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24.mars.201724.3.2017 // Les Crises

(Part. 2) Le « fake journalisme » premier atout de la campagne du FN

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Comme nous l’avons vu dans le billet d’avant-hier, Les Décodeurs ont inventé une prétendue « Manipulation » de Marine Le Pen sur son graphique sur la production industrielle. Billet qui, en plus, comprenait des erreurs :
decodeurs

Ce qui confirme une chose montrée plusieurs fois ici depuis 2 mois : on constate parfois chez le Décodeurs un réel manque de soin dans le traitement des faits. Et qu’ils sélectionnent leurs faits à fact-checker principalement dans le vivier qui viendra conforter leurs avis et opinions politiques. On ne voit ainsi jamais chez eux une analyse qui montrera que, dans un cas donné, Marine Le Pen ou François Asselineau avaient raison, ou que Rudy Reichtadt avait tort…

Du coup, l’attitude des Décodeurs a été telle que, bien évidement, elle a été très facilement mise en exergue par Marine Le Pen, qui a ainsi pu montrer à ses électeurs qu’une telle attitude du Monde venait conforter ses analyses sur les médias et les journalistes…

I. La réponse de Marine Le Pen aux Décodeurs

C’est sûr que face à des personnes pareilles, Marine Le Pen joue sur du velours…

Et en effet, elle a soigneusement choisi ses mots, et il n’y a pour moi presque rien à redire sur cette réponse et sa méthodologie.

Dans sa prestation, on pouvait tiquer sur le fait qu’elle avait l’air de tout attribuer à l’euro, ce qui est excessif ; la mondialisation a eu aussi un effet. Mais parler « d’impact significatif » est assez évident.

Bref, « bravo » aux Décodeurs pour avoir ainsi aidé à la campagne de Mme Le Pen…

II. Pour les pas-matheux

Petits rappels, de nouveau. En présentant en base 100, on perd le niveau réel de la production industrielle (la France produit, elle, plus ou moins que l’Allemagne), mais on peut en revanche comparer très justement l’évolution desdites productions (où augmente-t-elle le plus vite ?). L’année de la Base 100 ne change rien au calcul, c’est juste une commodité de présentation, ou bien un zoom qu’on souhaite faire sur une date donnée. Changer d’année revient en gros à « glisser » verticalement des courbes identiques pour le superposer différemment.

Bref, quand on veut comparer l’impact (impact possible, il faut un peu de recul dans l’analyse pour voir s’il y a causalité ou simple corrélation) de l’euro, on doit en effet faire ce graphique en base 2001 :

Si on prend une base 2010, eh bien ça ne change rien à l’analyse, évidement ! (ce sont quasiment les mêmes courbes)

Si ça les amuse, je peux prendre aussi une base 1975 (on passe d’une année à l’autre en multipliant tout par le même chiffre):

Comme il y a trop de courbes, gardons la France et l’Italie, les plus impactées :

Et pour les journalistes, voici la France seule (avec un lissage glissant 3 ans) :

(comme ça semble complexe, je vous ai mis une courbe de tendance polynomiale de degré 6, pour bien représenter la courbe, formule jointe)

Alors autant on peut discuter de la part exacte de l’euro là-dedans, autant ça semble incroyable de refuser le fait que le maximum historique de la production industrielle française ET italienne soit en 2000.

« Post-vérité » qu’ils disaient ?

III. Quand l’Obs manipule vraiment le graphique !

On découvre alors un article de L’Obs-Rue89 sur ce sujet, qui contient de choses très intéressantes. Mais on découvre aussi, hélas, que pour le coup il manipule vraiment le graphique lui ! Le titre de l’article était neutre :

Au prétexte de passer en base 2010 (si ça les amuse…), ils mettent ça :

Et là pour le coup, en coupant l’historique avant 2000, on ne perçoit plus du tout la cassure de l’euro évidement !

Les explications données sont en revanche intéressantes :

mais ils précisent bien :

Ben oui : l’Allemagne a entubé ses voisins sans en payer le prix à cause de l’euro…

Après, on a le rêve classique (on pourrait tous êtres gentils ! Et les Allemands pourraient donner de l’argent aux autres…) :

Tu m’étonnes ! On a vu le progrès de coopération en 18 ans…

IV. Quand Europe 1 déraille

Et alors Europe 1 est parti dans les affabulations, par la plume de la journaliste Amandine Réaux.

Cela faisait suite au passage de Marine Le Pen chez Bourdin qui l’a allumée là-dessus :

 

 

C’est quand même affolant d’en arriver à inventer des trucs pareils !

Ah, un mot sur la journaliste rédactrice, Amandine Réaux (Source) :

On comprend mieux : on a désormais confié notre information à des post-ados de 25 ans, dont 10 % du vocabulaire est constitué des mots : Fake News, Intox, Décodeurs, manipulation, complotisme, fact-checking, post vérité et « bouh on n’aime pas les journalistes »… Et qui se pensent capables de traiter sans problème de n’importe quel sujet sans le connaître.

Alors que, justement, le GROS problème actuel, ce n’est pas les FAKE NEWS, mais les FAKE JOURNALISTS qui ont évidemment perdu la confiance du public ! Et ce n’est pas près de s’arranger, vu qu’ils continuent à faire exactement les mêmes erreurs que leurs confrères américains avant l’élection de Trump…

V. Quand les Décodeurs en remettent une (mauvaise) couche

Bonne nouvelle, les Décodeurs ont corrigé leur article !

Mauvaise nouvelle, ils n’y ont pas corrigé leurs erreurs (comme on l’a vu plusieurs fois) !

On voit qu’ils ont rajouté une phrase, mais ils n’ont pas corrigé le graphique erroné…

Pas plus qu’ils n’ont corrigé leur phrase sur la croissance après 2002…

Et ils se contentent de rajouter fièrement le passage sur les « réformes en profondeur » (ils ont oublié le classique « nécessaires »), alors que, comme Rue89 l’a rappelé, ça a marché entre autres parce que leur monnaie ne s’est pas appréciée… Donc grâce à l’euro…

N.B. au passage, on voit que, quand ça les arrange, les Décodeurs ne trouvent pas que la base 100 est manipulatoire… (Sources ici et )

VI. Et l’euro dans tout ça ?

Ce sujet « euro » est d’une tristesse intellectuelle… Comment n’aurait-il pas eu un sombre impact puisqu’on a coupé le mécanisme automatique d’ajustement de compétitivités entre notre pays et notre voisin plus productif que nous : la dépréciation monétaire ! Je vous remets au passage l’évolution de différentes monnaies face au mark à partir de 1970 :

mark allemand deutsche

Comment imaginer qu’on va tout figer et qu’il n’y aura pas de conséquences ?

Comment peut-on refuser de tenir compte de tant de grands économistes qui disent que ce projet a échoué et qu’il est désormais dangereux ?

Dès 1993, Paul Krugman prévenait dans cet article qui a fait date, que la Monnaie Unique européenne (EMU) en diminuant les coûts de transaction entre pays, allait fatalement conduire à une spécialisation des pays européens sur le modèle des Etat américains (les entreprises se regroupant en cherchant des économies d’échelle n’ayant plus à gérer les risques de change) :

Je cite de nouveau ces analyses prophétiques de 2006 de Milton Friedman (comme quoi, on balaye large…) : ici et ici – il avait compris que l’économie, c’est d’abord de la politique…

On citera aussi ce papier de 2012 tout en clarté de Martin Feldstein sur la distorsion (à la baisse) des taux d’intérêt pour les pays d’Europe du Sud de 2001 à 2008 par la création de l’euro, entraînant ces derniers à développer les activités qui accompagnent très souvent les booms de crédit (non-exportable, immobilier et services) (N.B. : si des pros ont des références de ce type de grands économistes, merci de les indiquer en commentaire)

Ou encore Joseph Stiglitz

L’article précédent de Rue89 dit aussi :

C’est sûr que ça a été génial pour des crises d’endettement, sans fin, et pour des crises de compétitivité sur les salaires au lieu des monnaies… On économise 10 € de change quand on va en Grèce. Mais il a fallu prêter 250 Md€ à la Grèce… Bien joué !

Pour le dernier point, Généreux me semble moins affirmatif, quand je lis la source indiquée dans l’article Rue89 :

Il parlait de l’euro ou du rapprochement politique ?

Enfin, comme l’a indiqué un commentateur :Avant 1992, les Yougoslaves pouvaient dire fièrement (et crétinement) “le dinar yougoslave est un élément, parmi d’autres, qui font qu’il ne peut plus y avoir de guerre en Yougoslavie”…

 

Bref, on voit en conclusion qu’on a des journalistes prêts à tout (quitte à nous sacrifier) pour ne pas admettre les lourdes erreurs lors de la création de l’euro, tous les problèmes ayant été minimisés à l’époque par la presse pour faire voter oui à Maastricht.

Ils se servent pour cela de Marine Le Pen, « bien pratique pour ne pas argumenter » comme dirait Amandine Réaux…

Et donc, dans un style si « années Staline », on sent tous ces « fake journalists » tout à fait prêts, si Marine le Pen disait que l’eau ça mouille, à la fact-checker pour montrer qu’en fait, l’eau est sèche…

Commentaire recommandé

Kiwixar // 24.03.2017 à 07h17

« Les “fake news” ça se dit “fausses nouvelles” en français. »

Pas exactement. « Fake news » = « nouvelle trompeuse » ou « nouvelle truquée »
False : faux (= involontaire)
Fake : trompeur, truqué (= volontaire)

D’où l’importance d’utiliser notre langue (le français) UNIQUEMENT, pour communiquer, et surtout pour PENSER. Utilisant en permanence les deux langues, je prends bien garde de les séparer soigneusement, sinon le cerveau s’emmêle (réellement). Cette utilisation de l’anglais par les merdias est bien de la manipulation mentale : en mélangeant des langues différentes dans la même phrase, le cerveau fait alors appel à la mémoire de phrases toutes faites (provenant de la propagande matraquée) au lieu de réflechir « proprement » par lui-même. D’où l’intérêt pour la pub d’utiliser une langue étrangère (Das Auto, etc.).

208 réactions et commentaires - Page 2

  • Macarel // 24.03.2017 à 16h34

    L’UE est-elle une démocratie ?

    Bien sûr que non ! Puisque lors de chaque confrontation d’idée sur l’UE, les « pour », traitent les opposants d’anti-européens.
    Imagine-t-on que le débat politique en France, se résume à : si tu n’es pas d’accord avec moi, c’est que tu es contre la France ? Bien sûr que non ! Le débat porte sur des questions relevant d’une plus juste répartition des richesses entre gens qui sont tous des citoyens français, ou sur des questions de sécurité sociale, ou de sécurité des biens et des personnes, sur la fiscalité. Sur les conditions de comment faire société.
    Mais en Europe, il n’y a pas de peuple européen. La France s’est faite par le fer et par le feu, c’est pourquoi aujourd’hui l’on se sent français avant que d’être breton, alsacien, corse, basque ou occitan. L’Europe, certains ont essayé de la faire par le fer et par le feu, mais ils ont toujours échoué, c’est pourquoi depuis l’après seconde guerre mondiale, sous la houlette de l’oncle Sam, les dirigeants des divers pays essayent de la faire de façon moins violente, mais plus sournoise. Mais là où ça péche, c’est que faire l’Europe par l’économie, cela reste violent, violent pour les pays les plus faibles, et les plus déshérités à l’intérieur de tous les pays.
    C’est pourquoi les peuples se détachent chaque jour un peu plus d’un projet qui leur promettait un avenir radieux de paix et de prospérité.

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    • Macarel // 24.03.2017 à 16h44

      Bien sûr, je sous-entends par « faire l’Europe par l’économie », qu’il s’agit d’un type d’économie dite « néo-libérale » ou « ordo-libérale » qui privilégie les classes dominantes de chaque société, et les pays les plus puissants dans le concert des nations. Une économie, qui organise sciemment la guerre de tous contre tous. Car basée sur la concurrence déloyale entre les acteurs économiques, tant à l’intérieur des nations, qu’au sein de chaque nation. Une idéologie qui met au premier plan le concept de « liberté », mais il s’agit de la liberté du renard dans le poulailler.

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  • Marco // 24.03.2017 à 16h59

    Pour ceux qui comme moi n’ont pas lu le bouquin « L’euro est-il mort? » (voir billet du 17 Janvier http://www.les-crises.fr/mon-nouveau-livre-collectif-leuro-est-il-mort/), je conseille la note de lecture de Michel Drac:
    https://www.youtube.com/watch?v=fojCVdAbp6A

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  • moshedayan // 24.03.2017 à 17h33

    Quiconque est, un tant soit peu, sérieux sait que l’euro a été demandé par François Mitterrand mais accordé par Helmut Kohl à l’exclusive condition que l’Allemagne en tire le plus d’avantages possibles.
    Dès lors, il est inutile de débattre dans tous les détails de tous les effets de l’euro, puisque dans la compétition c’est l’Allemagne qui dirige le système à ses conditions et pour en tirer naturellement le plus de profit. Elle n’a que faire des autres Etats européens. Et même si elle cède à l’avenir – ce ne sera que pour maintenir sa position, donc l’échec de l’euro sera la seule voie possible de la liberté des Nations européennes.

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  • Candy // 24.03.2017 à 18h14

    Et comme toujours, dans toute cette histoire, c’est rarement le bon sens qui sort vainqueur.
    On a d’un côté des journalistes « pro-Union européenne » sans discernement qui attaquent toute remise en cause du « système » actuel (construction européenne, zone euro, etc.), et cette décrédibilisation entraîne une adhésion aux mouvements « anti-Union européenne ». Mais ces mouvements, à l’instar du FN, conservent en eux une xénophobie, une homophobie, un racisme, une haine, un « fascisme » diront nous simplement, tout aussi voire plus détestable.

    Pourquoi ne pourrait-il pas y avoir d’opposition à l’Union européenne qui soit républicaine, démocratique, et qui tienne un discours apaisé sur la question sociale ?! Pourquoi n’entend-on jamais ce positionnement dans les médias ?

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    • Gilles // 24.03.2017 à 19h09

      « Pourquoi ne pourrait-il pas y avoir d’opposition à l’Union européenne qui soit républicaine, démocratique, et qui tienne un discours apaisé sur la question sociale ?! »

      Vous le faites exprès ? Que faites-vous du programme des insoumis ? L’avez-vous lu, au moins ?

       » Pourquoi n’entend-on jamais ce positionnement dans les médias ? »

      simple, parce que la quasi-totalité de la presse est aux ordres de ceux qui ont fabriqué la macronmania.

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  • Crapaud Rouge // 24.03.2017 à 18h58

    Une chanson de Brassens un peu hors sujet mais bien en rapport avec ce site et le Decodex : la mauvaise réputation. Tous enregistrements ici : https://www.youtube.com/results?search_query=la+mauvaise+reputation+georges+brassens Quelques minutes, de Brassens, ça ne se refuse pas ! 🙂

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  • Rouget // 24.03.2017 à 20h03

    Encore un excellent article, bien maitrisé et avec qu’il faut d’humour, on sent l’influence de milliers de messages rédigés pendant des années…

    Un seul adjectif manque à cette génération de journalistes : narcissiques…

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  • Issou // 24.03.2017 à 21h50

    Le pire, c’est que ces clowns, en continuant de la sorte, vont faire en sorte que des gens comme moi, et peut-être aussi pas mal de commentateurs ici (et peut-être même Olivier), qui n’ont de base AUCUNE envie de voter LE PEN, vont voter pour elle au cas d’un 2nd tour LE PEN – MACRON. Pour l’instant ce n’est pas notre cas, mais s’ils continuent, je connais certains qui vont le faire.

    Et bien sûr, ils ne vont jamais comprendre la raison pour laquelle LE PEN sera élue.

    PS: En faite, je ne crois pas un seul instant que MACRON sera au 2e tour. J’ai vu plus d’affiches appelant à voter ARTHAUD que MACRON. Et les seuls affiches où il était représenté, c’était pour le site toutsaufmacron.com

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  • Alfred // 24.03.2017 à 22h23

    Si vous en avez mare de discuter du sexe des anges avec mimile, vous pouvez lire la dernière livraison de sapir :https://russeurope.hypotheses.org/5848

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  • Caracalla // 24.03.2017 à 23h16

    merci à @Incognitototo pour la source OCDE

    Si on prend pour année 0 l’année 1975, soit les 40 dernières années de prod. industrielle en base 100 (2010), surprise, le « switching point » pour FR/ESP/ITAL n’est pas forcément là où on l’attend!

    Pour la France, il se trouve vraisemblablement entre 10 et 15 ans après 1975, soit dans les années 1985-1990 : la chute du mur de Berlin ? Idem pour l’Italie, l’Espagne c’est un peu moins net, mais le passage aux niveaux de production actuels se fait en deux étapes, comprises entre 1985 et 1995.

    Voici pour la France :

    http://imgur.com/a/wafuH

    Par contre, pour l’Allemagne, en efffet il n’y a pas photo !

    http://imgur.com/a/q2lgD

    Voici la distribution du « switching point » pour l’Allemagne en termes de probabilités bayésiennes :

    http://imgur.com/a/vUHtt

    Résultat saisissant selon moi puisque cela confirme l’intuition générale, à savoir que l’Allemagne s’est gavée avec l’arrivée de l’euro, en tout cas l’intervalle obtenu est bien 1995-2000 grosso modo tandis que pour la France le saut a lieu dix ans avant ! Ce n’est pas moi qui le dit, c’est un script Python, reproduit de cet excellent ouvrage en ligne : https://lc.cx/J7YM !

    On part du postulat que la production industrielle suit une loi de Poisson, et l’ordi fait le reste.

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    • eBry // 25.03.2017 à 00h05

      Idéalement il faudrait vérifier l’impact positif privilégié pour l’Allemagne de la réunification: toute cette main-d’oeuvre industrielle bon marché allemande soudaine, ces nouveaux consommateurs friands de produits de l’Ouest.

      Et suite à la chute du mur de Berlin, l’Allemagne est la première à développer son business dans l’Europe de l’Est, grâce à ses liens historiques et à sa position géographique. Par exemple, VAG rachète Skoda et en fait un succès international.

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  • huetantpis // 24.03.2017 à 23h36

    Mon expérience à l’export en tant que fournisseur de l’industrie automobile et tout particulièrement allemande au cours de ces années de passage à l’euro me conduit à rappeler un fait un peu oublié dans la lecture de ces graphiques càd le passage au 35 h payé 39 h au cours de l’an 2000 , qui de mon point de vue est un premier coup porté à la productivité de l’industrie manufacturière française alors que l’industrie allemande bien que très largement installé en Mitteleuropa est à l’époque moyenne. Je peux témoigner d’acheteurs et de techniciens de ces firmes automobiles qui m’avouaient alors acheter qui une Renault, qui une Peugeot en raison d’un prix de vente inférieur de 10 à 20% à une VW pour des prestations égales voire supérieures. Patatras, 35h en 2000 suivi de l’euro/DM en 2002 et les jobs à 1€ et les travailleurs détachés de Pologne, les transporteurs bulgares… et nos économistes médiatiques français adjoints qui attendent leur retraite en répétant EURO! EURO! De l’air!!!

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  • huetantpis // 25.03.2017 à 00h05

    Commentaire publié ou pas ???
    De mon expérience à l’export en tant que fournisseur de pièces à mécanisme pour l’industrie automobile allemande de 1995 à 2005, càd avant et après le passage à l’euro je peux témoigner de la dégradation de la compétitivité française par rapport à la compétitivité allemande insuffisante dans ce secteur industriel pour les 3 raisons suivantes :
    année 2000 : 35h payées 39h en France
    année 2002 : passage à l’euro impliquant une pression allemande renforcée à des transferts de production fse en Mitteleuropa ( pologne slovaquie bulgarie…)
    années 2003 – 2005 les réformes du travail Hartz
    Chez VW le 29 h était courant dans les bureaux d’études dans les années 90…

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  • Charles // 25.03.2017 à 02h58

    « – La monnaie suisse est arrimée comme une sangsue à l’euro et à l’Europe, et draine depuis toujours des capitaux… »

    Tout faux: elle flotte depuis que la Banque centrale a décidé de ne plus intervenir pour maintenir une parité au moins égale à 1,20 CHF pour 1 €. Le peuple suisse par droit d’initiative a envoyé balader la libre circulation des personnes. Le secteur bancaire ne représente que 10% du PIB et elle draine moins de capitaux depuis la fin du secret bancaire. Si des capitaux arrivent toujours, c’est grâce à la compétence du secteur bancaire. C’est vrai que quand on voit ce qui se passe dans d’autres pays, il n’y a pas photo. Savez-vous qu’en Suisse il n’est pas besoin de payer avant de se faire livrer? Si l’économie marche mieux qu’en France par exemple c’est que la confiance règne. Alors qu’en France… chacun est considéré comme un voleur potentiel. J’ai de nombreux exemples de ce manque de confiance.

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  • Subotai // 25.03.2017 à 04h13

    Les amis, ça fait VRAIMENT peur.
    https://francais.rt.com/opinions/35783-proposition-loi-pour-lutter-contre-fake-news-pour-qui-pourquoi

    « RT France : Vous allez présenter avec la sénatrice Nathalie Goulet le 30 mars prochain au Sénat une proposition de loi visant à lutter pénalement contre les «fake news». Depuis plusieurs mois, cette question agite une grande partie des médias. Certains outils comme Décodex ou CrossCheck ont été créés en ce sens. Pourquoi a-t-on selon vous besoin d’une loi ?

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  • Pierre Bacara // 25.03.2017 à 04h25

    CHRONIQUE DU DECODEX (pause ludique)

    Ce que l’on savait :

    http://www.lemonde.fr/verification/

    -> http://www.les-crises.fr
    -> « Un blog d’analyses économiques et géopolitiques […] On y trouve néanmoins régulièrement des références à des personnalités conspirationnistes comme […] Paul Craig Roberts […]. Notre avis : Soyez prudents »

    Ce que l’on n’avait pas vérifié :

    -> paulcraigroberts.org
    -> « Notre avis : Nous n’avons pas encore étudié ce site ».

    (résultat sauvegardé par copie d’écran avec date et heure)

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  • René Fabri // 25.03.2017 à 08h18

    De toutes manières, les Allemands sont meilleurs pour la production industrielle, et nous sommes meilleurs pour la gastronomie. C’est une question de goût et d’éducation. Il faudrait un graphique sur l’évolution de la cuisine.

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  • leclercq // 25.03.2017 à 13h51

    Prendre l’année 2010 comme base 100 pour comparer l’évolution des productions industrielles des pays de la zone euro permet uniquement de repérer l’évolution de la production industrielle dans la zone euro suite à la crise de 2008.,

    En revanche cela ne permet pas de comparer aisèment l’évolution de la production industrielle dans les pays de la zone Euro depuis l’introduction de l’Euro.

    Par contre cela revient à refuser de répondre à la question posée de l’influence éventuelle de l’Euro dans la différence des rythmes d’évolution de la production industrielle ,mais en répondant à une autre qui est celle de l’évolution des productions industrielles en zone Euro après la crise de 2008

    C’est donc une réponse des décodeurs d’une extrême mauvaise Foi car volontairement hors sujet ou à côté de la plaque

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  • M.S.BLUEBERRY. // 25.03.2017 à 17h21

    Quelle est la base 100 pour le chômeur, le smicard, le seuil de pauvreté ?
    Si le smicard , le chômeur, le pauvre décident de changer de base, avantages et inconvénients , comment procéder.
    Serait ce une orientation manifeste de leur part de présenter tout graphique a leur avantage de leurs revendications ?
    Ils attendent les explications & commentaires dans leur base de tentes quechua , au vent et sous un petit crachin parisien , en fumant quelques mégots et buvant une bière , le tout dans une ambiance de club anglais ( fauteuils cuir, boiseries, cigare, cognac, service stile ) .
    Impatients de changer leurs conversations habituelles a savoir s’ils vont avoir un repas disponible aux restos du cœur ou a la soupe populaire.
    Qui prend la parole en premier ?

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  • Samuel // 26.03.2017 à 08h38

    En lisant le titre de l’article, j’avais envie de dire qu’aujourd’hui, c’est tout le monde politique peut être classé de fake. Pour cela, il ne suffit non pas d’interroger uniquement les jeunes qui votent pour la première fois, car là, je vous assure, ils sont vraiment indécis, mais ce qui est pire, c’est que même les gens qui ont des convictions et des idées déjà bien établies sur leur orientation politique nagent également. La lecture en diagonal des nombreuses remarques laissent supposer que les internautes réagissent, ne sont pas indifférents aux valeurs françaises et s’interrogent sur l’avenir.
    [Modéré]

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  • Sikar // 27.03.2017 à 12h11

    En lisant le titre de l’article, j’avais envie de dire qu’aujourd’hui, c’est tout le monde politique peut être classé de fake. Pour cela, il ne suffit non pas d’interroger uniquement les jeunes qui votent pour la première fois, car là, je vous assure, ils sont vraiment indécis, mais ce qui est pire, c’est que même les gens qui ont des convictions et des idées déjà bien établies sur leur orientation politique nagent également. La lecture en diagonal des nombreuses remarques laissent supposer que les internautes réagissent, ne sont pas indifférents aux valeurs françaises et s’interrogent sur l’avenir
    Samuel rédacteur sur le blogue http://monderniersiteinternet.fr

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