aucune bénévolence.

    sauf sur raisons politiques, bien sur, quelques “pairs”, se montrant bien plus pro US-OTAN que UE, et la synthèse se faisant sous la houlette Germaine.


  7. sergeat Le 14 septembre 2015 à 07h37
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    1)Analyse schématique :Staline pour prendre le pouvoir a fait rentrer au PC des milliers de soviétiques prolétariens sans éducations MAIS avec beaucoup d’avantages matériels,puis une bureaucratie héréditaire a pu s’ installer avec ses privilèges .
    2)La France a envoyé au parlement européen tous les recalés,virés,…de droite ou de gauche de la politique hexagonale.Ces députés nouvelle classe privilégiée mais peu intelligente a été le socle de la défense de notre pays!!!! Ils ont tout voté surtout leurs privilèges.
    3)Les allemands et les anglais ont envoyé au parlement ET dans les commissions des techniciens,des spécialistes,….soutenu par une armée d’avocats.
    4)Rapide conclusion:le monde anglo-saxon par ses techniciens a su imposer un monde hyperliberal type Friedman pendant que les latins recalés mais bien payés faisaient de bon repas dit d’affaires.(Le grand spécialiste économique monsieur dit” harlem désir “était le représentant de la France auprès du parlement européen sous hollande)
    5)NOUS SOMMES RESPONSABLES.


    • vlois Le 14 septembre 2015 à 19h04
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      Ca dépends quel âge vous avez, nous avons hérité d’une situation où les partis poliitiques ont fait ce qu’ils savaient faire de mieux : dévoyer le scrutin majoritaire et le système représentatif pour leurs propres usages.
      De fait, toute tentative de lutte contre les partis vous amènera par glissement rhétorique à être contre la république et la démocratie, et en tant que séditieux vous aurez l’usage de la violence légale cotnre vos propos et votre personne.


      • sergeat Le 14 septembre 2015 à 20h21
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        Non je ne suis pas d’accord,le monde angl-saxon a utilisé le système pour s’imposer ,ce monde culturellement est ultralibéral (héritage du protestantisme).C’est leurs choix.Nous nous avons abandonné le combat et la France en envoyant des fonctionnaires politiques qui n’ont et qui ne seront jamais sanctionnés ni punis.La France n’avance que par révolutions,la prochaine sera peut-être le renvoi de tous ces bureaucrates politiques fonctionnarisés (donc non responsable même en cas de trahison) imbus de leurs non responsabilités,non devoirs qui nous droguent de leur verbiage ENArquien.


  8. Odile Le 14 septembre 2015 à 07h38
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    A savoir: toute la partie économique du traité de Rome a été rédigée par des américains.


  9. Odile Le 14 septembre 2015 à 07h49
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    Voici une video que j’avais trouvé très instructive l’an dernier au sujet du traité transatlantique. Cette UE que nous déplorons est en passe, en toute opacité, de nous soumettre au marché américain. http://youtu.be/4cL-zJY9XEc


  10. Crapaud Rouge Le 14 septembre 2015 à 07h56
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    Au début du III, proposition scandaleusement fausse : “en vue de garantir un faible taux d’inflation et des taux d’intérêts peu élevés, facteurs essentiels d’une croissance économique durable et de la création d’emplois” : une croissance économique “durable” avec “création d’emplois” est strictement impossible sans un fort taux d’inflation. Tout le monde le sait. A l’époque de Giscard, quand le chômage commença à monter inexorablement, il était de notoriété publique qu’entre taux d’inflation et taux d’emploi il y avait un dilemme, c’est-à-dire un antagonisme de fond impliquant un choix : l’on ne peut pas diminuer les deux simultanément. Mitterrand a ensuite sacrifié l’emploi en supprimant l’indexation des salaires sur les prix pour faire baisser l’inflation…


    • sylla Le 14 septembre 2015 à 09h49
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      c’est justement cette période d’inflation et de chômage qui sert à démontrer que la courbe de philipps ne sert à rien…enfin…qui sert à ceux qui croient que l’économie est une science dure où un seul contre-exemple suffit à démonter une thèse (sauf les contre-exemples à leurs propres thèses bien sûr).


    • RB83 Le 14 septembre 2015 à 12h02
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      D’où tenez-vous votre certitude, apparemment partagée par “tout le monde” dont je crains d’être exclus, que seule une forte inflation permet une croissance économique créatrice d’emploi ? En poussant votre pensée à l’extrème, je n’ai pas le souvenir d’économie florissante dans l’Allemagne de 1923, de l’Argentine des années 90, du Zimbabwe actuel ou encore du Venezuela…


      • Crapaud Rouge Le 14 septembre 2015 à 12h39
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        C’est normal RB83, car je n’ai pas dit qu'”une forte inflation permet une croissance économique créatrice d’emploi” : si c’était vrai, ça se saurait, et il suffirait de créer de l’inflation n’importe comment pour “permettre” une création d’emplois. La relation de cause à effet va en sens inverse : une politique qui favorise l’emploi a tendance à favoriser l’inflation, ce qui peut se comprendre ainsi (pour les novices de mon genre) : augmenter le taux d’emploi = augmenter la masse salariale = augmenter la demande = pression à la hausse sur les prix.


        • Crapaud Rouge Le 14 septembre 2015 à 12h43
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          Il va sans dire que toutes les politiques qui visent à “soutenir l’emploi” sont vouées à l’échec quand une politique anti-inflationniste étouffe la demande.


          • Anouchka Le 14 septembre 2015 à 13h17
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            Et la décroissance, les ressources épuisables de la planète dans tout ça?


        • olivier69 Le 14 septembre 2015 à 15h28
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          Crapaud,
          La démocratisation d’une innovation (un produit ou service nouveau) permet la hausse de la demande. Elle n’est pas gage d’une hausse des prix, bien au contraire (avec des économies d’échelle). Ensuite, pour votre schéma, il n’est valable qu’en économie fermée (la pression à la hausse sur le prix ? Vous oubliez une délocalisation mécanique).

          Vous ne comprenez pas que les néo-keynésiens (dont vous, apparemment) ont créer un monstre qui leurs échappe. Par la dette sans fin sur des générations futures et par la mission civilisatrice du monde…..La masse “monétarisable” financière s’est multipliée par combien ? Au profit de qui ?
          Vous placez où les avancées technologiques dans votre raisonnement ?
          ps : Par contre, c’est entièrement vrai que les riches n’aiment pas l’inflation. Mais la déflation ?


          • Crapaud Rouge Le 14 septembre 2015 à 16h15
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            Néo-keynésiens, moi ? Mais je ne suis rien du tout, juste un clampin lambda. Le fait est qu’un taux d’emploi (des gens, hein, pas des machines), disons de 95%, (ce que les économistes considèrent comme étant le “plein emploi”), est impossible sans inflation. A l’inverse, prétendre lutter contre l’emploi alors qu’on lutte pour une inflation de 2% max est une grosse arnaque intellectuelle. Les arguments contre m’indiffèrent totalement, je ne veux convaincre personne. Croyez-moi croyez-moi pas, c’est votre problème, pas le mien.


            • yann Le 14 septembre 2015 à 17h11
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              @Crapaud Rouge

              Disons qu’à l’heure actuelle les injections monétaires seules ont créé une inflation des titres boursiers. Il y a eu beaucoup d’injection monétaire aux USA et au Japon. Mais je suis persuadé que Keynes aurait fortement désapprouvé ces politiques. Quand Keynes prônait les relances, il parlait de projets d’investissement, de développement, qui produisaient collectivement des gains de productivité. En France c’était d’ailleurs le rôle du commissariat au plan que proposer des projets concrets d’investissement collectif, car cela demande du savoir-faire technique, des chercheurs et des ingénieurs qualifiés. On est loin de l’impression monétaire irrationnelle d’un Bernanke. Comme il le disait lui même le chômage est un gaspillage, il signifie que l’on n’utilise pas toute la force de travail potentiel. Et il n’y a pas d’équilibre naturel entre l’offre et la demande et entre l’investissement et l’épargne contrairement à ce que dit l’idéologie libérale classique (la fameuse offre qui crée sa propre demande d’un Jean Baptiste Say). Mais comme le rappel Olivier la pensée keynésienne est une logique qui prend corps dans un cadre commercial régulé. Nous ne vivons pas à l’heure actuelle dans une telle organisation.

              Une vraie politique keynésienne par exemple aux USA aurait d’abord été précédée d’un retour au protectionnisme et d’une dévaluation. Ensuite l’injection monétaire viserait d’abord les plus pauvres, ceux qui ont la propension à consommer la plus forte, car c’est la population qui a le plus de besoins. Donner de l’argent aux riches ne faisant que faire gonfler les actifs immobiliers et boursiers comme on a pu le constater d’ailleurs. Augmentation des minimums sociaux, allocation familiale autant d’outils qui aurait pu servir à faire une vraie relance de la demande et non un gonflement des bulles spéculatives. L’augmentation de la demande se faisant vers les produits locaux grâce au protectionnisme permet l’augmentation de l’investissement des entreprises qui voient leur situation financière s’améliorer grâce aux carnets de commandes pleins. Ensuite elles embauchent pour répondre à la demande. L’accélération de la croissance permet à l’état de voir une plus forte rentrée fiscale qui permet éventuellement d’effacer la dette créée par la relance préalable. C’est ça un schéma keynésien. On est malheureusement loin d’avoir les conditions politiques pour pouvoir faire ce type d’orientation économique. .


            • olivier69 Le 14 septembre 2015 à 17h17
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              Rassurez-vous l’inflation, nous l’avons ! Elle se développe par la dette. L’inflation ne s’observe plus sur le revenu mais bien sur le patrimoine (un pouvoir d’achat futur). Et là, elle est gigantesque (observée à travers la solvabilité)….
              Inflation locale = contestation sociale (appauvrissement des populations et risque de délocalisation)
              Déflation = concentration accélérée (des richesses et prises de PDM).
              Vous voulez plutôt dire lutter “pour l’emploi” et contre l’inflation, non ?
              Notez que j’ai pris des pincettes : “apparemment”, ne sachant pas … L’apparence n’est pas une croyance., vous vous méprenez alors qu’il vaut mieux être précis, pour ne pas tomber dans la démagogie.


            • Crapaud Rouge Le 14 septembre 2015 à 18h13
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              @Olivier69: oui, je voulais dire “prétendre lutter pour l’emploi alors qu’on lutte contre l’inflation” ou “pour que l’inflation ne dépasse pas 2%”.


  11. BA Le 14 septembre 2015 à 08h22
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    Et les conséquences politiques ?

    Quelles sont les conséquences politiques de la construction européenne, aujourd’hui, en 2015 ?

    Réponse :

    Aujourd’hui, les partis politiques qui sont dans une dynamique historique sont les partis extrémistes.

    Autrement dit : après 41 ans de construction européenne ininterrompue, les peuples européens en colère votent de plus en plus pour les partis extrémistes.

    1- D’abord, il y a eu une action : de 1974 à aujourd’hui, les européistes ont violé la souveraineté des peuples.

    2- Maintenant, il va y avoir une réaction : les peuples européens en colère vont reprendre le contrôle de leur souveraineté, le contrôle de leurs lois, le contrôle de leurs frontières, le contrôle de leur monnaie, etc.

    La réaction des peuples européens en colère va entraîner la dislocation de l’Union Européenne.


    • Zasttava Le 14 septembre 2015 à 13h40
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      Oui, d’ailleurs l’élection (impressionnante par ses résultats) de Corbyn à la tête du Labour tient plus de l’euroscepticisme et de l’otanoscepticisme que de son discours socialiste.


      • Pierre Le 14 septembre 2015 à 14h42
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        Bien d’accord . J’ajoute pour Merkel avec le suivisme de votre président M. Hollande: le voile est enlevé Comme prévu, les Polonais s’apprêtent à suivre l’injonction de l’UE-Maidan” des quotas -sans penser aux risques de déstabilisation à long terme. La pression sur la Tchéco-Slovaquie” sera immense et “sans pitié” à titre d’exemple pour l’Europe des Nations (qui voudraient encore avoir quelques souffles de liberté de choix), comme cela a été fait sur la Grèce… (les Allemands aiment bien partager leur “cuisine munichoise” pourrait-on penser…! ‘Bavière-Migrants-Munich etc…)
        Quant aux objectifs de l’U.E, dès 1990, je ne crois pas qu’il faille mettre cela sur le compte de l’effondrement de l’URSS – ceci me semble anachronique. Dès les années 1970, le projet européen était un projet devant instaurer à l’avenir “un objectif commun” avec la notion de contraintes et sanctions incontournables. Ce qui était inexistant dans l’objectif du CAEM (Comecon) du bloc de l’Est soviétique (c’était pour nous “jeunes” dans la partie de la Guerre froide un trait “humour” devant l’affichage idéologique brillant de “l’Europe libérale occidentale”. Aujourd’hui c’est un trait d’amertume -(roulés par un beau discours) … La seule solution : dislocation de l’U.E et de la Commission de Bruxelles, Fondation d’une autre Europe avec d’autres “fonctionnaires” -purge des gros bras” et donc chaque Etat doit décider maintenant de sortir de l’U.E et dans l’immédiat de l’Euro.


  12. Tapia Le 14 septembre 2015 à 08h34
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    Ce qui est impressionnant, c’est que ces textes ne se contentent pas de préciser le fonctionnement de l’institution. Ils sont simplement la mise en place de règles au service d’idées loin d’être démontrées: une idéologie.

    L’intelligence, la capacité d’adaptation, la capacité d’action par une vaste palette de politiques sont sacrifiées pour le fanatisme libre échangiste. Ce fanatisme cache bien sûr l’intérêt de l’argent.


  13. Joséphine Le 14 septembre 2015 à 08h43
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    Tout ce que vous avez surligné n’est pas une découverte, Olivier. Ca me parait même être totalement cohérent avec le projet fédéraliste de l’UE. Il faut bien des objectifs communs dans un contrat d’alliance, non? Moi ce qui me terrifie c’est plutôt dans quel sens unique est allée l’UE, sans remise en cause, et surtout, avec la Grèce, comment on sacrifie les membres qui ne marchent pas du même pas, au lieu de faire jouer la solidarité qui est la base d’une union, en principe.
    Et vous n’évoquez que l’économie. Comment par exemple en est on venu à parler de “compétences” tant dans le domaine professionnel qu’à l’école, avec des référentiels communs…alors qu’il était question jusqu’alors de savoir-faire. Dans le domaine de l’insertion, c’est un poème ces histoires de compétences…Comment par des rapports, des études, des “recommandations”, des directives, l’UE oriente les politiques publiques de toute nature. Avec ce qu’on appelle la soft law. Comment l’UE impose également un vocabulaire etc etc


    • Julian Le 14 septembre 2015 à 19h28
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      @joséphine

      Vous pointez la cohérence de la mise sous tutelle des États avec le projet européiste.

      Bien entendu avec raison. Et l’on peut s’étonner de l’étonnement de certains qui “découvrent” la réalité juridique et politique de cet asservissement au fil des Traités et Conseils européens.

      Après tout les européistes n’ont jamais caché leurs visées fédéralistes. Mais les conséquences de ces visées, elles, n’apparaissaient pas clairement à Madame-Monsieur Tout le monde.

      Ce fut d’ailleurs (hélas, trois fois !) le problème lors du Référendum sur Maastricht. Un part assez notable des électeurs favorables au Oui souhaitaient manifester leur attachement au projet, disons pour simplifier, de “Construction européenne”, sans pour autant adhérer à un basculement de type fédéral.

      Ces électeurs ont été trompés -par omission délibérée- par les principaux acteurs “crédibles” de l’époque : Jacques Delors le premier, dont le magistère moral était énorme, Mitterrand ensuite, Jospin, Rocard et Chirac.

      Sans crainte d’être infirmé par les historiens, je dis que ces hommes politiques ont honteusement trompé les français.


  14. soleil Le 14 septembre 2015 à 08h53
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    Au siècle où nous sommes arrivés, voter doit être accompagné d’une explication claire aux électeurs. Les identités des élus regroupées sous une bannière politique droite et gauche est une foutaise.
    Nous sommes en VIeme république ?Mesdames et Messieurs les élus expliquez nous d’une façon lisible qu’elles sont vos engagements ?


  15. Patrick Andre Le 14 septembre 2015 à 09h21
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  16. Melissa Le 14 septembre 2015 à 09h54
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    Un bon résumé à priori dans cette vidéo de Philippe Seguin avant Maastricht…
    https://m.youtube.com/watch?v=_oN-DxnGPZQ


    • Melissa Le 14 septembre 2015 à 11h29
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      Le titre de ce billet : ” Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle?”, pourrait être avantageusement remplacé par ” Comment les élites politiques françaises ont mis la France sous la tutelle de Bruxelles ?”…

      Réponse :

      – Par défi traditionnel et esprit de revanche envers la pensée gaulliste concernant la souveraineté et l’indépendance nationale et envers le gaullisme en général, l’ensemble de la gauche française et particulièrement la gôche mitterandienne, suivie de près par une bonne partie de la droite, qui voyait d’un très bon œil l’ordolibéralisme tant espéré qui succéderait à Maastricht, c’est donc à une sorte de lynchage innavouable, une victoire post-mortem, définitive et presque inespérée sur de Gaulle, que s’est livrée la quasi totalité de la classe politique française…

      L’innavouable trahison s’est transformée facilement et naturellement ( la nature des faibles…!…) dans cette foi aveugle, commode et irraisonnable, dans cette espérance unique de tous ces inconditionnels de cette Europe fédérale, impossible, certes, mais prometteuse de longues carrières politiques pour chacun, à droite comme à gauche…

      Les intérêts de la France et du peuple français ont été sacrifiés sur l’autel du carriérisme de ses élites, par ses propres élite.


      • Anouchka Le 14 septembre 2015 à 12h24
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        Comment expliquez-vous alors, que de Gaulle après son installation au pouvoir n’ai pas dénoncé les traités européens…
        Je trouve qu’on oublie trop vite que dans les années 60, l’état le plus puissant de la CEE étant la France, personne ou presque ne trouvait à rien à redire à l’Europe. La donne à changé, l’Allemagne nous est passé devant. Du coup on se”jure mais un peu tard que l’on ne nous y reprendra plus”…


        • Fred Le 17 septembre 2015 à 01h08
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          Le traité de Rome est signé en 1957, De Gaulle n’est pas encore revenu au pouvoir.
          En 1958 lorsqu’il est rappelé, il l’est pour régler le problème de l’Algérie (non résolu malgré la présence de Mitterrand dans le gouvernement précédent…).
          Sa priorité n’est pas de renier le traité de Rome puisque, comme vous le soulignez fort justement, la France était la plus puissante de part sa population et ses territoires (donc ses ressources) et la priorité était pour De Gaulle de ne pas s’aliéner le MRP , fortement européiste, qui était un allié de poids dans la résolution du problème algérien.
          Ensuite on pourra constater une tentative de blocage de la Communauté économique européenne par la politique de la chaise vide menée par la France afin de n’autoriser aucune évolution au profit d’un fédérateur qui aurait une politique mais qui ne serait pas européen”
          https://www.youtube.com/watch?v=WRXsQ96H144


      • Balthazar Le 14 septembre 2015 à 12h59
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        Vous aurez noté que plusieurs de nos dirigeants sont issus de la French American Fondation.


        • Melissa Le 14 septembre 2015 à 14h38
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          Oui, mais c’est loin d’être le seul chemin de trahison emprunté par nos élites…
          Mitterand lui-même n’avait pas besoin de ça… Coutumier des volte-face et des pirouettes et obsédé depuis toujours par sa gloire personnelle plus que par l’intérêt national, il aura suffit que monte du tréfonds du marécage politico-financier, cet hymne à la gloire de l’UE, pour qu’il puisse y dissimuler sa passions néfaste, sous les couleurs brandies pas tous, du progrès et de la paix.

          Ses étranges aveux sur son lit de mort : “La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre contre l’Amérique…”, en contradiction parfaite avec son atlantisme de toujours, est la preuve-même que toute sa carrière politique n’aura été qu’une longue conquête du pouvoir, une recherche de gloire avant tout, sans considération pour l’intérêt national. Car ce qu’il avouera sur son lit de mort, nombre de ses adversaires politiques le dénonçaient depuis 1945…, dans les milieux gaullistes, bien sûr, mais également au PCF, avant la “Grande Trahison”…


  17. 21 janvier 1793 Le 14 septembre 2015 à 10h43
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    Et on peut citer, parmi les nombreux déséquilibres prévus par le traité de Maastricht, les excédents commerciaux, qui déstabilisent tout autant l’UE. Mais évidemment, l’Allemagne qui jouit de ce déséquilibre au détriment de toute l’Europe, n’est pas sanctionnée :
    http://www.ofce.sciences-po.fr/blog/faut-il-sanctionner-les-excedents-allemands/


  18. BEYER Michel Le 14 septembre 2015 à 10h55
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    Je me suis souvent posé cette question: pourquoi les chantres de l’UE usent-ils, de façon méprisante, des termes de “populisme” et “souverainisme” à l’égard des partisans de sortie de l’Euro et de l’UE?
    Dans le dictionnaire à “populisme” on lit: “mouvement littéraire qui s’attache à décrire les milieux populaires”. C’est plutôt louable. A “souverainisme “, je n’ai rien trouvé.
    Dans l’édito d’un journal régional, j’ai lu que beaucoup de personnes confondaient, Souveraineté nationale et Souveraineté populaire.
    Dans une revue éditée par l’ARAC, le REVEIL, no 802 d’avril 2014, Roland Weyl, juriste bien connu, s’interrogeait sur le Droit International et la Souveraineté nationale. Après les 2 guerres mondiales, la conscience universelle à créé la Charte des Nations Unies. 193 pays ont une égalité de droit et de pouvoir commun. Son préambule commence par cette phrase magnifique: NOUS PEUPLES DES NATIONS UNIES AVONS DECIDE D’UNIR NOS EFFORTS. Première remarque, ce ne sont pas les états qui sont souverains. Ils sont des instruments de souveraineté. Deuxième remarque, il n’y a pas de peuple européen reconnu comme tel aux Nations Unies. C’est à dire que quelque soit le Conseil, Européen ou de l’UE, encore moins l’eurogroupe, lorsqu’ils s’accaparent la souveraineté de chaque pays, ils sont en contradiction avec la Charte des Nations Unies.
    Je lis actuellement un livre de Georges Labica, philosophe marxiste, intitulé “Robespierre, une politique de la philosophie” ( éditions La Fabrique). C’est le peuple qui est détenteur de la Souveraineté nationale.
    A bout d’arguments, les tenants de l’Euro ironisent sur la monnaie. Le Franc ne nous protègerait pas plus que l’Euro. C’est d’une évidence. La Grande-Bretagne possède la Livre. Cela ne l’empêche pas de mener la même politique austéritaire que les autres pays européens. En partie au moins parce qu’elle applique les directives européennes. Mais le problème, ce n’est pas uniquement un changement de monnaie, Franc pour Euro. C’est parce que la monnaie est un des éléments constitutifs de la Souveraineté nationale qu’il faut sortir de ce carcan.


    • AMF Le 14 septembre 2015 à 14h40
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      http://www.medelu.org/Un-autre-populisme-est-possible

      “Un autre populisme est possible. Le peuple est une alliance. A nous de la construire.”


    • Alfred Le 14 septembre 2015 à 20h09
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      Prétendre qu’il y a confusion entre la souveraineté populaire et la souveraineté nationale est un peu malhonnête. La souveraineté populaire peut et doit s’exercer à tous les niveaux sous la nation. Par contre elle ne peut s’exercer au delà de l’échelle nationale (entendre par là l’échelle d’un état fut il multinational – même si c’est à mon sens moins efficace).
      C’est bêtement mathématique et practico-pratique. Pour ce compter il faut un nombre fini (temporairement arrêté) dans un cadre fini. Pas de souveraineté populaire en Europe car pas d’état européen.


  19. openmind Le 14 septembre 2015 à 11h08
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    Petit pas par petit pas, tu t’approches de la vérité cher olivier.

    Mais tu n’es pas au bout de tes surprises…qui peut donc être derrière tout cela….soit tu crois à la marche de l’Histoire (toute seule comme une grande) soit tu crois à la logique néolibérale:” l’Histoire c’est nous qui la faisons, c’est vous qui la commenterez)….

    Et là qui sont vraiment ces neoliberaux, leurs influences doctrines, origine de leur pouvoir gigantesque…bref il va être temps de passer à des lectures plus sulfureuses….

    Commencer par Eustace MULLINS et les secrets de la réserve fédérale est un bon début…

    Bonne journée à tous

    Openmind


    • P. Lacroix Le 14 septembre 2015 à 12h28
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      “piloté” par Ezra Pound ” le travail et l’ usure “.


      • P. Lacroix Le 14 septembre 2015 à 15h38
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        A lire aussi Gottfried Feder ” manifeste pour briser les chaînes de l’ usure ” 1919. En pdf sur nos amis les moteurs de recherche.

        Sans vouloir vous commander Olivier. Arnaud Aaron Upinsky a écrit ” lettre ouverte à ceux qui croient (encore ) que l’ europe c’ est la paix” en 1992. Nous qui l’ avons lu, dans nos campagnes, avec aussi, ” comment vous aurez tous la tête coupée ou la parole coupée “, ou “la perversion mathématique, l’ oeil du pouvoir” “Le Syndrome de l’ortolan, appel au Président de la République pour qu’il révèle la guerre que nous font les États-Unis et sorte ainsi la France du piège européen”, F.-X. de Guibert, 1997.
        C’ est dire, s’ il est précurseur !
        Il a eu d’ autres combats. Les statuts du château de Versailles !!!!!!!!!!!!!!!!
        Jamais ou très peu médiatisé !
        Auriez- vous la possibilité d’ avoir son point de vue sur l’ actualité? Puisque vous êtes une de nos rare(s)source(s ) d’ information fiable !
        Je vous en remercie.

        Philippe Lacroix


        • Arnould Le 14 septembre 2015 à 17h26
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          Le manifeste de Gottfried Feder démontre que les gens qui pensent avaient tout compris il y a bien longtemps. Mais ce qui me gêne, c’est que c’est une conférence de Feder en 1920 qui a donné au petit moustachu autrichien l’envie de faire de la politique, comme il l’a écrit lui même dans son livre. Et ça, ça me gêne.
          Pour ma part je préfèrerais revenir à l’interdiction médéviale catholique de prêt d’argent contre intérêt (le temps n’appartient qu’à Dieu…). Mais là aussi il y a matière a être très gêné.
          Où se cache la solution à nos problèmes?


          • Alfred Le 14 septembre 2015 à 20h16
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            Je ne comprend pas votre gêne. Un beau soleil matinal a du donner des fois envie au petit moustachu de se lever de bonne humeur. Cela a-t-il “tâché” le soleil matinal? L’horreur doit elle être source dans chaque contact qu’à eu ce psychopathe?


            • Arnould Le 15 septembre 2015 à 11h25
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              L’histoire peut begayer et donc il faut se souvenir des évenements passés. Le projet de s’affranchir de l’intérêt est beau, mais il est trop facile, pour ceux qui peuvent, d’acheter les dirigeants qui pourront en émerger. Exactement ce qui est arrivé en Allemagne dans les années 20/30.


  20. Pampita Le 14 septembre 2015 à 12h56
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    Le plus étonnant est de voir à quel point Bruxelles prend des décisions contraires aux intérêts européens dans le Grand jeu énergétique : http://chroniquesdugrandjeu.over-blog.com/2015/09/petit-a-petit-le-gazoduc-fait-son-nid.html
    Suivisme aveugle et béat des “recommandations” américaines qui équivaut à un suicide économique.


  21. totor Le 14 septembre 2015 à 13h13
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    Je vous propose un exercice: m’aider à commenter en ligne cette lettre ouverte à la gauche et aux écologiste de J.C. Cambadélis.

    J’ai commencé (en gras pour indiquer ce qui fait tiquer, en rouge pour le commentaire)
    C’est là que ça se passe: https://goo.gl/uXCtFt

    Restez poli quand même.


    • AMF Le 14 septembre 2015 à 14h28
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      Mon commentaire à votre lettre ouverte :

      Pourquoi adresser cette lettre ouverte au premier secrétaire du parti socialiste ? Le parti socialiste n’incarne pas, n’incarne plus la Gauche et JC Cambadelis n’est qu’un affairiste quand même condamné deux fois (voir Wikipédia) pour recel d’abus de biens sociaux et d’abus de confiance qui devrait être tout simplement inélligible !


      • totor Le 14 septembre 2015 à 19h11
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        C’est la lettre DE Cambadélis adressée à la gauche et aux écologistes, pas une lettre ouverte adressée A ce personnage…


        • AMF Le 15 septembre 2015 à 09h37
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          OUPS, je change de lunettes… mais je maintiens mes propos au sujet du PS et de Cambadelis.


  22. olivier69 Le 14 septembre 2015 à 14h21
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    Les pairs ? Politiquement, les athées ont voulu une conception judéo-protestante ! Ils l’ont……
    Economiquement, ils ont voulu l’ultra-keynésianisme, ils l’ont….
    Sauf qu’ils ne récoltent que la spéculation


    • Joséphine Le 14 septembre 2015 à 18h32
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      Vous avez l’air d’en connaitre un bout sur l’ultra keynesianisme. Expliquez nous donc ce que vous entendez par là.


      • olivier69 Le 14 septembre 2015 à 21h41
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        L’union européenne est avant tout, une construction monétaire (interventionniste), l’euro. Encore récemment, M. Draghi : aucune limite fixée en matière de politique monétaire. Enfin, garante du too big to fail,….


        • Surya Le 14 septembre 2015 à 23h54
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          Robert Mundell était keynésien ?


          • olivier69 Le 15 septembre 2015 à 00h18
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            Je ne sais pas si Keynes a travaillé au MIT ? Mais, Robert semblait malgré tout, avoir un penchant pour les politiques keynésiennes (IS-LM) en éco ouverte…
            Lorsqu’il parle des taux de change, avait-il à l’esprit le caractère perméable (propriétés) entre l’offre et la demande au sein de la théorie quantitative ? On ne parle pas taux de change sans visiter la monnaie. 🙂
            ps : génial.


  23. olivier imbert Le 14 septembre 2015 à 14h50
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    et à cahque étape lorsque les peuples sont consultés ils disent non et maême parfois oui de justesse, et de totutes les façons la finance avance en n’en tenant cyniquement pas compte!


  24. jules vallés Le 14 septembre 2015 à 15h22
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    La métaphore de la grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite:

    “Cette thèse se fonde sur l’idée que si l’on plongeait subitement une grenouille dans de l’eau chaude, elle s’échapperait d’un bond. Alors que si on la plongeait dans l’eau froide et qu’on portait très progressivement l’eau à ébullition, la grenouille s’engourdirait ou s’habituerait à la température et finirait ébouillantée.”

    Bien que l’expérience soit controversée et que la thèse soit sujette à discussion, la parabole de la grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite traduit le phénomène d’habituation et de passivité dans un environnement qui se dégrade progressivement au point de mettre sa propre vie en péril. C’est donc une métaphore qui est souvent utilisée pour dénoncer la passivité de l’homme et inciter à l’éveil des consciences.


    • cognominal Le 14 septembre 2015 à 21h33
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      On oublie le détail important de l’expérience réelle. Il s’agit d’une grenouille décérébrée : h ttps://fr.wikipedia.org/wiki/Fable_de_la_grenouille

      La propagande Bernaysienne omniprésente est là pour nous décérébrer.
      Sans le contrôle des média de Bouygues, Bolloré et consorts qui nous abreuvent d’imbécilités veules et vulgaires comme touche pas à mon poste et de faux intellectuels comme BHL ou Caroline Fourest, les grenouilles que nous sommes seraient sorties de la marmite depuis longtemps.
      Attention, c’est un circle Barnum à plusieurs pistes. Toute alternative ayant accès régulier aux media n’en est pas une mais un faut-semblant. Gare aux Mélanchon et au Le Pen.
      Heureusement, il y a internet et des sites comme les-crises.fr.
      Et gare aux sites avatars des media dominants comme conspiracy watch au service du sionisme.


  25. jules vallés Le 14 septembre 2015 à 15h25
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    MAIS:

    Ce n’est pas sans compter sur l’instinct de survie et l’intelligence intrinsèque de toute forme de vie, car tant que la grenouille a la possibilité de bouger, elle peut compter sur son instinct de survie et non sur sa raison, elle finira par bondir et sortir de la marmite avant d’être totalement cuite.


  26. Melissa Le 14 septembre 2015 à 16h27
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    En 1992, Charles Pasqua nous promettait une gueule de bois dès le lendemain du référendum sur Maastricht en cas de victoire du oui…
    Il semblerait que l’argent et le crédit facile des 14 Dispendieuses du règne socialiste aient réussi à reporter jusqu’à nos jours les effets prévus de ce traité…

    Sur nos planches à billets, nous avons surfé les vagues successives de l’illusion de richesse…

    Fini les bonnes vagues !…

    Bientôt, tous sur cette plage, avec les cadavres de notre incurie…

    Je sais, c’est pas très fun…

    C’est peut-être ça que nous annonçait Pasqua…!

    La gueule de bois, c’est maintenant ?

    http://www.liberation.fr/evenement/2005/03/22/quand-mitterrand-se-mouillait-pour-maastricht_513784


    • Charlie BECKMAN Le 15 septembre 2015 à 01h11
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      Pasqua? Celui qui menaçait de faire sauter la 5° par ses révélations ?
      Dommage il a quitté ce monde et on ne connaitra jamais l’histoire d’une profonde corruption, de conflits d’intérêts, de vols et de crimes contre le peuple français.


      • Melissa Le 15 septembre 2015 à 07h32
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        Je me garderais bien de le juger sur cette affaire de 2009… Angola Gate, Villepin, Chirac,… tout ce beau monde aurait des choses à dire…

        Pasqua a toujours été un exécutant des basses-œuvres, au service de la nation… On peut déplorer qu’elles aient été nécessaires mais pas l’en blâmer puisque tous les français en ont profité… Certains plus que d’autres, c’est vraisemblablement ce qu’il voulait dénoncer…


  27. Arnould Le 14 septembre 2015 à 17h35
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    Personnellement j’ai commencé à être tres mal à l’aise bien après le passage en force du OUI contre notre NON au référendum de 2005. C’est quand j’ai compris ce qu’un autre site dénomme “l’effet cliquet” instauré par les textes européens. Pour avancer il suffit de la majorité qualifiée des états européens. Mais impossible de revenir en arrière car cela requiert la majorité absolue.
    Pour retrouver de la souveraineté il ne reste donc que la révolution, qui survient toujours après une série de catastrophes.
    Et d’ailleurs une des catastrophes à venir rapidement, me semble-t-il, est que dans le flot des réfugiés, il y a des gens contre lesquels nous avons déclaré la guerre.


  28. Serge Le 14 septembre 2015 à 18h07
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    Ben oui .Nous ne sommes plus gouvernés ,mais administrés sous contrainte .
    Nous subissons avec paresse cette dictature de la “gouvernance” opaque et lointaine où la politique ,et donc les intérêts des peuples ont disparu .C’est ce que je me tue à dire depuis des années à qui veut bien l’entendre ,même chez mon boucher .
    Merci quand même pour ce billet essentiel .


  29. Athanagor Le 14 septembre 2015 à 18h54
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    « Les États membres et l’Union agissent dans le respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, favorisant une allocation efficace des ressources, conformément aux principes fixés à l’article 119. »

    À l’époque du référendum sur le traité constitutionnel, nous étions plusieurs dans mon entourage à nous être dit que le seul autre exemple de constitution où le modèle économique soit imposé était … l’URSS.

    Amusant.


  30. Nouvelle grille Le 14 septembre 2015 à 19h01
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    IL FAUT AUSSI LIRE LES RAPPORTS EUROPE 2020 !!!!

    Ils sortent tous les ans, depuis 2003, mettent en avant les fameuses “orientations”


  31. Fox 23 Le 14 septembre 2015 à 19h14
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    Merci Olivier de ce rafraîchissement des mémoires !

    Affligeant, sidérant et tous les beaux parleurs de la politicanaillerie qui serinaient en cœur la veille du grand soir s’ouvrant sur des lendemains qui chantent !
    Si je ne peux que me féliciter d’avoir voté non à chaque consultation sur le sujet, cela ne me dispense pas de subir cette dictature qui ne dit pas son nom.

    Honte à nous de courber si bas l’échine et d’être si servilement silencieux ! Où sont les forces politiques en France, capables de relever ce défi ?

    Une fois de plus, le souvenir de de Gaulle revient en surface et j’imagine assez bien le sort qu’il aurait réservé à ce genre de torchon !
    Seulement le peuple dans sa stupidité coutumière a chanté son départ sur l’air des lampions et, pour succéder à un géant, nous avons eu une suite de nains politiques dont nous ne pouvons que mesurer aujourd’hui l’ampleur du désastre de leurs reniements et autres petitesses.


  32. passerby Le 14 septembre 2015 à 21h47
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    J’ai une question. Combien d’entreprises sont en faillite a cause des sanctions entre la UE et la Russie?
    Apres effectuer quelques recherches sur google j’ai le soupçon qu’on nous raconte pas tout.

    France: abattoir. 591 employees.
    http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/25/2018280-un-abattoir-en-faillite-a-cause-de-l-embargo-russe.html

    Reine Unie: oil drilling. 50 employees.
    http://www.accountancyage.com/aa/news/2402207/russian-sanctions-force-calecore-into-administration

    Holland: machines for manufacturing sweets. 5 employees.
    http://www.lc.nl/friesland/ecoregio/sneker-bureau-vomatec-failliet-19042763.html
    http://www.lc.nl/friesland/ecoregio/ingenieurs-vomatec-hopen-op-doorstart-19046703.html

    Holland: cattle transport. 13 employees.
    http://www.boerderij.nl/Home/Nieuws/2014/6/Sleegers-Internationaal-Veetransport-failliet-1542360W/

    Holland: Onions. 12 employees.
    http://www.boerderij.nl/Akkerbouw/Nieuws/2015/1/Konaxx-stopt-vanwege-Russische-boycot-1676898W/

    Austria: machines for food industry. 61 employees.
    http://derstandard.at/2000022072821/Insolvent-Russland-Sanktionen-treffen-Wiener-Firma

    Austria: machines for producing snow. 15 employees.
    http://www.wienerzeitung.at/dossiers/insolvenzen/745003_Insolvente-Wintertechnik-vor-Schliessung.html
    http://wirtschaftsblatt.at/home/nachrichten/oesterreich/niederoesterreich/4811741/Wintertechnik-Engineering-hat-nach-Millionenpleite-neuen-Eigentumer

    Germany: Machines for cement. 40 employees.
    http://www.mdr.de/sachsen-anhalt/vakoma-magdeburg102_zc-a2551f81_zs-ae30b3e4.html


    • olivier69 Le 14 septembre 2015 à 22h57
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      Too small to exist, too local to outlive. Les QE sont pour la world company. Libéralisme ou communisme ? Avec les injections monétaires periodiques, on a l’impression d’être en face, une planification orchestrée par le 0,01%. Comment être en déflation (concentration) avec des injections pharaoniques ?
      C’est simple, gérer la temporalité de l’outil monétaire (création ou maintien d’instruments financiers toxiques)…..”Générationaliser” la dette ! Bipolarisation en bout de course, mission accomplie…


  33. Fox 23 Le 15 septembre 2015 à 09h44
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    Tout à fait d’accord mon cher Gédéon, on a l’exemple parfait en France, regardez combien de Français avouent avoir voter pour Hollande ?

    Si on les écoute, personne, il est arrivé tout seul ou par un coup d’Etat ! Pourtant plus de 51 % de gogos ont cru les mensonges présentés.

    L’amnésie comme moyen de refuser sa lourde responsabilité dans les malheurs qui nous frappent, sans compter ceux à venir !

    Effectivement, si on lit bien le détail de ce qui précède dans les différentes interventions, on voit l’utilisation d’un verbiage technico-financier et diverses arguties pour refuser de reconnaître que nous sommes individuellement, par nos votes, responsables de ce brillant résultat !


    • yann Le 15 septembre 2015 à 10h17
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      @FOX 23

      Vous oubliez que les participants de ce site ne sont pas nécessairement représentatifs des Français dans leur ensemble. Internet a tendance à produire des groupes fermés de gens qui sont d’accord entre eux . Ce qui produit une illusion quant aux poids de telle ou telle opinion dissidente. La vérité c’est que la majorité de français n’est pas suffisamment instruite aux alternatives possibles au modèle néolibéral. La majorité pense que la crise c’est la faute de la gabegie des fonctionnaires, et que l’euro, on ne peut pas en sortir. TF1 a malheureusement beaucoup plus d’impact sur l’opinion française que l’ensemble des sites alternatifs. Il ne faut pas trop surestimer le poids des blogs et des sites.


    • K Le 15 septembre 2015 à 19h51
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      51% des suffrages exprimés. N’oubliez pas les abstentionnistes et les votes blancs.
      Mais même si on avait eut 51% pour Sarkozy, ça n’aurait pas été mieux, on aurait eut exactement la même politique sur tous les sujets (économie, Europe, international…).
      Donc pour ce qui est de la présidentielle, le problème, c’est le 1er tour, pas le 2e.


  34. Charlie Bermude Le 15 septembre 2015 à 21h10
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    Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle ? çà veut dire quoi ? C’est pas cette capitale de la petite Belgique qui est cause de nos malheurs .
    Si l’Europe est sous tutelle , c’est manifestement , celle des USa , tout au moins de ceux qui sont censés les représenter . ( et méme de certains qui ne représentent qu’eux mémes et viennent d’ailleurs mais font comme si ils n’étaient pas là ) .


  35. Farah Le 17 septembre 2015 à 11h30
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    Junker : « on ne va pas changer les traités à chaque fois qu’un pays vote. »
    Médias UE : Non sire puisque le rapport de 2005 intitulé «Améliorer la mise en œuvre du pacte de stabilité et de croissance », dit que : « Le Conseil invite les états membres,[…] après l’entrée en fonction d’un nouveau gouvernement, à faire preuve de continuité pour ce qui est des objectifs budgétaires […] et à fournir – avec une prévision pour l’ensemble de la législature – des informations sur les moyens et les instruments qu’ils entendent utiliser pour atteindre ces objectifs […] » De plus sire le règlement 1176/2011 précise que : « la surveillance des politiques économiques des États membres ne devrait plus se limiter à la surveillance budgétaire, mais devrait inclure un cadre plus détaillé et formel en vue de prévenir […] »


  36. Anouchka Le 17 septembre 2015 à 18h51
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    Quel romantisme!


    • Anouchka Le 17 septembre 2015 à 19h12
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      “Quel romantisme”
      NB: Je répondais au commentaire de 1Direct qui m’était adressé


      • 1Direct Le 18 septembre 2015 à 16h22
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        A priori vous avez pu lire ma première formulation qui répondait à vos propos sur la nation.
        Veuillez accepter toutes mes excuses si cette première version vous a choquée.
        Mais l’utilisation de la métaphore, qui était tout à fait correcte, m’est apparue spontanément et plus explicite et directe (j’aurai pu être beaucoup plus “direct” 😉 ) que toute autre explication.
        Mais bon …
        Encore toutes mes excuses même si, vous l’avez compris, la réponse ne vous visait en rien et ne concernait que la situation de soumission dans laquelle notre pays se trouve grâce à tous nos dirigeants successifs de tous bords.

        Cordialement.

        PS:
        Si votre remarque concerne la 2éme version en ligne de ma réponse je ne la comprends pas.


        • Anouchka Le 18 septembre 2015 à 21h47
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          Pas de souci, c’était pas choquant. “Romantique” se voulait ironique et faisant référence à votre conception de la nation – comme quelque chose d’organique, de vivant, que l’on a l’impression de choisir mais qui en fait s’impose à vous (votre métaphore de l’amour).
          Bien évidemment on préfère tous les mariages d’amour aux mariages forcés…


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