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17.juillet.201917.7.2019 // Les Crises

« Eurodépartement » : la Moselle à la pointe du délitement national ? Par Éric Juillot

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Communication, quand tu nous tiens

Le 9 mai dernier, à l’occasion de la fête de « l’Europe », les élus du Conseil départemental de Moselle ont adopté à l’unanimité une résolution visant, à terme, à faire de la Moselle un « Eurodépartement » (1).Cette annonce s’inscrit dans le contexte particulier du traité franco-allemand signé à Aix-la-Chapelle le 22 janvier 2019, et juste avant une révision constitutionnelle qui doit introduire dans la loi fondamentale française le principe du «droit à la différenciation » territoriale, conformément au souhait du président Macron.

Les élus mosellans ont donc saisi l’occasion qui se présentait pour manifester avec éclat leur adhésion au projet d’une coopération transfrontalière accrue entre la France et l’Allemagne, tel qu’il est exprimé par le traité d’Aix-la-Chapelle. Le chapitre 4 de ce traité est entièrement consacré à cette question, puisqu’il a pour titre : « Coopération régionale et transfrontalière ». Son article 13 appelle à la mise en œuvre de « projets transfrontaliers » et prévoit que les entités politico-administratives concernées pourront disposer de « compétences appropriées » — c’est-à-dire dérogatoires au droit commun — et même de « ressources dédiées » (2).

Avec sa résolution adoptée le 9 mai dernier, le Conseil départemental de Moselle a ainsi « officiellement demandé une extension de ses capacités d’intervention et [a] affirmé sa volonté d’être reconnu comme l’Eurodépartement français » (3). Le Conseil départemental de Moselle s’engouffre donc le premier dans la brèche nouvellement créée et manifeste sa créativité institutionnelle en déposant une marque territoriale inédite. Au-delà du coup de communication, il importe cependant de saisir pleinement la portée politique et historique de cet acte.

Libéralisme contemporain et héritage républicain : le choc des contraires

La résolution adoptée par les élus de Moselle est typique de ce que notre époque autorise – et même encourage. Ce qui aurait semblé incongru sinon choquant il y a une quarantaine d’années est aujourd’hui perçu sous un jour favorable. Il faut voir dans cette résolution une manifestation, parmi beaucoup d’autres, de l’hégémonie intellectuelle et morale du libéralisme contemporain.

Ce libéralisme, qui s’est installé progressivement dans les esprits à partir des années 1970, présente plusieurs caractéristiques fondamentales, parmi lesquelles l’antiétatisme figure en bonne place. Le rejet de l’État, dans sa puissance normative, dans sa capacité d’action politique autant qu’économique, constitue en effet une constante de cette idéologie. Dans son principe même, l’État est posé comme l’adversaire d’une « Liberté » aux contours flous, mais dont il faut à tout prix favoriser l’épanouissement.

Dans le cas de la Moselle, l’épanouissement de ce libéralisme inédit s’est traduit d’abord et avant tout par une catastrophe économique liée à la quasi-disparition, à partir des années 1970, des industries qui en avaient fait la prospérité. Jamais le département ne s’est remis de cette hémorragie d’emplois industriels, accentuée — sinon provoquée — par le renoncement de l’État à la plupart de ses prérogatives économiques dans le cadre d’une construction européenne intrinsèquement néolibérale.

Les cinq décennies écoulées s’apparentent pour les Mosellans à l’histoire d’un abandon, médiocrement compensé par le « traitement social du chômage » et par quelques fonds de reconversion à portée limitée. Le département a cru pouvoir trouver son salut dans l’ouverture qui lui était imposée, retournant une contrainte en opportunité. Le résultat en est accablant : 100000 Mosellans sont aujourd’hui des travailleurs frontaliers, obligés d’aller chercher à l’étranger des emplois qui n’existent plus chez eux (4).Ils représentent 10% de la population totale du département (mineurs et retraités inclus donc) et cette énorme proportion donne une idée du déclin de la base productive de cet espace.

Un partisan inconditionnel de la construction européenne y verra sans doute un gage de coopération et d’amitié entre les peuples. Un Français citoyen – au sens étymologique du terme – se désolera en revanche de ce que tout un département soit devenu un espace satellite du Luxembourg et des Länder allemands voisins (Sarre et Rhénanie-Palatinat). 100 000 Mosellans vont œuvrer chaque jour à la prospérité économique de pays étrangers plutôt qu’à celle de la France, parce que plusieurs décennies de construction européenne néolibérale ont dévitalisé économiquement leur département (5). 100 000 : c’est le nombre de travailleurs frontaliers que comptait la France dans son ensemble au début des années 1980 (6). Aujourd’hui, plus de 360 000 personnes résidant en France travaillent à l’étranger dans des territoires situés à moins de 25 kilomètres de la frontière. Les habitants des pays limitrophes sont bien moins nombreux à venir travailler en France (environ 10 000) (7).

Le conseil départemental de Moselle s’inscrit à l’égard de cette dynamique dans une logique de fuite en avant, comment si un apprentissage accru de l’allemand était pour les Mosellans le meilleur gage d’un avenir préservé. Dans ces conditions, le statut périphérique du département a toute chance de s’affirmer, faisant de la Moselle un territoire-dortoir, que les responsables politiques auront de plus en plus de mal à dissimuler derrière la façade irénique de la glorieuse construction européenne.

Mais il y a pire : « La Moselle et la Sarre ont choisi de créer une communauté de destin […] faisant, le plus possible, abstraction de la frontière » (8), comme si les élus d’un département disposaient de la légitimité nécessaire à la création d’une telle communauté. Les meilleures intentions du monde aboutissent ici à une remise en cause de notre culture républicaine. Les départements sont les enfants de la Révolution, issus de la vaste reconfiguration territoriale élaborée par l’Assemblée constituante entre la nuit du 4-août et le 26 février 1790 : sept mois de travail parlementaire, accompagnés de nombreux débats, qui ont fait basculer la géographie politique et administrative de la France dans la modernité. De nombreux objectifs ont présidé à cette entreprise révolutionnaire : l’ambition d’une organisation rationnelle du territoire (à rebours du fatras (9) hérité de l’Ancien Régime), l’espoir de venir à bout de l’esprit de province (10) mais également, et de façon plus décisive, la volonté d’inscrire territorialement les valeurs d’unité et d’égalité propres au nouvel ordre politique : la taille des département est partout la même (environ 6000 km2), indépendamment de leur géographie physique et du volume de leur population, comme si l’égalité du découpage visait à corriger les inégalités héritées.

Il en découle une uniformité spatiale, un pavage territorial régulier dont on pense qu’il constituera un puissant facteur d’unité – l’identité de taille favorisant l’identité comme sentiment d’appartenance à un ensemble supérieur, le territoire national – d’autant plus que ces circonscriptions nouvellement créées ex nihilo ne sont pas en mesure de susciter un attachement comparable à celui que détermine l’appartenance nationale consacrée par la Révolution. Par leur double dimension d’égalité et d’indistinction, les départements œuvrent donc à ancrer, dans les esprits comme dans le sol, l’égalité civique et l’unité nationale propres à la France révolutionnaire. La départementalisation du territoire, c’est l’inscription dans l’espace de cette France nouvelle, régénérée par 1789.

Or, c’est cette égalité tout autant que cette indistinction qui sont aujourd’hui remises en cause, dans leur principe même, par la résolution des élus mosellans. Ceux-ci souhaitent être les premiers à profiter du « droit à la différenciation » que la prochaine révision constitutionnelle doit consacrer. Ce droit constitue le terme ultime du processus de décentralisation engagé il y a près de quarante ans. Sous couvert de promotion des libertés locales et d’une démocratie dite de proximité, la décentralisation s’est installée, en posant cependant des problèmes de fond : d’abord, elle a fait perdre à l’Etat central, cœur de la démocratie française, une partie de ses moyens d’action, tout en se révélant incompatible avec le principe d’économie d’échelles pourtant indispensable à une saine gestion de l’argent public ; ensuite, et plus gravement encore, elle constitue la source d’une inégalité croissante entre les Français, qui s’affirme inexorablement.

Déjà, en effet, certains droits sociaux, tels que les tarifs des transports ou des cantines scolaires, diffèrent d’un département à l’autre. Avec le « droit à la différenciation », les départements pourront de surcroît être dotés de compétences spécifiques, propres à certains d’entre eux seulement. Ce qui point à l’horizon, ce n’est rien moins, donc, que la remise en cause de l’égalité devant la loi, puisque celle-ci pourrait être à terme de plus en plus distordue par le lieu de résidence. Ce « droit à la différenciation» est déjà une réalité, cependant, à l’échelle régionale, depuis plus de vingt ans, comme le montrent les statuts spécifiques octroyés à la Nouvelle-Calédonie, à la Polynésie française, à Wallis-et-Futuna et à la Corse (11). Avec le département, il attaque désormais le cœur de l’héritage géographique et politique de la France républicaine révolutionnaire. Il n’est pas certain qu’il faille y voir un progrès.

Quand la machine européiste tourne à vide

Il est cependant permis de douter fortement de la possibilité de voir s’intensifier la coopération et l’intégration transfrontalières dans les années qui viennent. Cette ambition politique étant déjà ancienne, chacun peut en effet en dresser le bilan, qui est sans appel : en une trentaine d’années, les nombreuses initiatives lancées par les collectivités territoriales frontalières ont abouti à un résultat tout à fait indigent, proche du néant.

Le géographe Raymond Woessner (12) en a dressé la carte il y a quelques années déjà : des Flandres aux Pyrénées en passant par la Lorraine, l’Alsace, le Jura et les Alpes, la dynamique transfrontalière n’a pas abouti à grand-chose d’autre qu’au développement d’un maquis institutionnel peu lisible, sans grande prise sur le réel, qui « a pour principale fonction de se rassurer » écrit Woessner (13). Ces réalisations concrètes sont très peu nombreuses : une métropole transfrontalière a été créée (Lille — Courtrai — Tournai) ainsi qu’un hôpital franco-espagnol à Puigcerda dans les Pyrénées ; on peut leur ajouter quelques projets locaux de développement de l’espace rural de montagne, et c’est tout. Jamais les financements importants alloués par l’UE au programme « Interreg » (7,7 milliards d’euros par exemple pour la période 2007-2013) n’ont été complètement dépensés. Et Woessner d’ajouter pour conclure : « Il est exclu de pouvoir mesurer l’apport de ces politiques à l’attractivité régionale ».

Le pouvoir actuel semble intimement convaincu que des statuts dérogatoires au droit commun permettront de surmonter les obstacles auxquels le volontarisme politique s’est heurté depuis des décennies. Cela ressemble fort à une ultime tentative d’accoucher au forceps une « Europe » rêvée face à une réalité qui demeure désespérément nationale. La coopération transfrontalière est certes limitée dans sa portée par des différences de type juridique. Mais elle l’est plus encore par les différences linguistiques et culturelles, dont la force est inversement proportionnelle à la sienne.

Le principal résultat de l’atténuation des frontières, c’est la forte augmentation des travailleurs frontaliers français, dans le cadre d’une intégration dissymétrique (14) qui n’a rien de réjouissant pour notre pays. Nier cet état de fait, refuser d’admettre la portée nécessairement limitée de ce processus dans les autres domaines revient à recouvrir la réalité d’un voile d’ignorance destinée à maintenir, quelques temps encore, l’illusion de l’Europe rédemptrice.

Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, le président Macron raisonne et agit comme si nous étions en 1992, lorsque l’UE est née du Traité de Maastricht. Cette incapacité très nette à être de son temps porte gravement préjudice à notre pays. La France est en effet le seul État aujourd’hui à plaider ardemment en faveur d’une intégration européenne accrue, quand ses partenaires, rendus par l’expérience plus réalistes et plus sages, ne veulent plus en entendre parler (15).

Peut-être, à l’inverse, est-il temps de relire Michelet, le grand historien de la Révolution française :

«Après les privilèges des classes vinrent ceux des provinces. Celles qu’on appelait Pays d’État, qui avaient des privilèges à elles, des avantages divers pour les libertés, pour l’impôt, rougirent de leur égoïsme, elles voulurent être France, quoi qu’il pût en coûter à leur intérêt personnel, à leurs vieux et chers souvenirs.

[…] La Lorraine, en termes touchants, dit qu’elle ne regretterait pas la domination de ses souverains adorés qui furent les pères du peuple, si elle avait le bonheur de se réunir à ses frères, d’entrer avec eux tous ensemble dans cette maison maternelle de la France, dans cette immense et glorieuse famille!

[…] La nuit était avancée, il était deux heures. Elle emportait, cette nuit, l’immense et pénible songe des mille du moyen âge.

[…] Depuis cette merveilleuse nuit, plus de classes, des Français; plus de provinces, une France!

Vive la France!» (16)

Deux cent trente ans après la Nuit du 4-août, comment accepter l’idée que l’adhésion conformiste au projet européiste puisse aboutir aujourd’hui au détricotage de ce qu’elle nous a apporté  ? La ferveur qui l’a accompagnée — magnifiée ici par le verbe de Michelet — ne balaye-t-elle pas spontanément, lorsqu’on la redécouvre, l’enthousiasme de commande et la laborieuse communication politique des thuriféraires de l’UE ? Force est de constater cependant que, du sommet de l’État au conseil départemental de Moselle, certains élus de la République une et indivisible n’y croient plus vraiment et sont prêts à la dénaturer dans l’espoir illusoire de donner corps et consistance à leur chimère supranationale.

Éric Juillot pour Les-Crises

Notes :

1 – https://www.lesechos.fr/pme-regions/grand-est/la-moselle-se-proclame-eurodepartement-1025917

2 – https://www.les-crises.fr/urgent-texte-integral-et-analyse-du-traite-franco-allemand-daix-la-chapelle-qui-sera-signe-le-22-janvier/

3 – https://www.moselle.fr/jcms/pl_15991/fr/moselle-l-eurodepartement

4 – Sur ces 100000 frontaliers, 60000 travaillent au Luxembourg et ne sont donc pas concernés par le nouveau traité franco-allemand.

5 -L’hémorragie d’emplois industriels n’est d’ailleurs pas terminée. Daimler a annoncé en mars 2019 l’arrêt de la production des voitures Smart sur le site de Hambach (800 emplois) en 2022 : https://www.ouest-france.fr/economie/automobile/daimler-annonce-l-arret-de-la-production-des-smart-en-france-mais-assure-qu-aucun-emploi-est-menace-6283837

6 – https://www.persee.fr/doc/estat_0336-1454_1984_num_170_1_4902

7 – E. Mironova et S. Villaume, « Forte croissance du nombre de travailleurs frontaliers vers la Suisse et le Luxembourg », INSEE, https://www.insee.fr/fr/statistiques/4164642

8 – https://www.moselle.fr/upload/docs/application/pdf/2019-05/resolution_saarmoselle_9mai2019.pdf

9 – Pays d’Etat, pays d’élections, généralités, baillages, prévôtés… Le maillage administratif de l’Ancien Régime, sédimenté au fil de siècles, associait des espaces de taille très variables dans une trame institutionnelle et juridique d’une grande complexité.

10 – A ne pas confondre avec l’esprit de la province. Sur ce point, et plus généralement sur la création des départements, voir le chapitre consacré à ce sujet par Mona OZOUF dans : FURET F. et OZOUF M. (dir), Dictionnaire critique de la Révolution française, Institutions et créations, Paris, Flammarion, collection Champs, 1992, pp 221-237.

11 – En Nouvelle-Calédonie, depuis 2010, les Métropolitains nouvellement installés sont victimes d’une discrimination légale à l’embauche au nom de la promotion de l’emploi local, dont on peine à comprendre ce qu’elle a de républicain : http://www.lemploi.nc/dossiers/droit-du-travail/item/81-le-point-sur-la-loi-sur-l%E2%80%99emploi-local

12 – WOESSNER Raymond, Mutation des systèmes productifs-France, Atlande, 2013, et plus particulièrement les pages 129-143.

13 – C’est là un processus classique de la construction européenne, observable dans d’autres domaines : l’inflation institutionnelle comme remède à la vacuité anticipée d’une politique et destinée à la dissimuler.

14 – Concept théorisé par les géographes pour décrire l’effet inégalitaire résultant parfois de l’intensification des relations entre de deux espaces, lorsque l’un d’entre eux tend à devenir une périphérie de l’autre qui voit ses caractéristiques centrales s’affirmer par l’échange. Dans le cas de la Moselle et des territoires allemands voisins, la dissymétrie est spectaculaire dans le domaine du travail frontalier et elle résulte de l’inexorable atrophie de la base productive mosellane au cours des dernières décennies.

15 – Le traité d’Aix-la-Chapelle peut cependant être perçu comme le fruit d’une vaste retraite stratégique sur le bilatéralisme après l’échec complet de la relance du projet européiste à l’échelle multilatérale tentée par E. Macron au cours des deux premières années de son mandat.

16 – MICHELET Jules, Histoire de la Révolution française, tome I, vol. 1, Gallimard, collection Folio Histoire, 1952, pp. 216-217.

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Commentaire recommandé

Kokoba // 17.07.2019 à 08h41

Eurodépartements, Eurorégions…
C’est une petite musique qu’on commence à entendre.
Tout doucement, à petits pas, ils avancent leurs pions.

Faire basculer les departements vers des eurodépartements ne devrait pas être si difficile que çà.
L’UE dispose d’un atout considérable : l’argent du budget Européen.
Il suffirait de créer un fond pour les eurodépartements pour que chaque département demande instantanément à devenir eurodépartement.

L’Europe qu’ils construisent est une Europe médiévale.
Constituée de provinces où chaque Baron fera sa loi.
Avec un pouvoir central lointain et sans réel pouvoir.
Où les lois seront faites par une assemblée de nobles, non élus, non représentatifs.

La destruction de l’etat est important pour eux.
C’est l’etat qui garantie l’égalité, la démocratie, tout ce qu’ils détestent.

83 réactions et commentaires

  • antoniob // 17.07.2019 à 07h36

    Différenciation territoriale? Mais c’est le Donbass

      +26

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  • René Fabri // 17.07.2019 à 07h56

    La région Grand-Est est trop disparate. La Moselle s’y sent mal. Il aurait été préférable d’avoir deux régions, l’une serait la Champagne-Lorraine intérieure, et l’autre l’Alsace-Moselle, car cela a du sens historiquement et encore maintenant.

      +13

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    • Pierre // 18.07.2019 à 13h25

      Voire même 3 régions: la Lorraine, l’Alsace et la Chapagne-Ardenne…
      Cette réforme n’a aucun sens et s’est avérée très coûteuse.

        +10

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      • Narm // 24.07.2019 à 00h14

        La moselle s’y sent mal ?……. ?
        et puis quoi encore ?
        ça fait longtemps qu’on ne nous traite plus de casque à pointe, heureusement, merci.
        la Lorraine, c’est la Lorraine, l’Alsace restera toujours Alsace et la Champagne est une région.
        La connerie du grand est de nos politicards à deux balles …. les milles feuilles ,… complications administratives Le grand est c’est comme lrem ou un montage financier.
        Avec les communautés de communes et autres, toujours plus de place à pourvoir et de copains à placer. L’organisation de la nouvelle classe dominante. et 50 abrutis qui se contentent de s’abstenir pour se donner bonne conscience.

          +1

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  • RGT // 17.07.2019 à 08h10

    “l’espoir de venir à bout de l’esprit de province “…

    Voilà une idée qu’elle a été bonne… Les provinces étaient des zones culturelles très anciennes qui remontaient même avant l’invasion romaine ne l’oublions pas.
    La création de départements n’a été qu’un découpage purement administratif de ces anciennes aires culturelles qui a permis de les rendre plus “gérables” mais surtout qui a permis à l’administration centrale d’éclater ces zones culturelles afin de supprimer leurs identités afin de les faire rentrer dans le “moule républicain”.

    En créant même des départements à cheval sur 2 ou 3 anciennes provinces pour plus facilement éroder les traditions ancestrales.

    Ensuite nous avons eu droit à la seconde couche des “régions” qui étaient basées sur un rassemblement à marche forcée de départements a-culturels afin de pouvoir satisfaire les revendications des énarques et autres “grands z’élus” qui souhaitaient encore mieux contrôler des populations qui n’étaient plus du tout homogènes.
    Par exemple, en Rhône-Alpes on a forcé à se “rassembler” des savoyards (ex-italiens) avec des lyonnais, des bressans (plutôt bourguignons) et des dauphinois (plutôt montagnards), et en rattachant les dauphinois du sud à la région PACA…
    La troisième couche venant avec les “€urorégions” plus grandes encore et qui désormais rassemblent des peuples qui n’ont strictement plus rien à voir, voire même transfrontaliers selon le “bon plaisir” de la Kommission.
    Sans atteindre cet excès, Rhône-Alpes-Auvergne regroupe désormais en plus des différentes cultures citées des auvergnats… Bravo !!!

      +30

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    • Dany // 17.07.2019 à 11h06

      Des savoyards (ex-italiens) ? Alors qu’ils ont toujours parlé français et que dès 1561, le français remplacement le latin dans les actes officiels.
      Quant à la Bresse, elle est restée plus de 300 ans sous influence savoyarde.

        +6

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    • Albert-Nord // 17.07.2019 à 16h59

      Il a fallu mille ans pour créer la France par de long processus, des révoltes, révolutions, guerres, occupations, souvent dans le sang et les larmes ET donc aujourd’hui il faudrait refaire le chemin à l’envers pour réethnicisé les français devenus entre temps universalistes?
      Je vous souhaite bon courage, mais c’est sans moi et même contre moi, contre nous les peuples souverains !
      Je n’aime pas votre petite musique du mieux avant.

        +11

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    • Albert-Nord // 17.07.2019 à 18h15

      Le “moule républicain” aurait “éroder les traditions ancestrales.” selon vous.
      Sans ce “moule” vous ne sauriez surement ni lire ni écrire ou alors vous auriez eu un précepteur ou une éducation dans une école religieuse selon votre haut statut.
      Sans ce “moule” votre maître serait souverain, mais pas vous et l’idée de démocratie vous serait totalement inconnue.
      Sans ce “moule”…etc.
      Les “traditions” ne sont que des nouveautés qui ont perdurées, puis sont remplacées par d’autres nouveautés qui perdurent… Ça s’appelle le monde en mouvement.
      Ce mouvement peut être contesté et l’a été depuis toujours (je pense à Spartacus par exple).
      Révolutions, contre-révolution. Il faut savoir ou on se place.
      Votre “ancestralisme” ainsi que l'”eurodépartementalisme” décrit par cet article, ne sont que des contre-révolutions voulant devenir de nouvelles traditions réactionnaires.

        +10

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    • septique // 17.07.2019 à 23h18

      Les départements sont nés, avec la révolution, pour remplacer les parlements régionaux qui étaient des états dans l’état, avec des juridictions différentes, des lois différentes, etc..le pouvoir royal a été en lutte contre eux en permanence et sous la révolution française vous pouviez être condamné à mort pour le crime de fédéralisme…(soit maintenir des pouvoirs régionaux).

      Créer des régions permet aussi de partager des moyens et de décentraliser des échelons admistratifs et d’exécution.

      Les province n’existaient tout simplement pas avant la conquête de la Gaule. L’historien Christian Goudineau a montré quie la Gaule n’avait aucune unité et que ce concept d’unité avait été innventé par..Jules César..

      Ach la Kommission a le dos large !!!

        +1

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    • Lustig // 21.07.2019 à 01h03

      @ RGT
      ah mais je suis désolé… les alsaciens et mosellans ont des liens culturels et ethniques transfrontaliers… de même que les flamands, les catalans, les basques et je ne sais qui d’autre…
      et plus largement, nous partageons tous la même glorieuse et élevante culture américaine… dès lors, les mosellans préfèrent peut-être avoir un emploi et un avenir en Allemagne, vu que de toutes façons la culture (américaine) y est la même. C’est quoi la différence ? Un mosellan doit-il vraiment rester solidaire d’un toulousain ? Au nom de quoi ? Le haschich n’a pas de nationalité, et il est bon aussi en Allemagne. Dans la mesure où nous ne partageons rien, je ne vois pas en quoi ces gens devraient se contraindre. Ils font leur route, comme nous tous.

        +0

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  • Kokoba // 17.07.2019 à 08h41

    Eurodépartements, Eurorégions…
    C’est une petite musique qu’on commence à entendre.
    Tout doucement, à petits pas, ils avancent leurs pions.

    Faire basculer les departements vers des eurodépartements ne devrait pas être si difficile que çà.
    L’UE dispose d’un atout considérable : l’argent du budget Européen.
    Il suffirait de créer un fond pour les eurodépartements pour que chaque département demande instantanément à devenir eurodépartement.

    L’Europe qu’ils construisent est une Europe médiévale.
    Constituée de provinces où chaque Baron fera sa loi.
    Avec un pouvoir central lointain et sans réel pouvoir.
    Où les lois seront faites par une assemblée de nobles, non élus, non représentatifs.

    La destruction de l’etat est important pour eux.
    C’est l’etat qui garantie l’égalité, la démocratie, tout ce qu’ils détestent.

      +75

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    • Daniel // 17.07.2019 à 09h44

      Cette idée de régionalisation ou euro-cités veut vraiment dire la destruction organisé de l’Etat Nation en tant que garant de l’intérêt général et du bien commun (et l’égalité et la démocratie comme vous le dites).
      on recrée des duchés, des comtés … on refait des fiefs avec des seigneurs qui n’ont aucun intérêt à développer le bien social car ils sont face à la concurrence des multinationale qui sont déjà au dessus des Nations.
      Un des points à avoir en tête est la notion de création monétaire locale par le fief : cela interdirait de fait une Banque Nationale pouvant faire du Crédit Publique productif avec l’aide de la planification indicative (comme dans les 30 Glorieuses, le New Deal de F.D.Roosevelt ou comme en Chine Aujourd’hui). Autrement dit : la guerre économique (voire plus) de tous les territoires les uns contre les autres.
      A l’opposé de cette fragmentation de l’Etat, imaginons l’idée de “Communauté de Destin partagé par l’humanité”.
      Cette idée consiste à imaginer un but commun pour les Nations afin de créer un Monde où il serait possible d’accueillir la génération à venir dans de meilleures conditions morale, culturelle et matérielle.
      On passerait ainsi d’un monde soumis aux multinationales (type impérialiste) à un monde où la créativité de chaque peuple dicterait la direction de chaque nation dans un concert des nations (type républicain).

        +14

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      • Barbe // 17.07.2019 à 10h13

        Très juste.
        J’ajoute : quand est-ce qu’on demande leur avis aux citoyens?
        La clef du changement c’est que les citoyens votent directement les textes qui les concernent, dont les lois.
        Les députés ne devraient pas prendre cela mal, vu qu’ils sont souvent absents les jours de vote ; s’ils ne veulent plus voter les lois, le peuple, lui, veut bien le faire.

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        • D’Aubrac // 17.07.2019 à 15h05

          Fort bien dit Kokoba. Comme beaucoup ici, je vous approuve.
          Mais une question me taraude.
          Qui est prêt à se sacrifier ( je veux dire authentiquement : à faire le sacrifice de sa personne) à la cause de la nation française une, indivisible, sociale, égalitaire ?

          Le doute m’étreint depuis longtemps.

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          • Catalina // 17.07.2019 à 22h01

            ben….quelques gilets jaunes y ont laissé une partie d’eux-mêmes et d’autres continuent de se soumettre aux LBD et tuyaux
            surdimensionnés d’arrosage sans parler des tonfas..et des grosses chaussures de la “police”.

            Vous parlez bien de ceux qui se sacrifiraient ?

            Ce qui me semble fou est l’impassibilité avec laquelle le peuple français regarde cela se faire.

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            • Narm // 24.07.2019 à 00h23

              exact Catalina, mais beaucoup de français n’ont encore rien compris des enjeux. D’autres, se demandent que faire

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    • Francesc // 17.07.2019 à 10h50

      L’état français garantit l’égalité pour les pauvres, les indigents , dont les gilets jaunes; il garantit aussi la démocratie des matraques, gazages, gardes à vue, emprisonnement pour les mêmes,

        +8

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      • step // 18.07.2019 à 00h45

        la question est la suivante : Le risque que l’état nous surplombant garantisse “la démocratie des matraques, gazages, gardes à vue, emprisonnement” est-il plus ou moins grand si il est physiquement éloigné et encore moins démocratique que le nôtre ? Sera t’il plus facile de le plier à nos souhaits si il est à Paris, a Bruxelles, à Moscou, à Washington ?

        Le respect que peut inspirer une population à ses dirigeants est proportionnel au risque qu’ils reçoivent un coup de boule ou de se faire raccourcir à hauteur d’épaule. Je crains qu’en 2 siècles, on ait pas beaucoup avancé sur le sujet.
        Pour assurer leur sécurité, la royauté n’était pas établie à Paris… Trop dangereux. Pour reprendre le pouvoir, la populace avait ramené le roi à Paris. Etonnant non ?

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    • Cgrotex // 17.07.2019 à 22h42

      Les allemands sont toujours nostalgique de leur premier Reich qui a durée près de 1000 ans, le saint empire Romains Germanique. Et il construise l’UE avec ce modèle.
      C’est pourquoi le couple franco-allemand est une supercherie. La France est avant tout un état construit par petites touches pendant des siècles.. Les allemands sont avant tout un peuple qui à très peu connu le système étatique.

        +7

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    • Haricophile // 22.07.2019 à 09h02

      Ça ne serait pas le cas si on avait réellement construit une «Union Européenne» avec une vraie organisation politique et une harmonisation des lois et des droits, et non pas une «Union Économique Européenne» où «le Marché™» est la seule préoccupation, et le reste un amusement nécessaire pour la galerie et pour développer «les affaires», avec la mise en concurrence de chacun contre tous conduisant au plus petit dénominateur commun.

      Les régions européennes ont un sens… mais uniquement si le gouvernement, la loi, la fiscalité, les acquis sociaux sont peu ou prou les mêmes sur tout le territoire européen. Ce qui revient à croire, semble-t-il, au merveilleux monde coloré et remplis d’arc-en-ciels de Petit Poney. Dans le contexte actuel, ce n’est que la continuation de la politiques «diviser pour mieux régner» dans la concurrence exacerbée de chacun contre tous, un monde ou «les plus forts» écrasent «les plus faibles» (plus forts sur des valeurs purement de violence et d’argent bien entendu, des valeurs qu’on reproches aux «trafics» des «citées»…).

      Les «régions Européennes» qui ne sont pas en position d’écraser les autres devraient se préoccuper de ce qui s’est passé en Grèce. La mémoire c’est important pour l’analyse.

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  • obermeyer // 17.07.2019 à 09h00

    Mélenchon avait alerté sur le sujet , l’avait dénoncé en disant que le but derrière cette manœuvre était finalement de mettre en concurrence les régions qui auront des prérogatives particulières ( par exemple l’impôt sur les entreprises , lois du travail ….) afin de faire du dumping tous azimuts au sein des nations . Le grand rêve européiste !

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    • Narm // 24.07.2019 à 00h31

      afin de faire du dumping tous azimuts au sein des nations . Le grand rêve CAPITALISTE !

        +1

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  • Cocoyoc1974 // 17.07.2019 à 09h43

    Ce délitement n’est pas nouveau … depuis au moins 2007, la République française n’existe plus.
    Puisque la souveraineté a été supprimée par le traité de Lisbonne.
    Surtout, la fin de l’Etat centralisé doit passer par la fin d’EDF et ses centrales nucléaires?
    Après il restera juste les trois fonctions régaliennes de l’Etat centralisé : Armée, Police, “Justice”.

    ReConstruire un État-centralisé demandera 15 à 20 ans et avec quels objectifs?

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    • Linder // 17.07.2019 à 10h29

      Armée ? Police ? Justice ? Même pas … Les armées privées se développent, employées par les états. Les polices nationales pourront être facilement remplacées par des polices régionales et la justice par des tribunaux arbitraux pour tout ce qui n’est pas criminel … La disparition de la France est en marche … Un seul moyen d’arrêter cela : l’article 50 du TUE :

      https://www.upr.fr/lupr/article-50-du-traite-sur-l-union-europeenne/

        +28

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      • Véronique // 17.07.2019 à 17h37

        De plus, les Etats n’ont pas une compétence exclusive dans ces domaines. Il y a l’espace de liberté, de sécurité et de justice.

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    • lvzor // 21.07.2019 à 11h54

      “il restera juste les trois fonctions régaliennes de l’Etat centralisé : Armée, Police, “Justice” …”

      Armée : UE (Allemagne)
      Police : privée (vigiles 2.0) ou locales, avec un “FBI” à Bruxelles
      Justice : régionale (l’Etat n’a déjà plus les moyens), avec une uniformisation du droit par la Cour européenne.

        +2

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      • Haricophile // 22.07.2019 à 09h04

        … et les tribunaux privés réglants les conflits multinationales-états !!!

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  • nulnestpropheteensonpays // 17.07.2019 à 10h22

    diviser , diviser ,surtout après les gilets jaunes vite vite….

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  • Nasir // 17.07.2019 à 10h40

    Plus question de le nier, notre pays est malade, et tourne aujourd’hui à vide. Traité de Lisbonne, érosion de la participation démocratique (qui entraîne des représentants rejetés quelques mois seulement après les élections), admiration inconditionnelle de l’étranger, soumission économique et stratégique aux intérêts étrangers. Mais tout cela n’est pas nouveau, c’est le retour de la tendance à se jeter dans les bras du plus fort du moment, déjà vue dans les années 40, pendant et après l’Occupation. Comment le reprocher à nos voisins? Il est naturel que les Etats concernés profitent des faiblesses de notre pays. Rossevelt disait déjà (je ne retrouve plus la citation exacte) qu’on ne pouvait pas sauver un pays qui ne voulait pas se sauver lui même.

    La parenthèse gaullienne est terminée. Elle aura duré un demi siècle.

    Notre pays se délite de nouveau de lui-même.

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    • hue // 17.07.2019 à 16h54

      “Notre pays se délite de nouveau de lui-même”

      Pas d’accord, il y a une volonté politique forte de pousser notre pays au délitement.
      Rien ne se fait au hasard, ni de soi-même. Tout est soigneusement prémédité.

        +15

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      • Nasir // 18.07.2019 à 16h41

        Votre réponse ne me semble pas contradictoire avec mon propos, la volonté de réduire l’Etat à une simple dépendance de l’UE ne fait pas de doute, quelles que soient les forces à l’oeuvre. Mais vous admettrez qu’aucune volonté massive et populaire ne vient s’y opposer, en tout cas pas de façon ordonnée, dirigée dans un objectif refondateur comme cela serait nécessaire. Les forces qui concouraient par le passé à la recherche de la cohésion et l’intégration nationale ont été soigneusement désamorcées, soit en les ralliant au “projet” (ancienne droite gaulliste, syndicats “réformistes”), soit en ostracisant leur discours (souverainistes).

        La plupart des Français ne comprennent pas ce qui leur arrive, et pourquoi rien ne semble pouvoir arrêter ce qui est “en marche” malgré le fait que la majorité d’entre eux le désapprouve, comme le montre l’abstention. Beaucoup l’accepte comme la fatalité qu’on leur présente (merci les chiens de garde médiatiques), et une partie s’est même mise à souhaiter ardemment le démantèlement de leur Etat au nom de la haine du “nationalisme”. En conséquence, je crois qu’aujourd’hui la volonté des Français de ne pas s’opposer et même d’accompagner le délitement est malheureusement très répandue, en particulier chez les élites ou ceux qui se vivent comme tel, mais aussi à de nombreux autres échelons de la société.

        Tout cela pour dire que notre pays est renvoyé à ses démons et à sa tendance traditionnelle (presque naturelle) à l’éclatement, quand l’Etat n’est plus là pour soutenir la nation, surtout quand, comme ici, il se saborde lui-même.

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        • Véronique // 19.07.2019 à 10h11

          L’attitude globale des Français est construite par la propagande (et par l’éducation nationale et l’enseignement supérieur).
          On détourne les citoyens de la politique en leur faisant croire que l’évolution est achevée. Nous sommes en démocratie. Il n’y a plus rien à revendiquer, et ceux qui manifestent se plaignent toujours pour rien.
          On leur raconte l’histoire de façon mensongère, en particulier pour ce qui concerne l’UE.
          On leur ment aussi sur ce qu’est l’UE. Une coquille vide, comme je l’ai entendu de la part d’une sénatrice.
          On fait comme si la mondialisation était arrivée toute seule.
          Etc. etc.
          Les seuls combats à mener aujourd’hui, selon la propagande officielle, sont ceux contre le terrorisme et le réchauffement climatique. Et pour ça il faut être plus fort, donc poursuivre l’intégration européenne.
          Ceux qui gobent votent pour les “grands” partis, qui sont tous du même bord (européistes). Ceux qui ont du mal à gober, comme ils n’arrivent pas à comprendre, ne votent pas. On a donc bien réussi à détourner les citoyens de la politique : ou bien on est d’accord, ou bien on ne dit rien.

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          • Nasir // 19.07.2019 à 23h09

            Superbe commentaire, qui fait écho à une réalité que je ne connais que trop bien au quotidien dans l’Education nationale… Je n’ai rien à ajouter sinon que quoi qu’on en dise la pointe du combat se livre certainement sur ce genre de blog.

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    • lustig // 21.07.2019 à 01h15

      @ Nasir
      depuis 70 ans, les français ordinaires se complaisent largement dans l’américanisation, et la destruction de leur propre culture… alors, je trouve assez légitime que les mosellans aient envie de se casser… ils auront la même culture débile en Allemagne, mais au moins ils auront un emploi. C’est quoi l’intérêt de rester français ?
      Quant aux “élites”, elles sont élues (politiques) ou plébicitées (économiques et culturelles) par les français ordinaires. Hors, tout homme politique intègre, toute entreprise responsable ou tout intellectuel ou artiste rigoureux est un pauvre chômeur méprisé par les français ordinaires… Donc, il est assez logique que les élites jouent leur partition perso, et qu’ils trahissent un peuple qui les a trahi.

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  • David510 // 17.07.2019 à 10h41

    Nous y voilà donc. L’UPR avait prévenu dès avant la création des super régions par Hollande et tout le monde disait que ça n’arriverait jamais. Moi même, après avoir écouté les conférences, je n’en étais qu’à moitié convaincu. Ainsi, à l’instar de ce qui s’est passé en Espagne (encouragé par l’UE, ne pas l’oublier), qui seront les prochains en France ? Moselle, Corse, Bretagne ? En conjonction avec les transferts progressifs de souveraineté à l’UE et tous les autres “machins” supranationaux, la fin de la France approche.

    Si l’on veut préserver la France, il n’y a pas 36 moyens d’enrayer ce mouvement de déliquescence aussi bien politique qu’économique : la sortie de l’UE est une condition nécessaire (mais pas suffisante) pour regagner notre souveraineté.

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  • Michel Le Rouméliote // 17.07.2019 à 10h52

    On peut lire avec plaisir qu’un géographe a pu démontrer l’inanité d’une politique européenne, INTERREG, contrairement à la doxa déversée par la presse aux ordres.
    Enfin ! On va retrouver les frontières de la France de 1871…

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  • chr bernard // 17.07.2019 à 11h16

    Tout ça va de pair avec la pression Eurocratique pour la reconnaissance des langues régionales.
    Je vise la Charte Européenne instituée par le conseil de l’Europe (ne pas confondre avec l’Union Européenne, mais tout ça c’est la même sauce) que la France se refuse, pour le moment, à ratifier.
    Combien de temps ce barrage tiendra-t-il ?

    Il restera alors à constater l’implosion des langues nationales sapées par le bas (les langues régionales) et écrasées par le haut (l’anglo-américain), pour que la grand soupe européenne (a-culturée) qui tienne lieu de peuple européen naisse de force avec l’aide des “Jeunesses Erasmus”.

    L’Europe est un projet totalitaire, purement et simplement.

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    • lvzor // 21.07.2019 à 12h10

      Il est en effet remarquable que l’UE s’exprime essentiellement en anglais alors même que le seul pays dont c’est la langue nationale la quitte.

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  • Sébastien // 17.07.2019 à 11h48

    Parler de libéralisme à propos de bureaucraties et organismes publics, voilà en effet un sacré paradoxe!

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    • step // 18.07.2019 à 00h40

      il faut beaucoup d’administration pour faire passer en force une idée, fut elle libérale.

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    • lustig // 21.07.2019 à 01h21

      @ sébastien
      le libéralisme est une idéologie comme les autres… il ne fonctionne pas… et il débouche sur le monopole, l’appauvissement, l’atomisation socioculturelle, et la féodalisation bureaucrato-capitaliste… c’est juste un constat… le libre marché bla-bla c’est pour amuser la galerie et la naïfs qui y croient

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      • Haricophile // 22.07.2019 à 09h08

        La liberté du renard dans le poulailler.

        On ne parle pas de la liberté de chacun, mais de la liberté du plus fort. Il faut bien définir le contexte et les concepts, sinon on se fait enfumer avec des pseudo-logiques.

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  • Oulisse // 17.07.2019 à 12h32

    Un beau consensus nationaliste finalement.
    Sur cette question. Mais pas d’idées pour aider les Mosellans autre que de leur chanter Michelet.
    Les transfrontaliers préfèreraient-ils travailler en France ? C’est quoi cet amour de la France qui s’exprime dans l’amertume voire le catastrophisme ? La France n’a pas besoin de pleurnichards. Aucune société d’ailleurs.

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    • Véronique // 17.07.2019 à 18h03

      Mais les français qui veulent travailler en Allemagne, ou y vivre, ou même devenir allemands sont libres de le faire. On peut tous aller vivre dans le pays qui nous attire le plus par ses moeurs, sa culture, ses institutions, ses principes juridiques etc.
      C’est ça qui fait le charme et l’intérêt d’avoir une planète composée de multiples Etats (et parfois, en cas de dictature dans un pays, ou de guerre, les frontières peuvent être utiles, pour pouvoir fuir). Ce n’est pas du nationalisme, c’est de la mixité à l’échelle planétaire.
      Bien sûr on peut estimer que la France a besoin d’évoluer. Mais il faudrait déjà demander l’avis des Français. On l’a rarement fait, très rarement, et en 2005 ils ont clairement dit qu’ils n’avaient pas envie du changement qu’on leur proposait.
      La France n’a pas besoin de pleunichards. Ben voyons… Allez ! En marche ! Eins, zwei, eins, zwei, eins, zwei…

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    • Nasir // 17.07.2019 à 19h38

      C’est un thème récurrent depuis les années 80 d’accuser de nationaliste les tenants d’un Etat national souverain et démocratique.

      Relisez le texte, ce n’est pas l’objet du propos de l’auteur que de proposer des idées pour aider les Mosellans (je crois qu’un article seul n’y suffirait pas). Il pose les bases du problème, ce qui est déjà un début.

      Il est normal que l’amour de la France que vous entendez s’exprimer soit teinté de catastrophisme, puisque le constat porte sur la disparition progressive de notre entité nationale, sans que cela ne semble émouvoir ou concerner la majeure partie de nos concitoyens. Quelle attitude croyez-vous qu’il soit logique (pour un esprit non cynique j’entends) d’adopter dans de telles circonstances ? Le détachement ?

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      • Pierre // 22.07.2019 à 06h47

        Je pense que la majorité de nos concitoyens n’ont même pas remarqué la dispartition progressive de notre entité nationale…

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    • Pierre // 22.07.2019 à 06h50

      Je connais plusieurs transfrontaliers, je suis mosellan. Il vont bosser à l’étranger pour gagner plus, c’est tout lol Certainement pas par amour de l’Allemagne ou du Luxembourg…

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  • Casimir Ioulianov // 17.07.2019 à 12h50

    On a un département brinquebalé entre les puissances diverses et variées qui ont habité de chaque côté du Rhin et de la Moselle pendant 2000 ans aura du mal à sentir des attaches nationales.
    Les vieux mosellans ont souvent eut plusieurs nationalité au cours de leurs vies au grès des différentes guerres , les Allemand leur ont forcé à parler l’Allemand à la place du patois et les Français ont fait pareil avec leur propre langue (les mosellans parlant eux principalement deux dialectes , le Francique et le Roman). L’écriture locale a aussi souvent été interdite (la spitzscriebe).
    Du coup, le mosellan sait depuis longtemps qu’il trimera pour d’autres et payera au prix du sang le fait d’être né là. Dans un tel contexte ; qu’importe l’exploiteur , France , Allemagne , Saint-empire , Bourgogne , Provence , Anjou , Etats pontificaux ou Europe ; qu’est ce que ça change ?

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    • Ives // 18.07.2019 à 07h29

      çà fait plaisir de lire vos phrases. Quand je lis les commentaires sur la “France” unie, indivisible, refusant les langues régionales, j’avoue que je ressens une petite musique autoritaire qui me dérange : non tout ne vient pas d’un pouvoir centralisé (centralisateur). La France est le résultat de, disons mille ans d’histoire et de conquêtes, pendant lesquels il n’a jamais été demandé aux peuples leur avis sur l’intégration à cet ensemble (annexion du comté de Nice, de la Corse, de l’Occitanie, …).
      Il me semble que notre connaissance de l’histoire de France, ne devrait pas se faire au détriment de l’histoire des régionalismes. Ce qui nous permettrait de relativiser notre vision de la France dans ses frontières naturelles (ce que l’on nous apprenait dans les années 70, dans notre école républicaine). Sauf que comme vous le dites si bien, les peuples locaux ont connu une histoire bien éloignée de cette version officielle. Vous avez pris l’exemple des mosellans, mais c’est vrai pour quasiment tout les “frontaliers”. On comprend toujours plus facilement son voisin que le français de l’autre côté de la France. L’article parle de la désindustrialisation de la Moselle, il me semble que c’est ce qu’a connu le Luxembourg : même bassin minier, même industrie métallurgique puis mêmes problèmes, donc ils doivent se comprendre (je n’ai pas dit que j’approuvais la reconversion financière luxembourgeoise).

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      • Véronique // 18.07.2019 à 10h43

        Mais un Etat peut être unitaire, indivisible, sans être centralisateur.

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  • Vincent P. // 17.07.2019 à 13h29

    C’est donc ça la nouvelle forme de la guerre mondiale ?!
    Parce qu’il n’y a pas si longtemps quand l’Allemagne nous piquait un département, ça nous mobilisait un brin plus sérieusement !
    Manu a peut être fait un deal du genre :
    A toi la Moselle, mais tu me laisse mon siège de permanent à l’ONU, pour le “prestige” ??!

    L’acculturation est efficace : demain c’est La Zone du Dehors de Globalia en 1984. Autant de dystopies que ni mes parents ni les 2000 n’intègreront dans leurs logiciels hackés :
    Les uns “méritent bien de profiter de la retraite”, les autres ont été instruits à une forme mondialisée de débilité. Nous autres -en Crises- ne pesons rien démographiquement.
    Je crois que même l’espoir est un radeau obsolète.

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  • Genevieve B 30 // 17.07.2019 à 13h53

    Puisque les élus du conseil départemental ont choisi, qu’ils aillent jusqu’au bout, chiche, qu’ils organisent leur propre système de retraite, d’assurance maladie, d’allocations chômage etc… car la nation c’est pas bien!
    Qu’il y ait une catastrophe naturelle ils seront les premiers à appeler l’Etat à leur secours.

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    • Ives // 18.07.2019 à 07h34

      Il me semble que la Moselle a déjà son propre système de retraite puisque n’ayant été récupérée qu’en 1918. Comme l’Alsace d’ailleurs.
      Je suis toujours surpris quand on parle de France une et indivisible, de voir tous les particularismes régionaux ; loi sur les associations en Alsace, péages en Bretagne. Sans parler des particularismes culturels (chers à E. Todd et que l’on peut ressentir si vous faîtes discuter un breton avec un toulousain), il suffit de regarder les cartes des résultats électoraux.

        +1

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      • Pierre // 22.07.2019 à 07h07

        Les particularités en Alsace-Moselle (appelé droit local) sont uniquement dû au fait d’avoir appartenu à l’Allemagne au moment de la création de ces lois en France (lois de 1901 sur la laïcité, associations, etc…)
        Il n’y a pas de propre système de retraite, c’est le système français. Les Alsaciens et Mosellans sont remboursé à 90% par la CPAM mais les travailleurs cotisent plus : c’est le régime local, au contraire de la plupart des français qui sont au régime général. La CPAM de Moselle est très souvent bénéficaire. C’est un régime éfficace et qui a fait ses preuves.
        En Moselle, nous sommes attachés à nos traditions locales mais nous sommes français. Je ne connais aucun mouvemement autonomiste à ce jour.

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  • François // 17.07.2019 à 15h31

    L’ancien régime pouvait se satisfaire d’un pays culturellement non homogène car ses structures économiques de type agricole n’avaient pas besoin de travailleurs formés dans le même moule culturel. On naissait, vivait, travaillait et mourrait dans le même village, village qui constituait en soi un monde à part entière. Avec la révolution industrielle tout change, l’homme devient une variable d’ajustement d’un système économique ” rationalisé “. Pour exister dans ce monde les individus doivent bénéficier d’un socle culturel commun et d’une administration commune car il faut pouvoir les déplacer d’un bout à l’autre du territoire pour les utiliser.
    Les eurorégions ne sont que la poursuite de ce processus qui tend à homogénéiser les être et les territoires au profit d’un système économique.

      +10

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  • serge // 17.07.2019 à 17h36

    Il suffit de regarder le flux de travailleurs transfrontaliers de tous nos départements limitrophes pour se rendre compte que le morcellement de la nation en zone à cheval sur les frontières est déjà bien entamé. Ceci sous-entend que la désindustrialisation du pays (passé de 25% il y a 20 ans à à peine 10% actuellement) est massif et que le remplacement par les “services” n’est qu’une embrouille politique. Juste servant à placer les migrants à des postes sans grande qualification impliquant le dumping d’avec les natifs.
    Comme dit par d’autres, le retour aux duchés du passé. Mais notre gouvernement, ainsi que l’UE, devraient réfléchir un peu plus parce que, dans le passé, pas mal de ces duchés ont eu une forte autonomie. Et pas à leur tête des éléments déplacés de Paris, mais locaux et qui n’hésitaient pas à se battre contre la France lilliputienne de l’époque, souvent avec de bons résultats.

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    • Véronique // 17.07.2019 à 19h56

      L’UE est le fruit des puissances industrielles et financières.
      Elles ont tout intérêt à affaiblir les Etats (qui peuvent parfois avoir envie de faire des nationalisations) en les divisant en régions, plus petites, et sans égard pour les nationalités afin de combattre tous les patriotismes. Quand on voit comment les conseils régionaux sont à la botte des grandes entreprises, on comprend pourquoi. Ces régions-là ne vont pas se battre.

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      • Ives // 18.07.2019 à 07h41

        je ne suis pas d’accord. On peut être petit et ne pas se laisser marcher sur les pieds. L’Islande a montré qu’elle avait plus de cran que bien d’autres. Qu’est ce qui lui a donné cette force? Son peuple, point barre. Il vaut mieux 400 000 habitants unis, avec une volonté commune, que 60 000 000 désunis, sans vision commune.
        C’est la division qui fait la force des multinationales, pas le petit nombre. Après, il faut assumer ses choix.

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        • Véronique // 18.07.2019 à 10h50

          Oui on peut être petit et avoir de la force. Mais à condition d’être un Etat et donc un pouvoir régalien. Une région, même avec une large autonomie, n’est qu’une région. Des régions sans pouvoir régalien, dans des Etats largement affaiblis et divisés, ne peuvent pas constituer une force d’opposition.

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          • Francesc // 18.07.2019 à 11h30

            C’est pour cela qu’il faut soutenir le droit à l’autodétermination du peuple catalan.

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            • Véronique // 18.07.2019 à 15h26

              Je laisse aux catalans et aux espagnols le soin de s’autodéterminer.
              Je peux me prononcer pour ce qui concerne mon pays, parce que je le connais, mais pour le pays des autres, c’est plus délicat.

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            • Francesc // 19.07.2019 à 08h59

              prisonniers politiques, centaines d’élus poursuivis, exilés… vive la non intervention.

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            • Véronique // 19.07.2019 à 10h32

              Il ne suffit pas d’être poursuivi pour avoir raison.
              Je ne connais pas très bien l’histoire de l’Espagne, sa situation actuelle, je ne peux pas vraiment soutenir un camp dans ces conditions.
              De plus j’ai des raisons de ne pas soutenir :
              Je trouve en effet étrange de demander son indépendance tout en souhaitant rester dans l’UE (même si en cas d’indépendance ce serait difficile).

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            • Francesc // 19.07.2019 à 10h48

              l’information est ouverte à qui la cherche. la question est si affirmer sa volonté d’indépendance est un crime. Entre autres Carme Forcadell est en prison préventive depuis 2 ans avec 25 ans de réquisitions pour avoir en tant que présidente du parlement catalan autorisé un débat sur l’autodétermination. Peut-on penser que De Gaulle aurait du être emprisonné pour avoir organisé un réferendum sur l’indépendance de l’Algérie?

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            • Véronique // 19.07.2019 à 11h23

              Je n’ai pas besoin qu’on me dise qu’il faut aller chercher l’information. Je m’informe le plus possible, mais mes journées durent 24 heures comme pour tout le monde. Il est impossible de tout connaître à fond et on a tous nos priorités (et ce n’est pas une priorité pour moi de me pencher sur la question du soutien aux indépendantistes catalans qui sont dans le même temps UEropéistes).
              Mais je ne dis pas que les peines encourues sont normales ou bien qu’elles ne sont pas excessives.

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            • Francesc // 19.07.2019 à 11h32

              Ne pas être informé de la situation dans des états frontaliers ne révèle pas une grande curiosité. Il est une tendance francocentriste, l’anti européisme qui conduit à ignorer, ou rejeter, le droit à l’autodétermination des peuples; le peuple écossais est sur la même ligne que le catalan; doit on condamner l’autodéterminisme écossais parce que les Ecossais veulent rester dans l’UE, de même que les Irlandais du Nord?

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            • Véronique // 19.07.2019 à 12h04

              Je n’ai pas dit que je n’étais pas informée.
              J’ai dit que je ne l’étais pas assez. Une décision aussi importante que l’indépendance demande, à mon sens, une somme d’informations très importante (surtout quand on n’est pas ressortissant du pays dans lequel la question est posée).
              Quand je vois que dans certains Etats frontaliers à la France, on croit que la France est uniquement Paris, je me dis que je n’ai pas de leçon à recevoir sur mon pseudo francocentrisme.
              Oui pour l’Ecosse et l’Irlande du nord, même topo.
              Et je comprends que ça vous ennuie, mais quand on souhaite faire partie d’une organisation néo-libérale mondialiste qui appauvrit la majorité des populations et qui s’oppose à la démocratie, je n’approuve pas.
              Si les indépendantistes souhaitaient en même temps une rupture avec l’UE, pour les raisons sus-évoquées, alors je réviserais le sens de mes priorités.

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            • Francesc // 19.07.2019 à 12h17

              Un grand merci pour votre franchise. Pour aller dans ce sens, je dois dire qu’étant peu informé, je suis contre la volonté d’indépendance de la France; en ai-je le droit?

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            • LowCost // 19.07.2019 à 12h46

              Oui pourquoi pas, mais alors de qui voulez vous qu’elle soit dépendante, et pourquoi ?

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            • Véronique // 19.07.2019 à 14h07

              @Francesc

              Vous avez le droit d’exprimer ce que vous voulez.

              Cela étant, comparer la France, qui est un Etat, avec la Catalogne, qui n’est pas un Etat, ce n’est pas correct.

              D’ailleurs en théorie, la France est un Etat indépendant et souverain, et je n’ai pas vu qu’elle avait demandé son indépendance.

              S’il faut faire des analogies, il vaut mieux parler de la Bretagne ou de la Corse (et je pense que pour un non-français, il est plus facile d’être informé sur la France dans son ensemble que sur une de ses régions en particulier, de même que pour un Français il est plus facile d’être informé sur l’Espagne que sur la Catalogne).

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        • Pierre // 22.07.2019 à 07h10

          Je connais plusieurs transfrontaliers, je suis mosellan. Il vont bosser à l’étranger pour gagner plus, c’est tout lol Certainement pas par amour de l’Allemagne ou du Luxembourg…

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        • Pierre // 22.07.2019 à 07h12

          Ives, vous bavez raison pour l’Islande mais elle n’est pas dans l’UE… donc rien à voir avec la France

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  • grassel // 17.07.2019 à 18h02

    Bon jour à tous 🙂

    Lorrain de souche et de coeur hors de toute sensibilité partisane, cet article ne reflète pas la réalité de notre région. Au mieux c’est la méconnaissance des hommes et de l’économie locale et transfrontalière qui explique cette dérive… au pire une volonté de phishing digne de hacking à dessein… Je ne peux ni veux nous laisser instrumentaliser ainsi sans opposer de réaction soit-elle tant imiter en exposition et impact !!

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    • Pierre // 22.07.2019 à 07h16

      Je suis mosellan et je trouve que cet article est très bien écrit. Le conseil département s’est proclamé en eurodépartement, sans aucune consultation des habitants. Ils ont édités un numéro du magazine département uniquement sur ce sujet. Mais peu de gens le lisent…

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  • Subotai // 17.07.2019 à 19h41

    C’est bien!
    La Francie Occidentale est en train d’accélérer son intégration dans le Saint Empire Romain Germanique.
    Ce que des dizaines de dirigeants au cours de l’Histoire n’ont pas réussi à faire est en passe de se réaliser.
    Voyons voir comment ça va marcher.
    Subotai – Entomologiste… de l’insecte humain 🙂

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  • Irae // 17.07.2019 à 20h43

    Bon oui ces élus mosellans ont adopté un grand n’importe quoi libéralo-libéral.
    Ok mais qui a élu ces élus ? Des mal-votants comme ceux qui ont élu le prési et n’ont pas mis la branlée qu’il convenait à ce pouvoir aux européennes ?
    D’accord on peut faire n’importe quoi avec son bulletin de vote ou se laisser enfumer par les medias ou les barragistes en dentelles. Après on ne vient pas pleurnicher sur son sort ou jouer les tombés de l’armoire qui n’avaient rien vu venir.

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    • Olivier77 // 18.07.2019 à 00h38

      Vous vous trompez lourdement, le pôle sarlorlux existe depuis très longtemps. Les mosellans et les sarrois sont assez proches malgré l’histoire récente et le platt nord mosellan et est mosellan permet à ses locuteurs de chercher de bien meilleurs salaires à proximité de la maison.
      Calquer sur cet article la prose néo libérale à la mentalité mosellane est une grossière erreur. Il faut être né Mosellan pour savoir et apprécier la culture frontalière. On travaille en face mais la frontière physique n’a pas de réelle existence. Le plein à Luxembourg, les courses à Saarbruck. C’est un même espace pour nous.

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      • Pierre // 22.07.2019 à 07h18

        Olivier77, je pense que tout le monde n’a pas le même point de vue que vous en Moselle. Je n’ai élu personne pour qu’il proclame le département en Eurodépartement.

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  • lon // 17.07.2019 à 20h56

    “….La France est en effet le seul État aujourd’hui à plaider ardemment en faveur d’une intégration européenne accrue, quand ses partenaires, rendus par l’expérience plus réalistes et plus sages, ne veulent plus en entendre parler (15)….”

    Cet attachement quasi hystérique des élites françaises à ” l’intégration européenne” est proprement stupéfiant quand on songe au manque d’intérêt des mêmes pour l’Europe, la réelle, pas celle phantasmée . Ces gens sont en fait beaucoup plus fascinés par les USA , et peut-être s’imaginent-ils que des ” Etats-Unis d’Europe” dénouera enfin la complexité de leur rapport à l’Empire américain et les libèrera du même coup de leur vassalité au même .

    Pour paraphraser Jaurès, un peu d’Europe éloigne de la patrie, beaucoup d’Europe y ramène .

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  • France 41 // 18.07.2019 à 07h09

    Ces départements ont été abandonnés ” économiquement” par la France parisienne
    Depuis plusieurs dizaines d’années
    Doivent-ils attendre un sauveur improbable ou prendre leur destin en main même si cela ne plait pas a l’auteur qui préfère manifestement l.anglais a l’allemand?
    Crier au loup pour un hypothétique affaiblissement de la république française pour deux départements périphériques, j’adore ce terme car cela évoque pour moi le périphérique parisien et tout ce que cel signifie pour les provinciaux, c’est vouloir nier
    Une réalité terrible pour ces département : c.est l’exil ou la mort économique lente qui continue.

    L’auteur préfère manifestement cette dernière solution pourvu que les décisions continuent d’être prises à Paris

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    • Véronique // 19.07.2019 à 14h15

      Depuis plusieurs dizaines d’années aussi on assiste à l’intégration européenne.
      L’affaiblissement de la république est loin d’être hypothétique et loin d’être récent.

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  • Richard // 18.07.2019 à 17h30

    Partition dixit Hollande
    Il faut bien commencer…..
    petit à petit l’oiseau mondialiste fait son nid

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  • Pierre // 21.07.2019 à 10h38

    Vous avez l’air d’en connaître un rayon sur la Moselle! Je ne sais pas pour vous, mais moi j’y vis en Moselle. Et personne ne se sent Allemand ici…
    Et pour ce qui est de le culture locale, notamment véhiculé par le patois local “le plaat” ou francique, bien que germanique, elle n’a rien à voir avec l’Allemand car elle remonte à plusieurs siècles. Pour être plus précis, le francique est la langue des Francs (https://fr.wikipedia.org/wiki/Francique)
    Ce serait un raccourci bien étrange de dire que les Français sont tous des Allemands…

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