Comme il y a des petits soucis sur la qualité de l’information dans les grands médias (comme pour la Syrie) , je crois nécessaire de commencer un petite série de contre propagande… On va revenir en arrière, pour comprendre cette crise, à travers des reprises d’articles divers.

21/11/2013 : L’Ukraine rejette le traité de libre-échange avec l’UE

Alors que l’Ukraine est proche du défaut de paiement et qu’elle enregistre de plus une récession de 2 % en 2013, il lui reste, fin novembre 2013, 19 milliards de dollars de réserves de change et elle doit en 2014 rembourser 7 milliards de dollars à ses créanciers, la Russie lui réclamant par ailleurs 17 milliards de dollars de facture de gaz naturel. Lors des négociations entre l’Union européenne et l’Ukraine, le premier ministre ukrainien avait demandé à l’Union européenne un prêt de 20 milliards d’euros, qui lui fut refusé, l’Union européenne promettant néanmoins une aide financière.
Le 18 décembre 2013, le président russe Vladimir Poutine annonce la levée des barrières douanières entre l’Ukraine et la Russie, ainsi que son intention de baisser le prix de son gaz et d’offrir au gouvernement ukrainien un prêt de 15 milliards de dollars.

Le 21 novembre, la surprise a été de taille pour les diplomates européens : l’Ukraine rejette le traité de libre-échange avec l’UE . Dans la dernière ligne droite des négociations pour la signature d’un accord d’association avec l’UE, et l’accord de libre échange qui se cache derrière, l’Ukraine a fait volteface et arrêté unilatéralement les pourparlers. Et ceci alors que l’accord devait être signé par le président Victor Ianoukovitch lors du sommet de Vilnius du 29 novembre prochain. L’UE et ses pays membres feraient bien de s’en inspirer pour suspendre les négociations avec Washington sur le « grand marché transatlantique (TTIP) »

Le cabinet du Premier ministre Mykola Azarov a invoqué les « intérêts de sécurité nationale » du pays pour commander « une étude détaillée, ainsi que le développement d’une série de mesures devant permettre à l’Ukraine de restaurer ses capacités de production perdues et de relancer les domaines de coopération économique avec la Fédération russe et la Communauté des Etats indépendants (CEI), et de créer un marché domestique capable d’assurer que les relations entre l’Ukraine et les pays membres de l’Union européenne soient sur un pied d’égalité. »

Les négociations avec l’Union douanière comprenant la Russie, la Biélorussi et le Kazakhstan seront relancées. Le ministère des Affaires étrangères ukrainien, avec les ministères à vocation économique et industrielle du pays, ont reçu l’ordre de proposer à l’UE et à la Russie la formation d’un commission conjointe pour explorer les perspectives de reprises de la production et du commerce. D’autres ministères ont reçu l’instruction de développer les relations avec la CEI, « afin de préserver l’emploi et de répondre aux autres problèmes sociaux par une amélioration de la stabilité économique ».

La partie centrale du projet d’association économique de 1200 pages, aujourd’hui abandonné, était le Deep and Comprehensive Free Trade Agreement (DCFTA). Il s’agit d’un accord de libre-échange étendu qui aurait éliminé les protections pour ce qui reste de l’industrie ukrainienne, déjà sauvagement sacrifiée dans le processus de privatisation engagé au cours des années 1990, puis par les termes d’admission à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2008. Ce traité de libre échange est qualifié par l’UE du « plus ambitieux accord bilatéral » jamais signé par elle, dont l’effet aurait été rapidement dévastateur pour les deux signataires. Le chapitre 1 annonce, en effet, que « la vaste majorité de tarifs douaniers seront éliminés aussitôt l’accord entré en application ». « Globalement, l’Ukraine et l’Union européenne élimineront respectivement 99,1% et 98,1 % des tarifs ».

La Russie avait prévenu le pays contre les perturbations des liens commerciaux historiques entres les deux plus grandes économies de la période soviétique, tandis que l’UE faisait miroiter la promesse d’une aide à l’Ukraine de la part du Fonds monétaire international (FMI) si la Russie venait à imposer des sanctions.

Aujourd’hui, le vice-Premier ministre ukrainien Yuri Boyko a déclaré :

Nous ne comptons de toute manière sur aucune aide du FMI puisque sa dernière offre exigeait une augmentation des tarifs résidentiels de l’électricité de 40 pour cent.

Boyko a ajouté que le pays ne pouvait pas se permettre de mettre en danger ses liens commerciaux avec la Russie, et que ni l’UE ni le FMI n’étaient préparés à compenser l’Ukraine de quelque manière que ce soit.

Le Commissaire européen à l’élargissement Stefan Fuele a annulé son séjour à Kiev, blâmant dans un tweet « l’impact des mesures commerciales et économiques injustifiées de la part de la Russie » pour expliquer la décision ukrainienne. Le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt, un ardent défenseur de l’expansion européenne vers l’est, a attaqué « les pressions politiques et brutales » de la Russie. Le Haut Représentant de l’Union aux Affaires étrangères et à la Politique de sécurité, la Britannique Lady Ashton, a pour sa part déclaré que l’Ukraine allait perdre des « investissements étrangers » à cause de sa décision.

L’économiste ukrainienne Natalia Vitrenko, dirigeante du Parti progressiste socialiste d’Ukraine, avait fait campagne dans les rues du pays pour mettre fin à la perte de souveraineté du pays et à l’« eurocolonisation » sous les auspices d’un traité de libre-échange avec l’UE.

Dans une interview du 18 novembre sur la chaîne web-télé EurasiaTV, Vitrenko a dit que les doux rêves d’ « investissement étranger » et de « niveaux de vie européens » n’étaient rien d’autres que de la propagande en vue se saisir les matières premières et d’exploiter la main d’œuvre du pays. L’UE n’a aucunement besoin des 45 millions d’Ukrainiens, a-t-elle déclaré. Elle cherche seulement la domination économique par le libre-échange et à obtenir l’avantage stratégique sur la Russie, en faisant entrer l’Ukraine dans l’OTAN.

Depuis qu’elle a joint l’OMC, l’Ukraine importe déjà presque 60 % des produits vendus chez elle, rapporte Vitrenko. Alors que 60 % de ses exportations vers la Russie et la CEI sont des produits finis, seul 18 % de ses exportations vers l’UE le sont, le reste étant des matières premières. Elle a prévenu que les coûts qui découleront des efforts pour se conformer aux 20 000 normes européennes imposées dans le cadre de l’accord en négociation, estimés à 160 milliards d’euros, auraient constitué un choc terrible pour l’économie ukrainienne, contribuant à des fermetures massives d’usines et provocant la famine.

Quant à Sergeï Glazyev, d’origine ukrainienne, ancien secrétaire de l’Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan et aujourd’hui conseiller du président russe Vladimir Poutine, il avait fait remarquer dans un discours la semaine dernière à Kiev que la seule raison pour faire adhérer l’Ukraine à un accord de libre-échange avec l’Europe était de l’empêcher de s’intégrer plus profondément dans l’Eurasie.

Il a ajouté qu’il était étrange d’entendre dire par les partisans de l’association avec l’Europe que l’Ukraine se trouvait face à « un choix de civilisation » en se tournant vers l’UE, car ce choix a déjà été fait lorsque le pays s’est converti au christianisme il y a 1000 ans. La question n’est donc pas, pour Glazyev, de savoir si l’Ukraine doit se tourner vers une Europe catholique ou rester ancrée à l’Orthodoxie, mais plutôt si elle souhaite adopter les valeurs « post-chrétiennes » caractérisant aujourd’hui l’Europe. Se joindre à l’Europe, c’est renoncer au christianisme, a-t-il déclaré.

Fin novembre 2013 : le manifestions commencent

Sur la place de l’Indépendance (Maïdan), le nombre de manifestants serait de l’ordre de plus de 100 000 personnes, réclamant le départ du président Viktor Ianoukovytch. Les drapeaux ukrainien et européen se côtoient, montrant à la fois l’attrait pour l’Union européenne et un nationalisme dirigé contre la Russie. Dès le départ, on note également une forte présence du parti d’extrême-droite Svoboda (“Liberté”).

Le 8 décembre, plusieurs centaines de milliers de manifestants se retrouvent. Le 15 décembre, jusqu’à 200 000 manifestants pro-européens seraient descendus dans les rues de Kiev

Deux cent mille manifestants célèbrent le réveillon du Nouvel An. Le 1er janvier, une marche est organisée par Svoboda, durant laquelle 15 000 torches sont allumées pour célébrer le 105e anniversaire de la naissance de Stepan Bandera, qui participa à l’organisation de deux bataillons ukrainiens au sein de l’armée nazie.

Selon les sondages, trois ou quatre manifestants sur cinq sont originaires de l’ouest pro-européen du pays.

Début décembre 2013 : quelques rares réactions censées

Dans un entretien avec l’influent quotidien allemand Die Welt du 3 décembre, Lothar de Maizière (CDU), président du Dialogue germano-russe de Pétersbourg, a fait part de son désaccord non seulement à l’égard de la politique de l’UE envers l’Ukraine et la Russie, mais aussi avec la méfiance systématique exprimée par la chancelière Angela Merkel et le président Joachim Gauck envers la Russie, et envers Poutine en particulier,

De Maizière a également fait connaître son désaccord profond sur plusieurs points avec Andreas Schockenhoff, le coordinateur en chef des parlement et gouvernement allemands pour les contacts germano-russes. Ce dernier est connu pour ses discours enflammés contre Poutine.

De Maizière est un ancien Premier ministre d’Allemagne de l’est, lors de la période de transition entre mars 1990 et le jour de la réunification en octobre de la même année.

Les anciennes républiques soviétiques comme l’Ukraine, a-t-il dit, sont devenues des États souverains. Elles doivent décider d’elles-mêmes dans quelle direction aller. Il ne doit y avoir aucune pression d’aucun côté. Ni de l’UE, ni de Moscou. Mais malgré ceci, l’UE ne devrait pas ignorer totalement les intérêts spéciaux de la Russie. Les liens économiques entre l’Ukraine et la Russie sont encore très étroits. Rompre tous les contacts avec la Russie une fois adopté un accord d’association, comme l’exige essentiellement l’UE, pèserait tant sur l’Ukraine que la Russie.

On peut critiquer les aspects négatifs de la Russie, a-t-il ajouté, « mais il faut voir également les aspects positifs. 6000 entreprises allemandes sont actives en Russie. Notre sécurité énergétique dépend du gaz naturel russe, et jusqu’ici Moscou a honoré tous ses contrats. »

Malgré la censure des médias, le Dialogue de Pétersbourg a accompli de nombreux progrès dans les relations germano-russes, dans les domaines économique, culturel et religieux. L’approche critique de la chancelière Merkel à l’égard de la Russie est contre-productive, a conclu de Maizière, ainsi que le refus du président allemand Gauck d’accepter l’invitation des Russes pour se rendre en Russie.

Une autre personnalité, l’ancien président polonais Aleksander Kwazniewski, a pour sa part critiqué l’UE pour n’avoir pas été suffisamment généreuse à l’égard de l’Ukraine.

15/12/2013 Les Russes haussent le ton

A la veille d’une réunion ministérielle ce mardi entre le Conseil de l’Union européenne et la Russie, le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov n’a pas mâché ses mots, dénonçant dimanche le 15 décembre « les provocations et les intérêts financiers derrière les protestations en Ukraine ».

Dans un entretien à la chaîne télé russe Rossiya-24, Lavrov a déclaré que des « agents provocateurs, avec un scénario préparé longtemps d’avance » étaient derrière les événements de Kiev. Lavrov s’est demandé ce qui aurait bien pu, objectivement, justifier des telles manifestations :

Une manifestation de cette ampleur et avec des slogans aussi décapants a été arrangée comme si le pays avait déclaré la guerre à un pays pacifique contre la volonté de son propre peuple. Ceci dépasse l’analyse humaine normale. Il n’y a aucun doute que des agents provocateurs sont derrière ceci. Je suis vraiment attristé de voir que nos partenaires occidentaux ont apparemment perdu le sens des réalités.

Lavrov a expliqué que le libre-échange avec l’UE va décimer ce qui reste de la base industrielle de l’Ukraine. « L’UE essaie d’imposer sa position sur le soi-disant partenariat avec les pays d’Europe de l’est tandis qu’ils ne peuvent pas faire face à la compétition pour une majorité des produits européens. On cherche à les attirer dans une zone de libre-échange en acquérant leurs marchés, qui seront immédiatement inondés de produits plus compétitifs provenant de l’Europe, ruinant les industries identiques dans les pays qui signeraient des accords d’association. Ceci causerait des problèmes pour la Russie, car nous n’avons pas de frontière douanière avec ces pays non plus. »

Sur la participation de personnalités occidentales dans les manifestations ukrainiennes, Lavrov a demandé :

Supposons que je vienne marcher aux côtés de manifestants soutenant quelque parti en Allemagne et demandant à ce que le pays change son attitude à l’égard de l’UE, ou bien qu’il en sorte… Comment réagirait-on ? Je crois que le Parlement européen ou l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, le Conseil de l’Europe, ou bien l’OSCE auraient toutes voté des résolutions dénonçant un tel comportement comme outrageant, ainsi que la manière dont la Russie interférerait dans les affaires internes de l’Allemagne.

Pour ce qui concerne le projet d’accord d’association entre l’Europe et l’Ukraine en tant que tel, le député russe Alexeï Pouchkov a fait remarquer le 15 décembre que l’Ukraine avait d’excellentes raisons de rejeter l’accord, puisque les maigres compensations proposées en échange du démantèlement de l’industrie ukrainienne ne s’élevaient qu’à 660 millions d’euros.

La commission européenne a d’ailleurs préféré suspendre les négociations, après l’annonce du gouvernement ukrainien de vouloir les reprendre, car la décision a été prise de faire tomber le gouvernement en place plutôt que de faire des concessions supplémentaires, dont une nouvelle proposition d’aide de 20 milliards d’euros pour la signature d’un accord. N’oublions pas que le FMI avait suspendu une ligne de crédit de 12 milliards d’euros en 2011 parce que le gouvernement ukrainien refusait de mettre fin aux subsides sur les fournitures de gaz aux ménages.

Cette tentative de déstabilisation de l’Ukraine par la Troïka a également pour objectif de saboter la collaboration entre les Etats-Unis et la Russie sur la question de la Syrie et de l’Iran. Il n’est pas surprenant dans ce contexte de voir la personnalité la plus hostile à la paix en Syrie et avec l’Iran, le sénateur américain John McCain, se précipiter à Kiev en compagnie du sénateur Christopher Murphy pour participer aux manifestations.

S’adressant à quelque 200 000 manifestants depuis la tribune, McCain a menacé le pays de sanctions si les manifestations étaient réprimées. Lisant un petit bout de papier et cherchant à paraître passionné, le sénateur américain s’est exclamé :

L’Ukraine rendra l’Europe meilleure, et l’Europe rendra l’Ukraine meilleure. Nous sommes ici pour soutenir votre juste cause, le droit souverain de l’Ukraine à déterminer librement son propre destin, et ce de manière indépendante.

Il n’a pas précisé comment une baisse supplémentaire des salaires en Europe et la mise à pied de dizaines de milliers de travailleurs ukrainiens rendrait l’un et l’autre « meilleurs ». Juste à côté du sénateur américain se trouvait nul autre que Oleh Tyahnybok, chef du parti Svoboda, un parti néo-nazi qui accuse régulièrement la « juiverie organisée » et la « mafia juive de Moscou » d’être la cause des problèmes de l’Ukraine, et dont l’idéologue en chef cite régulièrement Goebbels. Le parti de Tyahnybok a 37 députés au Parlement ukrainien, qui sont souvent responsables de combats à mains nues dans l’enceinte du Parlement dès qu’un député parle en russe.

Comme l’a par ailleurs fait remarquer le 14 décembre le député progressiste américain Dennis Kucinich dans Reader Supported News, les ukrainiens manifestant à Kiev pour des avantages économiques bien flous risquent fort bien de déchanter lorsqu’ils découvriront que le traité d’association comporte une clause d’harmonisation entre l’Europe et l’Ukraine dans le domaine des Affaires étrangères et de la sécurité, en vertu de laquelle l’Ukraine, qui ne consacre que 1,1 % de son PIB à la défense, devra se mettre au niveau des pays membres de l’UE, qui eux y consacrent au moins 2 % de leur PIB.

« Lorsque les dépenses militaires montent, les dépenses domestiques baissent », souligne-t-il, et les « gagnants risquent bien plus d’être les “gens” de Lockheed-Martin, Northrop Grumman, Boeing et autres grands groupes, que le peuple ukrainien ».

15/12/2013 Sommet de Moscou : l’Union eurasiatique va de l’avant

Réunis en sommet à Moscou, les chefs d’Etat de la Russie, du Kazakhstan, de la Biélorussie, d’Arménie et du Kirghizistan, ainsi que le Premier ministre ukrainien, ont discuté des plans pour le lancement de l’Union eurasiatique prévu pour le 1er janvier 2015 et comprenant un marché commun et une union douanière,

« Nous avons créé cette Union eurasiatique afin de renforcer nos économies et d’assurer leur développement harmonieux ainsi que leur rapprochement », a déclaré le président russe Vladimir Poutine dans ses remarques avant l’ouverture des discussions dans le cadre du Conseil économique suprême eurasiatique. Ce Conseil est l’instance de direction de l’Union douanière et de l’Espace économique commun de la Russie, de la Biélorussie et du Kazakhstan.

Le Kirghizistan et l’Arménie ont demandé à se joindre à l’Union douanière et à la Communauté économique eurasiatique, ce qui devrait avoir lieu rapidement selon Poutine, dès que les derniers détails seront résolus, tandis que l’Ukraine doit encore décider si elle préfère se joindre à cette dernière ou bien signer le calamiteux accord d’association et de libre échange destructeur avec l’UE.

Le traité de l’Union économique eurasiatique doit être signé d’ici mai 2014, puis soumis au vote des parlements nationaux avant son entrée en vigueur en 2015.

30/12/2013 Ukraine : Sergei Glaziev appelle à une coopération triangulaire UE-Ukraine-Russie

L’économiste russe Sergueï Glaziev est le conseiller du Président russe pour l’Intégration économique régionale, Glaziev a vivement critiqué la politique de l’UE à l’égard de l’Ukraine, dans un article posté le 30 décembre sur le site The National Interest., une revue bimensuelle basée à Washington.

Glaziev, qui est chargé du projet d’Union eurasiatique, montre pourquoi, selon lui, il n’est pas dans l’intérêt de l’Ukraine de s’associer à l’UE. Si l’Ukraine avait signé l’Accord d’association avec l’UE, écrit-il, elle serait devenue de fait une colonie sous juridction européenne, contrainte de sacrifier sa production nationale de biens à hauteur de 2 milliards de dollars annuels, sa dette extérieure se serait accrue, sa monnaie aurait été dévaluée et l’inflation aurait fait baisser le niveau de vie. En revanche, rejoindre à l’Est l’Espace économique commun et l’Union douanière avec la Russie permettrait d’augmenter son PIB de 3 à 9 %.

Pour cet économiste russe, l’intention de l’UE est clairement de « séparer l’Ukraine de la Russie et de l’isoler du processus d’intégration économique eurasiatique ».

Il note que toute escalade du conflit en Ukraine, attisée notamment par l’« ingérence continue des politiciens et des agences secrètes de l’OTAN », mènera inévitablement à la scission de l’Ukraine, « plongeant toute la région d’Europe de l’Est dans une spirale d’instabilité et de tension politiques ». Sur fond de crise économique mondiale, on assistera alors à une détérioration des relations stratégiques entre la Russie, l’Europe et les Etats-Unis, ajoute-t-il.

L’alternative à l’affrontement, pour Glaziev, consiste à combiner les efforts à la fois de l’UE et de l’Union douanière dans le cadre de la Communauté économique eurasiatique, afin d’optimiser la coopération économique et commerciale avec l’Ukraine et la Russie.

Il est intéressant de constater que dans un article paru le 2 janvier dans le quotidien allemand Die Welt, Alexander Rahr, du Forum russo-allemand, l’un des principaux critiques des politiques de l’UE, appelle lui aussi à des négociations triangulaires entre l’UE, l’Ukraine et la Russie, estimant que c’est la seule façon de bâtir des relations constructives et de calmer les tensions. Par ailleurs, Rahr est également favorable à l’installation de systèmes conjoints de défense anti-missiles entre l’Europe et la Russie.

27/12/2013 : Sergeï Glaziev développe

Voici quelques extraits de l’article du conseiller de Poutine : “Qui a le plus à gagner ? Les facteurs économiques et politiques de l’intégration régionale”, publié le 27 décembre 2013 en anglais sur le site de Russia in Global Affairs :

“L’étrange situation dans laquelle se trouve l’Ukraine dans son choix de vecteur d’intégration économique nous amène à réfléchir sur la combinaison optimale des facteurs politiques et économiques pour l’intégration régionale.

Ce qui rend cette situation étrange est le fait que le chemin vers l’intégration européenne, que Kiev se voit pressé d’emprunter, est économiquement erroné.

Une analyse d’experts économiques ukrainiens et russes de premier plan montre qu’une zone de libre-échange UE-Ukraine compliquera inévitablement la tâche de l’Ukraine pour se développer, ou même pour maintenir des relations économiques avec l’Union douanière [Russie, Biélorussie, Kazakhstan, ndlr] dans tous les grands secteurs. Ceci aura pour résultat, avant tout, de restreindre la coopération dans la recherche et le développement dans les domaines de l’aéronautique, des centrales électriques, de la production d’équipement pour l’industrie spatiale, de l’industrie nucléaire et de la construction navale.

Une entente pour une zone de libre-échange UE-Ukraine, qui forcera naturellement les pays membres de l’Espace économique commun [la Russie et ses principaux partenaires, ndlr] à prendre des mesures pour protéger leur marché, aura également un impact sur d’autres secteurs vulnérables de l’économie ukrainienne, telle la production d’aliments, la fabrication de matériel de transport et autres équipements et l’agriculture. La part de l’Ukraine dans les importations russes de denrées alimentaires devrait plonger d’un tiers. Un accroissement du déficit de la balance commerciale, ainsi qu’une capacité amoindrie à emprunter auprès d’autres pays, pourraient conduire l’Ukraine au défaut de paiement et menacer les promesses [d’aide financière, ndlr] qu’aurait faites l’UE à son nouvel associé.

Des promesses vides

Pour rassurer le public ukrainien, les émissaires politiques européens n’hésitent pas à mentir effrontément. Le Commissaire européen à l’élargissement et à la politique de voisinage Stefan Füle raconte des fables selon lesquelles une zone de libre-échange UE-Ukraine garantirait un taux de croissance annuel de 6 % du PIB ukrainien (déclaration faite lors d’une table ronde de discussion au Parlement ukrainien le 11 octobre 2013).

Or, toutes les estimations, incluant celles des analystes européens, font part d’un ralentissement inévitable dans la production de biens ukrainiens dans les premières années suivant la signature de l’Accord d’association, puisqu’ils sont condamnés à une perte de compétitivité par rapport aux produits européens. Le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt, dans une déclaration faite lors du 10e forum d’échange de Yalta du 20 septembre 2013, a été encore plus effronté : il a prétendu qu’une adhésion de l’Ukraine à l’Union douanière provoquerait un effondrement de 40 % de son PIB, et a promis une croissance de 12 % du PIB si l’Ukraine signait l’Accord d’association. (…)

Une analyse non biaisée révèle des motivations purement politiques derrière le Partenariat oriental de l’UE, dont l’objectif est de bloquer les possibilités pour les républiques de l’ancienne Union soviétique de participer à l’intégration économique eurasiatique avec la Russie. L’essence anti-russe de cette politique est clairement visible dans les efforts soutenus des politiciens et services secrets des pays membres de l’OTAN, pour interférer dans les affaires intérieures des États nouvellement indépendants, fomenter une propagande anti-russe et favoriser des forces politiques anti-russes. Toutes les révolutions de « couleur » inspirées par l’Occident dans l’espace post-soviétique ont pour racine une russophobie frénétique et visent à empêcher l’intégration avec la Russie. Les pertes économiques et les calamités sociales résultant de telles politiques en Géorgie, au Kirghizstan, en Ukraine et en Moldavie n’ont pour eux aucune importance.

L’isolement des anciennes républiques par rapport à la Russie ne peut qu’empirer leur situation économique, en raison de la rupture des relations économiques et la perte de marchés établis. Pour forcer des décisions économiques aussi iniques, la politique du Partenariat oriental cherche à dépouiller les partenaires orientaux de leur souveraineté en matière de commerce extérieur. Des projets d’accord d’association avec l’UE engagent les pays candidats à se plier sans discussion aux directives sur la politique commerciale, la régulation technique et tarifaire, les normes sanitaires, les contrôles vétérinaires et phytosanitaires, les subsides et les marchés publics. Les pays associés à l’UE n’ont aucun droit de participer dans la définition ou l’adoption de ces règles ; ils doivent y obéir sans condition. Ils doivent également s’engager à participer dans la résolution de conflits régionaux sous les conseils de l’UE.

En d’autres termes, les anciennes républiques soviétiques qui signent un accord d’association se voient assignées un rôle de colonie, et doivent se plier à la juridiction européenne en matière commerciale et à sa réglementation économique.

Par exemple, dans toutes ses sections, le projet d’Accord d’association oblige l’Ukraine à entreprendre toute une série de mesures. La thèse principale est formulée dans l’article 124 de l’Accord : « L’Ukraine devra s’assurer que ses lois existantes et futures seront rendues graduellement compatibles avec les acquis européens. » Pour dissiper tous les doutes sur le vecteur de l’intégration, l’article 56 stipule clairement que « l’Ukraine s’abstiendra d’amender sa législation horizontale et sectorielle listée dans l’annexe III de cet Accord, sauf s’il s’agit d’aligner cette législation progressivement avec les acquis de l’UE correspondants, et de maintenir un tel alignement. » […]

Une structure supra-nationale spéciale – un Conseil d’association – aura pour tâche de suivre les engagements d’un membre associé. Ses décisions sont obligatoires pour les parties participantes.

Les bénéfices économiques ne sont pas pris en compte dans la discussion conduisant à cette décision politique. L’UE a ignoré les tentatives timorées du cabinet ukrainien d’évoquer la question de l’investissement pour moderniser l’industrie du pays, afin de l’adapter aux normes techniques européennes et aux exigences environnementales. Selon les calculs d’experts ukrainiens de l’Institut de l’économie et de la prévention de l’Académie nationale des sciences, l’Ukraine devra consacrer au moins 130 milliards d’euros à cette tâche, qu’une UE frappée par la crise ne peut mettre à sa disposition.
Des résultats déplorables
La décision politique des anciennes républiques socialistes d’Europe de l’Est et de la Baltique de se joindre à l’UE s’est avérée économiquement erronée. Après avoir obtenu l’adhésion à l’UE, ces pays ont perdu près de la moitié de leur production industrielle et une partie considérable de leur production agricole. Ils ont aussi subi une dépréciation de leur capital humain, avec une fuite massive des cerveaux et une émigration des plus jeunes. Ils ont perdu le contrôle de leur système bancaire et de leurs principales entreprises, qui ont été fusionnées avec les sociétés européennes.

Leur niveau de vie est aujourd’hui plus bas que celui dont ils jouissaient avant d’adhérer à l’UE, et l’écart entre eux et les pays les plus avancés de l’UE ne diminue pas. Après l’élargissement, l’UE s’est trouvée elle-même dans une crise économique profonde et prolongée. L’élargissement a de toute évidence empiré la situation dans les pays du sud de l’Europe, puisqu’ils doivent concurrencer les nouveaux arrivants pour obtenir des ressources [budget de l’UE, ndlr] limitées.

Grèce : Comme résultat des réformes exigées par l’UE, la production de coton a plongé de moitié, et les quotas de production dans l’agriculture ont durement frappé l’industrie vinicole. La célèbre industrie navale grecque a pratiquement cessé d’exister : les armateurs grecs ont acheté 770 navires à l’étranger depuis que le pays a rejoint l’Union européenne. Des experts sur place ont pointé du doigt l’alignement sur les exigences européennes comme facteur préalable à la catastrophe financière du pays.

Hongrie : Elle a pratiquement liquidé sa production des bus et autocars Ikarus, très populaires, produits à 14 000 exemplaires annuels au cours des meilleurs années.

Pologne : A fermé 90 % de ses compagnies minières (charbon), provoquant le licenciement de plus de 300 000 personnes, après avoir joint l’UE en 2004. 75 % des mineurs polonais ont perdu leur emploi. L’industrie navale polonaise se trouve dans une crise profonde. Les gigantesques chantiers navals de Gdansk, qui construisaient le plus grand nombre de navires dans le monde au cours des années 1960 et 1970, sont aujourd’hui divisés en deux sociétés qui végètent. Des douzaines de chantiers plus petits ont dû être fermés et leur personnel a quitté pour l’Europe de l’Ouest. La dette extérieure de la Pologne était de 99 milliards de dollars lorsqu’elle a rejoint l’UE ; au début de 2013 elle atteignait 360 milliards de dollars.

Lettonie : A perdu ses industries électroniques et automobiles.

Lituanie : Son cheptel a été réduit de 75 %, et ses résidents ont arrêté d’entretenir des vaches suite à l’introduction des quotas laitiers. A la demande de l’UE, la Lituanie a fermé sa centrale nucléaire d’Ignalina, s’obligeant par la même occasion à importer de l’électricité (et est à la recherche d’un milliards d’euros pour démanteler la centrale).

Estonie : Son cheptel a été amputé de 80 %, et son agriculture réorientée dans la production de biocarburants. Le secteur de la machine-outil et l’usine Volta à Tallinn, qui produisait de l’équipement pour la production d’énergie, ont été fermés. A la demande de l’UE, l’Estonie a amputé sa production d’énergie des deux-tiers, passant de 19 à 7 milliards de kWh.

L’adhésion à l’UE a frappé l’industrie de la pêche dans les pays Baltes, à cause des quotas et des prétendues « normes de solidarité » dans l’usage des ressources aquatiques européennes.

En 2007, la Commission européenne a sanctionné la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie pour leur tentative de constituer des réserves de nourriture afin de faire baisser les prix.

L’association d’autres pays avec l’UE peut difficilement être vue comme réussie.

Même en Turquie, qui a retiré des bénéfices considérables de son union douanière avec l’UE, la population est majoritairement opposée à une intégration plus poussée dans l’UE. Comme l’a fait remarquer le Premier ministre adjoint Bulenc Arinc dans un discours le 17 octobre 2013, l’intérêt des turcs pour l’adhésion à l’UE a plongé, passant de 75 % de la population il y a 5 ans à 20 % aujourd’hui.

Les motifs sous-jacents.

Il est difficile de trouver une logique derrière des projets économiques aussi déficients que le Partenariat oriental, à la lumière des problèmes se multipliant au sein de l’UE. Si l’élargissement rapide de l’UE après le démantèlement de l’URSS pouvait être attribué à la peur d’une renaissance de l’empire socialiste, les tentatives vaines actuelles d’isoler les anciennes républiques soviétiques de la Russie semblent entièrement irrationnelles. Chercher à empêcher à tout prix la réanimation de cet espace économique autrefois unifié, qui avait été construit sur plusieurs siècles, relève d’une pensée géopolitique obsolète mais résurgente. […]

Bien sûr, tout processus d’intégration est politiquement motivé puisqu’il requiert des accords internationaux. Mais une prévalence des motivations politiques sur les économiques peut provoquer des pertes majeures et des conflits pouvant ébranler la stabilité des associations d’intégration. A l’opposée, un cadre politique pour des associations économiquement avantageuses garantit un effet stable et naturel de développement accéléré et une compétitivité améliorée pour les pays participants.

Lorsque la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) a été mis en place après la guerre, sous la pression des entreprises européennes, et ensuite le Marché commun, tous les participants ont pu en tirer des bienfaits tangibles. Ceci a permis à la confiance de s’installer entre les parties, avec un effet de synergie qui les a stimulées à aller de l’avant dans l’intégration vers une union économique. La politisation de l’intégration européenne après le démantèlement de l’Union soviétique a créé des déséquilibres dans les échanges économiques régionaux, qui ont conduit à des conflits ouverts entre les pays affectés et la bureaucratie européenne.

Jusqu’à récemment, cette dernière est sortie victorieuse de ces conflits, imposant des gouvernement technocratiques aux pays frappés par la crise, pour une gouvernance extérieure. Mais les coûts de l’intégration augmentent, et la stabilité de l’UE va en diminuant, et les tensions sociales sont en croissance ainsi qu’une résistance interne à l’intégration.

Alors que la « phase économique » de l’intégration bénéficiait à tous en raison de l’effet de synergie qui excédait de loin les pertes des marchés individuels des participants, une intégration politiquement motivée a causé des pertes appréciables pour des pays et groupes sociaux entiers. Parmi les perdants, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la Grèce, qui avaient été présentes dès les débuts de l’intégration européenne, ainsi que des groupes sociaux structuraux comme les petites et moyennes entreprises, les fonctionnaires de l’Etat, les personnels soignants, les enseignants, les étudiants et les jeunes spécialistes.

La bureaucratie européenne, une force politique nouvelle avec des intérêts et un pouvoir qui lui sont propres, est derrière la tendance émergente de l’UE à politiser l’intégration en cours. A l’heure actuelle, elle comprend quelque 50 000 responsables et des centaines de politiciens poursuivant leur carrière dans l’intégration. Leur politique est largement définie par les sociétés trans-européennes et américaines dominant le marché européen.

Là où des vieux Etats-membres verraient des désavantages à un élargissement rapide de l’UE pour leurs intérêts nationaux, les grandes sociétés peuvent bénéficier pleinement d’une « digestion » des économies des nouveaux membres. Les sociétés transnationales ont dérivé une grande partie de leurs profits de l’absorption de sociétés rivales en Europe de l’Est, coupant dans les coûts de la main d’œuvre et les dépenses de protection de l’environnement, et en élargissant leurs marchés pour leur production. Ceci explique l’influence grandissante de la bureaucratie européenne, qui défend les intérêts des sociétés transnationales dans des conflits avec la population locale et les affaires nationales.

Pas d’Etat supranational, pas de monnaie unique

Contrairement à l’intégration européenne où l’UE cherche constamment à construire son Etat supranational avec tous les attributs et branches du pouvoir, les dirigeants de la Russie, de la Biélorussie et du Kazakhstan se sont mis d’accord pour limiter le processus d’intégration eurasiatique au commerce et aux questions économiques. L’intégration eurasienne ne vise pas à établir une monnaie unique, à former un parlement supranational ou à introduire un régime de passeport ou de visa unique. Les chefs des nouveaux Etats indépendants ont fait preuve de sagesse en évitant de politiser le processus d’intégration.

L’avantage économique est le facteur dominant de l’intégration eurasienne, garantissant la stabilité de l’Union économique eurasienne émergente. Cette approche exclut un rôle politique indépendant pour un corps supranational. Ses fonctions devront se limiter à la coordination des décisions avec les gouvernements nationaux. Un tel organe supranational doit être transparent, compact, et doit être subordonné aux Etats qui l’ont mis en place. Le respect mutuel pour la souveraineté nationale est ce qui rend le processus d’intégration différent de tous les modèles précédents, incluant les modèles européen, soviétique et impériaux. […]

L’idéologie chancelante sous-tendant l’intégration euro-atlantique survivra difficilement à l’élargissement au-delà des frontières actuelles de l’UE et de l’accord de libre-échange présentement planifié avec les Amériques. De plus en plus de conflits se lèvent aux frontières de l’OTAN, impliquant des outils de pouvoir « doux » et « durs », alors que des pays toujours plus nombreux sont entraînés de force dans l’intégration euro-atlantique. Cette politique néo-impériale n’a aucun avenir pour le 21e siècle. Les tentatives de l’imposer entraînent des pertes économiques exponentielles qui ont déjà engendré une zone de calamité sociale étendue tout autour de la méditerranée, le berceau de la civilisation européenne.

Impliquer des anciennes républiques soviétiques dans le processus dans le seul but de les isoler de la Russie créera une zone de conflit en Europe de l’Est, avec encore plus de pertes économiques et de coûts sociaux.”

 

Sources diverses.

À suivre…

58 réponses à [Ukraine : on a oublié de vous dire… 1] Les racines de la crise

  1. Dufifi Le 06 mars 2014 à 15h25
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    Pour remonter un peu plus en amont, on peut y ajouter le visionnage de l’excellent documentaire réalisé par Manon Loizeau en 2005 :
    “Comment la CIA prépare les révolutions colorées”
    http://www.youtube.com/watch?v=v2HzWwjZcpw

    Éclairant sur le rôle des États-Unis dans la situation actuelle des pays de l’ancien bloc soviétique.


    • yoananda Le 06 mars 2014 à 20h16
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      En effet, ce documentaire me semble indispensable à visionner pour comprendre, au moins en partie ce qui se joue la bas, et comment les donneurs de leçon de morale atlantistes ne manquent pas de toupet.
      Quand on voit Fabius brandir l’arme de la morale … comment ne pas s’esclaffer.


      • krik Le 07 mars 2014 à 13h46
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        s’esclaffer n’est pas le mot juste !!
        je pense qu’il faut trouver plus fort


  2. caroline porteu Le 06 mars 2014 à 16h21
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    Olivier,
    Je pense que cet article complètera utilement ton remarquable rappel

    Ukraine, Syrie, Vénézuela : Cherchez le gaz

    http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/03/05/ukraine-syrie-venezuela-cherchez-le-gaz/


  3. Bigtof Le 06 mars 2014 à 16h35
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    Et ceci, qui dit que les tireurs étaient des opposants à Yanoucovitch ?

    “The snipers who shot at protesters and police in Kiev were allegedly hired by Maidan leaders, according to a leaked phone conversation between the EU foreign affairs chief Catherine Ashton and Estonian foreign affairs minister, which has emerged online.”

    http://www.independent.co.uk/news/world/ukraine-kiev-snipers-reportedly-hired-by-opposition-leaders-not-yanukovich-according-to-bugged-call-9171328.html


  4. kel Le 06 mars 2014 à 16h38
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    C’est amusant, cela ne ressemble pas à l’infotainment de 20h 🙂


  5. JPS1827 Le 06 mars 2014 à 17h00
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    merci pour ce remarquable travail !


  6. perceval78 Le 06 mars 2014 à 17h40
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    la desinformation atteint des sommets , vous faites la recherche suivante dans google news .

    http://tinyurl.com/o4dkohm

    depuis 24 h (06 03 17h) seul Le Figaro et liberation ont utilisé le mot snipers dans leur actus
    jugez par vous mème ( je parle des blockbusters mainstream)

    on ne saisit pas encore a quel point cette desinformation atteint des sommets

    ca vaudrait le coup d’analyser de facon plus sytematique cette desinformation

    http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_un_coup_de_fil_sans_cons_quence_06_03_2014.html


  7. M.S. Le 06 mars 2014 à 18h32
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    12 décembre 2013: la sous-secrétaire d’Etat Victoria “f**k the EU” Nuland remercie les généreux donateurs (5 milliards) de la US-Ukraine Foundation, entre un panneau Exxon Mobil et un panneau Chevron

    http://www.youtube.com/watch?v=2y0y-JUsPTU

    EDIT: Je n’arrive pas à intégrer le lien mais le nom de la vidéo youtube est “Victoria Nuland: Ukrainians Deserve For Respect From Their Government”


  8. Theoltd Le 06 mars 2014 à 18h38
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    Je suis très triste de cette injustice totale, ce cynisme absolu, ce diabolisme sans borne qui atteint les dirigeant occidentaux. je trouve difficile, ayant compris leur comportement, de vivre dans ce pays qu’est la France. Je trouve scandaleux que l’UE approuve les décisions prises par un gouvernement né dans un putsch, sans attendre des élections légales. Je ne veux pas être complice de cette mascarade, planifiée de longue date, qui va nous pousser a nous dresser face a la Russie, dont je suis proche, comme je suis proche de l’Ukraine. Et qui va pousser des millions de gens dans la misère, et qui a deja fait des centaines de victimes. Tout ça me fait mal. J’ai l’impression d être dans le mauvais camp, jour apres jour, media apres media, je sens, je sais que nous sommes toujours maintenant, dans le camp des méchants. Pardon.


  9. fabien775 Le 06 mars 2014 à 18h56
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    Je crois de plus en plus fermement que nous allons au devant d’un conflit majeur. Trop de signes montrent que l’on jette allègrement de l’huile sur le feu et avec un ancien du KGB comme Poutine, on peut craindre le pire. La folie des hommes ne s’est jamais arrêtée.


    • millesime Le 07 mars 2014 à 15h22
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      je ne sais pas si c’est de ce côté qu’est la folie, je n’en ai pas l’impression en ce qui me concerne.
      Il me semble que Poutine est parfaitement conscient des enjeux .
      Nous avons affaire ici à une lutte acharnée entre grandes nations autour de sujets stratégiques comme
      – la domination mondiale (unipolaire voulu par les US, bilderberg et autres CFR, par opposition à un monde “multipolaire” souhaité par les BRICS et autres pays émergents)
      – l’ordre économique
      – la lutte pour l’accès aux matières premières et en particulier énergétiques
      Si la Russie se laisse faire, cela reviendrait à abdiquer toute idée de puissance nationale et d’indépendance de la Russie face à l’ Empire américain. Nous sommes dans des enjeux quasi-vitaux pour l’existence de la Russie.
      Obama le sait fort bien de même que les dirigeants européens.


      • serbedukosovo Le 07 mars 2014 à 16h23
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        Vous dites très juste concernant Poutine mais concernant Obama (et les autres “leaders” occidentaux) je ne suis pas de tout d’accord. Ils n’ont pas la moindre idée des enjeux et ils s’en fichent. Leur seul souci ce sont leurs cotes de popularité. Pour schématiser on peut dire que Poutine fait de la propagande (et encore) mais que c’est la propagande elle même qui fait les Obama et consœurs.


  10. Vicxx90 Le 06 mars 2014 à 19h33
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    Ukraine, a new and important space on the Eurasian chessboard, is a geopolitical pivot because its very existence as an independent country helps to transform Russia. Without Ukraine,Russia ceases to be a Eurasian empire. […] However, if Moscow regains control over
    Ukraine, with its 52 million people and major resources as well as its access to the Black Sea, Russia automatically again regains the wherewithal to become a powerful imperial state, spanning Europe and Asia. Extrait de The Grand Chessboard de S. Brzezinski

    … Bref, l’Ukraine est un objectif MAJEUR pour la politique américaine, qui vise, toujour selon Brzezinski, à devenir la première et dernière véritable superpuissance globale.

    De là à imaginer que les USA ont piloté la révolution à distance…. Bref, nous ne serions, une fois de plus, que leur marionnette !


  11. yt75 Le 06 mars 2014 à 19h38
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    Merci pour la synthèse ! (et avec la revolution “orange” en histoire ou essai préliminaire)

    Une image résumant assez bien la géopolitique mondiale actuelle, l’emblème du CENTCOM (United states Central command, initié par Carter avec la doctrine du même nom, offcialisé par Reagan) :

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/35/Seal_of_United_States_Central_Command.png/768px-Seal_of_United_States_Central_Command.png

    Surtout en se rappelant que la situation pour le pétrole est la suivante :
    http://iiscn.files.wordpress.com/2013/05/jlliquidsworld.jpg

    Et en se rappelant aussi ou en sachant que le premier choc pétrolier, beaucoup plus que l'”embargo Arabe” était surtout la conséquence du pic de production des US ayant eu lieu en 1970, résumé en fin de post :
    http://iiscn.wordpress.com/2011/05/06/bataille-et-lenergie/


  12. titus Garfield Le 06 mars 2014 à 19h43
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    c’est marrant ,j’ai cru lire un article de la Pravda……bien sur que l’UE n’est pas désinteressée économiquement et stratégiquement,mais de là à absoudre Moscou ,il y a du chemin! et puis demandez aux ukrainiens de vous raconter la belle histoire de leur pays dans les années 30 et vous aurez compris leur méfiance vis à vis de l’ours russe….mais maintenant si le parlement provincial autoproclamé ,sous occupation militaire indeterminée(bon enfin russe ,il n’y a que Poutine qui ne le sait pas! ) peut decider d’un referendum acceleré avec questions biaisées(“pensez-vous que…etc….),alors,cher ami,bienvenue dans un monde nouveau ou les lois internationales et les constitutions nationales ne seront que des chiffons à bruler…..bref un monde en guerre,et elle va arriver tres vite malheureusement…..”oculos habent sed non vident…”


    • Le Kaiser Le 06 mars 2014 à 20h08
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      C’est marrant, tu causes, mais tu ne sais pas de quoi, c’est bête hein ?
      La Crimée est une république autonome rattachée à l’Ukraine.
      À méditer pour avoir l’air moins sot dans les conversations de comptoir.


      • titus Garfield Le 06 mars 2014 à 23h48
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        la Crimée n’est pas un etat de droit et independant c’est une region autonome,et seul Sébastopol relève d’un regime special


        • step Le 07 mars 2014 à 10h10
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          cela dépend de modifications constitutionnelles effectuées pendant les périodes des révolutions “orange” en ukraine.

          C’est donc récent, sujet à caution quand à la légalité des gouvernements ayant fait ces modifications (il faut voir que il y a pas si longtemps, résidait à la prison centrale…) et de là à dire que c’était une technique afin de forcer la main au minorité russes d’ukraine en leur barrant le chemin à un autodétermination problématique pour les ukrainiens de l’ouest… il n’y a qu’un pas.

          Enfin concernant la crimée, c’est une république à statut spécial au niveau de l’ukraine, on est donc dans l’interprétation de la notion de “territoire national” et “de république indépendante”, bref des marécages juridiques, qui de toute façon s’effacent devant les situations de fait. Alors honnetement entre questions orientées et manoeuvres constitutionnelles dilatoires, pas sûr que les plus “cleans” soient ceux auquel on pense…

          A titre personnel, et peut être à celui de ceux qui se préoccupent de l’avis des populations, reconnaitre le référendum contre le changement de la question (-> ukraine ou -> russie choisissez), et y envoyer des observateurs, me parait plus constructif que de faire les fiers à bras. Peut être que la réponse anticipable, n’est pas du gout des européens, vu le tapis rouge à l’armée russe fait par la population. Mais c’est vrai que l’avis des populations… devant les perspectives de main d’oeuvre pas cher et de siphonage économique cher à l’europe, on s’en tamponne visiblement.


    • Crapaud Rouge Le 06 mars 2014 à 21h00
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      mais de là à absoudre Moscou ,il y a du chemin!” : on vous sent assez prêt d’absoudre les Américains, (et les Occidentaux en général), victime que vous êtes de la grande illusion selon laquelle ils seraient plus “gentils” que les Russes. Mais nous ne sommes plus à l’époque de la Guerre Froide ! La Russie s’est occidentalisée, elle est riche de pétrole et de gaz, sa puissance est devant elle alors que celle des Américains est déclinante : nous avons tout intérêt à nous rapprocher d’elle et à nous éloigner des Américains. Oublier Lafayette et se souvenir que l’on parlait français à la cour du Tsar…


      • titus Garfield Le 06 mars 2014 à 23h53
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        si les Tsars et leur système feodal,c’est votre modèle ,libre à vous……quant au petrole russe ,les vieux champs sibériens ont atteint leur pic et les gisements offshores ont besoin de la technologie occidentale,ne revez pas ,la Grande Russie n’est riche que de ses ICBM,pour notre malheur….


        • step Le 07 mars 2014 à 12h50
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          rien à voir avec la notion de “modèle” mais une question de stratégie.


      • step Le 07 mars 2014 à 10h13
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        tout à fait d’accord ,les marges de manoeuvre géopolitiques maximales obtenues par la France ont toujours été quand elle pouvait jouer sur le tableau américain ET russe. Mais l’intérêt patriotique, voir national, c’est des gros mots.


    • Kiergaard Le 07 mars 2014 à 00h46
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      En fait, aux dernières nouvelles on ne sait même pas s’il est toujours vivant. Plus pertinent de se demander si c’était justifié de révoquer des centaines de fonctionnaires, gouverneurs, chefs de police, chefs d’administration révoqués, juges (y compris de la Cour Constitutionnelle) dans toute l’Ukraine.


      • step Le 07 mars 2014 à 10h17
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        d’après poutine, il serait dans un hotel au sud est de la russie, en “résidence surveillée soft”. Ce dernier a clairement fait comprendre que c’était plus par “pitié” que par volonté de le remettre aux commandes de l’ukraine qu’il était sur le territoire russe.

        A titre personnel, je pense qu’un président légitime et hors d’atteinte de maidan est l’intérêt russe bien compris. Ainsi pas de risque de vacance de pouvoir “légal” tant qu’il est en vie, et pas de risque que les révolutionnaires orange lui fasse signer quoique ce soit là ou il est.


    • Steve.C Le 07 mars 2014 à 16h19
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      Contrairement à vous Titus, je trouve que c’est un très bon article.
      Je rajouterai que nous vivons en ce moment une crise des missiles de Cuba inversée.
      Quand les Russes ont installé des missile sur Cuba, la position de la France (de Gaulle) à été de condamner la Russie qui adoptait une position agressive et qui menaçait les interets vitaux des USA.
      Aujourd’hui la France serait à l’honneur de dénoncer l’ingérence Américaine qui essaie d’installer son “bouclier antimissile” aux portes de la Russie (vous notez le glissement sémantique, anti missile ce ne peut etre que pour le bien…). Ce sont les USA qui sont dans une position d’agression aujourd’hui.
      Quand Obama déclare qu’un référendum (pour la Crimée) serait contraire au droit international, il est bon de rappeler que l’ingérence de toute nature est aussi interdite. En plus pour ce que les gouvernants occidentaux en ont a faire des référendum…


    • ISTINA Le 25 août 2014 à 10h07
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      ce Président élu grâce à son fric ! Ah ces Oligarques , ils sont pléthores
      en Ukraine de KIEV !!!


  13. Olivier M Le 06 mars 2014 à 20h03
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    Cette analyse me semble bien trop complaisante envers l’UE. Troll????

    Lothar de Maiziere:
    “Rompre tous les contacts avec la Russie une fois adopté un accord d’association, comme l’exige essentiellement l’UE, pèserait tant sur l’Ukraine que la Russie.”

    L’UE ne voit pas de mal à faire du commerce avec la Chine, une pure dictature, mais ne veut pas qu’un futur partenaire continue à commercer avec la Russie, pays qui élit ses dirigeants de façon démocratique.

    L’UE est définitivement POURRIE!
    Ceux qui prétendent le contraire sont soit très mal informés, soit des trolls!


    • ISTINA Le 25 août 2014 à 10h23
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      mais ne veut pas qu’un futur partenaire continue à commercer avec la Russie, pays qui élit ses dirigeants de façon démocratique.
      ******************************************************************************************************************
      qui plus est, élections Démocratiques car la Russie prétendument accusée de Dictature,
      de Mafiosité, pratique sans la moindre vergogne, les Scrutins à la Proportionnelle réputés Antidémocratiques en France ainsi que les Référendums !
      Sont-ce là; les fameuses valeurs de la République que les tenants alternatifs des Pouvoirs; dont les U.M.P+ P.S.+ Alliés ne cessent de nous tympaniser ??????


  14. Clémentine Le 06 mars 2014 à 20h29
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    A cette analyse qui n’est pas terminée (j’ai bien lu à suivre en bas du texte), j’ajouterai que je me demande de quel droit M. Barroso, non élu, et dont le comportement avec l’Ukraine avant les événements d’aujourd’hui a été d’une extraordinaire inconséquence, vient de jeter 11 milliards d’euros dont mes impôts font partie, dans le gouffre ukrainien.
    Je suis profondément choquée.
    Le consentement à l’impôt est l’un des fondements de la démocratie.
    Or les citoyens français ont voté NON en 2005.
    Je lirai volontiers la suite de l’analyse. Elle permet de réfléchir.


    • fper Le 06 mars 2014 à 22h58
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      Clémentine,

      Je partage votre sentiment et suis particulièrement surprise qu’au de là de l’intoxication dont nous faisons l’objet quand à désigner les bon et les méchants, aucune voie journalistique ni politique ne soit posée sur la question de ce prêt accordé à on ne sait pas vraiment qui et dans quelles conditions…
      Quand à qui va payer, ça, on sait déjà…


    • Macarel Le 06 mars 2014 à 23h16
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      Eh oui, c’est une version actualisée des fameux “emprunts russes” émis dans le temps par la Russie tsariste !
      Des gens avaient à l’époque changé leur or, contre ce papier. Après la révolution d’Octobre 1917, ils se sont retrouvé avec du papier qui ne valait plus un kopeck !


  15. Barbe Julien Le 06 mars 2014 à 21h09
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    Je n’est rien à dire de particulièrement long ou d’intelligent à l’instant, pour un premier commentaire sur ton bloc je voulais juste te dire un grand merci Olivier, on vit des temps bien sombres, les gens qui donnent accès ou synthétisent ce genre d’informations sont rares, et c’est sans doute un doux euphémisme, alors continue, et j’aimerais t’aider dans la mesure de mes compétences.

    Merci Olivier.


  16. Macarel Le 06 mars 2014 à 21h57
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    L’Ukraine et la Crimée sont pour les Russes, l’équivalent de l’Amérique Centrale pour les USA.

    Donc, c’est faire preuve d’une grande hypocrisie que de s’étonner de la réaction des russes.

    Quant à Poutine, l’on oublie trop vite, l’enchaînement d’événements qui depuis la fin de l’URSS l’ont amené à la tête de la Russie.

    L’occident “vainqueur” de la guerre froide, s’est cru tout permis après la chute du mur de Berlin. Gorbatchev, à qui l’on doit être reconnaissant d’avoir évité au monde une catastrophe à cette époque, n’a pas été vraiment soutenu par les capitalistes de l’ouest. Au contraire même, ils ont préféré son remplacement par Boris Eltsine. L’époque Eltsine, a été une époque très dure pour les populations de l’ancienne URSS, les mafias affairistes régnaient en maître, et les petites gens voyaient leurs conditions de vie devenir pire que du temps soviétique.
    A la fin des années 90, la Russie a même fait banqueroute. Et c’est ainsi que Vladimir Poutine a pris en main le destin du pays. Une majorité de russes ont vu en lui, l’homme qui allait remettre de l’ordre, et redresser la situation économique. Mais aussi, redonner à la Russie une place dans les affaires du monde, qu’elle avait perdu à la fin de l’URSS.
    Alors, c’est maintenant facile de crier au scandale, lorsque ce même Poutine montre les dents, lorsque le monde capitaliste occidental, essaye de pousser ses pions jusqu’au coeur du “monde russe”.
    On ne récolte que ce que l’on a semé, point ! Et il faudrait que nos donneurs de leçons, à l’ouest, cessent d’être arrogant. Si encore ils faisaient le bonheur de leurs peuples !
    Mais depuis plus de trente ans de crise économique, et d’explosion des inégalités, ils font plutôt le malheur de leurs peuples, le peuple grec en sait quelque chose.
    L’UE est tout, sauf démocratique. Les USA violent le droit international chaque fois que ça les arrangent, les exemples sont légion. Un des derniers exemples en date, est l’interdiction de survol de notre espace aérien par l’avion de Evo Morales. Sans parler de la seconde guerre d’Irak menée en toute illégalité, l’espionnage généralisé de la NSA, etc.
    Quand on prétend donner des leçons à tout le monde, il faut soi-même être irréprochable : c’est loin d’être le cas, très loin.
    Alors messieurs les portes paroles de la “communauté internationale”, à votre place, je ferais profil bas, et surtout j’arrêterais de jouer avec le feu. Car vous avez fait assez de mal à vos peuples avec vos politiques économiques désastreuses. Risquer, par dessus le marché, de mettre en danger la paix en Europe, serait impardonnable et tragique.


  17. cording Le 06 mars 2014 à 22h53
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    Merci Olivier pour ton article !


  18. Macarel Le 06 mars 2014 à 23h38
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    De mieux, en mieux ! Obama donne des leçons de droit international au parlement de la région autonome de Crimée.
    http://www.liberation.fr/monde/2014/03/06/en-direct-la-crimee-envisage-un-rattachement-a-la-russie_984925
    Il s’y connaissent, il est vrai, “nos amis américains”, en violation du droit international !

    C’est curieux, il ne dit rien sur le pouvoir à Kiev, qui n’est pas vraiment légal, me semble-t-il ?

    Quant à l’UE, elle a décrété des sanctions “terribles” à l’égard de la Russie, sûr que le nouveau “Tsar” de toutes les Russie va trembler. Mais il est vrai qu’il a la main sur les robinets du gaz et du pétrole, ça fait réfléchir. Surtout, que certains, comme Schröder – inspirateur de la politique de compétitivité Hollandienne-, travaillent pour Gazprom. Enfin, aux dernières nouvelles, il travaillerait pour le groupe pétrolier russo-britannique TNK-BP.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gerhard_Schr%C3%B6der
    Et c’est très bien rémunéré, ce n’est pas un job à 1€ !


    • Un naïf Le 07 mars 2014 à 07h42
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      “C’est curieux, il ne dit rien sur le pouvoir à Kiev, qui n’est pas vraiment légal, me semble-t-il ? ”

      Le millionaire Arseni Iatseniouk (Arseniy Yatsenyuk) a été désigné mercredi soir à la tête du gouvernement ukrainien d’union nationale jusqu’aux élections présidentielles anticipées prévue le 25 mai. Quelques semaines avant ces événements, il participait à une réunion de la Commission Trilatérale au sujet de l’Ukraine.

      Arseni Iatseniouk débute sa carrière politique en 2001, comme ministre de l’Economie de Crimée, république autonome russophone au bord de la mer Noire qui clame aujourd’hui son opposition au renversement du régime Ianoukovitch.

      Après un passage par la Banque centrale, il est ensuite nommé ministre de l’Economie (2005-2006) puis des Affaires étrangères (2007).

      Elu ensuite à la tête du Parlement, il devient le deuxième personnage de l’Etat. Candidat à la présidence, il obtient 7% des voix en 2010, et décline la proposition du vainqueur Viktor Ianoukovitch de rejoindre le gouvernement. Deux ans après, son parti, le Front pour le changement, décide de se dissoudre pour rejoindre Batkivchtchina (Patrie), le parti de Ioulia Timochenko, dont il prend les rênes à partir de 2011, quand l’ex-Première ministre est incarcérée.

      Désigné chef de file de l’opposition parlementaire au président Viktor Ianoukovytch, Arseni Iatseniouk conduisit son parti aux élections législatives d’octobre 2012.

      Quelques semaines avant les premiers rassemblements sur la place de l’Indépendance de Kiev, Arseni Iatseniouk participa le 27 Octobre 2013 à Cracovie (Pologne) à une réunion de la Commission Trilatérale présidée par Jean-Claude Trichet (ancien président de la BCE, membre du Groupe Bilderberg) dont le sujet portait sur “l’Ukraine et l’Union Européenne”.

      http://lejournaldusiecle.com/2014/02/27/ukraine-arseni-iatseniouk-membre-de-la-commission-trilaterale-est-nomme-premier-ministre/


  19. Manaflar Le 07 mars 2014 à 00h11
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    Sondage qui date de quelques mois à peine :
    http://www.courrierinternational.com/article/2014/01/13/les-fauteurs-de-troubles-de-la-planete

    Les USA loin devant en ce qui concerne la perception des états menaçant le plus la paix dans le monde.

    Je ne me suis pas penché précisément sur la méthodologie et je me doute bien que bien des avis s’appuient sur des médias assez versés dans la propagande (comme chez nous évidemment, mais au moins on arrive à trouver d’autres sources un peu plus fiables… ;)), donc les résultats sont forcément quelque peu biaisés.

    Mais même là on voit clairement que la politique étrangère des Etats-Unis est à revoir complétement.


  20. Kiergaard Le 07 mars 2014 à 01h01
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    C’est bien d’avoir fait un papier synthétique centré sur l’accord d’asso à la base de la crise.
    Je voudrais rajouter quelques éléments :
    – Durant les quelques mois avant l’accord d’association, les médias et les responsables européens brossaient le gouvernement Ianoukovitch dans le sens du poil et Ianoukovitch a été très ferme dans son “engagement européen” et même loué pour ses signes de bonne volonté et ses “réforme” qui allaient dans le bon sens (sans blague hein : http://www.courrierinternational.com/chronique/2013/10/07/pourquoi-kiev-a-fait-le-choix-de-l-europe )

    – Ce sont les responsables européens qui auraient du refuser de signer, ils se sont assis sur l’une des exigences qu’ils avaient eux même fixés (Discours de Barroso 25 octobre 2013 : “We met him (Ianoukovitch) several times and we made this message clear: we will stick to our commitments if Ukraine also sticks to what it has committed to do. Important progress was achieved in a number of areas so far, including sensitive areas of rule of law. But on the important issue of selective justice Ukraine still needs to find a suitable solution for the Tymoshenko case.” // D’autres responsables européens ont tenu des propos similaires). C’est dans la dernière semaine (après le refus de Ianoukovitch et avant le sommet qu’ils sont revenus sur cela (à la demande de Timochenko elle-même qui a envoyé une lettre ouverte disant que son sort ne devait pas conditionner l’accord d’association).

    – Concernant le FMI : (L’Ukraine sort de 2 plans du FMI, un ou Timochenko et Iouchtchenko ont réalisé moins de 25% de ce que le FMI demandait (en touchant 60% de la somme promise) et l’un ou Ianoukovitch, en effectuant à peine moins, n’en a touché que 20%. Toute l’année 2013 a été consacrée à essayer de relancer un programme avec le FMI en vain (Ianoukovitch ne voulait pas augmenter le prix du gaz). En désespoir de cause, les responsables européens ont même dit à Ianoukovitch qu’une signature de l’accord d’asso avec l’UE permettrait de débloquer les choses avec le FMI (a contrario on peut interpréter cela comme l’on veut … (Füle : 28 novembre : I regret this decision. It was a unique opportunity to reverse the discouraging trend of decreasing foreign direct investment in Ukraine and to give momentum to negotiations with the IMF on a new Stand-By arrangement. Many of the new opportunities for modernisation and investment that the AA/ DCFTA would have brought for Ukraine and its citizens will now be delayed.

    Bon j’arrête la ou je serais trop long.


  21. tchoo Le 07 mars 2014 à 08h06
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    Merci Olivier d’avoir mis à disposition de tous ces lignes, bien loin de l’enfumage généralisé de nos médias.
    Mais tous ceci est en train de changer, avec la multiplication d’informations sur le net (on peut lire d’autres analyses sur ces faits tout aussi pertinentes ailleurs, la propagande est en train de faire pshitt avec cette Europe supplétif des étatsunien, l’Europe qui amène soi-disant la paix, et là qui nous prépare une guerre si nous n’y prenons pas garde.
    une précision: il semblerait que le cout horaire ukrainien soit, à l’heure actuelle, plus bas que celui des Chinois, et l’Allemagne serait fort intéressée à faire de l’Ukraine sa manufacture privilégié, bien loin des considérations de démocratie ou autre balivernes invoquées pour donner le change aux peuples européens sur la légitimité des interventions.
    Raison de plus pour ne pas vouloir de cette europe qui finit que par apporter malheur et chaos


  22. Armand Le 07 mars 2014 à 08h30
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    Je n’ai rien lu dans cet article, mais j’ai peut-être lu trop vite, qui concerne ni la corruption, ni l’autocratie, ni la vassalité au grand voisin russe, du précédent régime ukrainien. Je n’ai rien lu non plus sur l’importance politique et numérique du véritable mouvement de masse qui a permis la chute de ce régime honni par une grande partie de la population. Mais je lis beaucoup de choses sur les manœuvres (scandaleuses) de l’UE, les louvoiements (indécents) des USA et la présence (indéniable) de fachos à Maidan, comme si une révolution pouvait se limiter à quelques complots.

    Le problème, Olivier, c’est qu’à tout voir en noir et blanc, à évacuer la complexité, à diviser le monde en gentils et méchants, vous en perdez le sens et la mesure des choses – et que ça vous amène, en effet, à répéter la vulgate du discours poutinien. Vous aviez fait pareil pour la Syrie et pour l’Iran : c’est à pleurer !

    Dernière chose, concernant la légitimité et la légalité de l’ancien pouvoir : oui, Yanoukovitch a été légalement élu, mais c’est le propre des révolutions de renverser des gens qui étaient légalement au pouvoir. Louis XVI, Pétain, Ben Ali (vous soutenez Ben Ali, Olivier ?) et tant d’autres…


    • raloul Le 07 mars 2014 à 09h45
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      Bonjour!

      Vous avez raison à mon humble avis de souligner que l’on ne peut avoir une lecture binaire de ces conflits. Mais j’ai quand même quelques questions ou remarques:

      – tout d’abord, il faut voir le travail de propagande proprement hallucinant, énorme, qui est fait dans nos pays pour faire passer la vision euro-atlantiste comme une vision normale, raisonnable, etc… Si vous pouvez critiquer la lecture manichéenne (selon votre jugement) d’Olivier, que dites-vous de la lecture servie par nos médias “mainstream”?
      – effectivement il y a eu des manifestations populaires importantes en Ukraine avant le coup d’état. Mais vous ne pouvez nier raisonnablement non plus que les partis d’extrême droite et les ultras nationalistes ont joué un rôle déterminant dans la prise du pouvoir, dans les combats de rue, etc… dans le côté “opérationnel” de cette révolution. Contrairement à ce que vous affirmez, ce n’est pas une “présence de fachos”, c’est bien là le coeur des forces paramilitaires qui s’est emparé du pouvoir en Ukraine. Apportez-vous vraiment votre soutien à des ultranationalistes dont certaines ont une composante néonazie? Si vous êtes partisan d’une lecture non-binaire de la situation, je pense que vous conviendrez qu’il serait préférable de ne pas soutenir ce genre d’extrémistes, même si vous pouvez saluer le départ de Ianoukovitch… ne pas être binaire, justement…
      – Pensez-vous vraiment que la corruption ne soit pas un fléau qui va bien au-delà des différents courants qui ont pu accéder au pouvoir dans l’histoire récente de l’Ukraine? Sérieusement? Ianoukovitch a été élu, notamment en raison de la corruption du gouvernement précédent. A nouveau, si vous refusez de donner une lecture binaire, vous serez forcé d’admettre que lorsqu’un gouvernement sera mis en place en Ukraine, rien ne garantira qu’il sera purgé de la corruption, simplement parce que selon vous une révolution digne de la révolution de jasmin ou même de la révolution française – excusez du peu! – a eu lieu.
      Pour être un peu cynique, je dirais même que c’est la corruption assurée; d’ailleurs à titre personnel je vois les belles promesses de prêts de l’UE, du FMI, etc… comme des formes de corruption institutionelle…

      Pour l’Iran et la Syrie, ce sont de vastes sujets qui mériteraient des pages entières… Je n’ai toutefois pas vu Olivier dire une seule fois “Assad est le gentil, les américains sont les méchants”, etc… C’est vous qui êtes réducteur par-rapport aux articles d’Olivier, pour pouvoir ensuite mieux les critiquer.


    • samuel Le 07 mars 2014 à 10h00
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      A qui le dites vous, car à vouloir trop rechercher la complexité Européenne surtout dans ses aspects les plus sordides, comme à travers ses nombreuses normes impensables envers les peuples en voyez-vous vraiment bien ou cela nous mène ? Finalement tout ce que je viens d’apprendre ne me surprend aucunement, comme votre propos n’est guère moins mesuré que la plupart des médias officiels, et qui vous reconnaîtrez sont souvent bien plus dans le noir et blanc. Comme vous, en allant même jusqu’à dire qu’Olivier en aurait perdu le sens de la mesure et des choses sur cette affaire – Le problème voyez-vous, c’est qu’il n’est plus le seul à vouloir essayer de comprendre les racines de la crise, comme dans les diverses ramifications de lobbies et cela aussi dérangeantes et inconfortables soient-elles pour plusieurs, en faites-vous parti dans leur déni le plus total ? Pourtant bon nombre se retrouvent sur la corde raide, serait-ce aussi un propos trop peu vérifiable et complexe pour le simple citoyen lambda, Merci plutôt à toi 0livier.


    • dfgvr Le 07 mars 2014 à 12h53
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      @ Armand et @titus Garfield

      http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140221trib000816529/une-patrouille-de-trolls-sur-les-reseaux-sociaux-pour-lutter-contre-l-euroscepticisme.html

      Un petit galop d’essais ?
      Faudrait y aller un poil plus léger, question de dosage.


      • Armand Le 07 mars 2014 à 18h59
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        @dfgvr. Vous n’avez que des insultes comme mode de réponse ? Et seule la pensée du complot oriente vos lectures ? Par ailleurs, je n’ai pas vu non plus que titus Garfield soit particulièrement europtimiste, ni qu’il soit payé par qui que ce soit.

        En revanche, estimer comme vous le faites que tout contradicteur est forcément un agent stipendié, c’est tout de même très significatif…


    • Armand Le 07 mars 2014 à 18h55
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      Je crois bien que votre réponse est une cruelle illustration (hélas !) de votre refus de penser la complexité.

      Le débat s’arrête là, je pense…Tant pis.

      PS. Ou même de penser la simple évidence ! Parce que, et simplement à titre d’exemple, que les nouveaux dirigeants soient si manifestement corrompus, est-ce que ça empêche que les anciens l’aient été aussi, et que ce soit contre la corruption que cette révolution a (entre autres) eu lieu ?


  23. Un naïf Le 07 mars 2014 à 09h16
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    Trouver ici un éclairage différent, que les médias de masses ne diffusent pas (tiens, pourquoi ?), permettant d’approfondir la connaissance du sujet, et ainsi se forger une opinion, c’est donc cela être manichéen selon vous ? Peut-être qu’effectivement vous lisez trop vite !!


  24. Jourdon Le 07 mars 2014 à 15h00
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    Bonjour,

    Ayant lu les articles excellents mis en ligne par Olivier sur cette page de son blog – ainsi que les commentaires – bien qu’ayant un devoir de réserve car j’ai d’excellents collègues scientifiques particulièrement en Ukraine:
    je dois dire:
    tout ce que je lis ne m’étonne pas
    voilà une situation qui va évoluer
    le seul point qui vraiment m’inquiète beaucoup est que l’Ouest du pays l’Ukraine paraît relativement “moins riche” que la moitié Est, voisine de la Russie (car poumon industriel traditionnel…]; sur cela les opportunistes de tout poil – il y en a toujours eu dans chaque Révolution – peuvent jouer pour tenter de faire pourrir la situation; en tous les cas l’UE devrait y apporter la plus grande attention;
    étant un indéfectible optimiste, j’espère que les discussions entre Ukraine, Russie, UE… vont se poursuivre!
    à ce stade j’ai aussi mon repère personnel:
    depuis 1000 tous les 250 ans environ le foyer d’inspiration du pouvoir sur l’évolution historique varie en alternance: KIEV, MOSCOU, KIEV, MOSCOU…
    la dernière fois l’Ukraine et la Russie ont signé un accord AMITIE ETERNELLE
    donc moi je dis simplement que pour un processus qui peut être très long ((durer peut-être jusque 2050…]) je souhaite que l’Ukraine “dirige-les-opérations” de son propre destin…

    si on y arrive – et pourquoi n’y arriverait-t-on pas si l’Europe est au rendez-vous
    (cf. plans FMI UE non contredits par USA…])))))))…
    il sera temps d’aborder la “théorie du genre élargie”:
    en plus de chaque culture mœurs questions-sociétales-régionales
    apporter l’approche-mondiale-californienne (je répète droit culture mœurs…
    mais y ajouter l’apport de la Russie et de l’Ukraine mais surtout de l’Ukraine:
    au Néolithique
    c’est vers la mer noire que des familles qui vivaient de la pêche sont devenues “matrilinéaires” en Eurasie (la mère tenait les fils du patrimoine))]
    et les familles qui vivaient surtout de la chasse ont adopté plutôt une organisation “patrilinéaire” (le père guidant la bonne gestion patrimoniale…
    Voilà…


  25. m0m0 Le 07 mars 2014 à 17h10
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    Salut à tous,

    Je suis peut etre parano mais je pense qu’il faudrait se preparer à la survie urbaine en cas decrash financier global.

    En effet le Chaos voulu par le NWO (Nouvel ordre mondial) est tres mais alors tres proche.

    Si demain les DAB et le Swifts s’arretaient ? Edf ne donne plus de jus ? Internet donc ko ?

    Que faire ?

    Plutot que de jouer sur les peurs je pense qu’il faudrait se preparer.

    1 = 0 et 2 = 1 Un homme ou une femme avertis en valent 2

    Quelques regles de base :

    Avoir un refuge en province le plus loin possibles des grands axes et des grandes villes avec eau potable et terres cultivales.

    Avoir des provisions a longue conservation : eau, legumes, vitamines, antibiotiques, alcool…

    Avoir des petits objets en grandes quantites pour le troc : bougies, briquets, boites d allumettes, pierres a feu, whisky, bierres…

    Ne pas s afficher comme un riche possédant : etre le plus neutre possible.

    NE jamais troquer chez soi

    Troquer tjrs des petites quantités

    Toujours se faire passer par un mec qui connait un mec qui peut avoir des tas de trucs.

    NE pas faire de chariter : en temps de rareté les gens vous pilleront si vous donner gratuitement; ils penseront que vous avez “trop” de biens si vous les donnez

    Mais le plus importants c est l hygiene et les medicaments surtout pour les enfants et les femmes.

    Je ne veux pas faire peur.

    JE veux juste rappeler que notre systeme d argent-dette est mort et que ce nest qu une questions de mois avant le chaos total.

    Pourquoi y a t il de plus en plus de films ou de series sur les zombies, vampires ou autres ???

    Les gens informés et préparés s en sortent toujours !

    LEs riches banquiers et autres usuriers sont déja prets avec leurs bunkers sur leurs iles paradisiaques.

    Posez-vous simplement la question : Comment vais-je faire le jour ou mon Lecler, Auchan, Carrefour, Intermarché, Grand-Frais, Cora (…) sera pillé ?

    Ce scénario catastrophe est arrivé dans beaucoup de pays recemment pas u moyen age !

    ceux qui oublient les leçons de l’histoire sont condamnées à les répéter !!!

    A bon entendeur…

    http://lesmoutonsenrages.fr/2014/03/04/et-si-cela-degenere-en-ukraine-que-faire/#more-59588


  26. CK Le 07 mars 2014 à 19h12
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    Pourtant, aucune des personnalités politiques n’a remis en cause l’investissement 5 milliards depuis 1991.

    Ingérence, intention cachée ? Je n’en ai pas l’impression.

    Quant aux manifestations et au changement de gouvernement, les avis restent partagés.


  27. Lilian Le 08 mars 2014 à 12h46
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    “.mais maintenant si le parlement provincial autoproclamé ,sous occupation militaire indeterminée(bon enfin russe ,il n’y a que Poutine qui ne le sait pas! ) peut decider d’un referendum acceleré avec questions biaisées(“pensez-vous que…etc….)”

    1/ La Crimée est une république autonome, c’était d’ailleurs la condition indispensable de son rattachement à l’Ukraine, dont elle ne fait partie que depuis 2 générations, soit une durée ridicule à l’échelle d’une nation. Les criméens votent pour, et se reconnaissent dans ce parlement.
    Si vous parliez de Sébastopol, sachez qu’elle bénéficie d’un statut particulier la rendant indépendante de ce même parlement.

    Bref, ce parlement est légitime au plus haut point, et même bien plus que le parlement européen qui compte des décisionnaires non élus.

    2/ Une question biaisée? Elle est simple cette question : Voulez vous vous rattacher à la Fédération de Russie, ou rester dans l’Ukraine?

    Que le référendum soit accéléré par contre, j’en conviens, c’est une évidence. Pas le temps de tenir de réels débats, de peser réellement le pour et le contre.

    Mais comprenez qu’un référendum fait ce que nos démocraties ne font plus. Il donne le pouvoir de décision au peuple.

    Et alors là c’est à mourir de rire ! Le canada dit qu’il ne reconnaîtra pas l’issue du référendum, Obama le déclare contraire au droit international (comme 1 intervention américaine sur 2 dans le monde depuis 20 ans…), Hollande le pense illégitime, et l’UE dit qu’il s’adresse ,à l’instar du référendum que l’on veut organiser sur la sortie de l’Union au R-U, à des gens qui n’ont pas la maîtrise nécessaire pour voter.

    Bref, qui est contre l’expression du peuple, aussi précipitée soit-elle? Les démocraties.
    C’est réellement à mourir de rire …


    • jmeransaigne Le 13 mars 2014 à 15h01
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      à Lillian
      Sauf qu’il n’y a pas de démocratie, il n’y a que des républiques, combien de fois dois-je l’écrire?Appellez vous démocratie un pays où en 50 ans il y a eu trois ou quatre référendums ert où en 2005, le référendum a été bafoué?
      Seule la Suisse joue le jeu des votations.


      • Lilian Le 14 mars 2014 à 13h49
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        Bien sûr. Sauf que nos pays se disent être des démocraties, et non de simples républiques.
        Mais après je suppose d’avance que nous sommes tous deux opposés aux démocraties parlementaires qui ne peuvent que résulter par la collusion des élites à un système ploutocratique.


  28. Framar Le 13 mars 2014 à 14h36
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    Quand je pense que c’est avec mon pognon qu’on paie des gens pour troller commer Armand!!


  29. wissenfichte Le 14 mars 2014 à 04h58
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    L’alignement du gouvernement Hollande/Fabius sur l’idéologie atlantiste est en effet une idiotie de taille.
    Cela augure très mal aussi de la possibilité de pouvoir enrayer par voix parlementaire le projet d’union euro-américaine en cours, dont l’étape d’union douanière est prévue par oukaze de la Commission Européenne dès l’an prochain.
    Ce qui devient urgent c’est les moyens de mobiliser et de s’opposer.
    Le peu d’actions concrètes dont le citoyen dispose, est d’écrire aux élus et au gouvernement. Or cela ne peut être pris en compte que si c’est fait en quantité.
    Et là est le problème: je ne sais pas trouver des lieux internets ou associations citoyennes pouvant avoir un niveau de visibilité suffisant.
    Au niveaux des urnes, le seul parti mettant en cause clairement l’Union Européenne et l ‘OTAN est le Front National en France. Or ce parti abrite une proportion de xénophobes et quelques réactionnaires. L’autre parti qui récuse l’oligarchisme hégémoniste et unipolaire atlantiste est le Front de Gauche. Mais il comporte les reliquats de l’ancien parti staliniste français, le PC. Le divorce ancien entre PC et vote populaire empêche le Front de Gauche de devancer le FN sur le plan électoral.
    Depuis les deux dernières présidentielles, c’est du reste la montée du FN qui cristalise les stratégies de la droite (RPR/UMP) et du PS. Lors de la campagne Sarkozy on a bien vu comment l’UMP avait opéré une “frontisation” de son discours pour détourner une fraction du vote FN.
    L’idée est, que tactiquement, pour perturber le cours atlantiste des deux partis français actuels (UMP, PS) il faut un vote contestataire, de type eurosceptique.
    Sur cette crise ukrainienne, certaines voix de l’UMP ont souligné l’absurdité du manichéisme anti-russe, alors que du côté du PS rien. Mélanchon au Front de Gauche a clairement résumé l’enjeu geostratégique vital pour la Russie de mettre un point d’arrêt à la menace atlantiste sur son flanc.

    Bref, en tant que citoyen, et dans le cadre de la configuration actuelle des partis en France, et sous un gouvernement altantiste, comment agir concrètement, pour signifier aux clans qui gouverne le pays, qu’ils doivent arrêter leurs conneries?


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