Je vous propose aujourd’hui de prendre un peu de recul sur la crise économique en commençant une nouvelle série consacrée au réchauffement climatique. Cette série vous sera présentée toutes les fins de semaine.

Mais je commence par un point général : je suis pour une liberté absolue d’expression – la seule limite étant évidemment les cas d’incitation à commettre des délits. Il m’apparait incompatible d’être pour la liberté d’expression et de vouloir y mettre des limites – comme dit Chomsky, Staline était pour la liberté d’expression, pour peu que vous disiez comme lui…

Ceci étant dit, il y a une différence entre la liberté d’expression et le droit à s’exprimer n’importe où pour tenir n’importe quel propos. En effet, il y a aussi une  responsabilité de tout un chacun dans la non-diffusion d’âneries, voire la non-complicité de manipulation.

Le domaine du changement climatique est évidement en premier lieu affaire de scientifiques. Et qui dit science, dit doutes, débats voire controverses. Mais leur place est dans les revues scientifiques plus que sur Internet, car dans ce cas, il n’y a plus de filtre scientifique, et on peut sombrer dans le n’importe quoi.

Rappelons que pour justement faire un bilan des connaissances, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat GIEC a été créé en novembre 1988, à la demande du G7 par deux organismes de l’ONU. Le GIEC est une association de pays, pas de chercheurs.

Les publications officielles du GIEC ont pour objet de proposer une synthèse des connaissances scientifiques. Ces synthèses incluent les publications qui font l’unanimité et celles qui sont contestées par des scientifiques. Ces rapports sont le fruit d’un long débat qui aboutit à un consensus : l’approbation de la version finale du rapport par tous les scientifiques et tous les gouvernements faisant partie du GIEC (la quasi-totalité des pays du monde sont représentés et ils ont donc tous signé l’approbation de la version finale, y compris les USA). Le GIEC a reçu le prix Nobel de la paix 2007, conjointement avec Al Gore.

Le GIEC dans son rapport de 2001 indiquait :

« La majorité du réchauffement observé au cours des cinquante ans passés est due probablement à l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre résultant des activités humaines. »

Les travaux ayant confirmé cette hypothèse, dans son rapport de 2007, il indiquait que :

« L’essentiel de l’élévation de la température moyenne du globe observée depuis le milieu du XXe siècle est très probablement attribuable à la hausse des concentrations de GES anthropiques. »

Face aux tristes polémiques, en France, l’Académie des sciences a rendu au gouvernement un rapport en octobre 2010 qui conclut que :

« Plusieurs indicateurs indépendants montrent une augmentation du réchauffement climatique de 1975 à 2003. Cette augmentation est principalement due à l’augmentation de la concentration du CO2 dans l’atmosphère. L’augmentation de CO2 et, à un moindre degré, des autres gaz à effet de serre est incontestablement due à l’activité humaine. »

Partant de là, et bien que tout chercheur voulant démontrer le contraire doit pouvoir le faire (et il le peut !), il est aussi de notre devoir de ne pas alimenter de faux doutes sur ce phénomène. Car c’est bien notre avenir qui est en jeu.

Et tous ces tristes sires qui préfèrent publier des livres « bidons » plutôt que des articles dans Nature ne visent finalement qu’à se faire une publicité indue facile, voire essaient de maintenir le statu quo d’un mode de vie agréable mais malheureusement non durable, qui hypothèque l’avenir de nos enfants.

Les polémiques ont déjà fait une victime : la sensibilisation du public, qui se préoccupe nettement moins du sujet…

Rappelons-le : comme nous l’avons vu dans ce billet, 97 % des climatologues sont d’accord :

Il n’y a donc pas de raison que des idées fausses s’arrogent 50 % ou 75 % de l’espace médiatique et sèment le trouble. Comme nous l’avons vu dans cette série de billets, si cela s’était produit en 1986, le trou d’ozone serait aujourd’hui immense, et la vie deviendrait risquée dans bon nombre d’endroits sur la planète. Mais heureusement, les fabricants de CFC avaient un lobbying bien moins efficace que celui des pétroliers…

Rappelons le sujet : le gaz carbonique est un gaz à effet de serre (c’est un fait). Il réchauffe (en partie) la Terre depuis des milliards d’années. Nous en avons relâché d’immenses quantités en brûlant pétrole, gaz et charbon (c’est un fait). La concentration a logiquement fortement augmenté dans l’atmosphère (c’est un fait). Bref, il y a plus de gaz qui réchauffe, donc ça réchauffe – pas de grand mystère là-dessous…

Bref : il y a bien liberté d’expression : vous n’irez pas en prison pour ce que vous direz. Mais la politique éditoriale de ce blog est de ne pas participer à une manipulation visant à paralyser l’action, suivant la même méthode que pour la cigarette dans les années 1970 et le tabagisme passif dans les années 1990 : semez le doute, demander toujours plus de preuves pour que rien ne change. Comme cela a été décrit dans ce billet sur ce formidable livre : Marchands de doute.

Il n’y a pas de Vérité scientifique immuable. Il faut que des scientifiques cherchent à faire progresser la science y compris en cherchant à remettre en cause le consensus scientifique. MAIS tant qu’ils n’auront pas convaincu les autres scientifiques, il n’y a pas de raison de diffuser leurs hypothèses dans les médias, ce qui accréditerait des hypothèses sans fondement. C’est comme cela que marche la science.

C’est comme pour les jurés d’un procès. Il n’y aura jamais de certitude absolu, jamais. Tout sera toujours possible, y compris un vaste complot contre l’accusé. La question est : le juré a-t-il une certitude qui dépasse le doute légitimement nécessaire ? Sinon, si on attend une certitude absolu, on acquittera tout le monde. Et sur le climat, nous sommes bien au delà du doute légitime – et ce jusqu’à preuve du contraire, qui créera un nouveau consensus scientifique.

Bref, comme cela a été fait par le passé dans plusieurs billets, nous ne lancerons pas de débat sur le fond du sujet remettant en cause le consensus de 97 % des climatologues. Si vous avez une vision autre ou des travaux scientifiques dans ce sens, merci de faire oeuvre utile en les faisant plutôt parvenir à l’Académie des Sciences, 23 quai de Conti, 75006 Paris ou de les publier dans Science – si c’est du béton, vous serez très bien accueilli, avec un prix Nobel à la clé…

Bonne lecture !

P.S. je laisse la parole à l’excellent et drôle Jean-Marc Jancovici, créateur du site Manicore, qui résume à merveille ce point :


Dessin humour cartoon réchauffement climatique

66 réponses à [Climat] Introduction : Liberté d’expression / Droit à l’information

  1. Epsilon Le 18 janvier 2013 à 06h53
    Afficher/Masquer

    Ceci dit, le fait que la proportion de la population pensant que le réchauffement climatique est le plus préoccupant des problèmes écologiques diminue ne signifie pas que moins de personnes y croient, bien que ce soit peut-être le cas. D’autres problèmes préoccupants ont peut-être pris le dessus : disparition des abeilles, pollution des eaux, nucléaire, extinctions, pollution de l’atmosphère, appauvrissement des sols…La question du sondage est même bizarre, tant elle tend à créer une compétition entre des inquiétudes qui sont toutes légitimes…


    • Dan Le 17 juillet 2013 à 19h53
      Afficher/Masquer

      Tout à fait Epsilon, j’ajouterai que le fait que des scientifiques y “croient” n’est en aucun cas une preuve que c’est une réalité scientifique.
      Les scientifiques ont cru pendant des années qu’il y avait des martiens sur Mars.(un scientifique n’est pas payé pour croire)

      Le GIEC, à Doha, a été récemment forcé de reconnaître que les températures n’ont pas augmenté depuis 17 ans, malgré une hausse continue du CO2.

      link to contrepoints.org

      Etonnant, non ?!

      Le soleil étant en 2013 à son maximum, on peut prédire sans se tromper que les 7 prochaines années seront dévolues à une baisse globale des températures…


  2. Fabrice Le 18 janvier 2013 à 06h54
    Afficher/Masquer

    Je trouve souvent que la crise financière et environnementale ont un gros point commun la désinformation au profit de lobbyings qui se fichent comme une guigne de l’avenir peu importe le résultat à long terme et le bien être de la majorité pourvu qu’il y ait l’ivresse des bénéfices monstrueux dans l’immédiat.

    Les adeptes du “après moi le déluge” n’ont jamais autant remis au goût du jour ce cynique adage :-(


    • chris06 Le 18 janvier 2013 à 11h04
      Afficher/Masquer

      @Fabrice,

      oui mais sur la crise financière et économique il n’y a, à ma connaissance, pas de consensus scientifique sur son explication et les remèdes à prendre, tandis que sur le réchauffement climatique, le consensus scientifique est très clair. L’économie est une science humaine, qui obéit difficilement à des équations et modèles mathématiques, la climatologie est une science physique qui obéit à des modèles scientifiques prévisionnistes avec un degré de confidence beaucoup plus élevé.

      Je pense aussi que le triste spectacle de Copenhague, où, malgré ce consensus scientifique pourtant très clair, les chefs d’Etats ont été incapables de se mettre d’accord sur des mesures visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre selon les recommandations du GIEC, a eu beaucoup d’influence sur l’opinion publique.

      Je me souvient qu’il y avait, juste avant Copenhague et en Europe du moins, un grande majorité d’opinions favorables à la réduction des émissions. Mais vu le fait que ni la Chine, ni les Etats Unis, les deux plus gros émetteurs de gaz à effets de serre de la planète aient été disposé à s’engager à les réduire et que l’Europe était isolée à Copenhague, cela a été une grande déception pour l’opinion publique européenne.

      Comme j’ai souvent coutume de le dire sur ce blog, comment les nations abordent les grands défis environnementaux du XXI eme siècle est celui, classique, de la tragédie des communs, un dilemme des prisonniers planétaire où aucune nation n’a intérêt à réduire ses émissions ou sa consommation des ressources si les autres ne coopèrent pas.

      Il est vrai que les groupes de pression ont de l’influence mais en ce qui concerne le réchauffement climatique et le problème plus général de la consommation des ressources finies, je pense que c’est surtout cette “tragédie des communs” qui explique l’attitude de nos politiciens.

      link to fr.wikipedia.org


  3. cécankonvaoù Le 18 janvier 2013 à 09h02
    Afficher/Masquer

    Le plus ennuyeux dans cette histoire, c’est que Claude Allégre géologue de formation et ancien ministre de l’éducation (!), ne fait pas à ma connaissance du lobbying pour le compte d’entreprise ou de groupe de pression. Il semble être convaincu de son propos et prêt à croiser le fer avec ses contradicteurs, justicier autoproclamé seul contre tous ou presque, à la manière de Don Quichotte. C’est sans doute pour cette ressemblance que JM Jancovici le surnomme “le chevalier de la terre plate”: excellent!!!

    Je suis un fan inconditionnel de JM Jancovici. La justesse de ses analyses, sa lucidité et sa clairvoyance dans les problèmes d’énergie et du climat sont d’une grande richesse et j’encourage tous les lecteurs de ce blog intéressés par ces questions à aller sur son site http://www.manicore.com, ou a lire ses bouquins.
    Sa critique du PIB en tant qu’indicateur économique, dans son livre”le plein s’il vous plait” vaut vraiment le détour et mériterait une reprise de la part de O.B.


    • jducac Le 18 janvier 2013 à 11h55
      Afficher/Masquer

      @ cécankonvaoù Le 18 janvier 2013 à 09h02

      Je suis un fan inconditionnel de JM Jancovici. La justesse de ses analyses, sa lucidité et sa clairvoyance dans les problèmes d’énergie et du climat sont d’une grande richesse et j’encourage tous les lecteurs de ce blog intéressés par ces questions à aller sur son site http://www.manicore.com, ou a lire ses bouquins.

      Moi aussi je suis un fan de J.M. Jancovici et, tout comme vous, j’invite très souvent les personnes susceptibles d’être intéressées, à se référer à ses réflexions. C’est ce que j’ai encore fait ce matin ici :
      link to les-crises.fr jducac Le 18 janvier 2013 à 09h54

      Sans rien enlever à la qualité de ses travaux d’expert en matière d’énergie, peut être conviendrait-il, plutôt que de ne s’intéresser qu’aux conséquences de la consommation des énergies carbonées sur le climat, devrions-nous nous pencher sur la cause racine, à mon avis, à l’origine de toutes les crises dont on parle sur le blog d’Olivier Berruyer.

      Cela permettrait de voir qu’elles ont une cause commune et que le jour où l’on n’aura plus accès à ce type d’énergie on aura considérablement réduit la criticité du problème auquel nous sommes confrontés collectivement. Les questions de finances, de monnaies, de dettes, de climat, nous apparaîtront peut être alors comme des épiphénomènes, de faux problèmes dès lors que l’on s’attaque à la racine, à la cause, et non aux conséquences.

      Comme l’être humain moderne ne peut pas vivre sans consommer d’énergie carbonée, tant pour alimenter son organisme que pour faire fonctionner ses assistants thermiques ou électro -mécaniques, il suffit de s’employer au plus vite à en consommer le moins possible pour réduire la criticité de notre problème collectif.

      Or, ce sont les pays les plus gros consommateurs d’énergie carbonée par habitant qui doivent s’employer les premiers à réduire leur dépendance à ce type d’énergie en l’utilisant en priorité pour investir dans la captation d’autres sources (renouvelables, fusion nucléaire etc….) au lieu de l’employer à faire rouler de gros 4X4 ou à réaliser des paradis artificiels voués à ne pas survivre bien longtemps.

      link to google.fr

      Certains pensent que c’est trop tard pour s’attaquer au problème.
      link to countercurrents.org

      Mais comme on dit aussi qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, et qu’une façon d’accéder au bonheur, est d’avoir la conscience tranquille, il semble quand même préférable de tout faire pour s’attaquer à la racine du mal,dès lors qu’il est identifié.


      • Bernard Henry Botul Le 19 janvier 2013 à 14h26
        Afficher/Masquer

        Mouais….
        ….mais jancovici est ataviquement pour le nucléaire , ca défrise , je me vois mal vivre sur une planete totalement irradiée , ce qui est inévitable a terme avec la multiplication des centrales.
        La SEULE façon de sauver l ‘humanité du désastre qui se profile , et c’est URGENT , c ‘est un controle des naissances au niveau mondial , mais il suffit d’affirmer cette phrase pleine de bon sens pour que tout le monde regarde ailleurs et hurle au facisme eugéniste…triste et pitoyable populace….


        • Macarel Le 19 janvier 2013 à 16h36
          Afficher/Masquer

          Effectivement J.M. Jancovici est très bon sur la question de l’effet de serre, et sur la question énergétique. Mais je suis en désaccord total avec sa position sur l’énergie nucléaire, qu’il promeut au motif qu’elle est neutre du point de vue de l’effet de serre.
          Tchernobyl et Fukushima nous ont malheureusement apporté la preuve que cette industrie est extrêmement dangereuse en cas d’accidents majeurs. Sans compter la question des déchets, qui inclue le démantèlement des vieilles centrales.
          Le réchauffement climatique est un gros problème pour l’humanité capitaliste prédatrice, mais le nucléaire n’est pas la solution.
          La solution pacifique passe par là:

          link to youtube.com
          Sinon ce sera, et c’est déjà:


        • MarcDS Le 21 janvier 2013 à 11h55
          Afficher/Masquer

          “La SEULE façon de sauver l ‘humanité du désastre qui se profile , c ‘est un controle des naissances au niveau mondial”

          Mouais….
          C’est en tout cas plus confortable aux yeux des occidentaux que de dire que ce sont ces mêmes occidentaux, largement minoritaires, qui consomment la plus grande part des ressources, à un rythme insoutenable pour la planète.
          En réalité, la terre est capable de nourrir 12 milliards d’habitants, et au rythme où baisse la croissance démographique on ne devrait pas dépasser ce chiffre. Mais évidemment, il faudrait sérieusement revoir à la baisse nos habitudes de consommation, nous qui avons largement dépassé le niveau de survie pour être dans celui du superflu.

          D’autre part je ne comprends pas très bien comment on peut être contre le nucléaire et ne pas remettre en cause notre surconsommation. Le nucléaire fait partie intégrante de la logique productiviste qui nous pousse à surconsommer.


  4. fabien775 Le 18 janvier 2013 à 10h06
    Afficher/Masquer

    Si vous analysez la manière dont fonctionne le monde aujourd’hui, vous constatez un immense hold-up de la part de l’oligarchie financière et leurs produits dérivés qui ne sont utiles qu’à eux-mêmes et pourrissent l’économie réelle, et des multinationales d’autres parts, qui utilisent l’obsolescence programmée pour que les produits puissent être remplacés ce qui implique un immense gâchis au niveau des ressources de la planète. On parle de pic pétrolier mais pas de pic concernant certains métaux qui sont pourtant essentiels à la fabrication de certains matériels et difficilement remplaçables. Les humains ont bafoués les lois de la nature et vont en payer le prix fort. Un retour en arrière n’est que pure utopie, la bêtise humaine n’ayant aucune limite.


  5. Téji Le 18 janvier 2013 à 10h28
    Afficher/Masquer

    “non-complicité de manipulation”, par les temps qui courent, j’adore :D

    Juste une remarque à propos de la citation de l’Académie des Sciences, qui suit les 2 du GIEC :
    ces dernières ont pour sujet le réchauffement, probablement puis très probablement lié aux GES, alors que ce qui est incontestable, c’est (ce n’est que) le lien augmentation de CO2 / activité humaine…
    Restons rigoureux !
    Je n’ai pour ma part aucun doute sur le réchauffement et sa traduction physique en différents endroits du globe. Malheureusement. J’ai plus de doute sur l’unicité des causes, ce qui ne m’empêche pas de juger fondamental un repli de précaution, massif et urgent, vis-à-vis des rejets de tous ordres. Les ‘crises’ actuelles pourraient avoir ici un rôle inattendu : par exemple on vient de publier les stats sur un repli de la consommation d’hydrocarbures de 1,2% en 2012 (UFIP) !

    Ceci dit, ce n’est pas parce que quelqu’un dit des âneries qu’il ne dit que des âneries…
    Car parmi les âneries d’Allègre, j’ai tout de même relevé un propos, certes en limite de son argumentation : il s’agit de gérer l’urgence entre lutter contre le réchauffement climatique et lutter contre la faim dans le monde.
    Pour moi, il faut bien agir pour le climat et limiter la casse, en particulier par modification de notre mode de vie occidental, et d’agir sans tarder car la correction sera lente. Mais cela ne doit pas être fait au détriment de la lutte contre la faim, beaucoup plus immédiate et massive. Les causes sont malheureusement bien sériées. Les solutions pratiques, à notre portée.
    Là où ça fait mal par exemple, c’est quand on fait le lien entre culture (OGM) intensive pour biocarburant et perte de cultures vivrières locales…
    Là encore, tout est lié !
    Ma conclusion : Allègre ferait mieux de s’engager pour la lutte contre la faim !


    • Robert Norton Le 18 janvier 2013 à 12h20
      Afficher/Masquer

      La consommation d’hydrocarbures varie d’année en année en suivant les courbes de température. 2012 ayant été une année plus chaude, nous avons consommé moins de pétrole… mais ça n’est pas une bonne nouvelle pour autant.

      link to fr.rian.ru


      • chris06 Le 18 janvier 2013 à 13h02
        Afficher/Masquer

        “2012 ayant été une année plus chaude,”

        c’est vrai

        “nous avons consommé moins de pétrole”

        source?

        sur ce site, on voit bien que la consommation globale de pétrole brut a en fait augmenté en 2012 par rapport à 2011:
        link to omrpublic.iea.org

        un peu moins de chauffage en hiver mais une croissance très forte de la demande en Chine et en Inde due notamment à des dizaines de millions d’automobilistes en plus…

        La consommation mondiale de pétrole brut varie d’années en années, non pas en fonction des températures, mais du pib mondial vu que l’efficacité énergétique de l’économie mondiale (le nombre de $ de pib produit pour chaque unité équivalant pétrole d’énergie) reste pratiquement constante sur le moyen terme et évolue très lentement (cf les travaux notamment de Jancovici pour plus d’infos).


        • Robert Norton Le 18 janvier 2013 à 13h21
          Afficher/Masquer

          Oui, pardon. Je pensais “nous” dans le sens de “mes concitoyens”… j’habite en Suisse.
          Source : OFS (Office Fédérale de la Statistique).

          En regardant de plus près les données de l’OFS (link to bfs.admin.ch, en ligne jusqu’à 2011), on constate que la consommation de pétrole diminue en Suisse depuis plusieurs années. Ce sont les fruits des améliorations des bâtiments. La consommation totale en 2011 est même bien plus faible qu’en 2009. Mais ce n’est PAS une bonne nouvelle ! En effet, les suisses importent massivement des objets de Chine notamment. L’énergie consommée en Chine l’est donc en partie pour les suisses. Malheureusement, les normes sont moins strictes en Chine. Donc une consommation même stable à l’échelle de la planète serait déjà catastrophique parce que l’énergie chinoise est plus “sale” que l’énergie européenne. Mais n’allez pas croire que j’attaque ici les chinois – j’ai beaucoup de respect pour eux. Au contraire, c’est bien notre mode de vie – le mien et celui de mes concitoyens – qui est en cause.


  6. Arnould Le 18 janvier 2013 à 10h31
    Afficher/Masquer

    Je ne mets pas en doute le réchauffement climatique d’origine humaine. Ce que je déplore c’est la conclusion: c’est mal, ça met notre espèce en danger de mort. Et pourquoi pas le contraire? Pourquoi ne serait ce pas une chance pour l’humanité, le réchauffement climatique? Bien évidemment, je conçois que ce n’est pas le même débat, c’est la suite de l’autre, mais tout de même.


    • Fabrice Le 18 janvier 2013 à 11h50
      Afficher/Masquer

      Alors là Arnould j’aimerais bien avoir plus de précisions sur le fait que le changement climatique soit un bien pour notre espèce !?

      J’ai beau creuser je ne vois pas trop entre la disparition d’espèces animales, les famines, l’expansion des maladies hors de leur cadre originel, la perte de terres fertiles, les guerres pour s’assurer les ressources (comme l’eau, …), et le déplacement des populations côtières ou des zones arides, … !

      Vous pourriez développer les intérêts ? o_0


      • Grenier Le 18 janvier 2013 à 13h26
        Afficher/Masquer

        Quelques exemples parmi d’autres de conséquences positives :

        les vagues de froid font beaucoup plus de morts que les vagues de chaleur. Une vague de froid comme celle que nous vivons en ce moment fait environ 200 morts supplémentaires par jour en France.

        Au cours des trois dernières décennies, la quantité de glace marine annuelle moyenne a diminué de 3 à 4 % par décennie et l’épaisseur de la glace a diminué d’un pourcentage aussi élevé que 40 %, dans le cas de la glace la plus épaisse. Les modèles de climat prédisent que la glace marine estivale dans l’Arctique diminuera d’un maximum de 80 % d’ici à 2100, en raison du changement climatique. La réduction de la glace marine est susceptible de faciliter une augmentation du trafic maritime dans l’Arctique et d’offrir un plus grand accès aux ressources.

        Le réchauffement va ouvrir de vastes espaces dans le Nord à la culture et à l’aménagement.
        Il va sans doute ouvrir aussi de nouveaux couloirs de navigation dans l’Arctique. Je ne sais pas si c’est la raison pour laquelle les trois principales nations autour de l’Arctique (Canada, Russie, Etats-Unis) font partie des pays qui bloquent les décisions…

        Je précise ici que si j’ai toute confiance dans les prédictions du groupe 1 du GIEC (les climatologues, physiciens et chimistes du climat), je suis avec beaucoup d’autres beaucoup plus dubitatif sur les conclusions des groupes 2 (conséquences) et 3 (économie) du GIEC.
        A chaque fois qu’il y a eu des démissions fracassantes de membres du GIEC, dénonçant le fonctionnement opaque de l’organisme, ou des scandales comme l’Himalayagate, cela touchait ces deux groupes.

        Je précise encore que la position d’Allègre est pour moi incompréhensible : pourquoi mettre tant d’ardeur à dénoncer l’impact supposé du CO2 sur le climat alors qu’il reconnaît par ailleurs que, de toute façon, le CO2 a un impact négatif majeur sur l’acidification des océans ?

        A la limite, que les modèles mathématiques des climatologues aient raison ou pas, on s’en fout : il faut lutter contre les émissions de CO2 pour éviter l’acidification de l’océan qui remettrait gravement en cause la chaîne alimentaire.


      • Arnould Le 20 janvier 2013 à 17h52
        Afficher/Masquer

        Alors très vite: si davantages de terres devenaient habitables que l’inverse suite au réchauffement climatique, ce serait tout bénéfice (c’est il y a 10.000 ans que le Sahara était tout vert?). Mais cette question mériterait d’être étudiée scientifiquement, d’autant qu’elle n’est pas la même que celle du réchauffement climatique proprement dit. Je déplore juste qu’elle ne ne soit jamais posée.


        • MarcDS Le 21 janvier 2013 à 12h08
          Afficher/Masquer

          Arnould, vous ne semblez pas être très informé sur les conséquences du réchauffement. Alors très vite: s’il est vrai que la Terre a déjà connu des épisodes de réchauffement, ceux-ci se déroulaient à un rythme incomparablement plus lent que l’actuel, laissant le temps à la nature et aux hommes de s’adapter. Aujourd’hui, avec un réchauffement aussi rapide et 7 milliards d’humains occupant toutes les terres disponibles, vous imaginez les problèmes liés à une nature qui se détraque, les déplacements de population (qui ont déjà commencé), les coûts provoqués par les catastrophes climatiques et les tentatives désespérées de s’en prémunir? Voyez par exemple les travaux pharaoniques entrepris par les hollandais pour protéger leurs côtes, et ce n’est qu’un début…


    • chris06 Le 18 janvier 2013 à 11h56
      Afficher/Masquer

      @Arnould,

      “Pourquoi ne serait ce pas une chance pour l’humanité, le réchauffement climatique? ”

      parce que cela risque fort d’engendrer des migrations à marche forcée et dans un laps de temps trop court de zones qui deviendront inhabitables, ou tout du moins avec une densité bien moindre qu’aujourd’hui, vers d’autres zones de population qui verront leur densité augmenter rapidement.

      Des migrations d’une magnitude et d’une rapidité telles que l’humanité n’en a jamais connu, vous croyez vraiment que c’est une chance pour l’humanité?

      Et ça, c’est le scénario si la température moyenne de la surface du globe n’augmente que de quelques degrés, si on dépasse un seuil de réchauffement qui n’est pas connu avec un fort degré de confidence mais où il y a quand même un risque non négligeable qu’il existe, il est possible que la température s’emballe (par exemple par la libération du méthane emprisonné dans le permafrost ou les fonds océaniques) et là s’est vraiment le scénario apocalyptique…

      Le seul scénario où le réchauffement climatique peut être une chance pour l’humanité, c’est s’il est suffisamment lent et graduel et limité (genre quelques degrés sur plusieurs siècles) pour que nous puissions nous y adapter sans heurts : et pour cela il nous faudrait réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre sans attendre plus longtemps.


    • Bernard Henry Botul Le 19 janvier 2013 à 14h32
      Afficher/Masquer

      Mon pauvre ami , la quasi TOTALITE des grandes villes sont baties en bord de mer ou le long d’un fleuve , le rechauffement climatique , c ‘est la dispariton DE PAYS ENTIERS comme le bangladesh sous les eaux , l invasion d ‘especes exotiques animales et vegetales , de nouvelles epidemies,la disparition de la calote( pas la religieuse , ce qui serait plutot une bonne chose) , du permafrost , etc etc….
      Je continue ,ou vous commencez a comprendre????


    • Macarel Le 19 janvier 2013 à 21h58
      Afficher/Masquer

      Les Inuits ne voient pas comme une chance, l’arrivée des compagnies pétrolières dans leurs territoires.
      Ils pâtissent déjà, de la fonte de la banquise, et du réchauffement rapide des latitudes circumpolaires.
      Comme d’habitude l’ “homo oeconomicus occidentalis” considère comme un progrès, de fiche en l’air des équilibres multiséculaires, tant dans les sociétés autochtones, que dans l’écosystème.
      Tout cela pour satisfaire son insatiable appétit de lucre.
      Les Inuits sont d’ailleurs un exemple de société humaine, qui vivant dans un environnement “hostile”, accorde plus d’importance à la solidarité, à l’entraide, qu’à la concurrence, à la compétition.
      Mais leur société a déjà été corrompue par les moeurs occidentales, et le nombre d’alcooliques, de malades atteints de maladies jusque là inconnues chez eux, le nombre de suicides et de meurtres violents liés à l’alcoolisme est en hausse.
      Si vous appelez cela le progrès, pour moi c’est l’inverse.
      D’ailleurs au lieu de leur apporter “notre progrès”, l’on devrait apprendre d’eux; car ils nous enseignent que dans un milieu fini, dans un environnement difficile, où les ressources sont limitées, un groupe humain ne survit que si ses membres sont solidaires.
      Exactement l’inverse de l’état d’esprit individualiste et concurrentiel qui prévaut dans les sociétés capitalistes, productivistes et consuméristes.
      Nos sociétés sont fondées sur des prémisses fausses: à savoir que la nature est une corne d’abondance dans laquelle on peut puiser sans limite.
      l’ “homo oeconomicus occidentalis” souffre gravement d’hubris, et je crains qu’il ne soit incapable de s’en guérir, qu’il ne préfère satisfaire son appétit démesuré vaille que vaille, à la survie de l’espèce.


  7. BA Le 18 janvier 2013 à 11h52
    Afficher/Masquer

    Vendredi 30 novembre 2012 :

    Le temps est compté pour Kiribati, piégé par la montée des eaux.

    Le temps est compté pour les îles Kiribati, un archipel du Pacifique menacé par la montée des eaux, estime son dirigeant, qui réfléchit à un déplacement de sa population et ne se fait guère d’illusion sur l’issue de la grande conférence climat de l’ONU à Doha.

    “Des zones entières de l’archipel, qui compte une trentaine d’atolls coraliens dont la plupart dépassent à peine le niveau de l’eau, ont déjà été envahies par l’océan”, déclare le président de Kiribati, Anote Tong.

    “Nous avons déjà des communautés qui ont dû être déplacées car leurs villages étaient submergés”, raconte-t-il à l’AFP dans un entretien téléphonique depuis la capitale, Tarawa.

    “Il y a eu une grande marée début octobre et des communautés ont été envahies par les eaux. C’est de plus en plus fréquent. Le temps nous est compté”, dit-il.

    Kiribati fait partie des nations îliennes, avec les Maldives, Tuvalu et Tokelau, qui pourraient devenir sans terre à cause du réchauffement climatique, selon la Commission des droits de l’Homme de l’ONU.

    L’érosion grignote les rivages et les récoltes s’appauvrissent en raison de l’infiltration d’eau salée dans les réserves d’eau douce. Anote Tong réfléchit au déplacement de population vers les Fidji et le Timor oriental, des terres relativement proches.

    Il ne se fait guère d’illusion sur l’issue des négociations de la grande conférence climat de l’ONU à Doha, ouverte cette semaine.

    “La réalité, c’est que nous sommes d’ores et déjà confrontés aux problèmes causés par le réchauffement climatique. Est-ce que les négociations s’en préoccupent ? Je ne crois pas. Beaucoup des négociateurs en font un simple jeu, ils ne se penchent pas vraiment sur ce qui se passe déjà dans les pays les plus vulnérables. A Kiribati, nous ne parlons pas de croissance économique ou de niveau de vie. Nous parlons de notre survie”, ajoute le président de l’archipel.

    Plutôt que d’attendre une hypothétique action extérieure, Kiribati examine les options à sa disposition, dont le déplacement d’une partie de ses 103.000 habitants.

    Sont également envisagés la construction de digues et la plantation de mangroves. Mais une poursuite de la vie sur l’archipel semblable à celle des siècles derniers parait peu probable, selon Anote Tong.

    “Nous devons accepter la possibilité, la réalité, d’un déplacement d’une partie de notre population. Nous ne voulons pas que la nation de Kiribati disparaisse et nous devons travailler pour éviter cela. Le gouvernement s’apprête à acheter 2.000 hectares de terre aux Fidji, qui servira à fournir des aliments aux habitants de Kiribati, voire de terre d’accueil. Le Timor oriental a lui aussi des terres à vendre”, a ajouté le président.

    La construction d’îles artificielles est une autre option, mais très coûteuse.

    Un rapport détaillant toutes les possibilités, leurs coûts et leurs faisabilités, doit être finalisé l’an prochain, afin d’être présenté aux donnateurs éventuels.

    Il n’y a pas d’échéance fixe pour une éventuelle relocalisation et il faut laisser le choix aux habitants. Mais attendre jusqu’au dernier moment, avec pas d’autres options que sauter à la mer ou partir ailleurs n’est pas raisonnable.

    Tong n’assistera pas aux négociations à Doha.

    “Que dire de plus pour galvaniser la communauté internationale et la pousser à agir ? Il y a parfois un sentiment de profonde frustration, et parfois de futilité”, déclare-t-il.

    Il continue cependant de penser que le monde peut aider les nations comme Kiribati, qui ne sont pas la cause du réchauffement climatique mais qui en payent le prix.

    “Les citoyens ont une conscience, mais ils ne sont pas ceux qui prennent les décisions. Ce sont les gouvernements, ajoute-t-il. Nous devons parler aux gens et nous ne pouvons pas perdre notre foi dans l’humanité. Je refuse d’abandonner.”

    link to romandie.com


  8. SPQR Le 18 janvier 2013 à 12h50
    Afficher/Masquer

    Olivier, puisque tu évoques Jancovici, connais-tu son comparse (coauteur de “C’est maintenant !”), l’économiste Alain Grandjean et son site internet ? Il est à fond sur la séparation des activités bancaires et ses billets sont éloquents.


  9. Robert Norton Le 18 janvier 2013 à 13h03
    Afficher/Masquer

    Je ne suis pas du tout d’accord avec cette idée que ce sont aux scientifiques de “trier” les informations. Si cela avait été le cas, on en serait toujours à une terre plate qui tourne autour du soleil… Il ne faut pas oublier que les scientifiques sont TRÈS conservateurs (oui ok, pas autant que l’église…) Aucun “scientifique” de l’époque n’aurait voulu rejoindre Galilée dans son délire d’héliocentrisme…

    Dans le même ordre d’idée, lorsque une grande chaine de télévision anglaise était venu faire un reportage dans le laboratoire où je travaillais nous étions enchantés. Les journalistes ont posés de bonnes questions et le résultat promettait d’être exemplaire. Malheureusement, la “vulgarisation” a transformé des expériences très intéressantes en un tissu de stupidités reliées par des commentaires aussi faux qu’inutiles. Les “vérités scientifiques” se sont transformées en absurdités populaires. Il y avait de quoi être vulgaire… A quoi donc sert la vulgarisation ? A divertir les foules ?


    • chris06 Le 18 janvier 2013 à 13h38
      Afficher/Masquer

      “Il ne faut pas oublier que les scientifiques sont TRÈS conservateurs (oui ok, pas autant que l’église…) Aucun “scientifique” de l’époque n’aurait voulu rejoindre Galilée dans son délire d’héliocentrisme…”

      oui, enfin, ça c’était valable il y a plusieurs siècles quand l’influence de l’église était encore grande sur l’évolution des idées et où il était physiquement dangereux de la contester. Au XXeme siècle, lors des grandes révolutions scientifiques telle que la théorie générale de la relativité ou la mécanique quantique, la majorité des scientifiques s’y sont rallié beaucoup plus rapidement.

      Et en ce qui concerne le réchauffement climatique j’ai quand même l’impression que la grande majorité des scientifiques s’y sont rallié beaucoup plus rapidement que les politiques

      vous connaissez beaucoup de scientifiques qui contestent la théorie de l’évolution ou celle de la tectonique des plaques? Pourtant, 40% de la population américaine n’y croit toujours pas et pense que la terre fut “créée” il y a moins de 6000 ans.

      Alors TRES conservateurs les scientifiques? moins que l’église et moins que nos politiciens et moins que les peuples en général!


    • bizbee Le 18 janvier 2013 à 14h05
      Afficher/Masquer

      Et comment on fait de la sensibilisation sans vulgarisation? Par exemple dans le cas concret du réchauffement climatique, comment on fait pour que 7MM d’individu, dont 20% d’analphabètes, comprennent le message ?

      On se contente de dire qu’il faut plus d’instruction, et d’attendre de voir ce qui se passera…?
      Ne devrait-t-on pas pouvoir être jugé par nos descendants pour le “tort” que nous leur causons…?

      Et quelle responsabilité a-t-on, en tant que sachant, lorsqu’on n’informe pas sur des risques identifiés?

      Ingénieur moi-même, je peux me retrouver en prison pour ne pas avoir fait remonter une info sur un risque que j’ai identifié (risque lié à ma profession) si un accident se produit. Et ce mm si ce risque ne concerne pas mon travail, mon entreprise ou mon projet…
      En pratique, si j’observe une malfaçon, en tant que simple “touriste” sur un chantier quelconque et que je ne dis rien je peux aller en prison.
      C’est ça aussi ça la responsabilité d’un scientifique; celle d’alerter en cas de danger, mm s’il faut pour cela « vulgariser ».


  10. Mottet Le 18 janvier 2013 à 14h14
    Afficher/Masquer

    Bonjour Olivier,

    Un article de Nature ( Rockström & al 2009 link to nature.com) souligne que le réchauffement climatique ne serait finalement qu’un problème parmi d’autres et que dans le classement des problématiques prioritaires , le réchauffement climatique n’ “occuperait” que la 3eme marche du podium derrière “la perte de biodiversité” et le “dérèglement du cycle de l’azote”.
    Une des raisons expliquant le “monopôle” de cette problématique lorsque l’on aborde les questions de Développement Durable tient dans l’expression : “You Can’t Manage What You Don’t Measure”.
    En effet, les indicateurs de type “empreinte carbone”, “potentiel de réchauffement climatique” sont les plus robustes de la famille des indicateurs d’impacts environnementaux, et donc encore aujourd’hui c’est l’unique outil décisionnel massivement utilisé.
    Concernant la perte de biodiversité, aucun indicateur permettant d’estimer l’impact de nos activités sur cette problématique n’existe à ma connaissance. Des démarches pour améliorer la situation doivent avoir déjà été cibler, cependant l’impossibilité de “mesurer” de façon quantitative les améliorations potentielles rend la prise en main de cette problématique par les chercheurs, difficile.

    Plus généralement, mon opinion est qu’en abordant ces problématiques, nous arrivons aux limites des capacités humaines en terme de mesures, simulations, prédictions.

    Bon courage et merci pour le travail abattu.

    Julien


  11. Hctaib Le 18 janvier 2013 à 17h03
    Afficher/Masquer

    Ahhhh Minitax, un fameux du site contrepoints très à la pointe au niveau des sujets contestant le rechauffement climatique (mais qui est un site libéral et économique à la base) .

    J’espère qu’il restera débattre afin de voir ce qu’il donne dans un endroit où il n’est pas peuplé de gens qui ne vont que dans son sens. A savoir, pour ceux ne fréquentant pas ce site, que les débats là-bas c’est “on est de l’avis libéral ou on on se fait invectiver sèchement”. Minitax étant un de ceux manquant le plus de savoir être dans ses débats.


  12. chris06 Le 18 janvier 2013 à 17h38
    Afficher/Masquer

    @Minitax

    j’ajoute que si on prend l’ensemble des données mesurées pour les 50 dernières années (jusqu’à fin 2012) : les faits incontestables dont vous vous faite l’émule, on constate la chose suivante:

    Température de la planète moyenne par décennie : écart par rapport à la moyenne 1951 – 1980

    décennie 2003 – 2012 : +0,55°C
    décennie 1993 – 2002 : +0,35°C
    décennie 1983 – 1992 : +0,20°C
    décennie 1973 – 1982 : +0,10°C
    décennie 1963 – 1972 : +0,00°C

    Contrairement à votre propagande cherchant à mettre en doute le réchauffement, sur les 50 dernières années, on constate donc clairement un réchauffement significatif, mais aussi son accélération:

    variation par rapport à la décennie précédente :
    décennie 2003 – 2012 : +0,2°C
    décennie 1993 – 2002 : +0,15°C
    décennie 1983 – 1992 : +0,1°C
    décennie 1973 – 1982 : +0,1°C
    décennie 1963 – 1972 : +0,05°C

    on peut en déduire que si cette accélération se poursuit durant les 40 prochaines années, la température moyenne par décennie sera en augmentation par rapport à la décennie écoulée (2003-2012):

    décennie 2013 – 2022 : +0,25°C
    décennie 2023 – 2032 : +0,55°C
    décennie 2033 – 2042 : +1,0°C
    décennie 2043 – 2052 : +1,5°C

    Clairement, durant les dix prochaines années nous devrions être à même de clore définitivement ce débat même avec ceux qui croient encore, comme vous, à une “mythologie réchauffiste”.


  13. toutouadi Le 18 janvier 2013 à 17h39
    Afficher/Masquer

    Le plus inquiétant dans cette histoire … C’est que l’augmentation des températures ne proviendrait pas tant du début de l’ère industrielle que des années 70 où sous les contraintes des pluies acides l’industrie a désulfuré massivement ses émanations.

    Si le CO2 est un gaz à effets de serre le dioxyde de souffre serait plutôt un gaz à effets réfrigérant…

    Ce qui voudrait dire que l’on n’assiste pas a une augmentation des températures mais plutôt a une explosion de celles-ci.

    Plus grave encore à partir d’un certain seuil de température le fond des océans peuvent se mettre à déméthaniser, comme le permafrost aujourd’hui, et si cela arrivait !!!. adieu vaches cochons et tout itout !!!


  14. Ilya Delaplace (entre beni-oui-oui et maudit-non-non.) Le 18 janvier 2013 à 18h37
    Afficher/Masquer

    Désolé mais je vais être long.

    “Ceci étant dit, il y a une différence entre la liberté d’expression et le droit à s’exprimer n’importe où pour dire n’importe quoi.”
    Pas d’accord.
    La liberté d’expression c’est très précisément et par définition “le droit à s’exprimer pour dire n’importe quoi.” N’importe où, ou devant n’importe qui, on peut en discuter (propos pédophile dans une école, slogan antisémite ou islamophobe dans synagogue ou mosquée, mouais, bof…), mais “importe quoi”, non, ça n’est pas négociable.
    On ne peut pas écrire “Il m’apparait incompatible d’être pour la liberté d’expression et de vouloir y mettre des limites” et à peine de ligne plus bas tricher en limitant la liberté d’expression par la bande, en en posant une définition restrictive.

    Je vous rappelle que dans les années 70, si comme vous dites il avait été criminel de ” s’exprimer pour dire n’importe quoi” sur le climat, c’est la thèse actuelle du GIEC qui auraient subi l’anathème (la terreur de l’époque était l’imminence d’un nouvel âge glaciaire). vu de l’époque passée, et peut-être vue de l’époque future, VOUS êtes un de ces “tristes sires qui préfèrent publier des [articles] « bidons » plutôt que des articles dans Nature”, manquant au “devoir de ne pas alimenter de faux doutes sur ce phénomène” (la glaciation imminente).

    Je connais deux façon d’avoir toujours raison.
    La première c’est de faire taire ceux qui ne pense pas comme nous. Ça marche bien, mais ça ne marche éternellement que quand on a vraiment raison, ce qui ne s’est jamais produit en science.
    La bonne, à mon avis, c’est de changer d’avis quand on se révèle avoir tort. Encore faut-il se donner (à soi-même !) une chance de se corriger, ce qui suppose de prêter un minimum d’attention bienveillante à ceux qui ne sont pas de notre avis. C’est à dire, pour commencer, de ne pas se foutre de leur gueule en les caricaturant comme (selon le camp où on se trouve aujourd’hui) des négationnistes complotistes ou des moutons de Panurge décérébrés, des ultra-minoritaire insignifiants ou des pseudo-majoritaire arrogants, des crétins rétrogrades a-scientifiques, et des idiots utiles à la solde des pétroliers ou des “renouvelables”. Et ensuite, de les écouter vraiment, lire leur papier dans Nature et autre revues à comité de lectures (où il y a des milliers d’articles contredisant le GIEC, ne vous déplaise), etc.

    Donc : si vous êtes convaincu du (1) réchauffement, (2) anthropique, (3) catastrophique plutôt que bénéfique, (4) qu’on peut arrêter, et (5) qu’il vaut tenter d’arrêter plutôt que de s’y adapter (et les CINQ termes sont importants), allez-y, répandez la bonne parole. Soyez convaincant. C’est votre droit le plus strict, votre devoir même. Mais ne plaidez pas pour que les autres voient leur place médiatique limitée. N’exigez pas une censure.

    Et enfin, soyez vous aussi près à assumer vos responsabilités :
    Celle de transformer une thèse scientifique (une idée ; et une idée que la démarche scientifique cherche à démolir par tous les moyens, pour en tester la solidité, la réfutabilité) en vérité politique (un dogme officiel). La meilleure idée du monde soutenue par la censure et la propagande officielle devient suspecte. Et cette méfiance à l’égard des thèses d’un “panel intergouvernemental” (et PAS d’un groupe scientifique !) c’est plutôt sain, non ?
    Assumez votre position de producteur de CO2 monstrueusement au dessus de la moyenne des habitants de la planète, alors que vous plaidez pour une baisse (faites ce que je dis mais pas ce que je fais ?).
    Assumez la responsabilité de forcer les gens à suivre VOS idées, plutôt que les leurs, (une petite citation à cette égard : “if you think you are better than a fascist because you are passing laws to control people’s behavior in trivial and oppressive ways, instead of beating people up, well, you are wrong. The fascists did exactly the same thing. In fact, you are worse than a fascist, because you are too cowardly to do the dirty work yourself, and want to leave it to the police and the courts. “).
    Assumez la possibilité d’un retour de bâton, et qu’un autre vous mange, vous et vos amis, à la sauce dont vous accommodez vos adversaires : on n’est pas toujours du bon coté de la loi du plus fort politique ou médiatique…
    Assumez la responsabilité de répandre la Kolossale ânerie de prétendre que le débat porte la question “l’activité humaine est-elle significative dans le réchauffement climatique ?” (question stupide à laquelle les seuls qui répondent non sont ceux qui la trouvent trop mal foutue. Parce qu’évidemment que planter des villes ici, raser des forêts là, pomper partout, et bruler considérablement, etc. bref : l’activité humaine, ça joue sur l’hydrologie, les températures etc. bref : le réchauffement. ).
    Assumez la possibilité d’être jugé dans le futur, non pas comme quelqu’un qui a débité des “âneries” (ça, seuls ceux qui ne disent rien sont à l’abri), mais comme quelqu’un qui hurlait qu’on fasse taire ceux qui pourront se révéler comme ayant eu raison.
    Last but not least, assumez la responsabilité d’éventuellement vous retrouver, si votre thèse se révèle fausse dans quelques années (et l’histoire de la science politisée vous donne peu de chance d’y échapper !) , dans la position du gars qui a exigé, et obtenu, des autres qu’ils se serrent méchamment la ceinture pour … rien. Et là on ne parle pas de “peut-être”, de thèse scientifique, d’idées à propos desquelles on est “pour” ou “contre”. On parle, pour les français, maintenant tout de suite, de 5 milliards par an (Je ne suis pas sûr du chiffre, je ne peux pas le vérifier) pour les surcouts éoliens et photovoltaïques, de 5 ou 10 % de surcout sur la construction de leur logement (c’est à dire concrètement les 5 ou 10 % de logement nouveaux en moins chaque année en France, avec tout ce que ça implique), de milliards en TVA à taux réduit et subventions pour la délocalisation (!) des industries consommatrice de carbone via les mécanismes du “marché du carbone” (suis pas sur du chiffre, mais je crois bien que Mittal doit engranger pas loin d’un 1/2 milliard € pour NE PAS cramer du carbone, c’est à dire NE PAS faire tourner ses usines en Europe ; … hum… no comment) , une pluie de taxes “écologiques” dont le chiffrage en chômage est impossible, etc.
    Si il apparait que vous avez eu tort, est-ce vous serez alors près à participer aux remboursement des français pour toutle mal très concret que vous aurez exigé qu’on leur fasse (et, circonstance aggravante, qu’on leur fasse “pour leur bien” malgré eux) ? Prenez vous cet engagement, qui en théorie ne vous coute rien puisque selon vous cela ne se produira pas ? ou bien choisirez vous la voie de la mauvaise foi (“ah mais c’est parce qu’on a fait ça que la catastrophe n’a pas eu lieu, remerciez nous”, etc. ) ?

    A votre place, je serait prudent.


  15. toutouadi Le 18 janvier 2013 à 20h53
    Afficher/Masquer

    Les libéraux seraient-ils climato-septique comme l’église d’antan brûlait les Giordano Bruno et excommuniait à tour de goupillon les contestataires du créationnisme ??

    Diantre !! y’aurait-il un rapport entre pouvoir obscurantiste et rejet de la connaissance; contestataire de fait ??

    Pas au 21 eme siècle ?? Ha bin !! Si p’etre bien !!!


  16. toutouadi Le 18 janvier 2013 à 21h13
    Afficher/Masquer

    Pour résumer, les néo-lib (américains bien sûr) seraient-ils ?

    Créationnistes, religieux, climato-septique, anti éducation de masse, anti social… Mais pour la peine de mort et le port d’arme …

    Yes !!!! Que des joyeux drilles


  17. Surya Le 18 janvier 2013 à 23h27
    Afficher/Masquer

    Je viens de lire cette pépite…


  18. Surya Le 18 janvier 2013 à 23h29
    Afficher/Masquer

    On a hâte de lire leurs travaux en climatologie histoire de se faire une opinion réelle quant à leur “expertise” dans le domaine.


  19. Michel Le 18 janvier 2013 à 23h38
    Afficher/Masquer

    Cher Olivier,

    Si sur le plan économique, je vous suis parfaitement, sur le plan climatique, il me semble que vous faites fausse route, à vouloir à tout prix jouer les Cassandre, comme d’ailleurs la totalité de la presse française (je vous croyais plus indépendant :) )

    J’ai moi-même pendant longtemps accepté le credo “réchauffiste” jusqu’au jour où d’assez graves problèmes de santé m’ont offert du temps libre imprévu, ce qui m’a donné l’occasion de regarder les choses d’un peu plus près… J’ai alors découvert que la réalité est bien plus nuancé que ce que prétendent les sites activistes comme Manicore, et qu’en fait la thèse du réchauffement d’origine anthropique souffre d’un certain nombre d’incohérences (en particulier vis à vis des données historiques lointaines sur la concentration en CO2 de l’atmosphère et la température)…

    Il me semblerait aussi plus cohérent de nous montrer dans ce billet, non pas un tableau en pourcentage des scientifiques d’accord avec la théorie du réchauffement (on sait depuis Galilée que ce n’est pas forcément un argument pertinent), mais plutôt la courbe du réchauffement global (comme par exemple celui de cette page : link to kaltesonne.de ou celui là : link to wattsupwiththat.com) qui montre que le réchauffement global marque un pallier depuis maintenant une dizaine d’années et donc que tout se passe comme si les émissions de CO2 avaient cessé d’augmenter à partir de l’an 2000, alors que celles de CO2 n’ont pas cessé d’augmenter (2,5% par an depuis l’an 2000).

    Pourquoi les médias n’en ont-ils rien dit ? et pourquoi nous parle-t-on uniquement de la fonte de l’arctique (plus importante que prévue, d’ailleurs), mais pas de l’augmentation de la surface en glace de l’antarctique (celle-là étant totalement imprévue, mais bien plus importante par son influence sur le niveau des mers) ces dernières années ?

    La conclusion qui s’impose est que l’on connaît encore très mal les mécanismes du climat, et qu’il reste pas mal de travail pour les chercheurs dans ce domaine… Le principal mérite du battage autour du réchauffement climatique est probablement d’avoir, au travers des diverses controverses scientifiques qui en ont découlé, de multiplier les recherches dans ce domaine.

    NB : le brouillon du prochain rapport du GIEC, l’AR5, et destiné aux relecteurs avant sa publication, est en ligne (si vous avez du temps pour le lire :) ). On peut accéder aux différents chapitres entre autre par ce lien : link to wattsupwiththat.com


  20. Macarel Le 18 janvier 2013 à 23h45
    Afficher/Masquer

    Le capitalisme, n’est que le nom de l’avidité sans limite des hommes. Cette avidité sans borne se heurte déjà, et se heurtera de plus en plus aux limites de régénération de la biosphère, surtout lorsque des phénomènes irréversibles résultent de la croissance matérielle effrénée, et du productivisme forcené, induits.
    Pour ce qui est des questions environnementales “homo oeconomicus” n’est absolument pas rationnel, il est dément.
    Le capitalisme mourra donc des excès des capitalistes eux-mêmes. Le plus grand ennemi du capitalisme, est le capitalisme lui-même.
    Mais il emportera l’espèce humaine dans sa chute.


  21. Patrick Luder Le 19 janvier 2013 à 00h46
    Afficher/Masquer

    Comment débattre de données qui ne sont pas à portée de compréhension humaine ???

    Réchauffement cilmatique ou non, chacun est responsable de son mode de vie. Et si beaucoup de personne se rendent bien compte, consciemment ou inconsciemment, que la voiture est contre nature, eh bien tous continuent de rouler … trant que ce n’est pas interdit !!!

    Au fond de nous chacun est, consciemment ou inconsciemment, conscient que notre mode de vie n’est pas durable … et pourtant … qu’est-ce que cela change ???


  22. Napoli Le 19 janvier 2013 à 03h15
    Afficher/Masquer

    Bonjour,

    on ne peut pas entamer un article comme vous le faites, tout en interdisant aux non convaincus par le réchauffement climatique, dont je fais partie, d’aller grosso modo se faire voir ailleurs.

    Ce qui me heurte, c’est la prétention immense de certains lorsqu’ils pensent agir sur la température globale terrestre, car à ce jour je n’ai jamais eu connaissance d’une seule mesure concrète, l’action des adeptes de la thèse réchauffiste se borne à culpabiliser, les écologistes s’imposent eux comme étant le bras de l’inquisition financière carbonée.

    En supposant que tout cela ait un sens, il nous faut donc réduire nos émissions carbones, comme l’auteur de cet article je dirais à mes détracteurs que ce n’est pas la peine de débattre avec moi tant que vous ne vous présenterez pas avec des arguments scientifiques.

    Bonne chance… [Modéré]


  23. BA Le 19 janvier 2013 à 09h46
    Afficher/Masquer

    Mardi 15 janvier 2013 :

    Huit des neuf années les plus chaudes ont eu lieu depuis 2000, selon la NASA.

    Huit des neuf années les plus chaudes enregistrées sur le globe depuis le début des relevés de température en 1880 se sont toutes produites depuis 2000, a indiqué mardi 15 janvier la NASA.

    L’année 2012 a été la neuvième la plus chaude avec 14,6 °C de moyenne, soit 0,6 degré de plus qu’au milieu du XXe siècle, selon les dernières estimations de l’Institut Goddard pour les études spatiales (GISS) de la NASA à New York.

    La température moyenne mondiale a grimpé d’environ 0,8 degré depuis 1880, 2010 et 2005 ayant été les années les plus chaudes.

    “La température d’une année n’est pas en soi significative mais ce qui compte c’est le fait que la dernière décennie a été plus chaude que la précédente et que cette dernière a été plus chaude que celle d’avant, relève le climatologue Gavin Schmidt. La planète se réchauffe et la raison est que nous continuons à émettre de plus en plus de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmopshère”, a-t-il souligné.

    En 1880, la concentration de CO2 dans l’atmosphère était environ de 285 parties par million en volume. En 1960, elle atteignait 315 parties par million, selon les mesures de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). Aujourd’hui, cette concentration dépasse 390 parties par million.

    Si 2012 a été une année relativement chaude sur l’ensemble du globe, elle a été la plus torride jamais enregistrée aux Etats-Unis (hors Alaska et Hawaï) depuis 1880, avait annoncé la NOAA la semaine dernière.

    “Les températures élevées aux Etats-Unis durant l’été 2012 sont le signe d’une nouvelle tendance de vagues de chaleur saisonnières extrêmes, plus chaudes que durant les étés les plus chauds au milieu du XXe siècle, a relevé James Hansen, directeur du GISS. Certaines saisons estivales pourront encore être plus fraîches que la moyenne à long terme, mais la fréquence des canicules extrêmes augmente et ce sont ces températures extrêmes qui affectent le plus les populations et les autres formes de vie sur notre planète.”

    link to lemonde.fr


  24. Alain Le 19 janvier 2013 à 10h10
    Afficher/Masquer

    Bonjour,

    2 liens pour les climatosceptiques:

    link to esrl.noaa.gov

    link to youtube.com

    Bonne journée.


  25. Macarel Le 19 janvier 2013 à 15h33
    Afficher/Masquer

    Petite visualisation du réchauffement depuis 130 ans (source NASA)

    link to futura-sciences.com

    Si l’on écoute les climato-sceptiques et autres révisionnistes de la science, voilà ce qui nous attend:


  26. Macarel Le 19 janvier 2013 à 15h42
    Afficher/Masquer

    130 ans de réchauffement video sur youtube (NASA)


  27. Opps' Le 19 janvier 2013 à 20h04
    Afficher/Masquer

    Ce petit discours de Jancovici est tout a fait illustratif de la dérive de la pensée vers une forme d’intolérance par la camisole du silence et de l’indifférence. C’est d’ailleurs une des technique du ‘système’ avec lequel au fond, il est en phase.

    C’est révélateur également de cette crispation du raisonnement et de l’esprit consistant à trouver des brebis galeuses pour expliquer ses propres erreurs.

    Car enfin quel poids a Allègre dans l’opinion malgré le vague relai de ses propos légèrement incohérents ? Quel poids ont les climato – sceptiques franchement ? L’opinion entière est complètement acquise à la cause du GIEC et des réchauffistes … comme d’ailleurs le système lui-même qui en tire pas mal d’intérêt …

    Et pourtant ça patine en effet (non pas dans la croyance en elle-même mais dans sa hiérarchie … et lorsqu’il s’agit de mesures concrètes , parce que , au fond, “on” souhaite une chose … et d’autres choses à la fois , dont certaines sont carrément contraires … ) de sorte qu’ au lieu de s’en prendre … :
    … à ses erreurs de communication , à la surdose anxiogène qu’on inflige , aux petits mensonges qu’on laisse passer parce que c’est la ‘bonne cause’ , aux imprécisions diverses etc … au discours de fin du monde sur papier glacé pour ensuite aboutir à des mesurettes n’ayant rien à voir avec les problème écolo … aux préoccupations sociétales qui paraissent être placées sur le même plan que l’inexorable montée des températures, du niveau de la mer qui engendreraient de nouvelles guerre ….

    … au lieu de … tout ça … on sacrifie ce pauvre Allègre en qui personne ne croit : risible

    PS/ Au fait -sans nier le réchauffement- , si quelqu’un pouvait m’expliquer l’origine du mot “Groenland” ?


  28. the fritz Le 19 janvier 2013 à 21h22
    Afficher/Masquer

    Je vous propose aujourd’hui de prendre un peu de recul sur la crise économique en commençant une nouvelle série consacrée au réchauffement climatique.
    ———————————
    Cela commence très mal ; je ne vois pas ce que le RC a à voir avec la crise économique ; s’il y a un lien éventuel , il est lié à une certaine catégorie de personnes qui sont entrain de le tisser ; vous aurez compris , ceux qui veulent nous empêcher de mener une politique énergétique permettant d’éviter cette crise ; Y a une crise économique en Chine ? Pas encore ; elle viendra quand l’énergie sera encore un peu plus chère ; en attendant , il faut être un peu pervers pour trouver une causalité entre le RC et la crise économique


    • Surya Le 19 janvier 2013 à 23h13
      Afficher/Masquer

      Non, y a pas de crise économique en Chine, y a juste 64 millions de logements vides; et quelques problèmes dans les banques donc.


  29. albert Le 21 janvier 2013 à 17h33
    Afficher/Masquer

    Il me semblait bien en lisant entre les lignes d’Olivier qu’on parlait de Claude allègre, certains commentaires le confirment.
    J’ai lu son bouquin à l’époque, je trouvais que les commentaires sur Allègre ne reflètait pas le contenu du livre. Ce que j’ai lu etais principalement une critique (virulente) de la methode de certains groupes ecologistes, le GIEC en particulier (3/4 du bouquin) et un doute sur l’origine du réchaufement cllimatique (1/4 du bouquin).

    Voilà, cette intervention est juste pour nuancer ce qu’on a retenu de l’intervention d’Allègre à l’époque, il y a déjà 4 ans (?).


  30. Sylvain Le 22 janvier 2013 à 20h17
    Afficher/Masquer

    Très juste votre remarque : “MAIS tant qu’ils n’auront pas convaincu les autres scientifiques, il n’y a pas de raison de diffuser leurs hypothèses dans les médias”.

    Par ailleurs, je vous invite à visiter la page link to climate.be de notre institut de recherche. Elle reprend des ressources pour comprendre le réchauffement climatique mais aussi pour contrer les arguments des climato-sceptiques et essayer de deviner leurs motivations, ou du moins leur stratégie.

    Bonne continuation, je suis impatient de voir la suite. Bravo aussi aux commentateurs, c’est agréable d’avoir un niveau correct sur ce sujet pour une fois.


  31. Ilya Delaplace (entre beni-oui-oui et maudit-non-non.) Le 18 janvier 2013 à 19h32
    Afficher/Masquer

    Certes. votre blog est a vous, etc. Mais une phrase comme “Il n’y a donc pas de raison que des idées fausses s’arrogent 50 % ou 75 % de l’espace médiatique et sèment le trouble”, ça parle bien de l’espace médiatique en général, pas de votre blog, correct ? Et les “tristes sires qui préfèrent publier des livres « bidons »”, ils ne hantent pas non plus votre espace, il me semble. Si ?

    Enfin, pour moi l’important dans mon post c’est surtout la seconde partie. Si (le SI est important) il s’avère que vous vous plantâtes, que le GIEC s’est fourvoyé, mettrez vous la main au portefeuille pour indemniser les français pour tout le mal très réel qu’on leur fait aujourd’hui pour éviter ce problème (illusoire dans cette hypothèse) ? Attention, la réponse “pas plus que anti-rachauffistes ne sont près à payer pour leur inaction si il s’avère que j’ai eu raison” n’est pas correcte, (la supposée immoralité de ceux qui sont en face ne pourrait pas justifier votre propre immoralité).


  32. Dan Le 28 avril 2013 à 15h50
    Afficher/Masquer

    Cher Olivier,

    Je ne suis pas du tout convaincue par ce discours reflétant prétendument une réalité consensuelle, une soi-disant prudence par rapport à une thèse qui serait “majoritaire”. C’est qui peut être vrai dans les média ne signifie nullement que ça soit vrai tout court. Je refuse de croire que tu ne saches pas cela !

    Si tu veux refléter la réalité il faut alors t’ouvrir publier des articles à tendance “sceptiques” au milieu d’articles, certes majoritairement, “réchauffiste” comme devrait le faire n’importe quel journal, tout simplement parce-que le scepticisme existe (et qu’il a de tout temps largement participé à l’évolution de la science) et il faut le représenter à hauteur de son existence.

    La réalité c’est que tu es convaincu d’une thèse, celle du réchauffement, et que tu la défend bec et ongle de manière partiale en lisant et publiant les données dans le sens qui arrange cette thèse mais pas en les lisant objectivement (la dernière publication est entachée de cette erreur : la courbe de hockey est réapparue et même le GIEC ne va pas aussi loin que toi et cette fois tu prends la tête du peloton !). De la même manière tu vas supprimer les commentaires qui te dérangent au nom de la non-manipulation d’opinion (comme par exemple ce qui peut remettre l’intégrité du GIEC en question, etc. Cela n’avance à rien : si le GIEC doit être mis à la poubelle, mettons le à la poubelle et avançons) et finalement celui qui est manipulé c’est toi-même !

    Alors je sais bien, il faut bien encadrer un peu, étant donné les décalages abyssaux qui existent entre les gens et au vu de certaines réactions parfois pathétiques ! Wikipédia le fait déjà : l’autorité redevient très vite nécessaire dans n’importe quel système totalement libéral, voire “anarchique”, on est bien d’accord sur ce principe de base (le savoir doit diriger l’ignorance et non le contraire).
    Nous constatons par ailleurs très bien que tu ne modères pas systématiquement tout commentaire dérangeant non plus. Ce n’est donc pas en dictateur que tu te comportes, loin de là et bien heureusement !

    Si tu penses être partial, dis-le carrément : “Ce dossier sur le climat est clairement anti-sceptique” (et ça va nettoyer grave ! lol) sans t’encombrer de considérations pseudo-éthiques. Tu l’as dis toi même tu fais ce que tu veux de ton blog, il t’appartient.
    Sinon, laisse la porte ouverte, les sceptiques diront ce qu’ils ont à dire. Même les attaques personnelles peuvent rester, car en définitive les lecteurs ne sont pas stupides, ils savent faire la différence et percevoir la vérité. Même si elle est présentée à l’envers, ils savent remettre le tableau dans le bon sens. Une attaque infondée s’exclue elle-même par son manque de substance.

    Le vérité par dessus cette réalité, fondement de ton comportement, c’est que tu penses réellement pouvoir faire quelque-chose contre le réchauffement. Tu l’espère de tout cœur. C’est très noble, mais saches-le tout de suite : cela est tout simplement impossible. Non parce que techniquement cela ne serait pas possible (il suffirait de faire mettre de para-chaleur dans l’espace, ça ne serait pas très compliqué ni ne coûterai très cher, malgré la désinformation à ce sujet qui commence à fleurir) mais tout simplement parce que les dirigeants ne le souhaitent pas, parce qu’ils savent très bien qu’il n’y a aucun réchauffement et que le débat n’existe que pour détourner le public des vrais problèmes qui fâchent. Entre nous le CO2 est une vraie aubaine sur le plan écologique, en dehors de cette (potentielle !) menace de réchauffement (et même le réchauffement en réalité serait bien plus gérable et agréable qu’un refroidissement, contrairement à ce qu’il génère comme peur, ça serait beaucoup plus simple à gérer qu’on ne le prétend. À ce sujet le niveau de la mer ne monte que 10 fois moins qu’il y a quelques milliers d’années et comme d’hab, personne ne relève ce fait : avec quel CO2 les troglodytes de l’époque ont bien pu faire monter le niveau des océans de 15 mètres en 350 ans ?!

    Si le débat doit être là, alors ouvre un nouveau dossier : “Crise des actions pour lutter contre le réchauffement” : elle est en effet là, la véritable crise : on pleurniche, on fait peur, mais rien n’est fait (en dehors de la fameuse taxe, sensée lutter contre elle-même…)
    Tu en retireras le bénéfice que la vérité te fournira : soit des solutions réalistes apparaîtront et cela signifiera que tu as raison dans ton combat et tu remplaceras alors avantageusement Jancovici pour conseiller le gouvernement, ou alors tu auras tort et dans ce cas tu seras soulagé de pouvoir à nouveau te concentrer sur le volet économie de ton blog, dans lequel tu excelles déjà, à l’unanimité cette fois !

    Chercher à convaincre par la force, entraînant derrière toi une armée de fans désinformés ne mène nulle part.

    Pour terminer je citerai de Tocqueville :
    “Je pense qu’il est bien imprudent à l’homme de vouloir borner le possible et juger l’avenir, lui auquel le réel et le présent échappent tous les jours, et qui se trouve sans cesse surpris à l’improviste par les choses qu’il connaît le mieux”


  33. chris06 Le 18 janvier 2013 à 19h45
    Afficher/Masquer

    “indemniser les français pour tout le mal très réel qu’on leur fait aujourd’hui pour éviter ce problème (illusoire dans cette hypothèse) ”

    pour le moment, j’ai pas du tout l’impression qu’on fasse grand chose pour éviter le problème.

    Comme je l’ai dit plus haut, on est en plein dans un dilemme du prisonnier planétaire, aucune nation n’a intérêt à réduire ses émissions de gaz à effet de serre tant que les autres ne coopèrent pas.

    Cette “tragédie des communs” se traduit par une consommation mondiale de pétrole brut qui continue de croître en 2012.


  34. toutouadi Le 18 janvier 2013 à 19h54
    Afficher/Masquer

    Et toi tu mise combien pour alimenter le pot?

    Apres tout; y’a p’etre trop de baleines dans les océans ? L’amiante n’est p’etre pas cancérigène?
    La silicose est p’etre une légende urbaine ? La theorie de l’évolution est p’etre une mascarade? L’univers est p’etre géocentrique et la terre au centre ?

    Apres tout, a tu fait le décompte des cétacés? Observé les étoiles ou fréquenté les officines de la médecine du travail ? Calculé la rotondité de la terre ? Faut faire un choix et parier judicieusement !!

    Alors tu mise combien toi ????


  35. xas Le 19 janvier 2013 à 18h08
    Afficher/Masquer

    delaplace, marchand d’immoralité et marchand de doute, beaucoup de place mais peu de brio.
    Vous semblez à la fois nier l’impact environnemental de l’homme et les recherches du GIEC; faut il vous répondre ? Ou bien faut il plutôt conseiller, comme le fit récemment et avec beaucoup d’à propos Olivier Berruyer la lecture de :
    link to les-crises.fr
    Morceaux choisis :

    Sans un effort majeur visant à exposer les faiblesses de la science(…), sans un effort pour produire un doute raisonné de masse(…) pratiquement tous les autres efforts auront une efficacité réduite.

    L’épidémiologie statistique doit se débattre avec le fait bien connu que corrélation ne vaut pas causalité.


  36. gnarf Le 19 janvier 2013 à 18h59
    Afficher/Masquer

    [Modéré : désolé, les chiffres que vous citez ne correspondent pas aux fait. La température augmente toujours, en parfaite corrélation avec la hausse de concentration du CO2. Reparlons en quand je publierai les chiffres le mois prochain]


  37. master t Le 20 janvier 2013 à 18h39
    Afficher/Masquer

    j’aimerais connaitre votre avis sur ces trainés laissées par les avions et qui quadrillent le ciel de toute la surface terrestre et qui me font penser a de l’experimentation geo -ingenierique. En effet ceux-ci créent des cirus artificiels et ne contiennent pas seulement de la vapeur d’eau puisqu’ils sont issus des ejectats de la combustion de carburant.Ces trainées sont identifiables par leur ténacité a défaut d’autres trainées qui elles disparaissent tres rapidement.Avez vous eu vent d’une quelconque étude sur ces fameux “chemtrails” Et leurs éventuelles conséquences sanitaire et climatique ?


  38. hema Le 20 janvier 2013 à 10h57
    Afficher/Masquer

    “Le Groenland n’a jamais été plus chaud qu’aujourd’hui…”

    Olivier, on sent comme une entêtement sur ce sujet, sans que j’en comprenne l’origine.
    Mais à vouloir défendre absolument une thése (probablement juste par ailleurs) je crains que tu n’en arrive,.. un jour.., à écrire des conneries.
    Si on ne peux réfuter l’influence récente de l’homme sur le climat, vouloir refuter l’influence du climat sur l’homme me semble osé,
    Ca remmettrait en cause beaucoup d’études sérieuses de nombres d’antrophologues, historiens , galciologues, meteologue, parmi lequel FERNAND BRAUDEL (Cf Civilisation matérielle, economie et capitalisme) et plus recemment JARED DIAMOND (qui dans sont excellent ouvrage “Effondrements” explique bien l’influence du Climat sur le peuplement puis le depart des vikings du Groenland).
    Par ailleurs ce bouquin à l’air interessant, si quelqu’un qui l’a lu, peut en parler…
    link to editionsladecouverte.fr

    Cordialement


  39. Opps' Le 20 janvier 2013 à 15h02
    Afficher/Masquer

    Suite de ma contribution … modéré ?

    Effectivement HEMA ;-) , remarques très justes …


  40. Benjamin Franklin Le 20 janvier 2013 à 15h51
    Afficher/Masquer

    Sauf que là vous avez ajouté comme axiome implicite : “l’action collective est forcément l’action de l’Etat” .

    Or cet axiome est faux. Donc “l’idéologie” comme vous dites peut parfaitement s’accommoder de cette conclusion.


  41. Benjamin Franklin Le 20 janvier 2013 à 18h33
    Afficher/Masquer

    Mais l’axiome libertarien serait plutôt “Laissez nous faire ce que nous voulons de NOS vies et de NOS biens”, ce qui condamne explicitement la dégradation des biens collectifs, et toutes les externalités négatives d’une manière générale.

    Quand la liberté se restreint à celle d’une minorité, que ce soit des bureaucrates ou des ploutocrates, c’est du féodalisme.


  42. chris06 Le 20 janvier 2013 à 19h57
    Afficher/Masquer

    Je préfère l’axiome libéral classique :

    La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres

    donc c’est pas la liberté sans limites et les limites sont clairement désignées et ça condamne explicitement les externalités négatives. Donc le libéralisme classique n’est pas un monde sans règles mais où la collectivité est chargée de déterminer ces règles dans l’intérêt général et de veiller à ce qu’elle soient respectées.

    Et pour le réchauffement climatique, je pense clairement que c’est à la collectivité des humains de déterminer les règles requises dans l’intérêt général de l’humanité.


  43. Ilya Delaplace (entre beni-oui-oui et maudit-non-non.) Le 21 janvier 2013 à 10h39
    Afficher/Masquer

    “pas grand chose”, c’est un question de point de vue. Comme dit plus haut, il y en a, par an, pour quelques milliards d’euros, quelques dizaine de milliers logements, et quelques dizaine de millier d’emplois. Une paille, sans doute.

    tu as raison sur le dilemme du prisonnier. Et la conclusion logique, c’est qu’on “coopérant”, tu prend la double peine. C’est dommage (ou pas !), mais la conclusion rationnelle c’est qu’il ne faut pas “coopérer”, mais se préparer à la suite.


  44. Ilya Delaplace (entre beni-oui-oui et maudit-non-non.) Le 21 janvier 2013 à 10h46
    Afficher/Masquer

    Ah, tu m’a reconnu. Effectivement, je suis un chalutier de grand fond, tueur de baleines/dauphin/bébé phoque (et plus généralement tout ce qui est mignon et la mode), marchand d’amiante et de tabac, exploiteur d’enfants paludéens à Bhopal, créationniste, et je crois que le 11 septembre et l’alunissage ont été tournée en studio. Comme tous ceux qui ne sont pas d’accord avec toi.
    LOL


  45. Ilya Delaplace (entre beni-oui-oui et maudit-non-non.) Le 21 janvier 2013 à 12h40
    Afficher/Masquer

    Je fais allusion à un paquet de taxes, de normes, et de subventions débiles (photovoltaïque, bonus/malus automobile, etc.), qui a un impact très réel, lui : sur les factures d’électricité, sur les constructions de logement (et leur absence !), sur les industries “consommatrices de carbone” et l’industrie automobile (et les emplois qui vont avec).
    Mais il suffit sans doute de ne pas le mesurer pour que le cout devienne nul, pas vrai ? Et de fait, on a une grosse communication sur les emplois que le “grenelle” créera, mais les emplois que ça a détruit, alors là, … pas vu, pas pris.

    Tu es convaincu que le réchauffement causera des catastrophes (dont des guerres, pourquoi pas — on a déjà écrit que le RCA provoque des chutes d’astéroïdes, des tremblements de terres et même des chutes de neiges, alors des guerres, pourquoi pas … comme si les hommes avaient besoin de ça pour s’entretuer, mais baste, admettons) ? OK, mais si tu raisonnes deux minutes, il est clair que dans cette hypothèse est vraie que ce réchauffement soit d’origine humaine ou pas. Et rien ne permet d’exclure qu’un réchauffement se produise naturellement quand bien même toutes les mesures préconisées auraient été mises en place ET que ces actions aient les résultats escomptés (des réchauffement ont déjà eu lieu dans le passé sans action humaine, et il n’y a pas de raison que ça ne se reproduise pas). De même, rien ne permet d’exclure que la Nature se lance dans un refroidissement, avec des conséquences tout aussi redoutables que le réchauffement, mais aggravé par l’action anti-réchauffement de l’homme. la conclusion raisonnable, c’est que les monstrueuses ressources qu’on se propose pour empêcher la cata, se sera autant qui ne sera plus disponible pour y faire face si elle se produit quand même.
    Raisonnablement, dans l’incertitude, et incertitude il y a, il faut garder nos ressources pour parer à la catastrophe, avoir des équipe capable d’agir vite et fort partout, plutôt que mettre tous nos œufs dans le panier de l’action préventive anti-réchauffement.
    Mais la raison n’est pas consultée dans cette histoire, on ne nous parle que Sentiment et Peur, avec des grands mots comme “guerre”, et Urgence. Peur + Urgence : les deux ressorts classiques des escrocs qui veulent vous aider à faire un prélèvement sur votre compte. Hasard…


  46. Arnould Le 21 janvier 2013 à 13h09
    Afficher/Masquer

    Davantage de surfaces habitables à terme, bien entendu ce ne serait pas un gain individuel, mais un gain pour l’espèce humaine… Que les Français, malgré la désertification rurale, ne veuillent pas accueillir les habitants du Bengladesh, ça me semble aller de soi (heureusement que les Francais ont accueilli quelques Arméniens, au début des années 20!).

    Quand à la vitesse trop rapide du dérèglement en cours qui ne donne pas la possibilité de réagir, certes, c’est un argument très fort. Il y a quelques années j’avais vu une émission qui m’avait glacé le sang: il aurait suffit d’un été sans dégel au Canada pour que les glaciers envahissent la moitié de l’hémisphère nord. Juste pour dire que des dérèglements brutaux de l’environnement au niveau mondial, ça peut arriver, réchauffement climatique ou pas.

    Encore une fois, je ne prétends pas qu’il faut laisser faire le réchauffement climatique, bien au contraire, les efforts pour le contrer créeront de l’activité économique, ce qui nous manque un peu en ce moment. Je déplore seulement qu’on ne pose même pas la question: terribie catastrophe à venir, ou bien peut-être bienfait pour l’espèce humaine?


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>