Suite du billet sur Modélisation des températures. L’index général de la série de billets sur le réchauffement climatique est disponible ici

Aujourd’hui, un petit billet sur une des manipulations opérées par les climato-négationnistes…

Contexte

Un des principaux hérauts de des climato-négationnistes est le scientifique danois Henrik Svensmark.

Il a émis l’hypothèse d’une corrélation entre le rayonnement solaire et la couverture nuageuse, et a essayé de démontrer que ceci avait non seulement un rôle dans le réchauffement climatique, mais surtout que c’était un rôle quasi-exclusif.

Je précise que je trouve heureux que des scientifiques remettent en question la théorie dominante (ils le font tous dans toutes les matières, c’est comme cela que la science avance). SAUF QUE le processus est normalement :

  1. j’ai une hypothèse “révolutionnaire”
  2. je la teste
  3. je publie les résultats dans une revue scientifique à comité de lecture
  4. la communauté scientifique s’en empare, en débat, teste, re-teste, analyse
  5. un nouveau consensus se forme au bout d’un certain temps : acceptation ou rejet
  6. le public peut s’emparer du consensus

Or, en l’espèce, on en reste généralement au 2 voire au 3, et on passe directement au 6, en criant au complot des méchants scientifiques qui veulent dire que l’homme dégrade son habitat…

Analysons son hypothèse, qu’on trouve partout, en commençant par un point sur le rayonnement cosmique.

Le rayonnement cosmique

Le rayonnement cosmique est le flux de noyaux atomiques et de particules de haute énergie qui circulent dans le vide interstellaire à une vitesse proche de celle de la lumière.

Il est constitué de deux composantes, l’une permanente, d’origine galactique et extragalactique, l’autre plus sporadique, liée à l’activité du soleil.

Certaines de ces particules peuvent nous traverser, interférer avec l’ADN, traverser la roche et les bâtiments et profondément pénétrer les sol et sous-sol planétaires.

Ce rayonnement comprend deux parties :

  • une chargée, constituée principalement de protons (entre 85 et 90%) et de noyaux d’hélium (de 9 à 14%), le reste étant constitué d’électrons et de différents nucléons (noyaux d’atomes) ;
  • une neutre, constituée de rayons gamma ainsi que de neutrinos. Cette dernière n’est pas toujours décomptée dans le rayonnement cosmique.

La particule la plus abondante au niveau de la mer est le muon, car celui-ci interagit peu avec la matière : on en dénombre en moyenne un par centimètre carré par minute.

Avant d’arriver au sol ou à l’altitude de croisière des avions, le rayonnement cosmique est en partie stoppé par les deux “barrières” protégeant la Terre : le champ magnétique de la planète (créant une région isolée du vent solaire appelée “magnétosphère”) et l’atmosphère terrestre. C’est cette double protection qui a permis le développement de la vie.

Magnétosphère

Magnétosphère

Au passage, les particules du vent solaire sont déviées par la magnétosphère jusqu’aux pôles, où ils créent les fameuses aurores boréales dans le ciel nocturne.

Aurore Boréale

Aurore Boréale

Aurore Australe

Aurore Australe

La composante permanente du rayonnement cosmique puise son origine dans la galaxie. Elle est constituée de particules très énergétiques éjectées par les gigantesques explosions de supernovæ, étoiles massives parvenues en fin de vie. Le rayonnement cosmique galactique est isotrope, c’est-à-dire qu’il est le même dans toutes les directions. Par conséquent, toute la surface de la Terre y est exposée en permanence.

Ce qui nous intéresse est qu’une partie du rayonnement galactique est déviée par le champ magnétique transporté par le vent solaire. En effet, l’atmosphère du Soleil laisse échapper en permanence un flux de particules qui remplit tout le milieu interplanétaire, que l’on appelle le vent solaire. Les caractéristiques, notamment magnétiques, du vent solaire varient avec l’activité solaire et induisent un champ qui repousse le rayonnement cosmique de la Terre. Ainsi, ce rayonnement atteignant la Terre est moindre lorsque l’activité solaire est forte. Au niveau de la Terre, le rayonnement suit donc, comme l’activité du soleil, un cycle de onze ans.

Rayonnement cosmique et Activité solaire

On a représenté sur le graphique précédent le rayonnement cosmique et l’activité solaire. Puisque le vent solaire repousse les rayons cosmiques, quand l’activité du soleil est faible, le rayonnement est fort. Il faut donc inverser l’échelle du rayonnement pour mieux apprécier la corrélation parfaite :

Rayonnement cosmique et Activité solaire

L’hypothèse Svensmark

En 1997, les physiciens danois Eigil Friis-Christensen et Hensik Svensmark annoncent avoir établi une corrélation entre les variations passées du climat, la couverture nuageuse et l’activité solaire. Selon eux, une forte activité solaire entraînerait une diminution du flux des rayons cosmiques d’origine galactique, réduisant l’ionisation de l’atmosphère et entraînant une moindre formation des noyaux de gel et de condensation. La couverture nuageuse se réduirait, diminuant l’albedo de la planète et permettant ainsi un réchauffement.

Pour présenter leur travaux, je cite un des principaux sites internet “climato-sceptiques” qui a “pignon sur rue” et dénonce la “pensée unique”, pour lequel vous me pardonnerez de ne pas faire de publicité en indiquant sa source exacte (l’image est issue du papier de Svensmark, les commentaires sont de moi) :

Voici un exemple des résultats étonnants {OB : on n’est pas au cirque non plus…} obtenu par l’équipe de Svensmark. […] Avouez {OB : “n’avouuue jamais, jamais, jamais…”} que le recouvrement de la courbe rouge (intensité des rayons cosmiques) et de la courbe bleue (taux de couverture nuageuse à basse altitude) est pour le moins confondante… {OB : à ce stade, j’ai encore un doute pour le “fondante”…}

Svensmark

[…] À la grande surprise des expérimentateurs et du professeur Svensmark lui-même {OB : oui, c’est sûr qu’il s’attend à échouer le gars, c’est clair, il adore perdre son temps…}, les résultats ont été d’une efficacité stupéfiante. {OB : il ne faut pas trop en consommer d’ailleurs…}. Ils ont parus, sans tambour ni trompette {OB : bah, c’est la crise aussi, on a du les vendre aux Puces…}, le 4 octobre 2006 dans les Proceedings of the Royal Society A, publiés par la Royal Society et l’Académie des Sciences Britannique qui est, bien entendu, une revue au dessus de tout soupçon {OB : bien entendu…}. Les média, (s’ils sont au courant ?) {OB : oui, ils n’ont que ça à faire d’ailleurs…} n’en ont soufflé mot {OB : c’est à cause du vaste-complot-que-tu-sais, mais je ne peux en dire plus sans mettre ma vie en danger…}. Ils ont eu tort, car, de l’avis général {OB : oui, euh, surtout dans ton immeuble, quand même…}, cette découverte représente une vraie nouveauté dans la connaissance du climat de la Terre {OB : oui, qu’il y ait un lien entre le soleil et la température, il fallait être un génie pour y penser, grande nouveauté…}même si elle ne leur fait pas plaisir {OB : oui, mais bon, comme “les medias” sont des néo-nazis qui mangent des enfants, ce n’est pas étonnant non plus…}, parce qu’à elle seule, et dans la mesure où elle est confirmée {OB : pour le coup, merci de le reconnaitre}, elle pourrait permettre d’expliquer en grande partie, si ce n’est la totalité {OB : hein ? des variations de température de la Terre, passée, présentes et futures ! …sans l’effet de serre du CO2.

Hmmmm, intéressant. Enquêtons alors !

Enquête

Je vous passe mes heures de recherches particulièrement laborieuses sur ce sujet, visant à retrouver les données du rayonnement cosmique et à les consolider.

Voici le résultat, pour la période 1980-1994 :

Nuages et rayonnement cosmique

J’espère que vous m’accorderez que la proximité de mes données reconstituées avec celles de Svensmark sont “pour le moins confondantes”.

Bien. Pourtant…

Peu de temps après l’exposé de la théorie de Friis-Christensen et Svensmark, l’américain Paul Damon et le danois Peter Laut dirent avoir trouvé des erreurs dans les données citées pour soutenir leur hypothèse. En outre, une réduction de la couverture nuageuse diminue certes l’albédo, mais diminue également l’impact de l’effet de serre et il est plus difficile de déterminer si le bilan final entraîne un réchauffement ou un refroidissement de l’atmosphère. Enfin, le rôle des rayons cosmiques dans la création des noyaux de condensation est discuté, en particulier dans les basses couches de l’atmosphère où les aérosols semblent jouer un rôle prédominant.

Pas grave, les climato-négationnistes, continuent à le citer à toutes les sauces : “on n’est pour rien dans le réchauffement, c’est rien que la faute au Soleil”.

Sur le site dont je parlais, il est indiqué : “mis à jour le 07/10/2011”

Chouette. Mais mettons alors les données à jour, puisque nous les avons désormais – où en est-on, vu que l’auteur s’est bien gardé de le faire ?

Ben, il y a comme un petit bug :

Nuages et rayonnement cosmique Svensmark

et comme l’auteur n’a apparemment pas appris à lisser proprement une courbe, je le fais :

Nuages et rayonnement cosmique Svensmark

Ah oui, comment c’était ? :

“le recouvrement de la courbe rouge (intensité des rayons cosmiques) et de la courbe bleue (taux de couverture nuageuse à basse altitude) est pour le moins confondante

Pour le moins, en effet… 🙂 🙂 🙂

Bref, à mettre aux poubelles de la Science… Mais ça pullule encore sur Internet, n’ayez crainte… : 215 000 sites le mentionnent !

Critique : pour en finir avec Svensmark

À ce stade, vous me direz pourquoi “L’imposture Svensmark” et pas simplement “L’hypothèse Svensmark” ou “L’erreur Svensmark” ?

Car la science est remplie d’hypothèses erronées, qui sont indispensables car elles permettent de progresser. C’est donc très bien de défricher de nouveaux horizons.

Et bien pour plusieurs raisons, qui se résument à âneries dans le meilleurs des cas, et manipulations dans le pire.

Point 1 : Les données

Svensmark a quand même mis à jour son graphe en 2005 :

Svensmark

Bon, la corrélation est toujours là pour l’auteur.

Alors du coup, je fais comme lui :

Nuages et rayonnement cosmique Svensmark

Bien évidemment, ayant la série de données continue et complète, je ne m’explique pas l’écart de Svensmark…

Vous noterez que la divergence entre nos données se produit EXACTEMENT au moment où les données divergent et invalident son hypothèse… Tirez-en vos conclusions…

Regardez même le premier schéma :

Nuages et rayonnement cosmique Svensmark

La courbe bleue est tracée sur la période 1980-1994. Mais vous notez que la courbe rouge, elle, se termine bien en 1995, et que la courbe bleue s’arrête un an avant.

On va dire que Svensmark ne devait pas posséder les données de nuages pour 1994 quand il a tracé la courbe en 1997 (!), car s’il les avait eu, il aurait du tracer ceci :

Nuages et rayonnement cosmique Svensmark

ce qui aurait un peu affaibli son propos…

J’imagine d’ailleurs que c’est sans lien avec le fait qu’il soit chercheur au Danemark, pays vivant de la rente pétrolière…

Ce qui est fabuleux, c’est qu’il n’a plus mis à jour ces données, et se garde bien d’en reparler sur son site web – dont la “qualité” et la “richesse” (7 articles publiés, ouahou, quel vie de chercheur !). Ce n’est pas comme ce pauvre Centre National de Recherches Météorologiques et ses misérables 135 publications pour 2006 qui font le poids… Mais bon, c’est sur que vous n’avez jamais entendu Serge Planton, il n’est pas “climato-négationniste”… En tous cas, nulle part n’est indiqué que son hypothèse était fausse…

 

Point 2 : Je poursuis par la méthode. Honnêtement, penser révolutionner le monde avec un lien entre le soleil et les nuages, le tout observé sur la royale durée de 11 ans (1983-1994), qui est à peine UN cycle solaire, cela confine pour ma part à de l’escroquerie intellectuelle…

Point 3 : admirez l’enfumage. Je vous parle, comme lui, depuis 15 minutes du lien soleil / nuages. C’est bien gentil, mais il n’a guère réalisé de graphe convaincant sur le lien “rayons cosmiques / réchauffement” à l’époque – qui est quand même bien le sujet de base !!!

Et pour cause, car ce travail, je l’ai réalisé dans ce billet – qui montre le fort lien entre le soleil et la température, mais seulement pour sa part cyclique, très peu pour sa tendance à la hausse !!

Comment d’ailleurs l’activité du soleil, qui varie peu sur les temps humains, et qui n’a gère été profondément modifiée depuis 200 ans (cf. ce billet), pourrait déclencher une telle réaction sur la Planète, aussi rapide ?

Point 4 : Les nuages

Je conclus par ce point, qui est “épatant”. Comment passe-t-on des nuages à la température ? Citation du fameux site :

Les idées du professeur Svensmark, du Dr Shaviv en Israël et de quelques autres sur la planète, dont de nombreux chercheurs Russes sont finalement très simples : Lorsque l’activité solaire est très intense comme cela a été le cas à la fin du siècle dernier, les orages magnétiques qui lui sont associés, dévient efficacement les particules qui normalement fabriqueraient des nuages à partir de la vapeur d’H2O présente dans l’atmosphère. Par un processus qui n’est pas encore totalement éclairci et sur lequel les débats vont bon train, l’ensoleillement résultant sur la Terre est plus intense et la Terre s’échauffe. En revanche, lorsque l’activité solaire est plus faible, l’héliosphère devient plus transparente et les rayons ionisants parviennent, en plus grand nombre, jusqu’à l’atmosphère de notre planète provoquant ainsi un refroidissement qui résulte de l’augmentation de l’albedo des nuages..

Bon, pourquoi pas.

Mais le plus drôle, c’est la source de données sur les nuages.

Petite précision : il existe de nombreux types de nuages. On les classe en 3 grands types, suivant la hauteur de leur base : les nuages bas, moyens et hauts :

Types de nuages

Types de nuages

Plus d’informations sur les nuages sur ce site.

Svensmark ne s’intéresse qu’aux nuages bas. Pourquoi ? Hmmm, parce que ! Observons les autres, nuages moyens et nuages hauts :

Types de nuages

Types de nuages

Aucun suspens : il n’y a aucune corrélation entre les nuages moyens et hauts et l’activité solaire…

Cela n’a nullement arrêté Svensmark, et comme cela collait avec les nuages bas, pourquoi se réfréner ?

Mais j’ai encore plus drôle pour la fin.

Toutes les données sur les nuages sont issues de mesures satellites. Et ce n’est pas simple de détecter proprement les nuages. Il y a 2 méthodes différentes pour ce faire : utiliser une analyse dans le visible, et une autre dans l’infrarouge – qui aboutissent en fait à des mesures soit dans l’infrarouge seul, soit dans l’infrarouge plus le visible (les données étant évidemment plus précises…). Observons :

Types de nuages

La prise en compte de mesures visibles invalide donc la théorie. Pas grave, il suffit d’ignorer les données pertinentes…

Bref, comment manipuler les données pour arriver au résultat qu’on souhaite “démontrer”…

 

Et voilà comment un français parle de vous, danois, un beau soir, 14 ans après la sortie d’un papier… “Célébrité” à bon compte ?

Conclusion

Laissons la parole à notre climato-négationniste :

Je ne serais d’ailleurs pas étonné que le Professeur Svensmark, avec ses collègues et le Dr Shaviv de Jérusalem, reçoivent un jour le prix Nobel pour cette découverte qui révolutionne nos idées dans cette matière. Mais sans doute faudra t’il attendre que tout le battage médiatique sur l’effet de serre soit retombé et que les innombrables polémiques soulevées par cette découverte se soient calmées.

Car n’imaginez pas que les tenants de l’effet de serre anthropogénique restent inactifs. Loin de là ! Cette découverte est pour eux une véritable catastrophe et ils consacrent beaucoup d’énergie à la minimiser, voire à la ridiculiser… Par exemple un membre éminent de l’establishment, R. Pachauri, le président du GIEC, rejeta violemment les idées de Svensmark et Friis-Christensen en les qualifiant de “naïves et irresponsables“.

Hé, l’ami, ne réserve pas trop vite ton billet d’avion pour la remise du prix à Stockholm quand même…

Je profite en conclusion pour vous garantir ma parfaite “bonne foi”, n’y connaissant rien je n’ai nullement abordé ce sujet en défenseur de l’orthodoxie, mais l’esprit ouvert à de nouveaux horizons, usant d’une méthodologie la plus scientifique possible…

Quant au reste, quoi répondre – Svensmark est assez talentueux pour se ridiculiser lui-même, je n’ai fait que vérifier les données, ce qu’ont juste omis de faire les autres, instillant des niaiseries (c’est le bon mot, je rajouterais “criminelles”) dans l’esprit des gens…

Chapeau l’artiste !

Épilogue

Pour information, le co-auteur de 1997, Eigil Friis-Christensen a reconnu en 2002 que la corrélation climat-activité solaire ne s’observait plus depuis les années 1980… Mais c’est omis dans tout ce genre de sites… “À jour au 07/10/2011” ?

Et en 2007, le quatrième rapport du GIEC estime que le forçage radiatif dû aux gaz à effet de serre produits par l’activité humaine est dix fois plus important que celui dû au rayonnement solaire – il traite donc bien du sujet et en reconnait l’existence !

Le GIEC emploie bien les méthodes élémentaires de débat scientifique…

Le doute oui, la chienlit, non…

P.S. Svensmark se lance maintenant dans des corrélations avec la durée du cycle solaire – qui est déjà battue en brèche par la communauté scientifique, j’en reste là pour ma part… 🙂

Dans le billet suivant, vous trouverez une présentation des conséquences du réchauffement climatique.

34 réponses à 1354 Climat (18) : L’imposture de "l’hypothèse Svensmark"

Commentaires recommandés

Grégory Le 20 novembre 2011 à 11h29

J’ai lu. Qu’en dire ? Sur la forme, c’est un mauvais article. Le ton est inapproprié. Si c’était des citations directes de Svensmark que vous découpiez ainsi pour les tourner en dérision selon un procédé qui m’aurait peut-être encore semblé drôle avant que je ne devienne une grande personne, ce serait déjà grossier, pénible. Mais comme vous répondez non à lui mais à bloggeur quelconque le citant, c’est en outre tout à fait illégitime et manipulatoire – d’autant que le Svensmark que j’ai vu se borne à parler son sujet sans lancer les extrapolations que ceux qui en font un héros de leur cause profèrent. Dans tous les cas c’est immontrable dans une revue scientifique – car puisque vous parlez de méthode, je vous rappelle que les affirmations de Svensmark ont fait l’objet de publication, et que c’est bien à vous, si vous les contester, de produire une “réponse” à l’article orginale et de la soumettre à la revue en question. Contrairement à ce que vous pouvez craindre, votre CV n’entrera pas en ligne de compte, seule la relécture par des pairs. Qui, vous vous en doutez, ne seront pas plus charmés que moi de vos saillies drolatiques et iront comme je le fais à présent au point : vous avez vérifié les données et vos résultats invalident ceux de Svensmark. C’est un problème de donnée : manifestement vous n’utilisez pas les mêmes et ça se départage en allant voir ou ça diverge. Et ça peut tout à fait faire une réponse – à condition que d’autres valident VOS résultats. Et pourquoi pas ? Mais évidemment à brule pourpoint si vous avez raison vous conviendrez du fait qu’il est étonnant que personne n’ai montré de tels résultats avant vous.

A minima, et puisqu’il a un blog, vous pouvez même allez tout de suite à l’information en confrontant Svensmark lui même. Nous devrions alors savoir assez vite s’il y a une différence de source ou de “computation”.

Quoiqu’il en soit un article de blog qui s’intitule “L’imposture Svensmark” met la charrue avant les boeufs : il faudrait que quelqu’un ait démontré l’imposture scientifiquement. De ce que j’ai vu c’est plutôt l’inverse : le lien entre formation nuageuse et rayonnement cosmique a été démontré expérimentalement et on constate que d’autres scientifiques (CLOUD project) partent de ses résultats pour conduire de nouvelles recherches. Ca implique que plein de gens avec des compétences passent plein de temps dessus et ne trouvent pas que c’est une imposture. Asséner ça comme ça c’est faire le malin, mais je ne crois pas que ça convainque d’autres personnes que les déjà convaincues.
 
 
 

  1. aurel Le 20 novembre 2011 à 07h26
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    de toute façon, il est évident qu’à cette distance du soleil, les aléas du rayonnement sont minimes, ne serait ce que parce que le moindre changement de température de surface avec un écart trop important tuerait la moitié au moins des espèces (écart max 7°c)… donc il y a obligatoirement une stabilité globale de la température sur des centaines de milliers voire des millions d’années. ça ne peut corréler avec des cycles de 11 ans… car la vie n’existe qu’avec de grands cycles d’extinction et de foisonnement, cela ne peut être dû qu’à des cycles trèèèèèèèès long de transformation climatique.
    http://www.glaciers-climat.com/lhistoire-du-climat-de-la-terre-et-les-anciennes-eres-glaciaires.html
    de plus, quand on observe les autres planètes, on voit bien que c’est l’atmosphère qui change la donne. entre vénus et ses 450°c perpétuels et mars qui oscille entre -10 et -150°c entre le jour et la nuit ou mm la lune qui passe d’un -180 face ombre a +120 face jour, tout cela pour des distances relativement proches vis à vis du soleil.
    sur les satellites des géantes gazeuses, on peut passer d’une boule de glace à une planète volcan, et ce n’est pas à cause du soleil mais des marées gravitationnelles des géantes que subissent leurs lunes, il est donc remarquable de voir à quel point l’incidence du soleil (par rapport à d’autres étoiles), sur le plan rayonnement est faible et à quel point le système solaire est stable sur le plan gravitationnel (on remercie jupiter et sa magnétosphère, c’est quand mm notre pote, sans lui, on serait pulvérisé par la force du soleil).
    bref donc oui pour le soleil qui donne la base de la température (sur terre, sans atmosphère on serait à -15°c en moyenne avec les plus moins de la lune) mais non pour les grands changements de température à si courte échéance… c’est tellement évident que c’est un non-sens que les climatosceptiques puissent encore argumenter la dessus…


  2. Grégory Le 20 novembre 2011 à 09h55
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    Pas encore lu l’article, mais puisque vous aimez les citations, la lecture de votre introduction ou vous confondez “comment c’est sensé se passer” et “comment ça se passe en vrai” m’incite malicieusement à vous renvoyer à celle ci :
    « Une vérité scientifique neuve ne s’impose pas parce qu’elle est lumineuse ou convaincante, mais parce que ses adversaires finissent par mourir et que la nouvelle génération s’y est habituée. » Max Planck
     
    C’est comme en économie, la conjugaison de la difficulté à revoir ses croyances (car peu sont ceux qui faisant un métier d’analystes le batissent réellement sur une compréhension testée plutôt que la croyance en un livre de cours) et des positions avantageuses à préserver lutte très efficacement contre les vraies bonnes analyses. Et plus le sujet est pointu, plus ça marche.
    Ceci dit je vais lire votre article avec intérêt, ce sont des questions que je me pose aussi.


  3. Grégory Le 20 novembre 2011 à 11h29
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    J’ai lu. Qu’en dire ? Sur la forme, c’est un mauvais article. Le ton est inapproprié. Si c’était des citations directes de Svensmark que vous découpiez ainsi pour les tourner en dérision selon un procédé qui m’aurait peut-être encore semblé drôle avant que je ne devienne une grande personne, ce serait déjà grossier, pénible. Mais comme vous répondez non à lui mais à bloggeur quelconque le citant, c’est en outre tout à fait illégitime et manipulatoire – d’autant que le Svensmark que j’ai vu se borne à parler son sujet sans lancer les extrapolations que ceux qui en font un héros de leur cause profèrent. Dans tous les cas c’est immontrable dans une revue scientifique – car puisque vous parlez de méthode, je vous rappelle que les affirmations de Svensmark ont fait l’objet de publication, et que c’est bien à vous, si vous les contester, de produire une “réponse” à l’article orginale et de la soumettre à la revue en question. Contrairement à ce que vous pouvez craindre, votre CV n’entrera pas en ligne de compte, seule la relécture par des pairs. Qui, vous vous en doutez, ne seront pas plus charmés que moi de vos saillies drolatiques et iront comme je le fais à présent au point : vous avez vérifié les données et vos résultats invalident ceux de Svensmark. C’est un problème de donnée : manifestement vous n’utilisez pas les mêmes et ça se départage en allant voir ou ça diverge. Et ça peut tout à fait faire une réponse – à condition que d’autres valident VOS résultats. Et pourquoi pas ? Mais évidemment à brule pourpoint si vous avez raison vous conviendrez du fait qu’il est étonnant que personne n’ai montré de tels résultats avant vous.

    A minima, et puisqu’il a un blog, vous pouvez même allez tout de suite à l’information en confrontant Svensmark lui même. Nous devrions alors savoir assez vite s’il y a une différence de source ou de “computation”.

    Quoiqu’il en soit un article de blog qui s’intitule “L’imposture Svensmark” met la charrue avant les boeufs : il faudrait que quelqu’un ait démontré l’imposture scientifiquement. De ce que j’ai vu c’est plutôt l’inverse : le lien entre formation nuageuse et rayonnement cosmique a été démontré expérimentalement et on constate que d’autres scientifiques (CLOUD project) partent de ses résultats pour conduire de nouvelles recherches. Ca implique que plein de gens avec des compétences passent plein de temps dessus et ne trouvent pas que c’est une imposture. Asséner ça comme ça c’est faire le malin, mais je ne crois pas que ça convainque d’autres personnes que les déjà convaincues.
     
     
     


    • aurel Le 20 novembre 2011 à 11h59
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      gregory
      alors pour l’imposture, peut être que c’est excessif soit. néanmoins, on voit que cloud analyse l’interaction des rayons solaires avec notre atmosphère et la formation d’aérosols etc etc. c’est donc rayon – atmosphère – aérosols – nuages ou pas – climat.
      mais bon ça, ça parait évident comme interaction, non ? la plus connue : rayon infrarouge – évaporation de l’eau – nuages – réchauffement atmosphère – condensation – pluie – refroidissement etc etc  personne n’a jamais nié que le rayonnement était anodin dans le climat.
      mais dire que le rayonnement influe DIRECTEMENT sur le climat comme le font les sceptiques du réchauffement anthropomorphique est faux.
      le rayonnement influe sur l’atmosphère qui, elle, influe sur le climat. le rayonnement étant constant à peu de chose près ou du moins, qu’il évolue très linéairement, c’est donc l’atmosphère qui va jouer les variables et cette atmosphère tient sa variabilité de la biosphère sur une planète qui ne connait plus d’évènements géologiques et astronomiques majeurs (cf les cyanobactéries qui ont fait passer une planète avec une atmosphère riche en méthane et chaude en surface à une terre glacée riche en oxygène en qques millions d’années).
      Encore une fois, les humains ont brûlés en qques décennies la plupart des grandes forêt contemporaines et une bonne partie des forêts fossiles. Pas étonnant que ça ait une incidence sur le climat !!!


  4. Babinours Le 20 novembre 2011 à 12h48
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    Moralité, il faut les data “brutes” de chacun et les traiter soit même pour avoir un avis 🙂

    S’il y a une évidence, lorsqu’on est scientifique, ou au moins qu’on manipule souvent des données, c’est qu’il est parfaitement possible de “faire dire ce que l’on veut aux données” en ne présentant que ce qui va bien. Et de ce point de vu je trouve l’article d’Olivier parfaitement pertinent, car il met bien en évidence cette possibilité. 

    Par exemple, prenez l’actuel débat sur la vitesse des neutrino Vs vitesse de la lumière; je peux vous dire que ça passionne tous les physiciens que je connais, sans pour autant qu’ils bossent sur ce domaine. L’ambition de chacun travaillant précisément sur ce sujet est de trouver à quel endroit l’expérience est “biaisée” et non de faire des plans sur la comète! Car il est fondamental de pouvoir valider l’expérience, pouvoir montrer sa répétabilité afin d’avoir des bases solides pour pouvoir ensuite espérer avancer. 
    Dans les biais avancés il y a  :
    – problème de GPS 
    – mauvaise interprétation  entre vitesse de phase et vitesse de groupe
    – problème de synchronisation etc…

    si in finé on aboutit à dire que c’est la confusion entre la vitesse de phase et de groupe qui est à l’origine de cette mesure “étonnante”, je pense qu’on mettra des années à convaincre tout le monde que la théorie de la relativité générale ne doit pas être remise en cause. J’imagine parfaitement cette expérience hanter les forums dans le but de montrer que cet infame Einstein, sponsorisé par JP Morgan, a établit des théories afin de contrer le vrai grand génie qui était Tesla…

    Bref tout ca pour dire prendre un parallèle avec un “autre débat”. Que Svensmark ait raison ou non, vous ne pouvez le dire qu’en passant beaucoup d’énergie à vous cultiver sur le domaine, vous instruire et travailler sur les données, mais certainement pas en venant montrer un graphique dont vous n’avez pas les données sources, dont vous ne pouvez pas démontrer sa répétabilité etc…
    En ce sens je trouve le travail d’Olivier respectable sur ce débat. 


  5. hema Le 20 novembre 2011 à 14h25
    Afficher/Masquer

    Olivier,

    Bravo pour les photos , elles sont magnifiques, pour ce qui est de démonstration scientifique, je rejoins un peu Grégory. En fait, j’ai un peu la même impression qu’en lisant [modéré] (faut pas craindre l’avis des curieux) , une volonté de prouver quelque chose en dézinguant l’adversaire. 


  6. step Le 20 novembre 2011 à 16h46
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    les ravages de l’effet zoom… que vous expliquez très bien au début de votre livre olivier.
    Je ne connaissait pas cette ‘effet’ (ou plutôt ce non-effet), c’est toujours intéressant ces cours de dés-enfumage.
    Merci pour ce post (encore) de salubrité publique.


  7. Marcus Le 20 novembre 2011 à 17h33
    Afficher/Masquer

    Excellent article Olivier et quel travail !
    Tu ne dois pas dormir pour travailler sur tous ces sujets !!!
    Très didactique comme ton livre, plein d’explications avec des graphiques et aussi de superbes photos.
    Merci.
    Bon courage.
    Marc
     


  8. Nihil Le 20 novembre 2011 à 18h06
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    Olivier,
    Devons-nous déduire que ton prochain opus sera sur “STOP! Tirons les leçons du dérèglement environnemental” ?
    A ce propos, comment se vend le premier (si ce n’est pas indiscret) ? 


  9. Babinours Le 20 novembre 2011 à 18h43
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    Pour ce qui est du délais de publication, c’est très variable en pratique, j’aurais plutot tendance à dire 6 mois en pratique; mais ca dépend peut etre du domaine et aussi si la publi était “propre” dès le départ ou si c’etait boiteux et que ca a fait 20 aller retour entre Svensmark et les reviewer. Mais ca c’est une autre histoire

    Bref il suffit qu’Olivier donne le lien vers les datas prises pour la ‘suite’ de la courbe et tout le monde sera heureux 😉 


  10. Grégory Le 20 novembre 2011 à 20h45
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    Par ailleurs au moins deux erreurs dans l’article :

    1) La page citée comme le site de Svensmark n’est pas son site (il n’a pas de site), c’est à priori l’ancienne page de son unité de recherche et elle est totalement hors d’age. Voici la véritable page à jour. Je n’ai pas trouvé de page directement tenue par Svensmark mais peut être que ça existe.

    http://www.space.dtu.dk/English/Staff/Sun_Climate.aspx?lg=showcommon&id=38287&type=publications

    2) Sur cette page on constate 32, et non pas 7, publications. Ce qui est un assez bon volume à son age.

    Si des corrections sont faites (bon, ce serait quand même mieux…), j’ajoute un

    3) Pas vraiment une erreur mais une omission : il est dommage de ne pas citer les pages wikipedia sur le sujet. Pourquoi ? Parce que wikipedia a largement été conçue pour rendre, dans ce type de polémique scientifique, l’état des débats.

    et surtout

    4) un lien vers l’article de Svensmark dont sont tirés les courbes serait le minimum, non ?
    http://orbit.dtu.dk/app?cdis=attachment%3B+filename%3D%22Nigel.pdf%22&ctyp=application%2Fpdf&downloadOptionName=URL&service=download_records&url=http%3A%2F%2Furbit.cvt.dk%2Fcgi-bin%2Furbit_fulltext%2F205271%2F1%2F1%2Ff8ae8bf60247dd4b79fd41dba179c128

    Ca a le mérite de montrer ce que Svensmark dit et ne dit pas pour éviter de lui faire des mauvais procès. Par exemple l’abstract :

    The influence of solar variability on climate is currently uncertain. Recent observations have indicated a possible mechanism via the influence of solar modulated cosmic rays on global cloud cover.
    Surprisingly the influence of solar variability is strongest in low clouds #3 km, which points to a microphysical mechanism involving aerosol formation that is enhanced by ionization due to cosmic rays.
    If confirmed it suggests that the average state of the heliosphere is important for climate on Earth.


  11. HP Le 20 novembre 2011 à 21h15
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    Il est question d’albédo des nuages, est-ce qu’il y aura un article sur l’augmentation de l’albedo de surface à cause de la déforestation et de l’agriculture, et sur la diminution de la biomasse et donc du volume d’eau évaporable en surface?
    Le transfert d’énergie par la vapeur qui monte à haute altitude n’est pas sensible à l’effet de serre qui piège l’infrarouge dans la couche basse de l’atmosphère. Or il n’y a presque pas d’eau à la surface d’un champ, qui possède par ailleurs un albedo très élevé par rapport à une foret primaire.
    Je serais très heureux que vous en parliez, c’est un élément essentiel du puzzle.


  12. Michel Le 20 novembre 2011 à 21h27
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    Comme d’autres lecteurs de ce blog, j’ai été nettement moins convaincu (et c’est un euphémisme) par le contenu de cette page que par celles qui traitent de finances, principalement parce qu’il m’a semblé que vous vous trompiez de cible : Svensmark me semble être un chercheur honnête et l’expérimentation CLOUD menée au CERN lui permettra de préciser les limites de sa théorie, contrairement à ceux qui extrapolent dangereusement ses résultats.
    Il faut cependant avouer que cela répond à des pratiques du GIEC parfois très peu scientifiques et guidées par l’intérêt et/ou une vision politique pré-établie (on en a peu entendu parler en France, mais cela l’a pas mal discrédité dans les pays anglo-saxons)…
    La vérité est probablement entre les deux : influence anthropique… mais pas que cela, et il s’agit globalement d’un sujet où les observations sont difficiles (comment et jusqu’où corriger) et le bruit de fond important, avec des variations à long terme pas encore bien connue.
    Dans ce contexte, il est néanmoins intéressant comme vous le faites de lier ces crises, car dans le fond, on retrouve un dénominateur commun : la cupidité. On en veut plus et tout de suite et tant pis pour le futur (Louis XIV ne disait-il pas “après moi, le déluge”… on en a vu les conséquences quelques années plus tard).  Mais il faut bien voir que l’enfumage est à tous les étages, puisque cela semble devenir la règle mondiale.
    Peut-être serait-il donc intéressant que vous regardiez également d’un oeil critique ce que le GIEC raconte (d’ailleurs, si Svensmark était vraiment un fumiste, le GIEC lui serait tombé dessus avec des arguments plus scientifique que votre diatribe… et je n’ai à ce jour rien trouvé en ce sens.  Il s’est contenté depuis le début de dire que l’homme est seul responsable et de ne retenir que ce qui va dans ce sens…)
    Une dernière remarque, qui me fait finalement regarder tout cela avec un certain détachement (comme la crise économique d’ailleurs : je n’achète rien aux marchands de peurs) :
    Tout le pétrole qu’on pourra trouver sera brûlé (et la charbon aussi d’ailleurs), si ce n’est pas par nous, ce sera par les chinois.  De toute façon, c’est comme la guerre : il suffit d’un seul qui ne veuille pas la paix (ou arrêter de dégager du CO2 à fond) pour que tous les autres y soient entraînés (la nature humaine est ainsi faite… on notera que je ne suis pas rousseauiste 🙂 )  On espère donc pour nos descendants que l’influence de l’homme sur le climat est faible…
     
     


  13. hyun Le 21 novembre 2011 à 21h54
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    C’est la première fois que je me permet de laisser une trace sur un blog.

    Généralement, je trouve que çà n’en vaut pas la peine. Mais cette fois-ci c’est différent.

    Même si les avis sont divergents, ils restent pertinants.

    Sans dramatiser, il ne faut pas se taper la tête contre le mûr, pour constater un réchauffement climatique. il suffit de regarder les photos d’il y a 80 ans, des glaciers montagneux (dit éternel) & les comparer à maintenant. Les différences sont flagrantes.

    Le réchauffement, climatique est un sujet devenu à la mode, mais çà fait déjà quelques années qu’on a dépassé le point de non retour. Rien est éternel, beaucoup d’espèces animales sont entrain de connaitre des modifications sans précédent. Et certaines espèces végétales feraient pâlire des bébés,  par leurs aptitudes à pouvoir se déplacer  & coloniser des nouveaux territoires.

    Svensmark, n’est pas débile & je suis d’accord avec ce qu’il avance.

    Maintenant, savoir, si c’est à cause des rayonnement solaire, ou de l’activité humaine, que le thermomètre grimpe, je dirais un peu des deux. Avec une préférence pour l’homme.
    Finalement, c’est ce qui nous caractérise: changer notre milieu habitable.
    Est-ce qu’il y a des limites…
    Je ne pense pas, on trouvera autre chose.

    Les défis futurs vont sans doutes êtres plus grands & plus conséquents, cela mettra un peu de piment. Et nous permettra de rester attentif & éveiller.

    C’est magique quand même, vous prenez le du soleil, les cours de bourse, la parole, la musique. Vous trouverez si vous le voulez une certaine similitudes dans les signaux. Est-ce que c’est du à la fréquence d’échantillonnage, ou la fenêtre de temps utilisé. Ou est-ce qu’il y a vraiment corrélation. Le digital permet de voir des similitues ou d’en inventer même si elles ne sont pas là au départ. 

    C’est magique!!!  J’ai passé un bon moment à lire vos messages…  


  14. SEBLEB Le 22 novembre 2011 à 11h49
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    Tout comme Olivier, je vois ici un problème épistémologique.
    Un scientifique qui ne cherche pas en toute objectivité naïve mais cherche dans le but de prouver telle hypothèse, pourra toujours choisir le protocole, la fraction de donnée lui permettant de réussir son pari.
    Le simple fait de superposer 2 courbes dont l’une est stoppée avant l’autre, comme par hasard “au bon moment” rappelle ce travers dans la démarche … merde j’allais presque réussir à démontrer ce que je voulais démontrer et là ZUT ya 10% de mes données qui me le mettent dans l’os … putain fait chier j’ai perdu 1 an de ma vie !
    S’il avait publié la courbe complète avec ce magnifique décrochement la dernière année il n’aurait pas pu avoir le crédit qu’on lui a donné, fallait bien arrondir un peu pour bénéficier de l’effet “pavé dans la mare” … l’homo sapiens sapiens aime la notoriété.
    Je peux concevoir que Svensmark n’ait jamais voulu extrapoler ses résultats comme les climatosceptiques l’ont fait, mais bon il devait bien savoir que son papier allait en ravir plus d’un … dont le manque d’honnêteté n’est pas à prouver.
    Et le simple fait que les climatosceptiques soient tous citoyens des sociétés les plus polluantes de la planète incite à douter. Tiens d’ailleurs certaines de leur figure de proue scientifiques, étaient grassement subventionnés par G.W.Bush qui ambitionnais de se remettre à cramer des tonnes de charbon …
    Trouvez moi un sceptique qui soit amish, indien d’amazonie, membre de greenpeace, paysan vietnamien … bref quelqu’un insoupçonnable d’avoir des intérêts de réfuter la cause humaine et là on en reparlera.


  15. hyun Le 22 novembre 2011 à 22h33
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    J’avais oublié….

    Il y a le soleil, les hommes…. Et notre reine Mère la terre, bien sûr. (avec sa cousine la lune)

    7 000 000 000 de personnes, vous pensez que si toutes les personnes se déplaçaient dans la même direction au même moment, on arriverait à l’accélerer ou à ralentir la rotation de la terre? Quand est-ce que le nombre de personne pourrait influencer les habitudes de la terre?

    Peut être qu’un jour, cela pourrait être utile de le savoir.  Madame a quand même un certain âge.
    Pour ne pas dire un âge certain.    

    Mais je crois que c’est hors sujet…

    Personnellement, j’ai vu récement que 10% de la population mondiale détenaient 60 % des richesses mondiales.
    C’est peut être égoîste, mais je ne fais pas partie de ces 10%, et je donc, je pourrais faire attention à ma consommation, etc… mais, je ne crois pas que çà changerait quelque chose.     

    S’il y avait une quelconque corrélation entre la bourse & la musique….

    Je crois que pour le moment on nous passe le réquiem de Mozart …. (Heureusement, cette oeuvre n’a jamais été terminée).    


  16. Delphin Le 08 décembre 2011 à 16h44
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    Merci M. Berruyer d’avoir pris le risque de décevoir vos lecteurs en osant s’attaquer à ce qui est momentanément politiquement correct, en allant à rebrousse-poil de tous ceux qui aimeraient tellement que le réchauffement ne soit pas.
     
    Delphin
     


  17. hyun Le 08 décembre 2011 à 18h43
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    Durant, une de mes soirées de pleines solitudes… Je suis tombé sur une émission de la RTBF (matière grise) qui disait:

    Que l’espèce humaine cotoyait toujours des…. (accrochez-vous)….

    Des dynosaures, même plus que ce qu’il y paraît.
    Et qu’on en mangerait même.

      Ils auraient survécu à une méthéorite, une période glacière, & un réchauffement climatique.

    comme l’espèce humaine.

    Pendant toutes leurs évolutions, la seule chose qu’ils auraient développé, c’est leurs plumages. Pendant que nous, nous agrandissions la partie qui se trouve derrière les yeux.     

    A écouter le journaliste (& je l’approuve), ils disaient que le poulet & la dinde étaient des dynosaures…(+ tous les oiseaux: ce sont des descendants directs)

    On pourrait imaginer que dans 10 ans, plus ou moins à la même date,
     avec le réchauffement climatique, on serait en short ,en slaches & lunette de soleil sur le nez, autour d’un dynosaure,  qui rotirait sur un pierre.  L’homo sapien en plus d’être jalous du beau sapin, serait étonné de l’évolution de son espèce.

    Mais bon, d’ici là, il y a encore quelques Fêtes de fin d’année à fêter…

    Bonne dinde, & bonne fête de fin d’année à tous.           


  18. Christophe Vieren Le 13 février 2012 à 10h55
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    J’imagine qu’Olivier connait ce site réalisé par les scientifiques dont les spécialités sont assez proches de celles des scientifiques qui font, disons, des hypothèses hardies mais légitimes, sur les causes du changement climatique actuel. C’est le cas pour Svenmarsk; la critique date de aout 2009. Et semble enterrer “définitivement” (cela n’existe pas en science) cette hypothèse : C’est là :
    http://www.realclimate.org/index.php/archives/2009/08/still-not-convincing/
    C’est hélas en anglais.
    ps : en effet s’attaquer à Svnemarsk via un bloggueur me parait pas pertinent. Cela ne change pas grand chose au fond sur la non validité aujourd’hui en 2012 de l’hypothèse de Svenmarsk sur lequel je ne porterais pas de jugement ne le connaissant pas (sauf si il est efectivement l’auteur du graphique dont une des deux courbes s’arrête avant l’autre alors que les données étaient disponibles pour les deux.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     


  19. Jean-Louis BLARD Le 21 décembre 2012 à 09h47
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    Une des réactions ci-dessus remarque que si c’était le SOLEIL le grand ordonnateur des températures de notre atmosphère, les autres planètes se réchaufferaient !
    J’ai lu quelque part que l’on a observé une augmentation de la température sur Mars, alors qu’aucune voiture “polluante” n’y disperse ce gaz si terrible et “polluant” lui aussi, le CO2!
    Ce que je dis là c’est pour faire avancer le “chimblick” de la “CONNAISSANCE”


  20. Franes Le 08 septembre 2013 à 19h29
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    Je viens de tomber sur ce blog aujourd’hui et, bien que tardif, apporter une petite touche personnelle.

    Je trouve que le post “anti svensmark” est quelque peu abusif.

    Tout d’abord, traiter quelqu’un de “climato-négationniste” parce qu’il soumet une autre théorie est un peu facile. Claude Allègre en fait parti aussi ? Doit on comprendre que le vilain Homme est responsable de tous les maux ?
    De plus, même si ce scientifique se trompe, il n’en demeure pas moins que faire porter toute la faute sur l’homme est là par contre totalement FAUX. En effet, et c’est admis par l’ensemble des scientifiques, la Terre a connu depuis sa création plusieurs phases de réchauffement refroidissement alors que l’homme ne peuplé pas encore ces belles contrées.
    Dernière chose, si le CO2 créé par l’homme est si dangereux alors pourquoi ne rien faire contre ce gaz si peu dangereux (puisqu’il n’a pas été reconnu comme gaz à effet de serre lors de Kyoto!) qu’est NF3 ? Parce que, sans ce gaz à effet de serre 17.000 fois plus puissant que le CO2, il n’y aurait plus de vente de cellules “écologique” photovoltaïques ! Ah, marché économique, quand tu nous tiens… Car l’écologie, tout le monde s’en fout, tant que vous achetez…
    PS : Pour l’éolien, recyclez vous même vos batterie… non polluantes ?


  21. Remy Le 12 septembre 2013 à 18h12
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    Bonjour,

    Pour ceux que cela pourrait intéresser, voici un lien qui nous informe au sujet des résultats de l’expérience CLOUD, expérience qui a permis d’étudier la formation d’aérosols a partir des rayons cosmiques:

    http://nextgrandminimum.wordpress.com/2013/05/19/cerns-jasper-kirkby-on-the-newest-unpublished-results-of-cloud-the-results-are-very-interesting/

    Bonne soirée.


  22. Guilbert Le 02 octobre 2013 à 04h10
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    Bonjour Olivier,

    Et bravo pour ce travail. Peut-être bien que Svensmark est un “imposteur”… En fait c’est un scientifique et, à part peut-être les politiques et les banquiers, il n’y a pas plus malhonnête que les scientifiques ! Je suis bien placé pour le savoir, et je le dis souvent à mes étudiants.
    J’émets un peu les mêmes réserves que Grégory sur la forme du billet, mais après tout si votre travail à première vue très démonstratif est une analyse critique suffisamment documentée de celui de Svensmark, alors pourquoi n’avez-vous pas remis en forme ce document pour le soumettre en tant que “Comment” dans une revue scientifique? Ca pourrait passer, et peut-être faire un gros buzz. L’avez-vous fait?
    Pour aller plus loin dans l’analyse critique sur le “débat” climatologique (qui n’a en fait jamais eu lieu… mais soyons patients), on aimerait savoir pourquoi et comment vous vous êtes intéressé de si près aux travaux de Svensmark. Pourquoi vous ont-ils semblé suspects, et comment vous avez découvert l’imposture?
    On aimerait aussi savoir ce que vous pensez des postures (pour ne pas dire impostures) dans l’autre camp, celui des alarmistes du GIEC. En particulier, puisque vous semblez avoir quelques connaissances en sciences du climat et que l’honnêteté scientifique vous tient à coeur, que pensez-vous des propos que Jean Jouzel a tenus chez Yves Calvi hier soir?
    Ca vaudrait le coup d’ouvrir une nouvelle discussion à ce sujet!

    A bientôt peut-être

    Laurent, physicien


    • Guilbert Le 02 octobre 2013 à 13h44
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      Bonjour,

      Restons calmes: je voulais d’abord vous féliciter pour votre travail, et vous encourager à le publier par les voies académiques si ce n’est pas encore fait (?)
      Au-delà, réfléchir avec vous – et faire réfléchir – sur l’honnêteté et l’éthique scientifique.
      L’image du savant objectif qui se contente d’observer le réel et de rapporter ses observations n’est qu’un mythe, auquel bon nombre de non scientifiques continuent de croire.
      Toute démarche scientifique comporte une part très importante de subjectivité. Déjà, le plus souvent, c’est le chercheur lui-même qui choisit son sujet, et il l’aborde toujours avec des présupposés (théoriques, philosophiques, épistémologiques). Sa motivation est souvent de valider ou d’invalider une théorie, un modèle ou une hypothèse, avec parfois un a priori favorable ou défavorable – comme vous-même en vous penchant sur les travaux de Svensmark par exemple – et pour ce faire il va effectuer des mesures, exploiter des données, débusquer des canulars, suivre un protocole. Même dans cette phase il y a une part de subjectivité: dans le choix des méthodes, l’analyse des données, l’estimation des incertitudes et autres choses.
      Que montre votre analyse? Que la corrélation hâtivement annoncée par Svensmark est plus que douteuse, voire imaginaire. La comparaison des graphes suggère que de toute évidence, les rayons cosmiques ne sont pas le seul facteur de nucléation des nuages. Mais ça, on le savait déjà: les aérosols (grains de sel, de sable) ont probablement une part importante dans le phénomène (c’est du moins ce que j’ai appris quand j’étais étudiant en maîtrise, dans une UV qui s’appelait “microphysique des nuages et des précipitations”). Il y a clairement dans les graphes temporels une composante basse fréquence qui n’a pas de relation avec les rayons cosmiques. Mais qu’en est-il de la composante haute ou moyenne fréquence? Comme vous le suggérez, il faudrait disposer de données sur au moins 50 ans (4 cycles solaires) pour valider ou invalider l’hypothèse.
      Svensmark s’est certainement emballé en croyant découvrir une corrélation, mais le fait qu’elle soit douteuse invalide-t-il pour autant l’hypothèse de départ, à savoir un rôle éventuel (mais sans doute pas prépondérant) des rayons cosmiques sur la nucléation? Peut-être l’expérience CLOUD permettra de conclure.
      Quoi qu’il en soit, on peut faire la même analyse critique en comparant la courbe de nos rejets de CO2 et celle des températures de surface: depuis 1998, stagnation climatique, plus aucune corrélation… Là aussi il y a un bug, non?

      A+

      Laurent


  23. olivier69 Le 02 octobre 2013 à 12h43
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    Bonjour,
    il est difficile de se faire un avis. Je suis né à la campagne (je connais par ex les techniques de greffes,….) et j’ai toujours eu un regard déçu sur les personnes qui ne prennent pas soin de leur environnement. Bref, ce n’est pas le sujet mais cela a le mérite de situer mon état d’esprit.
    Une personnalité comme Al Gore est malheureusement douteuse pour moi ! On ne traite pas efficacement le climat avec une taxe qui se répercutera sur le consommateur. Cela ne changera pas spécialement en profondeur le comportement des multinationales et firmes. D’ailleurs, ces groupes ont les moyens de financer cette charge. C’est une histoire d’éducation.
    Maintenant revenons au sujet : je pense qu’il n’y a pas qu’un seul facteur ! C’est une conjugaison de phénomènes. Il ne faut pas en effet pour autant se déresponsabiliser puisque nous faisons partis des facteurs. Le soleil peut donner le ton mais l’homme joue de sa symphonie.
    Sachant l’importance de la rotation terrestre dans la protection des rayonnements solaires, que penser de cette pollution ? Courrons tous dans le même sens, et peut-être que la rotation s’accélèrera ou plutôt reprendra un rythme normal…. 🙂
    ps : merci pour le billet, c’est nécessaire et responsable.
    http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Debris-GEO1280.jpg


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