Intéressante interview fleuve d’avril 2016 de Trump, que nous avons synthétisée pour vous.

Source : Bob Woodward et Robert Costa, Washington Post, le 2 avril 2016.

trump

Trump vers la candidature à la présidentielle

BOB WOODWARD : Ma première vraie question est : où commence l’histoire de votre décision de vous porter candidat à la présidence ?

DONALD TRUMP : Où commence l’histoire ? […] Je pense que le début était au sommet de l’escalator de la Trump Tower le 16 juin. […] Il y avait tellement de caméras. Tellement qu’elles s’empilaient. L’atrium de la Trump Tower, qui est un très grand bâtiment, était rempli. Cela était vraiment comme les Academy Awards [équivalent des Césars français, NdT].

[…]

DT : […] Je dirais franchement que c’était au début de l’année passée, autour de janvier. Et cela s’est fait en plusieurs fois. Une pendant que j’étais très occupé à faire des affaires. J’y ai sérieusement pensé une fois […]. J’ai fait un discours vers la fin des années 80 dans le New Hampshire mais c’était vraiment un discours qui était… ce n’était pas un discours politique. Mais parce qu’il s’est trouvé être dans le New Hampshire…

[…]

DT : […] La vraie ouverture était la période de Romney, ou sa fin. Cette dernière remonte à quatre ans. Je l’ai vraiment prise en considération. Depuis, je n’y ai plus pensé sérieusement car j’étais occupé à monter mon entreprise et ça marchait bien. Puis je suis monté au New Hampshire et y ai fait un discours. C’est à cause de ça que nous parlons du New Hampshire comme si c’était le départ de la course de Trump. Depuis, beaucoup de gens ont dit que Trump va entrer dans la course. Je n’ai jamais été intéressé. Je pourrais résumer cela en disant que j’y ai vaguement songé, en plus de l’autre fois, quand Romney était dans la course. J’ai bien pensé que Romney était un mauvais candidat. J’ai pensé que – selon moi Obama pouvait être assez facilement défait et même très facilement. Vous savez que nous avions un président qui, disons, s’en sortait assez mal, pour rester poli. J’y ai vraiment réfléchi. Ce ne fut pas très facile car j’avais de grands travaux en cours que je voulais absolument achever. Mes enfants étaient plus jeunes et quatre ans de différence, ça compte. J’avais en plus un contrat signé pour monter “The Apprentice” [émission de téléréalité dans laquelle il a été le premier animateur, NdT] avec NBC. Ce qui ne semble franchement pas beaucoup quand vous parlez de “présidence”, mais avec un spectacle hebdomadaire de deux heures à un moment de grande écoute sur un grand réseau…

[…]

BW : Alors, quand avez-vous dit à quelqu’un de votre famille ou de votre entourage : “J’ai décidé de me lancer.” Autrement dit, j’ai eu le déclic.

DT : En fait, j’en parlais à ma famille tout le temps. Don est l’un de mes fils, et il fait un très bon boulot. Il est très investi dans ce boulot… Don et ma famille, j’en parlais beaucoup de ce sujet. Je disais, “Je n’arrive pas à croire qu’ils sont en train de le faire.” Et autre chose arrivait. Une grande partie du building de la Bank of America située à San Francisco et le 1290 Avenue of the Americas [autre nom de la Sixième Avenue à New York, NdT] m’appartient. Je l’ai pris à la Chine. Je veux dire qu’il appartenait à des Chinois. C’était un gros truc. C’était une guerre, c’était vraiment une guerre.


Le rapport de Trump avec les médias

BW : Vous diriez que le problème vient de la presse, de la couverture médiatique ?

DT : Non, mais je pense… Je dis ça : ma couverture médiatique n’est pas honnête. Elle ne l’est vraiment pas. Je ne dis pas ça comme quelqu’un qui aurait un genre de complexe. Je veux dire que je dis des choses qui sont ensuite rapportées complètement différemment de ce que j’ai dit. Et je vois tout ça – en toute honnêteté, la direction éditoriale du Washington Post. Ça m’a tué. Quand j’ai quitté, la pièce, je croyais que tout allait bien.

[Vers le milieu de l’interview]

DT : J’adorerais continuer ça. Je passe vraiment un bon moment. Je vais probablement finir par maudire cette journée. Je vais me dire, comment ils ont pu dire des trucs pareils sur moi ? Mais vraiment, j’adore ça…

BW : Je comprends ça. Et vous savez, ce sont des questions si sérieuses, et vous y répondez avec – vous êtes clair et direct. J’apprécie beaucoup.

[Plus tard]

DT : Les médias me traitent de manière injuste, et très incorrecte. […] Eh bien, je crois qu’ils s’intéressent plus à faire des coups. J’ai fait une chose l’autre jour avec – sur CNN – avec Anderson Cooper. Je ne sais pas si vous avez vu les audiences. […] Elles sont sorties – je viens de les avoir. Elles ont crevé le plafond. Là. La mienne a crevé le plafond, je veux dire : mon heure a crevé le plafond. Maintenant, il y a du bon et du mauvais. Le mauvais est qu’ils veulent trop me suivre, et ils écrivent des choses qu’ils ne devraient peut-être pas. Mais ces courbes étaient phénoménales. Gagnant de la soirée, battu tout le monde, etc., etc. Mon segment, pas les autres. Les autres segments ont bien fonctionné, mais mon segment a été une des meilleures audiences depuis longtemps et a battu tout le monde sur le câble – battu tout le monde à la télévision ce soir-là. Vous jetterez un œil. Il y a du bon et il y a du mauvais. Le mauvais est qu’ils ne veulent rien faire d’autre que me couvrir. Ils écrivent des histoires qui sont – qui n’ont même pas de sens. Je dis juste, j’aimerais être traité de manière vraie et juste par les médias.

BW : Pourquoi, alors ? Est-ce de l’idéologie, de l’esprit partisan, de la paresse ? C’est quoi ?

DT : Eh bien, il peut y avoir de la paresse. Aujourd’hui, ils veulent des clics. Dans le temps, ils voulaient de l’audience, ou ils voulaient vendre des journaux. Aujourd’hui, ils voient si quelqu’un clique. Alors ils écrivent une histoire sur moi et ils ont des clics de partout. Ils font une histoire sur quelqu’un d’autre, ça ne compte pas. C’est tout ce que je peux dire. J’aimerais être traité équitablement par les médias. Si j’étais traité équitablement par les médias, je crois que vous verriez une grande différence dans l’alliance et la construction de cette alliance et sur un tas de choses. Mais ceci dit, je ne suis pas prêt pour construire une alliance. Autre chose. Je vous ai dit ça. Nous recevons des appels de tellement de monde à qui vous parlez, vous leur parlez, et ils disent oh on n’aime pas Trump, nous devons arrêter Trump. Ils m’appellent. Ils vous parlent et ils m’appellent. Parce qu’ils pensent que je vais gagner.

[A la fin de l’interview]

DT : Je vous demande juste de me traiter équitablement. Traitez-moi équitablement… En fait, la vérité est que c’était très intéressant. Personne ne m’avait posé ces questions.


Trump, la présidence et les valeurs

BW : Sans noms […] de vice-présidents, quels seraient le rôle et les responsabilités de votre vice-président, si vous étiez élu, si vous gagniez l’investiture ?

DT : Eh bien, son rôle numéro un est d’être un grand président si quelque chose arrivait. Ok ? Ca a toujours été le rôle numéro un pour un vice-président… Après, je vais vous dire franchement, il doit être quelqu’un qui peut vous aider à être élu. Et troisièmement, quelqu’un qui vous aide avec le Sénat et la Chambre. Donc ça doit être une personne politique. En d’autres termes, je n’ai pas besoin d’un autre grand homme d’affaires comme moi et – je n’ai pas besoin de ça. […] Quelqu’un qui peut entrer dans le Sénat et qui a été ami avec ces gens depuis 25 ans. Et avec qui les choses avancent. Alors à 95%, je me vois choisir une personne politique, en opposition à quelqu’un de l’extérieur. […] Ce serait le vice-président – je voudrais avoir quelqu’un… Par exemple, quelqu’un comme Ben Carson. Quand Ben Carson est venu vers moi – pas forcément vice-président – mais quand il a appelé, il a appelé, il a dit “Ce que vous faites est fantastique. C’est un mouvement. Et vous le voyez.” Quand j’annonce que je vais aller à Tampa trois jours avant, et que, trois jours après, nous y sommes, il y a 25 000 personnes dans le stade des équipes de sport professionnelles…

[…]

RC : Alors, pour rester dans le thème de la présidence pour une seconde, je ne pense pas que tant de gens que ça sachent à quel point vous valorisez la discrétion et la loyauté dans vos affaires. […] Une chose que je me suis toujours demandée, allez-vous faire signer une clause de non divulgation aux employés du gouvernement fédéral ?

DT : Je crois qu’ils devraient. Vous savez, quand quelqu’un – je vois ça tout le temps… Je ne sais pas, il pourrait y avoir une loi disant que vous ne pouvez pas faire ça. Mais quand les gens sont choisis par un homme pour entrer au gouvernement à haut niveau, et qu’ils quittent le gouvernement et écrivent un livre sur un homme et disent des tas de choses qui étaient très personnelles et privées, je n’aime pas ça. Je veux dire, je vais être honnête. Les gens diraient “Oh, c’est terrible, vous le privez de sa liberté d’expression.” Bon… Je dirais… J’ai des accords de non divulgation, c’est pour ça que vous ne lisez pas que…

[…]

RC : Mais c’est très différent quand vous êtes au gouvernement fédéral.

DT : C’est différent. Je suis d’accord. C’est différent. […] Je vais vous dire, il faudra que j’y réfléchisse. Il faudra que j’y réfléchisse. C’est une affaire différente, conduire une entreprise privée où je paie les gens très chers, et ils sortent et…

BW : Les contribuables paient le personnel du gouvernement fédéral.

DT : Bien sûr. Bien sûr. Et il peut arriver qu’ils ne fassent pas du très bon travail, et alors vous les renvoyez et ils finissent par écrire un livre sur vous. Alors c’est différent. Je dirais que dans un gouvernement fédéral c’est différent. Alors c’est quelque chose à quoi il faut que je réfléchisse. Mais vous savez, je le fais dès maintenant. J’ai des milliers et des milliers d’employés, des milliers, et chacun d’eux a signé un accord, un… j’appelle ça une confidentialité.

BW : Disons que vous soyez élu président. Est-ce qu’un seul mandat de quatre ans suffirait ?

DT : Je dirais ceci : j’ai vu des gens faire des déclarations pour le Sénat et pour d’autres positions […]. Je voudrais dire que chaque fois que j’ai vu quelqu’un faire cette déclaration, et ensuite se sentir bien, croyant faire un excellent travail, et être candidat, ils perdent à cause de cette déclaration. Alors je ne veux jamais dire que quatre ans… Je ne voudrais jamais me limiter à quatre ans. Je crois que je peux faire un immense travail en quatre ans. Une de vos questions, j’ai remarqué, est “Qu’est-ce que je ferais au cours des 90 premiers jours de mon mandat ?” – nous en parlerons après. […] Mais, je crois que je peux faire un splendide travail. Voici ce que je pense : si je fais un excellent travail et si je me sens bien, je dirais que je repartirais pour quatre ans de plus. Parce que là encore, je ne veux pas m’imposer ce fardeau. Si je fais du bon travail, je devrais avoir le droit de le faire. Je dis ça uniquement parce que vous savez, Bob, j’ai vu tellement de gens le dire. Même pour des fonctions locales. S’ils décident d’y aller, ils perdent toujours parce qu’ils font cette déclaration. Alors je ne veux pas dire ça. Mais je crois que je pourrais faire un travail fantastique en quatre ans.

[…]

DT : Le but, pour moi, est de redonner sa grandeur à notre pays. […] Pour moi, le but, c’est quand je dirai, félicitations tout le monde, mon travail est fini. Nous rendrons notre pays financièrement fort de nouveau. Il y a une femme qui est venue vers moi. Une femme fantastique. J’ai dit ça une ou deux fois pendant le discours. Elle a dit “M. Trump, je vous aime. Vous êtes incroyable. Je vote pour vous à 100%, mais pourriez-vous arrêter de dire que vous allez rendre à nouveau notre pays riche ?” J’ai répondu, “Je vois ce que vous voulez dire – ça ne sonne pas bien. Mais sans redevenir riches, nous ne pouvons pas redevenir grands.” Je vais rendre ce pays riche de nouveau. […] Nous ne pouvons pas protéger le monde entier. Regardez notre budget militaire, il est énorme comparé à n’importe quel autre pays. Mais qu’est-ce qu’on fait ? Nous nous occupons des besoins militaires de tous ces autres pays. Ces pays sont bien plus riches que nous. Nous ne sommes pas un pays riche. Nous sommes une nation débitrice. Nous devons nous débarrasser de – j’ai parlé d’une bulle. Nous devons nous débarrasser des 19 000 milliards de dollars de dettes.

BW : Ça prendra combien de temps ?

DT : Eh bien, je dirais sur une période de huit ans. Et je vais vous dire pourquoi. […] Je renégocie tous nos accords, Bob. Les grands accords commerciaux qu’on est en train de mener si mal. Avec la Chine, 505 milliards de dollars de transactions cette année. Nous perdons avec tout le monde. Beaucoup de ces accords – des tas de gens disent, comment les politiciens peuvent-ils être aussi stupides ? Ce n’est pas qu’ils soient stupides. C’est qu’ils sont contrôlés par des lobbyistes et des intérêts particuliers qui veulent que ces accords soient faits.

[…]

DT : Une chose rapide que je vais faire, beaucoup de gens disent, oh, les juges… Pour moi, les juges – parce qu’il va y en avoir beaucoup dans les quatre prochaines années. Nous en avons déjà un qui était inattendu à Scalia. Alors les juges vont être importants. Vous allez avoir soit des juges super libéraux, ou vous allez avoir des juges conservateurs. Tellement important. Ils ne me connaissent pas assez bien. Bon, quel genre de juges ? Je vais faire une chose. C’était mon idée, et je crois que c’était une bonne idée. J’ai parlé au sénateur Sessions et à d’autres personnes, et je reçois des noms. Les fédéralistes. De très bonnes personnes. La Fondation Héritage. Je reçois des noms, et je vais proposer une liste de 10 noms, 10 ou 12 noms, comme juges. Je vais annoncer que ce sera les juges que je vais nommer, sans ordre particulier. Et je vais le garantir. Je vais le dire aux gens. Parce que les gens s’inquiètent que, oh, par exemple, peut-être qu’il va nommer les mauvaises personnes. Des gens comme – ma sœur est à la cour d’appel. Très intelligente. Elle est une personne très intelligente, très hautement respectée. Très intelligente.

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28 réponses à Entretien de Donald Trump pour le Washington Post [1/2]

Commentaires recommandés

Hippolyte Le 14 août 2016 à 08h29

Pour ma part, quoi qu il dise quoi qu il fasse, tant que ça irrite les media et les bien-pensants, je jubile.
On le traite de fou de debile mais il secoue le cocotier des lobbies de toutes natures comme personne. S il pouvait finir par l’arracher…

  1. XYZT Le 14 août 2016 à 04h07
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  2. PatrickLuder Le 14 août 2016 à 06h42
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    Si un p’tit garçon qui apprend à faire du vélo rêve de piloter un Boeing 737 … vous le laissez réellement se mettre aux commandes ???


    • stef1304 Le 14 août 2016 à 13h15
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      Pas de problème pour le gamin aux commandes du boeing… LOL
      Surtout, si celui ci à réussi
      1 – à développer une entreprise
      2 – à se relever d’une faillite
      3 – à fonder une famille et élever des enfants
      4 – à développer une 2e entreprise
      5 – à financer sa campagne électorale
      Même si c’est un margoulin et un narcissique et que je ne me fais pas d’inquiétude sur sa capacité à profiter des avantages de sa position, c toujours moins risqué que de confier les commandes à Mrs Clinton, dont les dernières heures de vols, au département d’Etat (ministère des affaires étrangères) ont été particulièrement effrayantes. Quant à son niveau de corruption et d’inconséquence, je vous laisse vous renseigner.

      Ps – Pour l’exemple d’un gosse aux commandes, voyez la présidence Obama.
      A dire vrai, je ne comprends toujours pas comment ce type, avec le capital de sympathie accumulé lors de son élection, avec ses talents d’orateur, avec le statut du POTUS aux USA, a put réaliser 2 présidences aussi insignifiantes et dans la continuité de Bush Jr. Il n’était pourtant pas difficile de faire mieux.


    • Hellebora Le 14 août 2016 à 17h09
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      PatrickLuder Certes. Mais une grande perverse, criminelle, va t’en guerre, malade ET parfaitement rompue à toutes les roueries du pouvoir, est-ce franchement plus rassurant ?


    • yo Le 17 août 2016 à 23h25
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      tu parles du clan Clinton ? Ou du clan Bush ?


  3. jp Le 14 août 2016 à 07h16
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    en résumé ça donne : moi, je, moi, je, riche, grand, c’est mon idée et elle est géniale, avec des phrases de 4 mots en moyenne.
    Le niveau zéro de la politique !
    Aucune proposition pour améliorer ou seulement endiguer la dégringolade du niveau de vie des habitants du pays.
    Dernières stats : le taux de mortalité maternelle aux Etats-Unis en hausse de 27 pour cent depuis 2000. https://www.wsws.org/fr/articles/2016/aou2016/mort-a11.shtml


    • stef1304 Le 14 août 2016 à 13h21
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      Et donc Mrs Clinton, c’est mieux ? LOL
      Elle, au moins, vous avez de vraies propositions… LOL
      Je vous invite à étudier son cursus.
      Trump, à côté, c de la gnognotte.
      Et au moins, il a l’expérience de l’entreprise et de la faillite.


    • sassy2 Le 14 août 2016 à 18h52
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      “Nous devons nous débarrasser de – j’ai parlé d’une bulle. Nous devons nous débarrasser des 19 000 milliards de dollars de dettes.”


  4. Hippolyte Le 14 août 2016 à 08h29
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    Pour ma part, quoi qu il dise quoi qu il fasse, tant que ça irrite les media et les bien-pensants, je jubile.
    On le traite de fou de debile mais il secoue le cocotier des lobbies de toutes natures comme personne. S il pouvait finir par l’arracher…


  5. Jacques F. Le 14 août 2016 à 08h40
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    Nous ne pouvons pas protéger le monde entier. Regardez notre budget militaire, il est énorme comparé à n’importe quel autre pays. Mais qu’est-ce qu’on fait ? Nous nous occupons des besoins militaires de tous ces autres pays. Ces pays sont bien plus riches que nous.

    Je suis tellement d’accord avec ça…
    Et je ne comprends pas pourquoi autant de monde en France trouvent ces propos “stupides”.


    • Diox Le 14 août 2016 à 09h51
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      Ils sont stupides car il ne comprennent pas que vendre des services est plus rentables que vendre des biens.
      Louer du matériel militaire avec les militaires qui s’en servent a des pays riches en liquidité mais pauvre militairement est un moyen pour faire un joli pib.
      Bien sur il faut entretenir la menace pour que le service reste le plus longtemps possible, d’où la création de menaces (daesh, boko aram, modéré ect)


      • Tim Le 15 août 2016 à 03h37
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        Reelle question? La Libye (par exemple) paye-t-elle l’intervention de l’armée américaine ces derniers temps? A t-on une idée des frais de services que recoivent l’armée américaine par les pays étranger??? Si quelqu’un a des infos je suis intéressé…


  6. RGT Le 14 août 2016 à 09h42
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    Je me demande toujours pourquoi il y a une telle cabale en France contre cet homme…

    Donald Trump est l’affaire des américains et eux seuls sont aptes à décider s’il est “bon” ou “mauvais” pour leur pays.
    Comme tout autre personnage important d’un pays étranger.
    Tant qu’ils nous foutent la paix ce ne sont pas nos affaires.

    Ensuite, s’il y a un déchaînement médiatique contre lui, c’est sans aucun doute parce qu’il gêne réellement pas mal d’intérêts très haut placés.

    Pour l’instant, le seul point “positif” que je trouve dans sa candidature, hormis le fait de secouer le cocotier de la bien-pensance hypocrite, est le fait qu’il annonce qu’il souhaite que les USA arrêtent de s’occuper des affaires de autres et qu’il faut négocier avec les “ennemis”.

    Cette dernière approche est 100% compatible avec l’esprit d’un “homme d’affaires” de terrain : Il est largement plus efficace dans la “vraie vie” de négocier un compromis équitable (en essayant quand-même de favoriser ses propres intérêts) que de “péter la gueule” de ses opposants.

    Et si la négociation est correcte, votre “ennemi” devient parfois “neutre”, voire même “allié” tant qu’on ne le trahit pas.


    • Etiocle Le 14 août 2016 à 12h49
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      Ce que je ne sais pas c’est si Trump, homme d’affaires avisé et présupposé libéral par conséquent, est capable de s’engager dans des négociations autres que financières. L’ennemi est bien plus qu’un concurrent et il ne s’achète pas puisqu’il veut vous détruire corps et biens.
      Je ne sais donc pas s’il est politique au sens où il comprend que les rapports de forces engagés dans ce domaine sont d’une autre nature, hors de la mentalité libérale qui appréhende les rapports collectifs sous le mode privé, individuel, intéressé par les seuls gains économiques.
      Est-il capable d’intégrer l’histoire, la culture des peuples, le respect de leur souveraineté (autant que celle des États-Unis), leur vision du Monde pas nécessairement hostile et hégémonique, bref, a-t-il pour objectif d’obtenir un accord et pas seulement un compromis ?
      Ceci dit, j’approuve le coup de pied dans la fourmilière.


      • Téji Le 14 août 2016 à 21h16
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        “L’ennemi est bien plus qu’un concurrent et il ne s’achète pas puisqu’il veut vous détruire corps et biens.”
        C’est bien là que votre raisonnement ne passe pas ! Ce sont les USA qui prétendent que la Russie est belliciste, alors même que les Russes ne le sont pas et que les USA ne font que semer la pagaille à travers le monde, avec tous les “effets collatéraux” que ça suppose…


  7. Clémentine Le 14 août 2016 à 10h57
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    Je trouve très intéressant de traduire ce que dit Trump en réalité : par exemple en politique étrangère. Il souhaite recentrer les Etats-Unis sur leurs propres affaires et abandonner les positions idéologiques (contre les Russes, par exemple), pour tenter de trouver des accords dans les domaines où les intérêts peuvent converger. Ou encore revoir les traités commerciaux (Transpacifique, TPP, et Transatlantique, TTIP ou TAFTA). Pourquoi ? Parce qu’il tire le bilan de l’ALENA (traité avec la Canada et le Mexique) et constate que les Etats-Unis ont perdu un million d’emplois. Je trouve un peu rapide, et injuste, de ne voir là qu’un ramassis de sottises…


  8. philbrasov Le 14 août 2016 à 11h11
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    que les americains fassent du trump bashing.. passe encore…Apres tout c’est une election qui les regarde… Mais que nos medias francais s’y mettent, sans meme se poser la VRAIE question, c’est a dire qu’est ce qu’une présidence Trump apporterait a la France, releve de la faute professionnelle.( si il y avait que celle la…).
    Ne reve t’on pas en France, d’un monde plus multipolaire, moins sous la botte US, moins belliqueuse?
    Ne pensons nous pas que si nous n’étions pas sous la botte US, des catastrophes en Libye ou en Syrie auraient été évité?
    Combien regrettent aujourd’hui ces interventions, et que précisément Trump dénonce…
    Les medias, portent une LOURDE responsabilité sur les événements actuels….
    J’oserait meme écrire que leur plume est pleine du sang qui coule, partout dans ce monde.
    A vouloir la destruction des peuples, les medias courent a leur propre destruction…A croire que ce sont des gens stupides, formates, ou corrompus ou les trois, qui tels des bateleurs de foire, sont prets a nous faire avaler 30 minutes au 20 h de leur infâme bouillie mensongère.


  9. Ailleret Le 14 août 2016 à 11h17
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    Le propos de M. Trump est diffus, mais il contient au moins une proposition intéressante :
    « Nous sommes une nation débitrice. […] Nous devons nous débarrasser des 19 000 milliards de dollars de dettes. » Et encore, ce chiffre ne correspond qu’à la dette du gouvernement fédéral.


    • NiFuNiFa Le 14 août 2016 à 12h29
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      Pour le détail des 19 000 : http://www.usdebtclock.org/


      • colin c Le 14 août 2016 à 20h00
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        nifunifa
        le detail des 19000 .incroyablement stupefiant.


    • stef1304 Le 14 août 2016 à 13h34
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      Effectivement, adresser la question de la dette est une question centrale, sinon vitale pour un pays. Et oser affronter la question n’est pas un fait anodin.
      Dans le cadre d’une élection présidentielle américaine, financé sur fonds propres, c’est même le signe d’un vrai courage ou d’une totale inconscience… ( Chez Trump, il y a probablement des deux)
      Même s’il ne devient pas président, il a déjà rendu un service honorable à son pays en adressant cette question. De même, en s’attaquant au bilan de la présidence Bush et en écartant cette famille du processus (vous imaginez une 3e présidence Bush ?).

      S’il devient président, et qu’il ose adresser la question de la dette, quoi qu’il advienne de la réponse, eu égard à la position et à la situation financière des Etats Unis, nous serons face à une situation historique. Car une crise de la dette de cette ampleur est effectivement sans précédent dans l’histoire de l’humanité. De ce point de vue, Trump reste quand même un homme qui a fait l’expérience intime de la faillite et du rebond économique. A l’inverse, imaginez Mrs Clinton et sa politique belliciste dans la même situation…


  10. Hellebora Le 14 août 2016 à 17h18
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    Lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg en juin, Poutine a été questionné à propos de ce qu’il avait dit sur Donald Trump et au sujet de la présidentielle américaine. Écoutez sa réponse (4 mn) et regardez comment ils sont tous dans leurs petits souliers…. PS : je ne suis pas poutinolâtre mais force est de reconnaitre que le bonhomme est un VRAI président
    https://www.youtube.com/watch?v=4xWt4o1MnO8


    • colin c Le 14 août 2016 à 20h14
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      hellebora
      le bonhomme est un vrai president ”
      je suis bien d accord avec vous !!
      vouz avez noté l expression du visage de ce minable de RENZI .
      (j habite en Italie)


      • Ailleret Le 15 août 2016 à 13h24
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        Au moins, Renzi était là, et il n’a pas enlevé ses écouteurs pendant la réponse de Poutine.
        Je me demande quelle eût été la réaction de Valls en pareille situation…
        Mais vous l’imaginez, assis à côté de Poutine et Nazarbaïev ?


  11. siarres Le 14 août 2016 à 20h39
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    Souvenez vous : De Reagan on disait ,en France , qu’il n’était qu’un acteur de série B à Hollywood , il a fait plier l’URSS , pourquoi ? Parce qu’il avait des convictions et une volonté .
    Trump embête les gens du système qui croient que ce sont eux qui font le président , Trump va leur montrer que c’est le peuple qui décide , il parait que c’est cela la démocratie


  12. Naz Le 15 août 2016 à 23h00
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    Quand cette intelligence sera au pouvoir, sûr que tout ira mieux; on sent bien sa gnaque, sa détermination et c’est là l’essentiel!!!


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