Finalement, on va faire quelques intéressantes analyses cette semaine.

Aujourd’hui, les médias.

Comme ils se sentent obligés d’expliquer aux lecteurs comment voter (une certaine idée de “l’information”, donc…), voici la synthèse (j’ai pondéré par le tirage) :

soutien-presse-usa

Voici le détail, en commençant pour Clinton :

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Pour Trump, ça va plus vite…

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Bref, une certaine idée du pluralisme aussi…

67 réponses à [Présidentielle USA] Comment les journaux ont voté

Commentaires recommandés

nico Le 14 novembre 2016 à 08h51

Je suis juste effaré de ce que j’ai pu entendre ou lire dans les journaux et le radio et le télés.

En résumé : la presse et les journalistes auraient une mission éducative envers les ploucs que nous sommes , la presse doit prendre parti politiquement , la presse doit être le fer de lance de la Moralité.

Ah bon ?

Non parce que moi je pensais bêtement que la presse et les journalistes devaient surtout rapporter des faits et des événements , être impartiale et indépendante , et ne surtout pas prendre parti dans le but d’INFORMER les lecteurs / auditeurs / téléspectateurs.

C’est comme si les journalistes avaient oublié de faire … du journalisme en fait.

Les ventes et les audiences sont en baisse constantes partout dans le monde.
On voit régulièrement des plans sociaux de licenciements dans les médias , conséquence de cette baisse.

Il semblerait donc que les lecteurs / auditeurs / téléspectateurs aient quant à eux oubliés … de lire et d’écouter tous ces gens …

On est bien loin d’Albert Londres et du prix Pulitzer quand on ose mettre son nez dans le Monde ou lorsqu’on colle ses yeux sur BFMTV pour parler de notre petit pays à nous.
Je dirais même qu’on est plus proche de ce qui ressemble à une cuvette de toilettes …

C’est un monde bien étrange que celui là ou des journalistes présentateurs parlent à des éditorialistes eux même journalistes qui font appel à des experts recrutés par les deux derniers : un monde qui se parle à lui même en résumé.

  1. gaston Le 14 novembre 2016 à 02h16
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    très intéressant mais.. la presse écrite n’est pas le seul media
    l’on peut faire l’hypothèse que les électeurs de Trump s’informent davantage par l’audio visuel

    sans aller jusqu’à des temps de parole..
    pourrait on avoir une idée de la répartition des chaines : pro Clinton, Pro Trump, neutres ?


    • Silk Le 14 novembre 2016 à 02h38
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      Quasiment toutes les chaînes nationales étaient pro-clinton sauf 1.
      Par contre c’est les chaînes d’information locales, internet ou les radios locales dans les zones rurales qui ont surement eu un impact.
      On constera que malgré des médias “aux ordres”, Trump a réussi à les contourner en répétant à son auditoire de ne pas écouter les MSM …


      • shuppy Le 14 novembre 2016 à 09h03
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        • Crapaud Rouge Le 14 novembre 2016 à 12h18
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          Il faut être dans une sacrée bulle pour croire que cette notion de “bulle de filtrage” explique tous les faits médiatiques ! C’est donner à la technique bien plus de pouvoir qu’elle n’en a. La vérité c’est simplement que les journaux, tout à leur œuvre de propagande en faveur d’Hillary, ne voulaient rien voir de positif chez Trump, (positif pour ses électeurs potentiels), et se sont contentés de le caricaturer. L’explication par la “bulle de filtrage” ne vaut que pour les individus qui ont fait de FB l’équivalent du JT. On ose espérer que les journalistes et les experts utilisent d’autres moyens d’information…


          • shuppy Le 14 novembre 2016 à 13h58
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            Vous n’avez pas lu l’article pourtant il précise bien :”En 2016[…] 62 % des adultes américains s’informaient sur les réseaux sociaux ” et surtout :”L’explication du vote Trump viendra en temps et en heure”
            Regardez le tirage du New York Time , croyez vous un seul instant que l’électeur républicain du Texas le lise ?


            • bluetonga Le 14 novembre 2016 à 19h01
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              Non, il lit le Houston Chronicle ou le Dallas Morning News. Juste en dessous dans la liste. Et puis on peut faire les deux, lire le papier et lire en ligne. Ou lire en ligne et lire en ligne (le NYT et zerohedge, par exemple). L’un n’empêche pas l’autre. 62 % sur internet n’implique pas 38 % sur le papier.

              L’immense condescendance de l’article de numerama m’avait légèrement crispé, mais finalement les commentaires des lecteurs ont été très rafraîchissants…


      • RémyB Le 14 novembre 2016 à 15h13
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        à Science Po, les étudiants ont oublié la neutralité,
        du moins le reportage proposé sur le tube le montre:
        https://www.youtube.com/watch?v=6FOnAw4_dos


      • Bigglop Le 14 novembre 2016 à 19h11
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        Par extraordinaire, les responsables du New York Times s’excusent de leur manque d’éthique, d’honnêteté dans le traitement des Présidentielles US
        Ils s’engageraient sur un traitement respectueux, équilibré, de l’information :
        http://www.nytimes.com/2016/11/13/us/elections/to-our-readers-from-the-publisher-and-executive-editor.html?_r=0
        Bon, en France la campagne anti-Trump continue. Mais nos journaleux ne sont pas tous anglophones……


  2. totor Le 14 novembre 2016 à 02h22
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    Quel boulot de fourmi!
    Cela dit, il faut faire attention à l’interprétation qu’on en fait: un journal a le droit d’avoir une ligne éditoriale. Le problème est plutôt que pratiquement aucun journal ayant une voix discordante du TINA ne trouve de l’argent pour défendre cette opinion (en tout cas dans les médias à large audience).


  3. Silk Le 14 novembre 2016 à 02h34
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    Je rêve ou je ne trouve pas le (The ?) Washington Post dans la liste ?
    En effet, pour le pluralisme on repassera, mais Il reste pour la France que TOUS les journaux étaient pour Clinton.
    Sinon aux USA, Trump ayant mené une campagne hors media, ses électeurs se sont aussi renseignés sur internet ou à la radio dans certaines zones rurales.


    • Bruno Le 14 novembre 2016 à 09h18
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      Il figure en 8ème place sur la liste pro Clinton


    • zorglub Le 14 novembre 2016 à 11h54
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      Les gens, surtout les tranches d’ages plus jeunes des populations, s’informent de plus en plus sur Internet, en refusant les médias préformattés/bien pensants/de l’entre-soi.

      On a déjà eu, de la part de notre bon gouvernement, les tentatives assez maladroites, à la “Je suis manipulé”. On a eu déjà des fermetures administratives de sites pour apologie du terrorisme, dont certaines ont déjà été dénoncées comme abusives.

      Je crains qu’à la vue de ce phénomène de fond, le prochain enseignement de nos gouvernants soit de tenter de restreindre la liberté de parole sur Internet. Sur fond de lutte contre le terrorisme, les faux complots, la pédophilie – les prétextes sont déjà connus. Ils peuvent cibler bien entendu ceux qui publient, mais peut-être aussi ceux qui consultent.

      Ce serait en tous cas la suite logique et très flippante dans le processus de prise/conservation de contrôle en mode police de la pensée.


  4. Logic Le 14 novembre 2016 à 02h55
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    Parlant. Et quels sont les comptes détaillés de campagne (fonds récoltés, dépenses publicitaires,…) ? Là aussi, me semble-t-il, les écarts sont importants.


  5. Eric Le 14 novembre 2016 à 03h15
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    “Comme ils se sentent obligés d’expliquer aux lecteurs comment voter (une certaine idée de “l’information”, donc…), voici la synthèse (j’ai pondéré par le tirage) :”
    Pardon mais nombre de journaux publient simplement le choix politique de la rédaction.
    C’est énormément plus sain de lire le NYT en sachant que la rédaction est massivement derrière clinton que de lire le monde qui se prétend neutre alors que c’est faux.

    On ne peut pas enlever leurs opinions aux journalistes et ce même s’ils font l’effort de rester objectifs ; tant qu’à faire autant que le lecteur dispose de ces informations pour apprécier chaque article avec le recul nécessaire.


    • LALLEMAND Le 14 novembre 2016 à 09h06
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      Les opinions des journalistes… Pour la présidentielle peuvent-ils avoir une opinion différente de celle des propriétaires du journal, personnages dont on ne parle JAMAIS.


      • yann Le 14 novembre 2016 à 10h06
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        Ce n’est pas si simple, relisez Bourdieu. C’est un monde social fermé, ce que décrit très bien Emmanuel Todd dans la conférence qui a été mise sur ce site il y a peu de temps. On a les classes sociales aisées et diplômées qui sont maintenant assez nombreuses pour vivre en vase clos vis-à-vis du reste de la population. Comme c’est eux qui ont l’argent et qui consomment le plus, les journaux sont essentiellement achetés par eux et formés de gens qui viennent de ce milieu social. En occident on a en gros dans chaque pays 20 % de la population qui domine économiquement et culturellement et impose ses intérêts comme étant ceux du pays dans son ensemble.

        Ce n’est pas les 1 % d’en haut le problème, ils seraient balayés sans le soutien des classes moyennes aisées. Ce déséquilibre se traduit dans les médias par la surreprésentation des intérêts de cette classe moyenne. D’où ces bizarreries où le candidat élu n’est absolument pas représenté par des journalistes censé être impartial.


        • Xavier Le 14 novembre 2016 à 15h22
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          Oui, c’est l’écriture du mythe de la globalisation : on fait disparaître les frontières politiques pour en recréer de plus discrètes, celles des classes sociales aussi fermées que ne le furent les premières à l’époque de la guerre froide…

          Mais à part ça “on progresse” !…

          Rien ne se perd, rien ne se crée…


  6. Amy Le 14 novembre 2016 à 03h29
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    Je crois aussi qu’une bonne partie des républicains étaient contre Clinton depuis longtemps donc même avec 100% de propagande pro-Clinton rien ne les aurait fait changer d’avis.


  7. anatole27 Le 14 novembre 2016 à 04h01
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    on remarquera que pour les primaires 86 journaux soutenaient Hillary 18 Sanders

    https://en.wikipedia.org/wiki/Newspaper_endorsements_in_the_United_States_presidential_primaries,_2016

    Sachant que Sanders aurait probablement battu Trump
    Méditons cette leçon pour la prochaine présidentielle en France


    • christiangedeon Le 14 novembre 2016 à 10h29
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      Oula! Je ne pense pas du tout que Saunders aurait battu Trump! C’est une vue de l’esprit vraiment. Ce qu’on appelle du wishfull thinking.C’est une vision complètement boboïste des choses. Et une méconnaissance absolue du substrat social américain, très à “droite” par rapport à la France.Mais si vous pensez en France à JL Mélenchon comme candidat unique de la gauche,il n’est pas impossible que vous ayez raison.Je n’adhère pas à ses idées complètement surannées(au dessus de 300 000 je prends tout,ni à son laïcisme, façade de l’anticatholicisme primaire),mais il est dans un momentum où il peut constituer une alternative électorale plausible pour l’électeur de gauche.D’autant que ses positions en matière de politique étrangère dont l’européenne, sont de bon aloi… Euh,le candidat idéal des démocrates eût été une autre femme,dame Obama…mais il n’ont pas osé.


      • Mr K. Le 14 novembre 2016 à 15h47
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        Les sondages pendant les primaires donnaient Bernie Sanders en bien meilleur position pour battre Trump qu’Hillary Clinton :

        http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/election-americaine-trump-aurait-pu-perdre-contre-sanders_1848885.html

        L’élection de Trump a été possible par son positionnement anti-système, positionnement anti-système qu’incarnait Sanders.

        Le parti Démocrate a une très grande responsabilité pour avoir verrouillé par tous les moyens, même illégaux, une véritable alternative.


      • Christophe Foulon Le 14 novembre 2016 à 19h14
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        Il semble pourtant que ce soit bien une défaite d’Hillary et pas une victoire de Donald, le taux d’abstention des électeurs ‘identifiés’ démocrates semble être très (trop) élevé (dépouillement encore en cours). Ce qui semble bien confirmer l’hypothèse du dégout contre Clinton. Je rappelle que dans ce pays la bannière étoilée flotte dans chaque jardin et que le patriotisme est palpable dans quasi toute la population, Hillary n’est pas la plus grande patriote politique de l’Amérique, son fricotage avec le fric du terrorisme ne lui a pas été pardonné…


    • K Le 14 novembre 2016 à 12h10
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      Les américains détestaient les 2 candidats. Ils détestaient Clinton car elle représentait les pires aspects du système (corruption, ingérence étrangère, etc). Ils détestaient Trump car il insultait une bonne partie de ses compatriotes.
      Sanders n’était pas dans le système et n’insultait personne, donc il aurait échappé aux 2 principaux motifs de détestation donc je pense aussi qu’il aurait battu Trump.
      Quand à l’idée que les Américains seraient allergique à toute idée de gauche, c’est là aussi une idée véhiculée par les faiseurs d’opinion. Comme le fait remarquer un billet d’hier sur ce même blog, les américains aisés ont accepté jusqu’à l’arrivée de Reagan des taux d’imposition sur le revenu allant jusqu’à 70% voir 80%, et pourtant ils ne se plaignaient pas, alors même qu’on était à l’age d’or de l’anticommunisme.


  8. de Bernardy Le 14 novembre 2016 à 04h58
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    Soutien plus que MASSIF des journaux et des chaînes de télé OU PAS, les Américains ont exprimé LEUR RAS-le-BOL devant leur situation qui n’a fait QUE SE DéTéRIORER depuis des années. Reste à espérer que les autres peuples réussissent à s’exprimer en dépit du bourrage de crânes massif qu’ils subissent.


  9. Mr K. Le 14 novembre 2016 à 05h53
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    Les présidentielles américaines ont agit comme un puissant révélateur du parti-pris massif des médias américains.

    Plus largement on a les mêmes en France et sans doute en Europe.

    Rappelons nous l’alarme sonnée par Udo Ulfkotte, ancien rédacteur en chef d’un des plus grands journaux allemands, relayée par Les-crises.fr :

    http://www.les-crises.fr/journaliste-allemand-presse-cia/

    Il y a certains sujets pour lesquels on a le sentiment de plus en plus net d’une influence en sous-main d’un espèce de politburo à l’occidental, même si un suivisme moutonnier est aussi en action.

    Pour élargir le champ, une revue de presse hebdomadaire de la presse russe nationale par le Professeur Filip Kovacevic (en anglais seulement malheureusement) :

    https://www.youtube.com/watch?v=7VHbPp1rENc

    Des nouvelles importantes que l’on a peu de chance de voir relayées par nos merdias.

    La blague soviétique “Il n’y a pas de nouvelles (Izvetsia) dans la vérité (Pravda) et pas de vérité dans les nouvelles”, en référence à deux journaux de l’époque, est bien du siècle dernier.


  10. manu Le 14 novembre 2016 à 06h38
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    ça rappelle les médias à la fin de l’ère soviétique. Les gens avaient finis par avoir le réflexe quasi-systématique de penser le contraire de ce qu’on leur “informait”.


    • Ovuef2r Le 14 novembre 2016 à 07h14
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      Ils avaient aussi, paraît il, le réflexe de lire “entre les lignes”, par exemple un apparatchik qui n’était plus nommé en même temps que ses copains était probablement tombe en disgrâce..
      A noter que c’est aussi la première fois que des journaux “de référence”, aux USA, ont assumé, écrit ouvertement, un parti pris *contre* un candidat. En plus de leur soutien à l’autre..


  11. Tonton Le 14 novembre 2016 à 07h02
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    Le 4e pouvoir, grâce aux réseaux sociaux et à Internet, est en train d’échapper partout dans le monde à la bien-pensance diffusée par les 1% les plus riches. Les peuples se réveillent…


  12. Fritz Le 14 novembre 2016 à 07h24
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    Très intéressant, merci M. Berruyer.
    On voit cependant qu’une minorité conséquente de journaux n’a pas pris parti, serait restée neutre (dont le Wall Street Journal). On n’a pas l’impression qu’il en était de même en France.

    Serait-il possible de faire un travail analogue pour la presse française ? Avec la presse régionale bien entendu.

    Je devine le résultat : les caniches sont toujours plus serviles que leurs maîtres, et c’est dans leur nature d’aboyer.


  13. bluetonga Le 14 novembre 2016 à 08h26
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    Chiffres édifiants (mais effectivement, où est donc passé le Washington Post?), qui au-delà des effectifs, ne reflètent pas encore la nature et l’intensité des coups portés – soit la caricature et la diabolisation systématiques des positions et de la personne de Trump, la scotomisation ou mansuétude tout aussi systématique à l’égard des scandales Clinton.

    Ce qui revient toujours pour moi à dire ceci. Ce n’est pas la victoire de Donald Trump ou la défaite de Hillary Clinton qu’il faut célébrer, mais bien le miracle d’un électorat qui a voté contre vent et marée pour le changement, en dépit de l’énorme machine de propagande mise en place pour le circonvenir. Trump pourra bien décevoir ses électeurs, mais le message est clair cette fois : ils ne se laisseront plus faire.


    • Vasco Le 14 novembre 2016 à 08h53
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      Et l’abstention ? Personne n’en parle mais il semblerait qu’elle ai encore augmenté lors de ce dernier scrutin. Une fois de plus j’aurais envie de dire.


      • marc Le 14 novembre 2016 à 11h47
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        54% des gens ont voté… c’est bien peu effectivement


    • Mr K. Le 14 novembre 2016 à 08h56
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      Le Washington Post huitième de la liste. Peut-être pas encore pris le café?


      • bluetonga Le 14 novembre 2016 à 18h42
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        Merci MR K. Je devrais effectivement attendre qu’il percole jusqu’à mes synapses avant d’intervenir.


  14. nico Le 14 novembre 2016 à 08h51
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    Je suis juste effaré de ce que j’ai pu entendre ou lire dans les journaux et le radio et le télés.

    En résumé : la presse et les journalistes auraient une mission éducative envers les ploucs que nous sommes , la presse doit prendre parti politiquement , la presse doit être le fer de lance de la Moralité.

    Ah bon ?

    Non parce que moi je pensais bêtement que la presse et les journalistes devaient surtout rapporter des faits et des événements , être impartiale et indépendante , et ne surtout pas prendre parti dans le but d’INFORMER les lecteurs / auditeurs / téléspectateurs.

    C’est comme si les journalistes avaient oublié de faire … du journalisme en fait.

    Les ventes et les audiences sont en baisse constantes partout dans le monde.
    On voit régulièrement des plans sociaux de licenciements dans les médias , conséquence de cette baisse.

    Il semblerait donc que les lecteurs / auditeurs / téléspectateurs aient quant à eux oubliés … de lire et d’écouter tous ces gens …

    On est bien loin d’Albert Londres et du prix Pulitzer quand on ose mettre son nez dans le Monde ou lorsqu’on colle ses yeux sur BFMTV pour parler de notre petit pays à nous.
    Je dirais même qu’on est plus proche de ce qui ressemble à une cuvette de toilettes …

    C’est un monde bien étrange que celui là ou des journalistes présentateurs parlent à des éditorialistes eux même journalistes qui font appel à des experts recrutés par les deux derniers : un monde qui se parle à lui même en résumé.


    • Philippe Huysmans Le 14 novembre 2016 à 12h52
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      Jolie analyse. Mais je n’aurais pas écrit qu’ils ont “oublié” de faire du journalisme. Le journalisme c’est pour les faibles, eux il font l’opinion… ou pas. 🙂


      • nico Le 14 novembre 2016 à 16h16
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        Faire l’opinion c’est une autre activité ça.

        Soit ça s’appelle faire de la politique ou soit ça s’appelle pompeusement être un intellectuel c’est à dire faire des bouquins , des films des trucs comme ça …

        Mais faire l’opinion est bien présomptueux je trouve car ça sous entend que des gens seraient à même de façonner les pensées et les avis d’autres personnes.
        Et que donc il y aurait une catégorie dites supérieure de personnes dans notre population.

        C’est un peu le discours des sectes ça , des gens qui se disent élus au dessus des autres.

        Moi je vais vous rappeler une phrase de Pierre Bourdieu qui disait que l’opinion publique ça n’existe pas et je pense que lui au moins même avec se défauts il devait respecter son lectorat et le croire capable de réfléchir par lui même.


    • Macarel Le 14 novembre 2016 à 18h21
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      Les journalistes, constituent en fait un clergé médiatique. Ce clergé médiatique, est chargé de dispenser la bonne parole de ceux qui le financent, dans tous les foyers de France et de Navarre. La religion nous la connaissons bien maintenant, elle a pour dogmes : l’adoration de la Très Sainte Croissance, la liberté de circulation des capitaux, des marchandises et de la main d’oeuvre à bas coût , la concurrence “libre et non faussée”, la marchandisation de toutes choses, l’effet “ruissellement” (la richesse ruisselle de facto du haut vers le bas de la pyramide sociale), et son corollaire la baisse des impôts sur les grosses entreprises qui créent la richesse.
      Le résultat concret de l’application de ces dogmes, est la fuite des capitaux dans les paradis fiscaux, la destruction des services sociaux et publics, la délocalisation des emplois ou leur remplacement par des robots ou des algorithmes, donc l’augmentation du chômage (et/ou du nombre de personnes comptabilisées dans la population inactive), la mise à mal de la cohésion de la société dans son ensemble. Avec pour conséquences secondaires : la montée du racisme et de la xénophobie, donc des partis dits populistes ou néo-fascistes. Le clergé médiatique a pour fonction de faire oublier tous ces effets néfastes pour la société. Mais sa tâche est de plus en plus ardue, car le réel finit toujours par remonter à la surface.


      • nico Le 15 novembre 2016 à 07h59
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        Ça me fait penser à l’argument choc de la religion de l’euro :

        L’euro c’est super on a plus à changer notre argent quand on voyage.

        Oui sauf que :

        1- Les gens voyagent hors de France moins de 1 fois par an pour la majorité des français

        2- Depuis qu’on a cette chance d’avoir l’euro il a été établi que en 2015 43% des français ne partent jamais en vacances faute d’avoir assez … d’euros en poche pour le faire

        http://www.20minutes.fr/economie/1849147-20160520-vacances-43-francais-partiront

        3- Qu’est ce qu’on s’en fout de changer notre monnaie au 21 ème siècle avec une carte visa.
        Visa un système américain , on même pas foutu d’avoir notre propre système en Europe d’ailleurs.
        Moi quand je suis hors de l’Europe depuis 10 ans je ne change rien du tout , je vais dans un DAB ou un ATM et je tire de l’argent sans aller dans un bureau de change.

        Par contre il y a bien un avantage certain pour un truc.
        Un truc qui voyage tous les jours plusieurs fois par jour 24h/24 toute l’année.
        Et ce truc c’est les capitaux des banques et des multinationales.
        Là oui pour ce truc là , l’euro c’est vraiment super bien …
        Et d’ailleurs c’est pour ce truc avant tout que l’euro a été conçu et certainement pas pour les habitants du continent européen.


  15. barbey Le 14 novembre 2016 à 09h30
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    Très intéressant. Très bon travail encore une fois!

    Est ce que qq1 peut mettre en “correspondance” la localisation des journaux (et donc son lectorat) et les résultats des élections par état?
    Je pense que cela pourrait donner un bel aperçu!


  16. Raoul Le 14 novembre 2016 à 10h32
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    Pour ma part, cela ne me gêne pas que certains journaux fortement engagés soutiennent un candidat plutôt qu’un autre. En France, on ne s’attendra pas à ce que l’Humanité ou Minute puissent rester neutres dans un duel hypothétique Mélenchon-Le Pen.

    Mais, là où le bât blesse, c’est que la presse générale, prétendument objective (si cela a un sens), puisse choisir de soutenir une candidate absolument corrompue et va-t-en-guerre.

    Si, au lieu d’Hillary Clinton, on avait eu Sanders, ce rejet de Trump nous aurait semblé plutôt sain, mais on ne sait pas comment alors réagi les journaux, c’est-à-dire quel aurait été le choix de l’oligarchie. Peut-être Sanders aurait-il été trop à gauche pour elle.

    Ces statistiques montrent surtout que ces médias sont majoritairement là pour transmettre le choix de l’oligarchie et non pour éclairer le lecteur. On peut supposer que certains journaux non alignés sont tout de même plus intéressants et qu’on y trouve de réelles analyses.


    • Julien Le 15 novembre 2016 à 08h28
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      Exact,

      Mais ce soutien est malgré tout biaisé par le fait que les médias sont pour la plupart subventionnés.
      S’ils étaient totalement indépendants, aucun problème à ce qu’ils s’engagent fortement dans une campagne. Mais étant financés par de l’argent public un problème se pose. Un électeur du FN a t-il envie de subventionner un journal qui casse du sucre sur le dos de son candidat (l’humanité ou n’importe quel autre)? Un électeur de gauche a t-il envie de subventionner un journal comme Minute?
      Et dans ce contexte, comment ne pas se scandaliser du chantage de l’ancienne ministre de la culture qui a privé de subventions certains journaux (tous étrangement du même bord politique opposé au sien)?

      –> Tant que les gouvernants tiennent la presse à coup d’argent public, il est illusoire d’espérer que les médias jouent leur rôle.


  17. christiangedeon Le 14 novembre 2016 à 10h38
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    La soviétisation des médias occidentaux en général trouve sa limite…France Q et France Inter,entre autres,sont dans le même cas de figure,exactement.Ligne unique,mots uniques,pensée unique à tous les étages. les chroniques de ce matin sur Inter étaient proprement hallucinantes…ils ne s’en remettent pas.C’est un florilège de déni de réalité et de déni de (future?) responsabilité. Pour le moment,ils semblent ne pas avoir encore intégré le fait que c’est Trump qui a été élu…çà a quelque chose de pathétique,en fait. Les Guetta ,Demorand,Cohen et autres Salamé ,personnalités par ailleurs brillantes à bien des égards,sont comme on dit dans mon Var honni par les bien pensants,complètement dans le waï….sans parler de la Charline dont “l’humour ” tient depuis quelques jours de la crise d’hystérie… ils oublient tous qu’ils sont sur une radio publique,et c’est bien dommage…je n’ose même pas imaginer les commentaires en cas de Mme Le Pen au deuxième tour…


    • Raoul Le 14 novembre 2016 à 11h24
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      Il est commun de constater l’alignement des médias occidentaux sur une ligne éditoriale unique. Je pense que cela est effectivement particulièrement visible actuellement car, avec Internet, nous avons accès à d’autres sources d’information.

      Mais, en fait, ce phénomène ne date pas d’hier. En 1990, juste avant que la guerre du Golfe éclate, les journaux discutaient longuement pour savoir si les États-Unis (et leurs vassaux) allaient y aller ou non. La quasi totalité des journaux soutenaient la ligne belliciste. C’est l’époque à laquelle j’ai définitivement cessé de lire le Monde qui me semblait de plus en plus suspect et avait repris la propagande états-unienne pour justifier l’agression.

      Seuls deux journaux avaient choisi de refuser la guerre : le Monde diplomatique et Politis. Peut-être aussi l’Humanité que je ne lisais pas.

      La situation à cette époque était donc pire que maintenant car les médias étaient déjà alignés, mais il n’y avait pas de sources alternatives. Mais il est aussi vrai que le Monde diplomatique et Politis ne sont plus ce qu’ils étaient et sont, peu ou prou, rentrés dans le rang.


  18. Tutu Le 14 novembre 2016 à 10h41
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    La servilité des mediat se manifeste par un unanimisme sidérant, par la production de sondages truqués, etc. La fonction des sondages n’est pas de refléter une opinion publique à un moment donné, mais de la formater sur le long terme. Quand les sondages se trompent sur les résultats de telle ou telle élection, c’est qu’ils ont failli à leur tache de fabrication de l’opinion. Ils ne se sont pas trompés, ils se sont plantés.

    http://democratisme.over-blog.com/article-mediatisme-123904157.html


  19. Max Le 14 novembre 2016 à 12h39
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    Chez nous ce n’est pas mieux, presque la presse française a soutenue H Clinton au-delà de la décence.
    Sur un autre registre
    La journaliste Aude Lancelin virée du nouvel obs a la demande de Hollande.
    https://www.youtube.com/watch?v=IUkC9ST6l64&feature=share
    Chapeau bas a monsieur Bourdin pour y avoir dénoncé.


  20. Brice Le 14 novembre 2016 à 13h13
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    Ce que je trouve très rassurant c’est que cela n’a pas marché!

    La preuve est faite que malgré un matraquage éhonté, les électeurs ont voté comme bon leur semblait. C’est une très bonne nouvelle !!!

    Je pense que cette constatation très basique est en train d’affoler les manipulateurs de tous ordres.

    Sans doute qu’Internet a rebattu les cartes. Avec et grâce à des sites comme Les Crises (petit cirage de pompes:)) les gens apprennent peu à peu à s’informer autrement.

    Oui les tirages des médias type Le Monde ou Libé s’effondrent mais la fréquentation des sites d’informations sur Internet ne cesse de progresser. Quand je questionne autour de moi, je constate que les choix sont d’ailleurs de plus en plus radicaux. Il y a ceux qui ne s’informent pas du tout, ceux qui ne vont que sur Internet et ceux qui lisent les journaux et regardent journal TV+émission type C dans l’Air.

    En général, les deux premières catégories ce sont des jeunes et/ou actifs, la dernière des retraités….


    • Nordique Le 15 novembre 2016 à 04h16
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      C’est vrai qu’internet a changé la donne mais il est possible aussi que les grands médias et les instituts de sondage se soit piégés eux-mêmes en matraquant le public pendant tout le long de cette campagne que Clinton ne pouvait que gagner et que Trump était destiné à perdre. Le résultat fut que des millions d’électeurs démocrates auraient été tellement convaincus et confiants que Clinton serait élue qu’ils n’ont même pas pris la peine d’aller voter. En 2008, Obama avait eu 10 millions de vote de plus que Clinton en 2016.


    • Malta Le 15 novembre 2016 à 18h47
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      Il y a aussi ceux qui lisent les journaux uniquement pour y voir les commentaires. Quelques fois des centaines de commentaires dézinguent les articles, même sur des journaux comme Le Figaro, le Monde etc. Et les commentaires des internautes sont tellement limpides, raisonnables et intelligents faces aux articles orientés des journaux que ça met du baume au coeur
      Les gens ne gobent plus tout et ça grâce à Internet!


  21. invité Le 14 novembre 2016 à 14h44
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    Bonjour pour une fois je vais réagir. (journalisme )

    c’est une anecdote, mais j’entends ces jours ci = trump va construire un mur entre les Etats unis et le mexique.

    Mais le mur il existe déjà non ? , ais-je besoin de citer des sources ? d’envoyer une image satellite ?

    oui c’est une broutille mais soyons précis : il va prolonger ou étendre . la langue française est assez précise, le journalisme d’opinion ne me dérange pas dans le fond mais les faits doivent être sans contestation.


  22. Krystyna Hawrot Le 14 novembre 2016 à 16h24
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    Ce qui me frappe dans cette analyse, c’est qu’il y a encore beaucoup de journaux locaux aux Etats Unis! Alors que dans de nombreux pays européens, il n’y a presque plus rien. Quelques quotidiens nationaux, quelques grandes régions et c’est tout. Finalement cela interroge encore plus comment ils ont réussi à corrompre un si grand nombre de journalistes pour faire propagande pour Clinton! (c’est plus facile avec Libé et le Monde en France…)


  23. stef1304 Le 14 novembre 2016 à 17h57
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    De la part de l’équipe d’Hillary, c’est vraiment une performance de relation publique étonnante. Le tout étant bien sûr censé venir valider la stratégie conçue par Hillary elle même.

    Il est intéressant de relire le mail qui décrit cette stratégie. Ici, avec une analyse concise:
    https://www.armstrongeconomics.com/international-news/north_america/2016-u-s-presidential-election/the-real-clinton-conspiracy-that-backfired-the-worst-candiate-in-american-history/

    Suivi d’un commentaire en français
    http://www.dedefensa.org/article/hillary-demiurge-et-thaumaturge-a-la-fois-de-usa-2016

    Par ailleurs, pour se faire rapidement une idée de l’importance des fuites de wikileaks (dont on sait que Trump en a pris connaissance).
    http://www.mostdamagingwikileaks.com/


  24. Fritz Le 14 novembre 2016 à 18h10
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    Moi non plus, le journalisme d’opinion ne me gêne pas, pourvu que le lecteur soit prévenu, et que l’opinion du journaliste soit clairement distinguée de l’information. C’est souvent le cas avec la presse anglo-américaine, même s’il ne faut pas l’idéaliser.

    Ce qui me choque, c’est l’impression qu’en France TOUS les journaux, toutes les radios et télés ont fait campagne pour Hillary Clinton, alors que nous ne sommes pas des citoyens américains, que je sache.
    Ici, l’opinion a remplacé l’information, pour infantiliser le lecteur qui n’est même pas électeur. Cette double confusion aboutit à ce titre du Parisien, discuté sur ce blog mardi dernier : « Les Français plébiscitent Hillary ».


  25. Anne Jordan Le 14 novembre 2016 à 19h05
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    infantiliser est le terme qui convient !
    aujourd’hui , lu dans le Huffington post , à propos de la décision de Trump de NE PAS PERCEVOIR LES 400.000 DOLLARDS annuels de son traitement présidentiel , cette analyse brillante : ” ce n’est pas du tout désintéressé”
    je lis plus bas m’attendant à des révélations de magouilles
    NON ! c’est … parce que le déficit de l’Etat américain n’en sera guère allégé!!!!
    on se pince…


  26. christiangedeon Le 14 novembre 2016 à 19h09
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    A propos de journaux;il fallait absolument écouter le Grain à moudre sur France Q ce soir…droits dans leurs bottes,ils sont,les intervenants! Rien pigé,rien appris…le peuple a voté,ben le peuple a tort et nous avons raison…ils sont allés jusqu’à traiter les non internationalistes libéraux,laissés au bord de la route….d’inadaptés!!! Comme disait Brassens,quand on est con,on est con!


  27. laertes Le 14 novembre 2016 à 19h20
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    Ce sont tous des quotidiens ? Car je ne vois pas le plus vieil hebdomadaire des USA à savoir le grand “The Nation”. Ils n’ont pas été tendres avec Clinton………… Quant à Trump, il ne faut même pas en parler.


  28. interlibre Le 14 novembre 2016 à 20h54
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    Ça sent les plans de licenciement dans les rédactions tout ça. Si les milliardaires peuvent même plus utiliser leurs joujoux pour manipuler l’opinion ça sert à rien de les garder en vie.
    Quel dommage…


  29. RGT Le 14 novembre 2016 à 21h19
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    Une ligne m’a littéralement scotché :

    The Wall Street Journal | No Endorsement.

    Pourtant, il me semblait que Wall Street soutenait sa créature à 100%.

    Je pense qu’il faudrait approfondir cette information, elle me semble pour le moins “étonnante”.

    A moins que ce journal n’ait su dès le début qu’ils allaient se prendre une branlée mémorable et qu’il ait protégé ses arrières “sans en avoir l’air”.


  30. s Le 14 novembre 2016 à 22h34
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    http://www.counterpunch.org/2016/11/14/after-the-election-dont-panic-think
    de Diana Johnstone, auteur, entre autres, de « Hillary Clinton, reine du chaos ».


    • Didier Le 15 novembre 2016 à 01h04
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      Merci pour le lien.

      Je me permets d’en traduire une phrase, qui m’a beaucoup fait rire, pour ceux qui ne liraient pas l’anglais:

      And the disappointed Clintonite opposition is likely to be out in the streets not to oppose wars, but to oppose Trump’s opposition to wars, all in the name of our shared democratic humanitarian values and opposition to “dictators”.

      “Et l’opposition clintonienne déçue est probablement descendue dans la rue non pour s’opposer aux guerres, mais pour s’opposer à l’opposition de Trump à l’encontre des guerres, le tout au nom de nos valeurs humanitaires et démocratiques partagées et de notre opposition aux “dictateurs”.”


  31. Philippe Le 15 novembre 2016 à 13h50
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    J’ai personnellement une vision très différente de la majorité des commentateurs. Il me semble que c’est une confusion entre corrélation et cause.

    Une majorité écrasante de journalistes sensés ont vu et compris que Trump était dangereux. Is l’on dit ! Et ils ont eu raison, non ? En plus, vu comme il est, je pense que la liberté de la presse va en prendre un coup derrière les oreilles.

    Mais je trouve absurde, de vouloir “une égalité de traitement” et de la “neutralité” avec un candidat qui ne permettait pas la neutralité et qui passait son temps à pourrir la presse, justement (voir ses incitations lors des rallyes). Pour Trump, la seule bonne presse, c’est la presse qui dit du bien de lui et qui ne relève pas ses mensonges et sinon c’est bad bad bad et unfair !

    Son dernière échange de tweet avec le NYT est tout à fait dans cette lignée, il les accuse, dit que c’est des losers, et quand NYT répond que leurs abonnements montent en flèche, tous ses supporteurs se déchainent.


  32. invité Le 15 novembre 2016 à 14h59
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    En poursuivant avec Fritz et christian gédéon,

    J’ai écouté le 1820 sur France inter, et j’ai été très déçu.( annonce +1er question on avait tous les ingrédients du mea culpa, ensuite tous le monde rivalise pour noyer le poisson ) boh il y a eu comme même des concessions de cette dame qui disait qu’en effet avant les journaux étaient détenus par les sociétés de journalisme et que maintenant vu qu’ils sont détenus par quelques PDGs…ben ..ben ..oui..


  33. Georges VALGEORGES Le 15 novembre 2016 à 15h25
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    Ce que nous croyons voir et ce que nous refusons de voir…

    Nous croyons voir des prises de positions journalistiques pro-Clinton mensongères, et nous refusons de voir la productivité journalistique exigée par les rédactions, qui contraint les journalistes à paraphraser les articles des médias dominants.

    Nous croyons voir que les journalistes sont moins chers que des bonnes filles de joie et nous refusons de voir que de nombreux journalistes préféreraient vivre honnêtement de leur travail mais n’ont pas trouvé de modèle économique pour le faire.

    Nous croyons voir la fin des médias traditionnels et nous refusons de voir le combat que livre la bête blessée qui soutient le système qui lui donne les moins mauvaises chances de survie.


  34. olympi Le 15 novembre 2016 à 17h24
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    Merci pour cette exemple concret de propagande en démocratie, car il ne suffit pas le dénoncer, mais aussi le prouver factuellement.

    Je rappel que le travail d’un journaliste n’est pas la vérité, ni même de raconter l’actualité, non, comme tout bon travailleur, son objectif et de contenter son employeur. L’actualité ou la vérité est un moyen, pas un but.

    Donc pour rétablir une certaine indépendance de la presse elle doit être :
    – indépendante de l’état : suppression des subventions étatiques
    – indépendante des industriels et financiers : interdiction de participation de patron d’industrie ou de banque (etc) dans le capital d’un média.
    – réduction drastique du volume publicitaire dans les médias

    Ainsi elle devra devenir meilleur pour que les lecteurs acceptent de l’acheter à son juste prix.
    Et aux journalistes qui se plaindrons : get good !


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