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11.avril.202011.4.2020
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Azithromycine + Chloroquine : les dangers du protocole de Raoult

Aujourd’hui nous vous proposons la suite de notre analyse de l’essai conduit par Raoult, Gautret & al. sur la chloroquine – la première partie est ici. Nous vous présentons aujourd’hui les conséquences. Consternés comme beaucoup par la lecture de cet essai clinique, nous avions décidé d’enquêter. Notre enquête nous a ainsi amenés à rédiger ces […]
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Aujourd’hui nous vous proposons la suite de notre analyse de l’essai conduit par Raoult, Gautret & al. sur la chloroquine – la première partie est ici. Nous vous présentons aujourd’hui les conséquences.

Consternés comme beaucoup par la lecture de cet essai clinique, nous avions décidé d’enquêter. Notre enquête nous a ainsi amenés à rédiger ces billets introductifs sur Didier Raoult :

  1. Didier Raoult : Rebelle Anti-Système ou Mégalomane sans éthique ?
  2. Ne vous laissez pas avoir par le compteur trompeur de Didier Raoult
  3. Les mensonges de Didier Raoult pour promouvoir la chloroquine et faire oublier le reste

Cette série de billets porte à votre connaissance un certain nombre d’éléments qui méritent d’être connus du grand public. Et surtout, elle pose le contexte de ce que vous allez découvrir à présent.

Dans la première partie, nous avons découvert que l’essai était entaché de très graves problèmes méthodologiques, qui rendaient les résultats non interprétables.

Et que la presse avait néanmoins embrayé sans sourciller

Voici la suite de l’affaire.

Plan du billet :

  1. I. Le protocole de l’IHU
  2. II. Rappel des problèmes de l’hydroxy-chloroquine
  3. III. Le DANGER de l’association chloroquine + azithromycine
  4. IV. La Déclaration officielle de l’essai Gautret / Raoult
  5. V. (Pour information) L’avis des autorités médicales

Rappel : La conclusion de l’essai Raoult

Rappelons la phrase de conclusion de l’essai :

« Nous recommandons donc que les patients Covid-19 soient traités avec de l’hydroxy-chloroquine et de l’azithromycine pour guérir leur infection et limiter la transmission du virus à d’autres personnes afin de freiner la propagation du Covid-19 dans le monde. D’autres travaux sont également nécessaires pour déterminer si ces composés pourraient être utiles comme chimio-prophylaxie pour empêcher la transmission du virus. »

Non seulement, à partir d’un essai non conclusif sur 26 personnes (dont 5 échecs graves) hospitalisées, l’équipe appelle à traiter tous les patients à la chloroquine, mais en plus, elle suggère de l’administrer aussi à des bien portants, non contaminés.

Une telle attitude a d’ailleurs fait se demander à certains observateurs si on avait affaire à des chercheurs d’un Institut public, ou bien plutôt à des lobbyistes de Sanofi pour promouvoir leur médicament…

Et la suite ne leur a pas vraiment donné tort…

I. Le protocole de l’IHU

Le 22 mars, l’IHU a publié ce communiqué de presse :

Marseille, le 22 mars 2020

Épidémie à coronavirus Covid-19

Dans le contexte actuel de la propagation de l’épidémie à coronavirus Covid-19 sur le territoire français et dans le monde.
Conformément au serment d’Hippocrate que nous avons prêté, nous obéissons à notre devoir de médecin. Nous faisons bénéficier à nos patients de la meilleure prise en charge pour le diagnostic et le traitement d’une maladie. Nous respectons les règles de l’art et les données les plus récemment acquises de la science médicale.

Nous avons décidé :
· Pour les tous les malades fébriles qui viennent nous consulter, de pratiquer les tests pour le diagnostic d’infection à Covid 19 ;
· Pour tous les patients infectés, dont un grand nombre peu symptomatiques ont des lésions pulmonaires au scanner, de proposer au plus tôt de la maladie, dès le diagnostic :
– un traitement par l’association hydroxychloroquine (200 mg x 3 par jour pour 10 jours) + Azithromycine (500 mg le 1er jour puis 250 mg par jour pour 5 jours de plus), dans le cadre des précautions d’usage de cette association (avec notamment un électrocardiogramme à J0 et J2), et hors AMM. Dans les cas de pneumonie sévère, un antibiotique à large spectre est également associé.

Nous pensons qu’il n’est pas moral que cette association ne soit pas inclue systématiquement dans les essais thérapeutiques concernant le traitement de l’infection à Covid-19 en France.

Pr Philippe Brouqui, Pr Jean-Christophe Lagier, Pr Matthieu Million, Pr Philippe Parola, Pr Didier Raoult, Dr Marie Hocquart

.

Comme nous l’avons vu, à ce jour, les « règles de l’art et les données les plus récemment acquises » ne recommandent nullement de traiter tous les malades avec de la chloroquine… (voir ce billet)

Or, comme nous allons le montrer, cette décision de l’IHU ne respectait pas les consignes des autorités médicales, et, plus problématique, était surtout dangereuse…

II. Rappel des problèmes de l’hydroxy-chloroquine

Nous avons déjà présenté l’hydroxy-chloroquine et ses problèmes dans ce billet.

Comme à l’évidence, les commentateurs qui critiquent ne l’ont pas lu, je remets 3 points importants :

OUI, on connait la chloroquine depuis 80 ans. Et donc ses effets secondaires – qui avaient conduit le laboratoire à ne pas la mettre sur le marché dans un premier temps

NON, on ne connaît pas ses effets secondaires en cas de Covid. Les effets secondaires d’un médicament sont connus uniquement dans le cadre de sa prescription dans le cadre de son autorisation de mise sur le marché. Donc on connait les effets de la chloroquine en cas de malaria ou de lupus ; pas en cas de Covid. Autre exemple : on connait assez bien maintenant les effets secondaires du Viagra (dont accident vasculaire cérébral, crise cardiaque, et mort subite, quand même…). Maintenant, on se rend bien compte qu’on ne peut se baser dessus pour dire qu’il n’y a pas de problème à en donner à une femme enceinte ou à un nourrisson pour prévenir le Covid – on n’a aucune idée du types d’effets secondaires qui pourraient survenir…

NON, on ne connaît même pas son effet principal en cas de Covid – et c’est le plus dramatique. Le raisonnement tenu par les « partisans » de la chloroquine s’appliquerait à l’identique sur le chikungunya. Pourtant, des essais cliniques de qualité ont montré que, alors qu’elle attaque le chikungunya en éprouvette, la chloroquine l’aide à se développer quand elle est administrée chez l’homme (source)… RIEN ne dit que la chloroquine n’accélère pas les infections au Covid-19, comme elle le fait pour le chikungunya, mais aussi la grippe ou le sida ; peut être que oui, peut être que non, d’où le besoin de faire des essais de qualités. « Je ne sais pas, moi, si ce traitement est efficace ou s’il va aggraver. » [Professeur Gilbert Deray] Ainsi, ce n’est pas un problème de « débat éthique » en période de guerre, ou de vouloir des « bouées homologuées » pour quelqu’un qui se noie ; c’est simplement, qu’à ce jour, vous ne savez pas si vous allez lancer au type qui se noie une « bouée non homologuée », ou un parpaing de 15 kilos…

Enfin, comme le dit Raoult, « Il n’empêche que c’est les Chinois qui font la science actuellement pour les virus. » (source)

Or la Chine refuse désormais d’administrer la Chloroquine aux plus de 65 ans dans ses recommandations officielles (il y 5 médicaments recommandés dans le point 2.4 sur les traitements – source : eng / cn) :

C’est dommage, car la tranche d’âge des plus de 65 ans représente par exemple 90 % des décès en Italie…

III. Le DANGER de l’association chloroquine + azithromycine

3-1 Le virus SRAS-2 du Covid-19 s’attaque aux poumons… mais aussi au cœur

Si on savait que le Covid-19 pouvait provoquer de graves infections respiratoires pouvant entraîner des lésions pulmonaires et la mort dans le pire des cas, on en savait moins sur ses effets sur le système cardiovasculaire.

Or, parmi les patients hospitalisés en raison du Covid-19, il n’est pas rare que certains aient subi des dommages cardiologiques. C’est ce qu’a démontré une étude réalisée du 20 janvier au 10 février à Wuhan et publiée dans la revue JAMA Cardiology (en anglais). Sur les 416 patients étudiés, 82 souffraient de lésions cardiaques, soit un malade sur cinq. Sans qu’une relation de cause à effet ne soit établie, les auteurs constatent que les patients présentant une lésion cardiaque ont une mortalité bien plus élevée que ceux sans lésion cardiaque (42 sur 82, soit plus de la moitié, contre 15 sur 334 soit moins de 5%). (source)

Dans une étude ayant colligé 138 cas d’infection au COVID-19 dans la région de Wuhan en Chine, 64 patients (46.4 %) avaient au moins une comorbidité essentiellement cardio ou cérébrovasculaire, l’HTA était présente chez 31.2 % des sujets, le diabète chez 10.1 % des sujets et une infection cardiovasculaire concernant 14.5 % des patients (2). Il faut noter que cette proportion est plus élevée dans les formes d’affection virale au SARS-CoV-2 les plus sévères, avec une prévalence de 50.3 % pour l’HTA, 22.2 % pour le diabète et 25 % pour la maladie cardiaque, 16.7 % pour la maladie cérébrovasculaire. (source)

À Brescia, en Italie, il y a une augmentation spectaculaire du nombre d’événements vasculaires, d’accidents vasculaires cérébraux et de thromboses, qui est probablement due au virus, explique le neurologue Alessandro Pezzini. (source)

D’après une étude parue le 27 mars dans la revue JAMA Cardiology, le virus peut avoir des conséquences fatales pour les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires sous-jacentes (artériosclérose, artérite, angine de poitrine, thrombose, insuffisance cardiaque, troubles du rythme cardiaque, infarctus). Selon un bulletin clinique publié par l’American College of Cardiology, le taux de létalité du Covid-19 chez les patients atteints de maladies cardiovasculaires était de 10,5 %. (source)

Plus inquiétant encore : il pourrait même provoquer des lésions cardiaques chez les patients qui ne souffraient d’aucun problème a posteriori. “Les leçons des précédentes épidémies de coronavirus et de grippe suggèrent que les infections virales peuvent déclencher des syndromes coronariens aigus, des arythmies ou des insuffisances cardiaques […] Aussi, il est probable que même en l’absence de maladie cardiaque antérieure, le muscle cardiaque peut être affecté par une maladie à coronavirus, commente Mohammad Madjid, auteur principal de la nouvelle étude et professeur adjoint de cardiologie à la McGovern Medical School du Centre des sciences de la santé de l’université du Texas à Houston (UTHealth, États-Unis).

Globalement, une lésion du muscle cardiaque peut survenir chez tout patient, qu’il soit atteint ou non d’une maladie cardiaque, mais le risque est plus élevé chez ceux qui sont déjà atteints d’une maladie cardiaque”, développe-t-il. “Il est raisonnable de s’attendre à ce que des complications cardiovasculaires importantes liées à la Covid-19 se produisent chez les patients présentant des symptômes graves en raison de la forte réponse inflammatoire associée à cette maladie”, poursuit Mohammad Madjid dans le magazine Healthline. Comme le note la revue américaine Kaiser Health News, il est encore difficile de savoir si les dommages cardiaques constatés sont causés directement par le virus, ou bien par la réaction du corps à l’infection. (source)

3-2 Le syndrome cardiaque du QT Long

Pour bien comprendre la suite, il nous faut vous présenter une pathologie particulière du cœur.

Le cœur bat de façon cyclique, se contractant et se relâchant régulièrement. La phase du cycle pendant laquelle le myocarde se contracte (en éjectant le sang) est appelée systole, celle pendant laquelle il se relâche (en se remplissant de sang), diastole.

Le muscle cardiaque se contracte en raison d’une activité électrique que l’on mesure sur un electro-cardiogramme. On distingue différents points caractéristiques (voir ici pour plus d’informations, et ) :

L’électrocardiogramme normal chez l’homme. P : contraction des oreillettes ; QRS : contraction des ventricules ; T : relaxation des ventricules. Intervalle PQ : temps de conduction atrioventriculaire ; intervalle QT : durée de la contraction des ventricules. B1 et B2 correspondent au temps où l’on peut entendre les bruits du cœur à l’auscultation.

L’intervalle QT est une des données électriques de l’électrocardiogramme, il correspond à la durée électrique de la contraction des ventricules cardiaque (systole ventriculaire), c’est-à-dire au temps nécessaire au signal électrique pour circuler dans les ventricules du cœur, entre le moment où il se contracte et celui où il se relâche.

Le syndrome du QT long est une maladie du cœur. Le QT dure normalement 440 millisecondes. L’intervalle QT est considéré comme prolongé lorsqu’il est supérieur à 450 ms chez l’homme et 460 ms chez la femmed’où le terme de « QT long« . Le cœur des patients concernés ne présente pas de problème anatomique, ni mécanique. Il s’agit d’un dysfonctionnement électrique, provoquant parfois une surchauffe du système, un emballement en quelque sorte. (voir ici pour plus de détails)

Le problème de cette accélération anormale du rythme cardiaque (appelée arythmie ventriculaire) causée par ce QT long, est qu’elle peut dégénérer en un phénomène gravissime de torsades de pointe, au cours duquel le cœur bat très vite, jusqu’à 250 pulsations par minute, ce qu’il fait qu’il n’a plus de temps de se remplir ; la pompe cardiaque bat alors dans le vide et risque de s’arrêter. (pour plus d’informations, voir ici, et ) Le risque de Torsades de Pointes est considéré comme étant significatif lorsque le QT dure plus de 500 ms.

Le risque principal des torsades de pointe est la dégénérescence en une fibrillation ventriculaire, qui correspond à la contraction rapide, désorganisée et inefficace des ventricules cardiaques. Le cœur ne bat plus comme d’habitude, il ne pompe plus, il tremble. La perte de conscience est généralement immédiate.

Sans intervention médicale spécialisée, la mort survient en quelques minutes si aucun traitement n’est administré. C’est une cause, sinon la principale cause, d’arrêt cardiaque et de mort subite.

3-3 L’azithromycine peut provoquer des troubles du rythme du cœur

Comme on l’a vu dans le précédent article, Didier Raoult ne se contente pas de copier les Chinois (et encore, vu qu’il a remplacé la chloroquine par de l’hydroxy-chloroquine) ; il a rajouté un antibiotique, l’azithromycine, cette association est appelée par beaucoup de ses adeptes « le protocole Raoult »

L’azithromycine est le principal antibiotique macrolide (capables de diffuser dans les tissus, voire à l’intérieur des cellules) du groupe des azalides. L’azithromycine est dérivée de l’érythromycine par addition d’un atome d’azote. Elle est utilisée pour le traitement des infections bactériennes des voies respiratoires, de celles des tissus mous et des infections génito-urinaires. Elle a été découverte en 1980 par Pliva et approuvée pour un usage médical en 1988.

Voici ce qui figure dans la notice de l’azithromycine (source) :

Ce médicament, seul, peut déjà provoquer de graves troubles du rythme cardiaque, d’où cet avertissement :

Mais c’est bien pire en association, d’où ce besoin d’alerter le médecin en cas de traitement avec un autre « médicament pouvant provoquer des torsades de pointes » :

Et justement…

3-4 La chloroquine peut provoquer des torsades de pointe

Voici ce qui figure dans la notice de l’hydroxy-chloroquine (source) :

L’hydroxy-chloroquine peut donc allonger l’intervalle QT. Il est donc formellement déconseillé de l’associer avec un autre médicament qui allonge l’intervalle QT, comme « certains anti-infectieux »…

3-5 Alors chloroquine + azithromycine, c’est hautement déconseillé !

Voici donc un résumé de la liste des médicaments qui peuvent causer des torsades de pointe :

La chloroquine peut donc allonger l’intervalle QT et provoquer des torsades de pointe, et l’azithromycine peut prolonger l’intervalle QT.

Il est donc dangereux pour le cœur d’associer les deux, et a fortiori chez des malades affaiblis qui souffrent du Covid-19, qui peut s’attaquer au cœur…

Comme Didier Raoult dit que « les Chinois font la science actuellement pour les virus« , il suffit en effet de lire le point 2.5 de leurs recommandations officielles (source : eng / cn) :

« Traitement (des malades du Covid-19) avec des antibiotiques : il faut éviter l’utilisation aveugle ou inappropriée d’antibiotiques, an particulier en association avec des antibiotiques « à large spectre« . »

Et justement, l’azithromycine est un antibiotique à large spectre (il cible différentes bactéries – source) :

Bref :

3-6 L’avis de la pharmacovigilance

La pharmacovigilance est l’activité consistant à enregistrer et évaluer les effets secondaires résultant de l’utilisation des médicaments.

En effet, le faible nombre de patients inclus dans les essais cliniques avant la commercialisation du médicament ne permet pas de détecter les effets indésirables qui surviennent rarement. C’est pourquoi il est nécessaire de disposer d’un système de pharmacovigilance afin d’assurer la surveillance des médicaments sur un plus grand nombre de patients une fois le médicament commercialisé.

En France, les Centres Régionaux de Pharmacovigilance constituent un réseau légal de « pharmacosurveillance » dont les objectifs sont d’être une structure d’appui aux prescripteurs, d’alerter les autorités de santé, d’améliorer la qualité de la prise en charge médicamenteuse et de protéger les patients.

Elles ont émis un avis le 22 mars concernant la Chloroquine (à lire ici ; pdf) dont voici quelques extraits :

« L’hydroxychloroquine est une molécule dérivée de la chloroquine par hydroxylation. Leur structure étant chimiquement proche, elles présentent des propriétés communes. Cependant, l’hydroxychloroquine ne possède pas d’indication dans le traitement du paludisme en France mais est utilisée depuis de nombreuses années dans le traitement de certaines pathologies auto-immunes. […]

La chloroquine, l’hydroxychloroquine (mais aussi l’azithromycine et le lopinavir, à un moindre degré) bloquent les canaux potassiques hERG. Les patients recevant concomitamment ces traitements sont exposés à des prolongations possibles de l’intervalle QT […] La toxicité cardiaque de l’hydroxychloroquine et de la chloroquine est dose-dépendante et des cas d’arythmies graves ont été rapportés lors de surdosage mais aussi à dose thérapeutique. […]

Si une telle association est prescrite, elle nécessite une surveillance étroite clinique et de l’ECG. L’association de chloroquine ou d’hydroxychloroquine avec l’azithromycine est susceptible d’augmenter le risque d’allongement de l’intervalle QT et d’exposer les patients à des troubles du rythme ventriculaire tels que torsades de pointes. […]

L’allongement du QTc peut être associé à la survenue d’arythmies ventriculaires polymorphes à type de torsades de pointes. Ce risque […] est majoré par l’hypokaliémie et par l’association de plusieurs médicaments allongeant le QTc, facteurs de risque souvent présents chez les patients infectés par le SARS-CoV-2. […]

Au total, en l’état des connaissances actuelles, considérant les risques encourus pour des bénéfices cliniques inconnus, l’hydroxychloroquine et la chloroquine ne doivent pas être utilisées dans la prise en charge des infections à coronavirus SARS-CoV-2, en dehors d’essais cliniques ou de prises en charge spécialisées. »

Et donc, en effet, les autorités spécialisées dans la sécurité des patients déconseillent une large utilisation de ce traitement, car il ferait courir des risques importants à des personnes primo, qui n’auraient qu’une faible probabilité d’avoir de graves problèmes liés au Covid-19, et, secundo, il n’existe même pas de preuve de bénéfices cliniques importants – sachant qu’on n’est même pas sûr qu’il n’y a pas plus d’effets négatifs que positifs sur le Covid.

3-7 L’essai QT de Chorin et al.

Au vu du danger du « Protocole Raoult », des chercheurs américains en cardiologie ont procédé à un essai pour mesurer l’impact de l’association Hydroxy-chloroquine/Azithromycine chez une cohorte de malades hospitalisés pour Covid-19 (63 ans d’âge moyen) :

The QT Interval in Patients with SARS-CoV-2 Infection Treated with Hydroxychloroquine/Azithromycin (lien ; article entier en pdf)

Et les résultats sont inquiétants. Rappelons que le QT normal est en moyenne de 440 ms, et qu’il est considéré comme dangereux au-delà de 500 ms.

Vous voyez ici, jour par jour de traitement (horizontalement, du 1er au 9e) l’évolution de l’intervalle QT de chaque personne mesurée (points bleus), par rapport à la mesure la veille du traitement (Day 0) ; la valeur 0 correspond à une moyenne de pratiquement 440 ms. Sont représentées en noir la moyenne (la grande barre noire au milieu) et l’écart-type (les petites barres noires au bord)

On voit donc que l’association des deux médicaments à un impact sur l’intervalle QT de pratiquement tous les patients ! En voici une synthèse plus digeste :

On constate ainsi que l’association Hydroxy-chloroquine/Azithromycine a eu l’impact suivant sur l’intervalle QT :

  • dans 15 % des cas, il a baissé le QT. Ce n’est pas très dangereux, mais on voit cependant que chez 2 patients l’accélération est très marquée (il existe aussi un syndrome du QT court)
  • dans 29 % des cas, le ralentissement du QT est limité, moins de 20 %
  • dans 26 % des cas, il est de 20 à 40 ms ;
  • dans 18 % des cas, il est de 40 à 60 ms (donc le QT est ralenti de 10 %) ;
  • dans 12 % des cas, il est de plus de 60 ms.

Comme on le voit, l’effet est fréquent, et puissant, sur le cœur. L’intervalle QT, en moyenne, est passé de 435 ± 24 ms à une valeur maximale de 463 ± 32 ms.

L’information importante est celle en rouge : chez 11 % des malades, l’association des médicaments a fait dépasser les 500 ms au QT, qui est la zone dangereuse.

Le pic a été atteint au jour 3,6 (± 1,6 jour), ce qui est élevé. C’est probablement même un minimum, car les effectifs suivis sont faibles à partir de ce jour-là, et donc moins significatifs. Le patients les plus atteints ont probablement été sortis au fur et à mesure.

Plus ennuyeux, la valeur du QT de base, ou le fait d’avoir déjà un QT> 460 ms n’est pas prédictif de l’allongement du QT dû au traitement. En revanche, le développement d’une insuffisance rénale aiguë (assez fréquente dans les cas sévères de Covid-19) était significativement prédictif d’une prolongation sévère du QT.

Ces cardiologues américains terminent en indiquant : « Nous recommandons que le QT soit suivi de façon répétée chez les patients infectés par le SRAS-CoV-2 traités par HY/AZ » – c’est-à-dire qu’il ne faut pas les laisser sans surveillance. Rappelons que les Chinois ont indiqué, pour leur part, qu’il ne fallait de facto PAS traiter avec le couple Hydroxy-chloroquine + Azithromycine. Voyons ce qu’ont dit ceux de l’IHU.

3-8 La première réponse de l’IHU MI

Il y a eu deux réponses de l’IHU.

La première a été caractéristique de la dérive de cette institution, comme on le voit ici (source) :

qui renvoie à ce monument de qualité universitaire (sourcearchive) :

Rappelons que tout ceci fonctionne essentiellement avec des fonds publics

Et c’est tout, il n’y pas de texte pour expliquer « la crise de nerfs », juste la pièce jointe. Qui est un article de 2011 (sic.), qui parle l’effet de l’association des 2 substances, mais pour des femmes enceintes, en prévention de la malaria en Afrique (sourcearchive) :

Le traitement ne durant que… 3 jours (c’est l’IHU qui a surligné dans l’article) !

Rappelons que dans son essai, Raoult a prévu un traitement des patients durant 10 jours.

Mais poursuivons – cela vous informera sur l’état de la science pharmacologique. L’étude (qui est en fait une synthèse d’autres) dit principalement que ces médicaments ne sont apparemment pas toxiques pour le fœtus. Il ne parlent du problème cardiaque qu’ici :

« L’évaluation de l’alternance électrique chez un cobaye anesthésié a montré qu’il n’y a pas de risque supplémentaire d’arythmie lorsque l’azithromycine et la chloroquine sont utilisées en association ; l’azithromycine peut même être légèrement protectrice du risque arythmogène lorsqu’elle est administrée avec de la chloroquine. »

Nous avons donc un autre monument scientifique, où des non-cardiologues expliquent tranquillement qu’une expérience sur un COBAYE (l’animal donc), a montré qu’il n’y a pas de souci, et que c’est peut être même un peu protecteur ! Alors que la simple notice des médicaments dit le contraire !

Mais comme je vous l’ai déjà dit, je lis souvent des articles de ce style, c’est souvent plein de choses comme ça.

Pour terminer, nous allons juste dire un bref mot des références 115, 116 et 117 de l’image précédente, dans la partie non-surlignée.

La référence 117 est étonnante, car si elle indique que la chloroquine augmente l’intervalle QT, elle est censée appuyer l’étrange affirmation de l’auteur disant que l’azithromycine n’augmenterait pas le QT – alors que c’est pourtant marqué dans la notice !

L’article de 2004 (sic.) est ici. Mais ne vous embêtez pas à le lire, le mot « azithromycine » n’y figure pas – normal, c’est un article dont le titre dit bien qu’il traité d’antipaludéens, pas d’antibiotiques… Mais dommage, on ne saura jamais d’où les auteurs tiraient leur ânerie.

La référence 116 est intéressante, car elle parle de l’action de la chloroquine. Mais :

Comme c’est un article qui parle de son action sur les chiens anesthésiés, nous allons en rester là… Mais si, par manque de chance colossal, votre chien ou votre hamster attrapait le Covid-19, la chloroquine peut être une solution sans danger (suivant l’état des connaissances hors Covid-19 en 2006 donc).

La référence 115 indique qu’il n’y aurait pas d’effet néfaste dans l’association chloroquine et azithromycine (alors que c’est marqué dans la notice !). Creusons rapidement :

C’est donc même dans le titre de l’article (de 2006). L’article est là. Il parle aussi d’un traitement de 3 jours, et ne note pas d’interaction clinique notable entre les 2 médicaments :

Pourtant, on lit ceci dans l’article (page 3), et on se frotte les yeux :

« Aucune anomalie significative n’a été notée […] au niveau des électrocardiogrammes. Cependant, il a été noté une augmentation de l’intervalle QT […] dès le jour 1, qui a été maximal au jour 3 (donc au dernier) avec une augmentation de 13,7 ± 7,4 ms pour la chloroquine seule, et 19,9 ± 16,3 en association les deux ».

Ainsi, dans ce papier titré « Pas d’interaction entre les 2 médicaments », on voit qu’ils influent gravement le rythme cardiaque (on obtient pratiquement les mêmes résultats que dans la récente étude américaine), et qu’il y a probablement renforcement de l’action délétère de la chloroquine par l’antibiotique – comme indiqué dans la notice !

On se demande donc comment des scientifiques peuvent écrire des choses pareilles dans un article. Puis on regarde qui sont les auteurs :

Et on voit qu’ils travaillent pour le laboratoire Pfizer, distributeur exclusif en Europe et aux États-Unis de l’Azithromycine entre 1988 et 2005 :

Et donc… on arrête de se poser des questions…

Ce détour avait donc simplement pour but de vous montrer le manque cruel de qualité de beaucoup de papiers scientifiques, et le rôle des laboratoires. Raison pour laquelle nous défendons l’idée d’avoir de larges évaluations publiques des médicaments.

D’habitude, la recherche publique est de meilleure qualité. Cependant, ceux de Raoult pulvérisent les records – mais nous y reviendrons.

3-9 La deuxième réponse de l’IHU MI

Finalement, l’IHU a dû répondre un peu mieux qu’avec des accusations de « crise de nerfs ».

Et c’est un cardiologue qui s’y est collé le 1er avril, le docteur Jean-Claude Deharo, chef de service à la Timone (source), qui a écrit ceci :

« L’association d’hydroxychloroquine et d’azithromycine est proposée dans le traitement du COVID-19. Dans la mesure où cette association pourrait conduire à des allongements de l’intervalle QT et donc à des torsades de pointes (arythmie ventriculaire maligne), il a été décidé à la demande de l’équipe du Professeur Raoult de mettre en place dans l’urgence une procédure pragmatique de sécurisation de cette prescription.

Nous avons pratiqué de façon systématique un électrocardiogramme à tout patient COVID-19 candidat au traitement et, en cas de prescription, nous avons répété l’électrocardiogramme après deux jours de traitement.

À ce jour, les patients concernés étaient tous les patients consécutifs traités pour COVID-19 par l’équipe du Professeur Raoult, soit en ambulatoire soit en hospitalisation conventionnelle.

L’intervalle QT a été mesuré sur le premier électrocardiogramme et corrigé selon la formule de Bazett

Les recommandations étaient les suivantes :

* Autorisation de prescription si le QT corrigé était inférieur à 460 ms
* Discussion au cas par cas du bénéfice-risque en cas de QT corrigé 460 ms et 500 ms
* Contre-indication en cas de QT corrigé supérieur ou égal à 500 ms.
* Indépendamment de la valeur du QT corrigé, une liste de médicaments pouvant allonger l’intervalle QT était fournie aux prescripteurs afin d’éviter toute co-médication avec l’un de ces médicaments.
* Par ailleurs, en cas de doute, il était recommandé de contrôler la kaliémie du patient.
* Enfin une « hot-line » était mise en place entre infectiologues et cardiologues pour traiter les problèmes au plus vite

Actuellement, sur un nombre conséquent d’électrocardiogrammes avant prescription (plus de 500), le traitement n’a été contre-indiqué que dans des cas exceptionnels. Le traitement n’a été ensuite arrêté pour raison cardio-vasculaire qu’encore plus exceptionnellement.

Le suivi strict des patients par l’équipe du Pr Raoult n’a pas révélé d’événement clinique significatif.

Ces observations préliminaires sont de nature à rassurer les prescripteurs sur la sécurité d’utilisation de cette association médicamenteuse dans le contexte épidémique menaçant que nous connaissons. »

Service de cardiologie, Pr Deharo
Hôpital La Timone, AP-HM

Là-encore, c’est très étonnant. Ces médecins de l’IHU ne suivent aucune recommandation nationale ou régionale quant au Covid-19 ; ils ne suivent pas cardiologiquement les patients après J+2 (alors que le maximum de QT peut survenir au moins au jour 5) , et ils finissent par dire qu’il n’y a pas de risque, ce qui est clairement faux.

3-10 Le Bilan provisoire

Le Monde vient de publier cet édifiant bilan : déjà 54 accidents cardiaques et 4 morts de l’Hydroxy-chloroquine, en 2 semaines (source) :

L’hydroxychloroquine (Plaquenil), seule ou associée à l’antibiotique azithromycine, n’a toujours pas démontré son efficacité chez des patients atteints du Covid-19, mais les signaux de pharmacovigilance s’accumulent.

Depuis le 27 mars, cinquante-quatre cas de troubles cardiaques dont sept morts soudaines ou inexpliquées (trois de ces personnes ont pu être sauvées par choc électrique) relatifs à ces médicaments ont été analysés […] Le nombre total de personnes qui ont reçu ce traitement en France n’est pas connu avec précision. A elle seule, l’équipe du professeur Didier Raoult (Institut hospitalo-universitaire de Marseille) a traité plus de mille patients.

« Les cas signalés au réseau des trente et un CRPV du territoire concernent des patients hospitalisés, âgés de 34 à 88 ans », indique le professeur Milou-Daniel Drici, responsable du CRPV de Nice. Le pharmacologue et cardiologue souligne d’emblée qu’il ne s’agit probablement que de la partie émergée de l’iceberg, 95 % des effets indésirables des médicaments n’étant en moyenne pas déclarés au système de pharmacovigilance. […]

« Les TDP sont un trouble du rythme extrêmement rare et pratiquement toujours dû à un médicament, précise le professeur Drici. Quand il s’agit de molécules comme des anticancéreux, cette possibilité d’effet indésirable doit être mentionnée sur la notice, mais le rapport bénéfice/risque reste positif. Dans le cas de l’hydroxychloroquine, le bénéfice n’est pas prouvé et le risque est avéré. La prescription ne devrait pas se faire en dehors d’essais cliniques. »

« Sur la période 1975-avril 2020, soit quarante-cinq ans, 393 cas d’arythmies cardiaques tous azimuts, relatives à l’hydroxychloroquine ont été enregistrés au niveau mondial, dans la base de données Vigibase, et aucun cas de mort subite , indique le professeur Drici. [Ndr. Jusqu’à présent] En France, entre deux et trois cas sont déclarés par an avec l’hydroxychloroquine, et en moyenne un avec l’azithromycine ». […]

Le spectre d’un accident cardiaque est l’une des raisons pour lesquelles les autorités de santé ont réservé le traitement hydroxychloroquine et azithromycine aux patients hospitalisés, souligne le professeur Christian Funck-Brentano (chef du service de pharmacologie médicale de La Pitié-Salpêtrière, AP-HP).

« Aujourd’hui, même chez certains médecins, c’est comme si l’hydroxychloroquine était déjà une panacée et les risques tout à fait secondaires, alors que la situation est parfaitement inverse, regrette le professeur Drici. Il faut garder son sang-froid et ne pas oublier le principe d’Hippocrate dans son traité Epidémies [410 avant J.-C.] : primum non nocere, d’abord ne pas nuire. »

Mais il est triste que des faits aussi simples n’aient pas été clairement rappelés avec force par un corps médical sou pour protéger leur science. À l’étranger, les choses ne se passent souvent pas ainsi – et tout le monde est mieux informé. Comme ici (source), où une prestigieuse revue rappelle qu’utiliser la chloroquine est prématuré et potentiellement dangereux :

Or ce 10 avril a été publiée une étude internationale rétrospective portant sur de très larges cohortes de patients (encore en pré-publication, ; source) :

Ainsi, en conclusion, notez bien ceci : Raoult clame depuis le premier jour qu’il faut écouter les Chinois. Finalement, il décide de prescrire un traitement différent des chinois, mais en plus, un traitement qui fait l’inverse de ce qu’ils disent, an ajoutant un antibiotique à large spectre, rendant l’ensemble dangereux. Et il s’en sert pour soigner des populations larges peu symptomatiques, donc avec très peu de danger de complications. C’est un choix digne de la saignée des médecins du Moyen-âge.

Et c’est là toute la perversité de la chose : Raoult sait bien qu’on fera très peu d’essai de son protocole dangereux pour traiter des plutôt bien portants, car ce serait complètement déraisonnable compte tenu des données dont on dispose. Donc, en faisant le contraire de ce que font les Chinois qu’il dit écouter, il a ainsi construit l’impossibilité de prouver l’inefficacité (si c’était le cas) de son protocole…

IV. La Déclaration officielle de l’essai Gautret / Raoult

4-1 Obligations légales en cas d’essai clinique

Des drames de santé suite à des essais cliniques insuffisants ont conduit à une stricte réglementation des essais cliniques.

Voici un petit rappel réglementaire, issu du règlement européen 536/2014 du 16 avril 2014 (consultable ici).

Article 2 – Principe général

Un essai clinique ne peut être conduit que:

  1. si les droits, la sécurité, la dignité et le bien-être des participants sont protégés et priment tout autre intérêt; et
  2. s’il a pour but de produire des données fiables et robustes.

Article 4 – Autorisation préalable

Un essai clinique est soumis à un examen scientifique et éthique et est autorisé conformément au présent règlement.

L’examen éthique est réalisé par un comité d’éthique conformément au droit de l’État membre concerné. […]

Article 5 – Dépôt d’une demande

Pour obtenir une autorisation, le promoteur dépose un dossier de demande auprès des États membres concernés prévus par l’intermédiaire du portail visé à l’article 80 (ci-après dénommé «portail de l’Union»). […]

Article 47 – Respect du protocole et des bonnes pratiques cliniques

Le promoteur d’un essai clinique et l’investigateur veillent à ce que l’essai clinique soit conduit conformément au protocole et aux principes des bonnes pratiques cliniques.

Le promoteur doit donc déposer son protocole pour obtenir une autorisation (en France de l’Agence Nationale de la Sécurité du Médicament) d’un comité d’éthique, puis évidemment respecter ledit protocole durant l’essai.

4-2 Les autorisations du protocole de l’essai Gautret/Raoult

On lit ceci dans les résultats de l’essai :

Il a évidemment obtenu une autorisation d’un Comité d’éthique (CPP Île de France) et a été enregistré sur le portail de l’Union Européenne, EudraCT, conformément à la réglementation.

4-3 Raoult n’a jamais fait d’essais randomisés

Petit rappel, Raoult a indiqué n’avoir jamais fait d’essai randomisé, car il juge ceci… inutile !

« Et donc c’est pour cela qu’on a décidé de voir ici, avec vous, un certain nombre d’éléments de réflexion. Le premier, c’est contre les essais randomisés. Moi, je n’ai jamais fait d’essai randomisé mais je vous assure qu’il y a des centaines de milliers de gens qui sont traités avec des traitements que j’ai mis au point. Moi, je n’ai jamais fait d’essai randomisé parce que la seule chose qui m’intéressait c’était les maladies dont on mourait. En tout cas c’est vite fait. Les premières sur lesquelles j’ai travaillé, 65% de mortalité, donc c’est assez vite fait de savoir si ça marchait. La deuxième, c’est que c’est vrai que dans notre monde à nous des microbes, de voir s’il n’y a plus de microbes, c’est assez facile aussi. Donc ce n’est pas la peine de donner un placebo pour traiter une septicémie. C’est une histoire de fou, ça n’a pas de sens. Il suffit de regarder s’il n’y a plus de microbes et si les gens sont guéris. L’effet des trucs randomisés, peut-être que ça marche ou que ça sert à quelque chose quand on fait 100 000 personnes qui ont eu un infarctus du myocarde pour voir, mais mettre ça dans des maladies infectieuses, si vous voulez, ça n’a pas de sens. Ça n’a pas de sens et donc comme ça n’a pas de sens… Peut-être qu’il faudra inverser le tout. Comme ça n’a pas de sens… Ça n’a pas de sens du tout. C’est idiot. Le seul intérêt des essais randomisés, mais maintenant on le connaît alors ce n’est pas très intéressant, c’est que ça permet d’évaluer l’effet placebo. » [Didier Raoult, 13/02/2020]

Et en effet, quand on interroge la base européenne des essais cliniques, on ne trouve qu’un seul essai dont le promoteur était l’IHU : celui de mars 2020 (source ; voir plus largement ici)

L’IHU ne semble guère avoir d’expérience pour mener des essais cliniques sur des sujets ardus – comme la suite l’a bien montré.

4-4 Des déclarations officielles douteuses

Intéressons-nous donc à cette déclaration de l’essai, renseignée par l’IHU le 10 mars :

On en apprend plus sur l’objectif de l’essai :

« Réduire la période de portage viral, et donc la contagion ».

Le but principal n’est donc de mesurer une amélioration clinique des personnes contaminées, mais de réduire la durée de portage de la charge virale au fond du nez – l’IHU en déduisant automatiquement une baisse de la contagiosité, ce qui reste à prouver ( le virus pouvant être dans la gorge ou les poumons).

Ils ont déclaré comme dates de jugement principal, une évaluation aux jours 1, 4, 7 et 14, sans que l’on sache si le jour 1 correspond au D0 ou au D1 de l’article publié (qui mesure à D6) :

La fin de l’essai de 14 jours est prévue pour dans 12 mois…

Au niveau des participants, ils indiquent, le 10 mars, 25 personnes (dont 5 adolescents) :

Alors que c’est un essai prévu pour 24 traités et 24 en contrôle.

 

Voici la répartition démographique réelle dans l’essai, comparée à cette déclaration officielle :

On voit donc que l’essai s’éloigne considérablement de celle-ci, ce qui est très étonnant puisque cette déclaration a été effectuée le 10 mars, et les résultats au 6e jour ont été communiqués le 16 mars… Mais quel jour l’IHU a-t-il donc constitué les groupes ?

4-5 Mais quel était le traitement testé dans cet essai ?

Comme on le voit, le promoteur semble assez perdu pour définir son essai :

Il indique qu’il a un protocole à 1 seul bras… mais avec un groupe contrôle !

Or un bras, dans un essai, c’est un groupe de patients, traité ou non (source). Il y a donc 2 bras ici – et donc la déclaration sur le site pose question, puisque n’a été déclarés que le groupe traité (« 25 ») – et de façon incorrecte.

Mais il y a un problème bien plus grave : mais quel était le traitement testé ?

La déclaration est très claire :

« Traitement des infections respiratoires du Coronavirus SRAS-Cov-2 avec de l’Hydroxy-chloroquine »

et le titre de l’essai en langage non technique : « Hydroxy-chloroquine comme traitement de la maladie à coronavirus Covid-19 »

C’est clair, l’IHU a déclaré un essai d’hydroxy-chloroquine, sous forme de Plaquenil :

D’ailleurs, dans les diapositives de l’annonce des résultats par Didier Raoult le 16 mars, l’essai a été rajouté à la dernière minute ceci dans la partie bibliographie ici, archive, source ici, archive) :

« Hydroxy-chloroquine comme traitement du Covid-19« . C’est bien le titre déclaré.

Mais il y a un gros souci. C’est que le titre officiel de l’essai publié est (source) :

« Hydroxy-chloroquine et azithromycine comme traitement du Covid-19« .

Or, la déclaration officielle indique qu’il n’y a pas de sous-étude :

Or, il y a ici clairement une étude à 3 bras : contrôle, hydroxychloroquine et hydroxychloroquine+azithromycine. C’est même le titre de la publication !

Et cela saute aux yeux dans le tableau des résultats :

ou même simplement la liste des patients :

Enfin, c’était tellement un essai de la combinaison Hydroxychloroquine + Azithromycine que, en plus du tire, c’est devenu le traitement que Ddier Raoult distribue désormais à des milliers de Marseillais, sur la base de cet essai.

Association qui, comme on l’a vu, augmente potentiellement l’intervalle QT de 11 % des patients selon l’étude américaine.

La question est donc simple : le Comité de Protection des Personnes d’Île de France et l’ANSM ont-t-ils, oui ou non, bien donné leur accord à un essai « Hydroxychloroquine + Azithromycine » ?

C’est très important, car il est évidemment illégal de procéder à un essai clinique sans l’accord des autorités, c’est pénalement réprimé :

« Est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende le fait de pratiquer ou de faire pratiquer une recherche impliquant la personne humaine […] Sans avoir obtenu l’avis favorable d’un Comité de Protection des Personnes »

Il est même difficile d’y voir clair, car l’article indique un accord de l’ANSM le 5 mars et du CPP le 6 mars :

Mais la déclaration parle d’un accord du CPP le 3 mars :

Signalons un dernier point lié à une obligation de plus :

Article 42 – Notification par le promoteur à l’Agence des suspicions d’effets indésirables graves et inattendus

1. Le promoteur d’un essai clinique conduit dans au moins un État membre notifie par voie électronique et sans délai […] toutes les informations pertinentes sur des suspicions d’effets indésirables graves et inattendus suivantes:

a) toutes les suspicions d’effets indésirables graves et inattendus à des médicaments expérimentaux survenant dans le cadre dudit essai clinique […]

Le délai de notification à l’Agence des suspicions d’effets indésirables graves et inattendus par le promoteur tient compte de la gravité de l’effet, et est le suivant:

a) dans le cas d’une suspicion d’effets indésirables graves et inattendus ayant entraîné la mort ou mettant en danger la vie du participant, dans les plus brefs délais et, en tout état de cause, au plus tard sept jours après la prise de connaissance de l’effet par le promoteur; […]

Il conviendrait de savoir si, par prudence, le décès et les 3 passages en réanimation de malades traités à la chloroquine ont été signalés – car il semble difficile d’exclure catégoriquement et sans le moindre doute la moindre influence du médicament.

Il convient donc de tirer tout ceci rapidement au clair…

4-6 La question des dates

Enfin, notons le titre dans la pré-publication (source) :

Ainsi, il avait été prévu d’appeler l’article « résultats préliminaires« .

Mais le préliminaire a disparu, et cela a l’air d’être des résultats définitifs. Comme le laisse à penser le critère de jugement principal indiqué dans l’article :

Or, comme nous l’avons vu, il y a plusieurs critères, dont celui au 14e jour. Mais l’équipe a communiqué le 16 mars les résultats au 6e « car il y avait urgence », mais, au 10 avril, il n’y a toujours pas eu la moindre publication des résultats au 14e jour…

Nous soulevons de nouveau le problème évoqué dans le billet précédent (voir ici) :

Ainsi, à quoi correspond le 16 mars ? Quel a été le premier jour de l’essai, c’est-à-dire de traitement des patients ? Et comment a-t-il été possible de disposer d’un article rédigé sur les résultats au 6e jour dès le lundi 16 mars ?

4-7 Grâce à Didier Raoult, la recherche française rayonne

Heureusement, en France, nous avons les plus grands spécialistes :

Commentaire de BHL sur la visite de Macron à un des plus grands « mandarins » français

Mais ils sont « hélas » peu écoutés…

Car comme nous l’avons vu, si une forme de fascination aveugle se poursuit en France, la triste vérité, a été bien perçue outre-Atlantique par les spécialistes de la « Fake-Science » (qui n’ont aucun contentieux particulier avec Raoult). Nous pensons ici au Pr David Gorski, chirurgien oncologue, professeur à la Wayne State University (source : site Science-Based Medecine) :

« Il se trouve que l’équipe de Didier Raoult a joué encore plus vite et plus lâchement avec les données de cet essai que mon article ne l’indiquait. Pire encore, cette équipe de Raoult [semble avoir] une histoire documentée de fabrication de données, probablement en raison de sa manière tyrannique de diriger l’Institut et de sa pression pour avoir des résultats, où il humilie publiquement les étudiants, les post-doctorants et les chercheurs qui ne produisent pas les résultats qu’il souhaite. […]

Il est craint dans la communauté scientifique française en raison de sa propension à utiliser son pouvoir et son influence pour faire taire les critiques. […]

Il a également déclaré : « Moi, je n’ai jamais fait d’essais randomisés […] L’effet des trucs randomisés, peut-être que ça marche quand on fait 100 000 personnes qui ont eu un infarctus du myocarde, mais mettre ça dans des maladies infectieuses, ça n’a pas de sens. C’est idiot. »

Cela explique en grande partie pourquoi le protocole de son essai démontrait une telle incompétente.

Dans l’ensemble, Raoult me ​​semble être un «brave franc-tireur» qui aurait pu être un grand scientifique à son apogée, mais qui est maintenant devenu arrogant et dictatorial et qui est dorénavant un grave exemple de l’effet Dunning-Kruger.

Il n’a aucune expertise dans les essais cliniques et conteste même l’utilité des essais cliniques randomisés dans les maladies infectieuses.

Tout ce qu’il publie sur le Covid-19 doit donc être pris avec beaucoup de précautions. »

Mais nous pouvons également citer désormais, à titre d’exemple, cet article du 9 avril de CNN parlant de l’essai Raoult (source) :

« Cet essai était un échec complet. » [Kevin Tracey, PDG de Feinstein Institutes for Medical Research in New York City]

« C’était pathétique. » [Art Caplan, chef de la division d’Éthique médicale à l’École de Médecine de la New York University]

On ne saurait mieux dire…

V. Rappel : l’avis des autorités médicales

Tout ceci explique les avis convergents des autorités médicales et structures spécialisées, que nous vous synthétisons ici, sous forme d’annexe, pour terminer ce billet.

Notons bien que l’IHU de Marseille, contrairement à la moindre information vaguement positive sur la chloroquine, n’a mentionné aucune de ces importantes communications sur son site.

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5-1 Le Haut Conseil de la Santé Publique

Avis du 23 mars 2020 relatif aux recommandations thérapeutiques dans la prise en charge du Covid-19 (source) (il parle de l’essai Gautret/Raoult) :

« Traitements spécifiques – 2.1.2 Hydroxycholoroquine – Dans une étude observationnelle, 26 patients hospitalisés pour Covid-19 confirmée par une PCR SARS-CoV-2 positive sur un prélèvement nasopharyngé ont reçu un traitement par hydroxychloroquine à la dose de 600 mg/j pendant 10 jours (parmi lesquels 6 patients avaient également reçu de l’azithromycine). Les résultats de six de ces malades n’ont pas été analysés (3 ont été admis en réanimation, 1 est décédé, 2 ont arrêté le traitement dont un pour effet indésirable). Le critère de jugement était la négativation de la PCR SARS-CoV-2 sur les prélèvements respiratoires. […] Les auteurs concluent que le traitement par hydroxychloroquine est associé à une réduction/disparition de la charge virale SARS-CoV-2 chez des patients Covid-19 et que cet effet est renforcé par l’azithromycine.

Ces résultats exploratoires doivent être considérés avec prudence en raison du faible effectif de l’étude, incluant en partie des patients asymptomatiques, de l’absence de bras témoin, du critère de jugement uniquement virologique (pas de données cliniques).

Ils ne permettent pas de conclure à l’efficacité clinique de l’hydroxychloroquine ou de l’association hydroxychloroquine + azithromycine, mais demandent à être confirmés (ou infirmés). En effet, ils s’intègrent dans le corpus de données précliniques qui justifient la poursuite de la recherche clinique. Ces investigations doivent se faire dans un cadre éthique et scientifique approprié, conforme aux principes des Monitored Emergency Use of Unregistered Interventions (MEURI), comme recommandé à l’issue de l’analyse systématique de la littérature récemment publiée sur le sujet.

De plus, il n’existe actuellement pas de données permettant d’envisager l’utilisation hors protocole de l’hydroxychloroquine en prophylaxie du Covid-19.

En raison des très fortes réserves sur l’utilisation de l‘hydroxychloroquine liées au très faible niveau de preuve, tous les moyens nécessaires doivent être mobilisés pour la réalisation d’essai démonstratif.

Il est recommandé de surveiller les concentrations plasmatiques chez les patients recevant ce traitement pour COVID-19 et d’assurer un monitoring cardiaque. »

5-2 L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament

Protocole d’utilisation thérapeutique de l’hydroxy-chloroquine (30 mars, source) :

« À ce jour, aucun médicament y compris l’hydroxychloroquine n’a apporté la preuve de son efficacité selon des standards d’évaluation dans le traitement ou la prévention de cette maladie. C’est pourquoi des essais cliniques sont en cours ou prévus (incluant l’hydroxychloroquine), en France et au niveau international, et qui devront permettre de valider les options thérapeutiques en termes de rapport bénéfice/risque.

Il importe que le plus grand nombre de patients puisse être traité dans le cadre de ces essais cliniques pour que des réponses robustes puissent être obtenues au plus vite sur la démarche thérapeutique la plus adaptée dans le contexte de la maladie COVID-19 […]

Attention, l’association de l’hydroxychloroquine avec l’azithromycine pour traiter la maladie COVID19 n’a pas fait la preuve de son efficacité et expose par ailleurs à un risque majoré d’allongement du QT. Le recours à cette association ne doit être envisagé que dans le cadre d’essais cliniques. […]

Le suivi des patients traités par hydroxychloroquine doit notamment comprendre une surveillance électrolytique (kaliémie, magnésémie) et une surveillance de la glycémie. Une surveillance adaptée sera mise en place en collégialité, au regard de la situation clinique du patient, et du profil de sécurité du produit, en particulier un monitoring cardiaque chez les patients avec facteurs de risque d’allongement de QT. […]

La collégialité au sein de l’équipe multidisciplinaire (infectiologues, réanimateurs, virologues, pharmacologues) s’attachera à adapter le suivi en fonction des co-administrations et du statut clinique du patient. »

5-3 Les Académies de Médecine et de Pharmacie

Communiqué commun du 20 mars (source) :

« Les Académies nationales de Médecine et de Pharmacie constatent, au vu des données actuelles de la science, que la démonstration de l’efficacité clinique de l’hydroxychloroquine n’est pas faite à ce jour. Des présomptions existent cependant, en particulier la négativation de la charge virale d’un certain nombre de patients, qui justifient sa prise en considération par la mise en œuvre urgente d’essais cliniques afin de tester ce produit sur des critères cliniques.

L’Académie nationale de Médecine considère que la libération par les pouvoirs publics de l’hydroxychloroquine pour les malades hospitalisés en détresse respiratoire ne saurait être une réponse adaptée pour des patients dont la charge virale est, à ce stade, le plus souvent inexistante et dont la maladie n’est plus une virose stricto sensu mais une défaillance pulmonaire (syndrome de détresse respiratoire aigu) liée à l’inflammation induite par le SarsCoV-2.

Les Académies nationales de médecine et de pharmacie considèrent que l’essai européen Discovery dont la méthodologie répond aux critères internationaux de bonne pratique des essais cliniques, permettra de déterminer si l’hydroxychloroquine ou d’autres molécules antivirales ont une efficacité chez les patients Covid-19.

Mais, au-delà des débats en faveur ou en défaveur de l’hydroxychloroquine à utiliser dans tel ou tel stade de la maladie, les Académies nationales de médecine et de pharmacie s’inquiètent :

  • des nombreux achats d’hydroxychloroquine par des personnes non atteintes, à des fins souvent plus préventives que curatives, alors que toute prescription hors AMM devrait relever de la seule responsabilité du prescripteur à l’hôpital ;
  • de l’utilisation de ce produit à des posologies individuelles sans surveillance médicale stricte, en raison de possibles effets indésirables particulièrement délétères chez les sujets âgés ;
  • de l’utilisation possible, sinon probable de ce médicament sans contrôle électrocardiographique initial ni suivi, notamment en raison de la possibilité de cardiomyopathies ou d’induction de troubles du rythme cardiaque ;
  • du danger que représentent les interactions médicamenteuses ignorées des patients entre l’hydroxychloroquine et certains des médicaments qu’ils prennent habituellement, si l’hydroxychloroquine devait être utilisée sur de grands effectifs de sujets, en particulier chez des patients âgés et polymédiqués, même pour une durée brève ;
  • de confusions possibles dans la population entre chloroquine et hydroxychloroquine […]

5-4 Le Collège National des Généralistes Enseignants

Avis du Conseil Scientifique du CNGE du 27 mars 2020 (source)

« La pandémie de Covid-19 soulève des questions scientifiques, médicales, et sociales fortement accentuées par les médias. […] Aujourd’hui, aucune thérapeutique spécifique n’est validée pour traiter cette infection quel qu’en soit le stade.

Récemment, une étude française a été prépubliée dans une revue internationale (1). Cette étude, monocentrique non randomisée, en ouvert, a comparé un groupe traité par l’hydroxychloroquine (Plaquénil®) et un groupe témoin (ayant refusé le traitement). Ses résultats suggèrent que ce principe actif augmente significativement et fortement le taux de patients ayant une charge virale de Covid-19 négative au sixième jour, et que cette augmentation est amplifiée par l’ajout d’azithromycine. Ces résultats très préliminaires encouragent à poursuivre l’évaluation de ce médicament dans cette indication, ce qui est le cas dans un essai randomisé international en cours (2). Cependant, les résultats de l’étude française ont un niveau de preuve insuffisant inhérent à de nombreux et sérieux biais méthodologiques dont les principaux sont :

  • L’absence de randomisation, de double insu et de placebo dans le groupe témoin (16 patients) avec un effectif traité limité à 26 patients Covid+ à des stades différents de la maladie.
  • Une comparabilité incertaine des 2 groupes à l’inclusion, ce qui entrave tout jugement.
  • Le choix d’un critère de jugement principal biologique (charge virale), critère intermédiaire non solidement corrélé aux complications cliniques (3).
  • Un prélèvement et une mesure de la charge virale non centralisés et une date d’analyse finale au sixième jour critiquable (2 patients positifs à J6, négatifs à J9, et 1 patient négatif à J6, positif à J9).
  • Une analyse statistique non ajustée qui a écarté 6 (23%) des 26 patients du groupe traité : 3 hospitalisations en soins intensifs, 1 décès, 1 arrêt pour nausées et 1 perdu de vue (biais d’attrition).
  • Le rationnel inconnu de l’association à l’azithromycine pour certains patients rendant la comparabilité des groupes avec ou sans cet antibiotique impossible.

L’urgence et l’étendue de la pandémie n’autorisent pas à s’affranchir totalement des principes fondamentaux et des exigences de la méthode des essais thérapeutiques.

Par ailleurs, un essai randomisé de qualité moyenne a échoué à démontrer un bénéfice biologique ou clinique de l’hydroxychloroquine (4). A contrario, les recommandations chinoises préconisent l’utilisation du Plaquénil® ou de la chloroquine (Nivaquine®) sans fournir les données scientifiques sur lesquelles elles s’appuient (5).

Compte tenu de l’absence de preuves scientifiques solides de l’efficacité de l’hydrochloroquine et de ses effets indésirables cardiaques rares mais graves, le conseil scientifique du CNGE recommande aux médecins généralistes de ne pas prescrire ce médicament en ambulatoire. Cette prescription serait contraire à l’éthique médicale car le risque (connu) est potentiellement supérieur à l’efficacité (non établie) dans une population ambulatoire qui guérira spontanément dans plus de 80% des cas (6). En l’état actuel des connaissances, l’utilisation de l’hydroxychloroquine doit être réservée aux essais thérapeutiques correctement menés pour en évaluer la balance bénéfices/risques (7). »

5-5 Le Conseil de l’Ordre des médecins

Communiqué de presse : Polémique sur l‘hydroxychloroquine, 27 mars 2020 (source)

« L’Ordre des médecins appelle les médecins à attendre la confirmation ou l’infirmation de l’utilité de la prescription de ce traitement.

Depuis plusieurs jours se développe une polémique entre chercheurs et soignants de différentes équipes à l’origine d’informations contradictoires causant un trouble tant chez les professionnels que chez les citoyens de notre pays.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins rappelle aux médecins et chercheurs que la science exige de ceux qui en sont les acteurs qu’ils respectent le principe de la démarche scientifique pour affirmer l’intérêt et les conséquences médicales des travaux qu’ils conduisent.

L’Académie de médecine et l’Académie de pharmacie viennent de rappeler la communauté scientifique à ses responsabilités en la matière. Le 27 mars, le conseil scientifique du CNGE a également recommandé aux médecins généralistes de ne pas prescrire ce médicament en ambulatoire pour la prise en charge du Covid19. […]

Les jours qui viennent permettront d’avoir des réponses scientifiquement validées et il appartiendra ensuite au Gouvernement d’agir rapidement en matière d’accessibilité, d’autorisation, de limitation ou d’interdiction d’utilisation.

Les médecins doivent aujourd’hui agir en professionnels responsables qu’ils sont, et attendre la confirmation ou l’infirmation de l’utilité de la prescription de ce traitement. Il n’y aurait en effet rien de pire pour nos concitoyens que le sentiment d’un espoir déçu, ou de voir un traitement dont les premières preuves d’efficacité seraient avérées, rendu indisponible à la prescription ou à la délivrance par un usage non maîtrisé.

L’Ordre des médecins appelle les chercheurs français à continuer de faire ce qui les grandit : chercher, prouver et innover, et les médecins français à continuer de faire ce qui doit être fait : utiliser des thérapeutiques éprouvées et ne pas devenir otages d’un emballement médiatique entre scientifiques s’affrontant par médias interposés. »

Signalons cependant qu’on resté stupéfait devant l’inaction du Conseil de l’Ordre, qui laisse des médecins se prononcer dans les médias sans la moindre précaution oratoire, semant le trouble dans l’opinion, en violation de leur Code de Déontologie (source) :

« Lorsque le médecin participe à une action d’information du public de caractère éducatif et sanitaire, quel qu’en soit le moyen de diffusion, il doit ne faire état que de données confirmées, faire preuve de prudence et avoir le souci des répercussions de ses propos auprès du public. Il doit se garder à cette occasion de toute attitude publicitaire, soit personnelle, soit en faveur des organismes où il exerce ou auxquels il prête son concours, soit en faveur d’une cause qui ne soit pas d’intérêt général. » [article 13 du Code de déontologie médicale, codifié dans l’article R.4127-13 du Code de la Santé publique]

Rappelons que ce même Conseil a sanctionné durement, il y a moins de 2 mois, des médecins qui avaient simplement critiqué durement l’homéopathie (source) :

5-6 L’Institut Pasteur

Communiqué de Marc Lecuit, Responsable de l’Unité d’Infection Biologique, Institut Pasteur, 23 mars 2020 (source) :

« Il est connu depuis bien longtemps que la chloroquine (C) et son dérivé l’hydroxychloroquine (HC) inhibent in vitro la réplication des virus enveloppés dont le relargage du génome dans le cytosol par fusion de la membrane virale avec celle de l’endosome requiert une acidification. En effet, ces drogues bloquent l’acidification du pH endosomal. Ces données sont bien connues des virologues. Il a été montré il y a quelques semaines que, comme attendu, la C et l’HC ont une activité antivirale sur le SARS CoV 2 in vitro (1,2).

Il est possible que la C et l’HC agissent également par d’autres mécanismes, et cela doit être étudié. Cela n’implique pas nécessairement cependant que ces drogues ont une activité antivirale in vivo chez l’être humain. Il y a eu en effet moult essais décevants, concernant le virus de la dengue (pas de bénéfice) ou du chikungunya (effet délétère), donc conclure que ce traitement va être efficace avant de l’avoir testé est problématique. L’article du virologue X. de Lamballerie explique bien cela (3). […]

Didier Raoult […] a également décidé de démontrer que l’HC a une efficacité in vivo contre le SARS-CoV-2 en conduisant une étude, dont les résultats viennent d’être publiés (6). La suppl. fig. 1 illustre que ces résultats sont préliminaires. Seul la charge virale chez des patients asymptomatiques ou peu graves a été évaluée. Il semble que certains de ces malades étaient en fin d’infection (7). D’autre part les conditions de la publication de cet article ont soulevé des questions (8).

Ces interrogations ne veulent absolument pas dire que l’HC n’a pas d’intérêt dans le traitement du COVID. Pour le savoir, il faut l’évaluer scientifiquement en suivant la méthodologie des essais cliniques. Ceci est en cours dans des essais qui prennent un peu de temps car travailler avec méthode le nécessite, même dans l’urgence. Au cas où une réelle efficacité antivirale / SARS-CoV-2 est prouvée, ce que tous souhaitent, il faudra préciser les indications d’un tel traitement : en prévention, pour traiter tous les cas et leurs contacts en sortie de confinement et empêcher la reprise de la transmission ? En prévention d’une infection grave chez les personnes à risque d’en développer (définir cette population). En traitement de la maladie grave ? Peut-être pas uniquement car à ce stade, l’aggravation brutale qui survient (ARDS) n’est sans doute pas uniquement la résultante d’une réplication virale incontrôlée mais d’une réaction inflammatoire qui s’emballe. C’est la raison pour laquelle sont aujourd’hui testées des drogues telles que des anti IL1 et IL6, qui pourraient avoir un intérêt. […]

D’autre part ces molécules, quand bien même elles sont utilisées avec succès dans l’équipe de Didier Raoult et au-delà depuis de nombreuses années, ne sont pas dénuées de toxicité, surtout si elles sont utilisées à grande échelle. La C/HC allonge le QT, et peut donc engendrer des arrêts cardiaques, et ainsi provoquer plus de morts que sauver de vies s’il est utilisé sans discernement. De plus l’azithromycine, qui est proposée en association et pourrait avoir un intérêt également, augmente également le QT. Il apparaît donc potentiellement dangereux de proposer ce traitement de masse sans en avoir évalué les conséquences éventuelles.

Ceci n’empêche pas de nombreux collègues cliniciens, en France et dans le monde, d’utiliser l’HC dans la prise en charge du COVID, dans l’attente des résultats des essais cliniques, compte tenu de la gravité de la situation. Cette approche est différente de la communication au grand public d’informations qui semblent définitives alors qu’elles ne le sont pas. »

5-7 L’OMS

Mais nous verrons dans le billet suivant que les problèmes scientifiques ne se limitent pas à cet essai clinique…

436 réactions et commentaires - Page 2

  • Claude MAURIER // 11.04.2020 à 12h40

    Ce rabâchage peut devenir obsessionnel et à ce stade, en ayant cherché ailleurs les éléments d’analyse, et médité j’attends maintenant les résultats après confinement. Cet acharnement contre les options plus pratiques du Dr Raoult m’a vraiment lassé.

  • Françoise // 11.04.2020 à 12h52

    Il serait bon d’avoir un débat dépassionné sur le sujet.
    Dans cette émission (lien ci-dessous), le chef du service virologie de l’hôpital Henri Mondor de Créteildit très bien et en quelques mots ce qu’il serait souhaitable de faire pour dépassionner le débat : de véritables études sur le traitement proposé par le Pr. Raoult, conduites de façon indépendantes (l’étude Discovery étant une étude n’appliquant pas la « recette » du Pr. Raoult). Pourquoi est-ce que ce travail n’a pas été entrepris ? De plus, je signale au passage que le ProfesseurJean-Michel Pawlotsky, dès le début, rend hommage aux qualités de chercheur du Pr. Raoult, que tant de gens décrivent comme un charlatan et un gourou de façon stupide et inepte. Traiter les gens en désaccord acvec OB de « Raouliens », ce n’est pas très respectueux non plus !
    https://www.youtube.com/watch?v=nsMNnFp4AD4

    • Bientôt 78 ans // 11.04.2020 à 13h05

      « Raouliens », « réchauffistes », «catastrophiste », « effondrementiste», «populiste » (?), etc… on connaît bien ici la « méthode »…

      • Séraphim // 11.04.2020 à 17h01

        Le discrédit systématique de l’autre est une caractéristique du pervers narcissique selon les psys.

    • Macarel // 11.04.2020 à 14h34

      Pour être dans les clous de la méthodologie orthodoxe, il faudrait faire une expérience en double aveugle de l’application du traitement proposé par le Pr Raoult. A savoir appliquer le traitement en phase pas trop avancées de la maladie, sur un groupe recevant un placébo et un groupe recevant le traitement. Sans que le patient sache s’il appartient à un groupe ou à l’autre.
      Ceci suppose que l’on soit en mesure de tester la positivité des patients dans les premiers jours de l’infection.
      Donc dès qu’il contacte le médecin en lui faisant part de symptômes attribuables à ce virus.
      Or jusqu’à nouvel ordre il faut laisser ces patients « se soigner » chez eux avec du Doliprane…
      Ce qui fait que n’arrivent dans le système hospitalier que des cas graves, pour lesquels le traitement est d’après le Pr Raoult lui même inopérant, voire dangereux. Or, les autorité sanitaires n’ont autorisé le traitement qu’en toute dernière extrémité. Cherchez l’erreur !
      La vérité, c’est qu’en l’absence de moyens de tests efficaces et en nombre suffisants, l’on ne peut mettre en place l’expérience en double aveugle. Ensuite, à supposer que l’on aurait ces moyens de test pour sélectionner les deux groupes « cobayes », personne ni dans le personnel médical, et encore moins dans le personnel politique n’est prêt à se charger de donner le feu vert à un tel test, sur ces « cobayes ».
      Donc, l’on n’aura les résultats que sur les cas graves pour lesquels le traitement est notoirement inopérant, voire dangereux, et la conclusion de « Discovery » sera que le traitement ne marche pas ou aggrave l’état du patient
      CQFD

      • Macarel // 11.04.2020 à 14h39

        Et tout ça, ça n’a rien à voir avec la science et tout à voir avec la politique…
        Les décisions c’est de l’ordre du politique.

        • Bientôt 78 ans // 11.04.2020 à 15h26

          Permettez, Macarel… Derrière le (et en appui au) Pouvoir (politique), il y a surtout la rapacité financière et corporative de tous les types de Requins.

        • Leterrible // 11.04.2020 à 16h24

          Et ce qui sera tristement passionnant au moment qui se rapproche où la « communauté académique médicale française » affirmera haut et clair que  » la CLQ » est à REJETER …((ce qui est inévitable puisque le test « reconnu » DISCOVERY fournit la CLQ SEULEMENT à des patients en ÉTAT GRAVE…contrairement à « notre » Didier qui veut traiter IMMÉDIATEMENT TOUT AU DÉBUT avec la combinaison HCQ + AZIT ))…….
          ce qui sera tristement passionnant (et dramatique) c’est d’anticiper quel sera le comportement de l’équipe de D.Raoult … S ‘ INCLINERONT-ILS…??
          Et les//SES patients dans tout ça..? Aussi bien les « en traitement » que les candidats futurs ne jurant mordicus que par le « protocole Raoult » et faisant la file chaque jour la PEUR et l’ESPOIR mêlés…!

          • Castellion // 11.04.2020 à 20h05

            L « communauté académique médicale française » affirmera haut et clair que.patati, patata… Soit, elle peut affirmer ce qu’elle veut. Radoto, ergo sum comme aurait pu dire Thomas Diafoirus. Pendant ce temps ,le virus continue son petit bonhomme de chemin et s’installe pour quelques années …. aussi en dehors de France – à lire ce Blog, on finit par oublier qu’il se gausse des frontières- et de nombreuses études sont en cours en dehors de France. En France, la question est : »quelle est l’efficacité du Chloro », efficacité évaluée selon les règles des protocoles double-aveugles. Dans d’autres pays, des études similaires sont lancées, mais elles sont jugées insuffisantes car l’expérience du comportement de ce virus fait apparaître des facteurs supplémentaires ce qui amène à modifier les protocoles. L’objectif n’est pas de s’en tenir à une méthode admirable d’intelligence statique , mais de réussir à mieux soigner les patients: donc suivi dynamique minutieux des patients avant, pendant & après le traitement et tâcher de démêler les facteurs qui ont déterminé guérison ou aggravation. Aucune règle statistique n’est d’application. Il est fort probable que les conclusions les plus utiles ne viendront pas de France, sinon peut-être de Massalia. C’est que le Saint-Office de l’Inquisition veille …..Et s’il a décidé que 2 +2 font trois – je me trompe, c’est 5) =tu ne peux pas prétendre que c’est 4
            Bref, si les résultats ne sont pas à la hauteur, comme la méthode est parfaite, la seule explication est que le comportement du virus n’est pac correct

            Par ailleurs Discovery démarre mal
            PS: Raoult ne s’inclinera pas

          • Leterrible // 14.04.2020 à 11h53

            ATTENTION Voir le contenu rectificatif à mon commentaire précédent (16h24)….posté le 13/04 à 13h15 (partim 3) ……..
            La lecture de LibéCheckNews amène à conclure que les infos dans toute la presse jusqu’à cette info sont erronées…..Discovery permet(trait?) d’inclure des malades en DÉBUT de traitement..!!

      • Serge F. // 11.04.2020 à 15h56

        Si le traitement de Raoult marche, avez-vous songé au groupe qui n’aura pas reçu le traitement? Ce protocole de test pose un problème éthique de taille. Il faut en trouver un autre.

        • Macarel // 11.04.2020 à 16h33

          Justement, je voulais compléter sur la question éthique d’une telle méthode de validation.

          Dans la mesure où l’on teste que sur deux population en début d’infection :

          – Si le traitement de Raoult marche il éviterait à ces patients, tous ou presque, de se retrouver en réanimation.
          Reste à les suivre par rapport à d’éventuels effets indésirables, qui devront être rapportés s’ils se produisent et avec quelle fréquence.

          – Si le traitement ne donne pas les résultats escomptés, il est vrai que dans ce cas c’est très problématique, car les risques d’effets indésirables existeront, sans bénéfice pour le patient, qui risque de cumuler les risques du traitement et du virus.

          Pour ceux qui ne recevraient pas le traitement, ils ne risqueraient pas les effets indésirables du traitement, par contre ils seraient plus en risque d’aller en réanimation. On peut souhaiter qu’étant suivis depuis le début de l’infection ils soient sortis d’affaire par un traitement adéquat en réanimation.

          Il est certain que d’un point de vue éthique, la prise de décision n’est pas simple.

          Dans tous les cas l’objectif d’un tel test serait de mesurer si ce traitement éviterait de se retrouver en réanimation aux patients à qui il aurait été administré, tout en ne présentant pas ou peu d’effets indésirables.

          Le cas qui éthiquement pose le plus de problèmes est celui où le traitement ne donnerait pas les effets escomptés et où les effets indésirables se manifesteraient de façon non négligeable.

          Un protocole alternatif, d’accord, lequel ???

        • Macarel // 11.04.2020 à 16h53

          Je sais, j’en suis bien conscient, mais quel protocole peut à la fois garantir une rigueur scientifique telle que réclamée par les détracteurs du « druide de Massilia », et ne priver aucun patient de « l’expérience » de validation, de toutes les chances de se tirer d’affaire ?

          S’il y en a un je suis preneur…

          On est dans un cas typique où rigueur scientifique et désir légitime et humain de sauver le maximum de patients ne sont pas facilement conciliables.

          N’oublions pas tout de même, que le but de ce test n’est pas de voir si le traitement du Pr Raoult est efficace sur les cas les plus graves, mais plutôt de voir s’il évite sur des cas pris en charge très tôt aux malades de se retrouver en réanimation. Bien évidemment, en faisant un suivi rapproché d’éventuels effets indésirables.

          C’est d’ailleurs, je pense ce qui motive l’intérêt du gouvernement, vu que les places en réanimation sont notoirement rapidement saturées dans une épidémie comme celle à laquelle nous sommes confrontés. Places, que ce gouvernement et ses prédécesseurs, ont réduit comme peau de chagrin pour raison d’économies budgétaires.

          • Serge F. // 11.04.2020 à 19h31

            Les statistiques sont là pour nous aider. Une solution est de ne pas se constituer les échantillons à l’aveugle en laissant le choix aux patients de prendre le traitement ou pas en l’informant de notre inconnaissance et des risques encourus. Et n’oublions pas que des personnes ne pourront pas le prendre à cause de ses effets secondaires qui pourraient être pires dans leur cas que les risques que la maladie elle-même leur fait encourir.

          • Serge F. // 11.04.2020 à 19h45

            Comme le traitement de Raoult n’a pas été validé stricto sensu, pour résoudre le problème éthique, l’échantillon test peut être constitué de ceux qui refuseront de prendre le traitement et de ceux qui ne pourront pas le prendre. On ne peut forcer personne à se soigner surtout si le traitement proposé est incertain et comporte des risques, et l’on ne peut être responsable d’une chose que l’on ne connaît pas encore. Le but de ce test n’est pas de vérifier l’effet placebo supposé d’un traitement.

            Il existe peut-être d’autres solutions, mais elles ne me viennent pas à l’esprit. Je ne suis pas chercheur dans ce domaine sensible.

  • MBO-CH // 11.04.2020 à 12h56

    « Depuis le 27 mars, cinquante-quatre cas de troubles cardiaques dont sept morts soudaines ou inexpliquées (trois de ces personnes ont pu être sauvées par choc électrique) relatifs à ces médicaments ont été analysés […] Le nombre total de personnes qui ont reçu ce traitement en France n’est pas connu avec précision. »

    Peut-on disposer des données brut relatives à ces 54 cas? Qui sont-ils, quel age? Quelles circonstances? A quels endroits, quels moments?

    Car enfin, si l’on peut admettre qu’il faut être prudent et demander une totale rigueur sur les informations allant dans le sens du Pr Raoult, il faut aussi le faire pour les informations allant en sens inverse. Dans le cas présent les sources (Le Monde) semblent pour le moins légères et, quoi qu’il en soit, parfaitement insuffisantes.

    Il faut savoir raison garder Olivier et s’imposer la même rigueur que l’on requiert aux autres. Objectivement ce n’est pas le cas pour cette série d’article.

    • Bientôt 78 ans // 11.04.2020 à 16h36

      « … il faut aussi le faire pour les informations allant en sens inverse… »?

      *

      Ce n’est pas en fermant les commentaires comme on a fait, et plus d’une fois, qu’on y parviendra…

  • Serge F. // 11.04.2020 à 12h57

    Dites Olivier Berruyer, cela fait des semaines que j’observe votre obsession contre Raoult article après article. C’est quoi votre problème ? En plus, vous occultez le fait qu’il est probable qu’une bactérie du microbiote intestinal entre méchamment en jeu dans la maladie.

    • Macarel // 11.04.2020 à 14h09

      Le média TV prépare une enquête sur « L’affaire Raoult », attendons de voir ce qu’ils en disent…

      https://www.youtube.com/watch?v=tJO_UbEhFbY

      • Serge F. // 11.04.2020 à 15h03

        Ce sont surtout aux scientifiques de tester objectivement le traitement de Raoult. Le personnage m’intéresse personnellement peu. Il y a un débat hystérique à son sujet (le professeur Raoult est quand même un éminent scientifique reconnu par ses pairs qui s’est intéressé à la maladie de Whipple, par exemple). Si ce sont ses cheveux longs qui choquent, comme les coiffeurs sont confinés nous auront bientôt tous son look (c’est une blague, pas la peine de modérer ce passage).

      • fanfan // 12.04.2020 à 21h45
  • Fridorik // 11.04.2020 à 12h57

    Merci à « Les Crises » pour leur énorme travail de recherche, toujours intéressant, même lorsque l’on n’est pas d’accord. Serait-il possible de faire le même travail sur l’étude « Discoveriy » ? (et peut-être même d’autres études en cours). Les études de terrains (toujours imparfaites) et les études scientifiques (avec la rigueur qui va bien, mais toujours imparfaites aussi, longue à produire et discutables au même titre) semblent se télescoper dans les médias. Le problème est que les gesticulations des uns et des autres par médias interposés ne parlent jamais des résultats immédiats, on se concentre sur la forme et peu sur le fond finalement. La médecine a toujours été une sorte de cuisine avec des recettes plus ou moins efficaces les paramètres sont tellement nombreux, seuls les essais/erreurs font avancer le schmilblick. Imaginez un Chef étoilé faisant une étude « scientifique » de ses trouvailles….non, il trouve ça bon, alors il essaie de le reproduire jusqu’à maitriser l’ensemble de la versatilité des saveurs, du gout et des sensations que cela procure chez qui le déguste…Tout est affaire de proportions et d’équilibre…. de la cuisine en somme. La médecine est pareille à la cuisine avec beaucoup plus ingrédients. A se focaliser sur les maths en oubliant d’étudier les évènements passés et l’histoire des sociétés humaines, on passe à coté de l’essentiel.
    Qui sauvent des gens dans cette affaire? Le conseil scientifique? Les discours guerriers ? Les modèles mathématiques? Bien sur que Non ! Seuls les gens de terrain sauvent des vies, eux seuls…

  • Socrate // 11.04.2020 à 13h02

    C’est une analyse brillante qui a demandé un travail considérable.
    Mais un point essentiel n’est pas traité :
    A savoir ce qui s’oppose à un essai randomisé ,non pas de la hydroxichloroquine seule mais de la hydroxichloroquine +azithromicyne. C’est cette absence d’étude,rarement avouée qui entretient le soupçon et une polémique grave car elle donne le sentiment que l’on refuse de tester une opportunité capable d’alléger la mortalité. On pressent que des études historiques auront lieu plus tard à partir des dossiers des patients hospitalisés en France et ailleurs et des freinages plus ou moins rapides de la contagion en fonction de l’utilisation ou pas du protocole Raoult.
    Si des effets positifs soit en termes de létalité directe ,soit en termes de létalité indirecte(par suite de diminution de la contagion et freinage de l’épidémie) sont avérés ,quelle sera la défense de ceux qui nous font encore croire que Discovery teste le protocole Marseillais

    • françois marquet // 11.04.2020 à 17h39

      Une étude démarre en Occitanie, Covidoc, qui testera le protocole Méditerranée-Infection suivant les standards scientifiques.https://fr.wikipedia.org/wiki/Covidoc_(essai_clinique)
      Elle prendra du temps mais au moins elle testera ce dont il est question à savoir HCQ+AZT aux bonnes doses.

      • Leterrible // 11.04.2020 à 21h15

        …  » Elle prendra du temps mais au moins elle testera ce dont il est question à savoir HCQ+AZT aux bonnes doses. » …

        ET AU « BON » MOMENT .??? à savoir : le plus tôt possible au tout début des symptômes..(après ECG et TEST + )
        ???

  • LibEgaFra // 11.04.2020 à 13h09

    Ah bon, si Le Monde, etc. disent que la Terre tourne autour du soleil, il ne faut pas les croire?

    • Emma // 12.04.2020 à 16h59

      Si Macron, Buzin et tous les serviles services nous le serinaient du matin au soir, on pourrait se demander ce que ça cache !

  • Marc // 11.04.2020 à 13h17

    « Pourquoi ne pas laisser les médecins décider selon chaque cas?  »
    Reponse logique : parce qu’un objectif ultérieur est visé… de là à dire qu’il est malsain, il n’y a qu’un pas… par contre, s’il existe, il est inconnu de toi et moi.

  • Galileo // 11.04.2020 à 13h51

    1- l’étude Chorin et al. ne semblant pas disposer d’un groupe témoin ( cocasse quand on sait que c’est sur ce même point que les détracteurs de Raoult l’attaquent), elle ne démontre en rien que les 11% d’intervalles QT anormaux sont provoqués par l’association Hydroxychloroquine+ Azythromicine. Ces troubles cardiaques peuvent parfaitement trouver leur origine dans une réaction de l’organisme face au virus et notamment à la fièvre.
    Navré, mais ce seul point, s’il est avéré, fiche tout votre argumentaire par terre.

    2- Si on applique votre argument de base dans ce billet, « lire les notices d’effets secondaires », on abandonne toute médecine chimique puisqu’elle est essentiellement axée sur des remèdes de synthèse qui disposent TOUS SANS EXCEPTION de plusieurs effets secondaires. On peut donc attendre de vous que vous proposiez une solution donc 100% naturelle au Covid19 sinon vous ne feriez qu’accomplir là un acte de critique destructrice?

    • Armiansk // 11.04.2020 à 20h57

      Je ne peux qu’apprécier la pertinence de vos deux points. C’est assez rare de trouver une bonne critique contre l’article (même si ça arrive, ne le nions pas) pour le souligner.

      j’apporterais juste deux bémols : une partie de l’argumentaire n’est pas liée à Chorin et coll. ; la distinction chimique↔naturelle n’a pas grand sens, et n’a pas du tout de sens sur les effets secondaires.

  • Redford // 11.04.2020 à 14h10

    Bon mes deux cents – plutôt que de nous pondre des pensums trop long pour être honnêtes, faites simple.

    Sur 1000 personne qui rentre chez Raoult pour COVID, combien reparte les pieds devant.
    La même sur un hopital qui ne suit pas son protocole.

    Si ces données sont impossibles à avoir publiquement, alors c’est le problème sur lequel se concentrer, parce qu’il n’y a pas de raison acceptable que ça soit le cas.

    Le reste, c’est du noyage de poisson à grande échelle et ça se voit.

  • Françoise // 11.04.2020 à 14h24

    Tiens, puisque les Crises ne font pas le travail : un article qui pourrait les éclairer :
    https://www.marianne.net/societe/118000-euros-de-msd-116000-euros-de-roche-faut-il-s-inquieter-des-liens-entre-labos-et

  • pas touche au grisbi // 11.04.2020 à 14h28

    Je suis personnellement très content que cette période soit arrivée..

    lecteur de nombre d’articles sur ce blog des CRISE (plus les différentes vidéos de Mr Berruyer) , j’avais un à priori favorable et sans arrière pensée, en me disant que si des cabots des milliardaires aboyaient, c’est qu’il levait des lièvres qui génaient.. eh oui !!! quand on est sentimental on choisit vite un porte drapeau comme ça, sur des critères branlants.

    Cet article étant probablement compréhensible et vérifiable par une poignée d’individus de la discipline, il ne m’apporte strictement aucun jugement de valeur , à part peut être me demander si Raoult n’a pas fait une vacherie au proprio il y a quelques années …. héhéhé (oui je sais, rien à voir avec le médical.)..

    A présent, je vais regarder à deux fois, et prendre chaque info, chaque texte, chaque analyse avec des pincettes..

  • Kass // 11.04.2020 à 14h50

    « La polémique fait rage autour de la chloroquine, sur son efficacité ou ses effets secondaires. En Suisse, on parle moins de ce médicament, mais on l’utilise beaucoup. Au CHUV, à Lausanne, il a été administré à 40% des patients hospitalisés, et aux Hôpitaux universitaires de Genève, à plus de la moitié. »
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/11238116-la-majorite-des-patients-hospitalises-aux-hug-recoivent-de-la-chloroquine.html

  • alain // 11.04.2020 à 14h51

    C’est curieux, je reproduit un extrait de Franceinfo, et je suis signalé comme SPAM !

    L’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine a lancé un avertissement lundi 30 mars contre la prise de chloroquine, ce médicament antipaludique présenté par certains comme un remède miracle contre le coronavirus Covid-19, après avoir relevé des cas de toxicité cardiaque. Ces personnes « avaient des symptômes du Covid et ont pris tout seul, a priori sans avis médical, ces médicaments, certains se sont même retrouvés en réanimation »,

    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/chloroquine-l-ars-de-nouvelle-aquitaine-alerte-sur-le-risque-d-automedication_3891693.html

  • Marc // 11.04.2020 à 15h00

    Un article truffé de fake news et biaisé voila les preuves :

    « 53 cas d’effets indésirables cardiaques ont ainsi été analysés, dont 43 cas avec l’hydroxychloroquine, seule ou en association  »
    (billet officiel de l’ansm cité dans le monde cité dans cet article.)

    43 et non pas 54 déja.

    Pourquoi ne pas avoir precisé que il s’agit de cas relevé en particulier « lorsqu’ils sont utilisés en dehors des essais cliniques. »
    Donc 43 cas a l’echelle de toute la france, en comptant les cas d’auto-medication, de prescriptions plus ou moins illegales et sans suivi medicale serieux en hopital.

    Par rapport au test a wuhan cité dans cet article, il s’inscrit dans une batterie de test, les resultats : « Le 17 février dernier, le Conseil des affaires d’État, la plus haute autorité administrative de Chine, avait organisé un point de presse pour présenter les résultats des essais cliniques, conduits par les experts chinois qui furent les premiers à informer la communauté internationale sur le rôle utile pouvant être joué par l’hydroxychloroquine, sous forme de phosphate, dans l’inhibition du coronavirus et sa guérison plus rapide »

    Pour la meme batterie de test : »Suite à ces découvertes, Mme Sun Yanrong, vice-directrice du Centre national chinois pour le développement de la biotechnologie, a confirmé le 4 février, lors d’une conférence de presse (..), un effet avéré de la chloroquine dans l’inhibition de l’infection par le nouveau coronavirus. »

  • asphalte 94 // 11.04.2020 à 15h02

    Comment expliquez vous que les Bouches du Rhone est le plus bas taux de mortalité de France ?
    Hospitalisation / mort
    Sans doute les effets secondaires du au protocole Raoult ?

  • gina // 11.04.2020 à 15h06

    Le VIOXX comme un bon nombre de médicaments a fait l’objet des études que les détracteurs du traitement du Pr Raoult appellent de leurs voeux On a vu le résultat : Scandale sanitaire sur scandale sanitaire
    Partir du réel, c’est ce que le Pr Raoult fait avec son traitement qui répond à l’urgence du moment Azythromicine+Hydrochloroquine…Et ça marche

    • Arno // 11.04.2020 à 15h54

      ça marche ? Tu as vu ça où ? Ah c’est lui qui le dit !

      • olivier77 // 11.04.2020 à 18h14

        https://www.vosgesmatin.fr/sante/2020/04/10/un-medecin-mosellan-constate-l-efficacite-d-un-protocole-a-base-d-azithromycine
        Au moins, ils y en a qui essayent de trouver des solutions, plutôt que de passer du temps sur les plateaux TV.

        • Silk // 11.04.2020 à 22h14

          Rien que le sous-titre contredit l’affirmation « ça marche ».
          Le voici :
          «  Tablant sur l’azithromycine SANS recourir à l’hydroxychloroquine prônée par l’infectiologue Didier Raoult, ils ont constaté une chute nette des hospitalisations de leurs patients traités.»

          Puis dès le début :
          « Médecin généraliste à Créhange, Jean-Jacques Erbstein a testé sur ses patients atteints par le coronavirus, un protocole médicamenteux excluant la controversée hydroxychloroquine, mais mettant en avant l’azithromycine qui entre, elle aussi, dans la combinaison thérapeutique prônée par le professeur marseillais Didier Raoult.»

          Merci de vérifier votre lien si c’est une réponse à une question précise car vous n’êtes pas dans la bonne discussion sinon.
          Par contre cet article est très intéressant (mais comme il est dit c’est de l’empirique)..

  • GEBE // 11.04.2020 à 15h10

    Covid19 –
    Enfin une bonne explication et surtout un traitement possible se rapprochant de celui du Pr Raoult.

    ALERTE – NOUVEAU TRAITEMENT – A DIFFUSER !

    https://www.youtube.com/watch?v=giyZvits7DU

    Voir également les liens en dessous de la vidéo.

    • fanfan // 13.04.2020 à 04h20

      COVID-19: Attacks the 1-Beta Chain of Hemoglobin and Captures the Porphyrin to Inhibit Human Heme Metabolism
      Preprint revised on 07.04.2020, 14:40 and posted on 09.04.2020, 09:54 by liu wenzhong Li hualan

      1. Viral protein infects hemoglobin by the immune hemolysis of red blood cells
      2 This article is for academic discussion only, without experimental prove. we hope that qualified laboratories can do experimental verification .
      3. Since the ability of chloroquine to inhibit structural proteins is not particularly obvious, the therapeutic effect on different people may be different. Due to the side effects and allergic reactions of drugs such as chloroquine, please consult a qualified doctor for treatment details, and do not take the medicine yourself.

      https://chemrxiv.org/articles/COVID-19_Disease_ORF8_and_Surface_Glycoprotein_Inhibit_Heme_Metabolism_by_Binding_to_Porphyrin/11938173

  • Françoise // 11.04.2020 à 15h56
  • alain // 11.04.2020 à 17h12

    Quelqu’un ma agressé me reprochant de ne pas savoir que le traitement de Raoult explosait la posologie usuelle de plaquenil. Et pour cause mon brave @Arno car les doses usuelles issue du Vidal sont claires

    (les 600mg de Raoult pendant 10 jours ne sont pas du délire, d’ailleurs il a même dit qu’ils ne suivaient pas les Chinois qui attaquaient à 2x500mg par jour.)

    sur la base de comprimés de 200mg

    Posologie usuelle :
    Traitement de la polyarthrite rhumatoïde :
    Adulte :
    traitement d’attaque : 2 ou 3 comprimés par jour ;
    traitement d’entretien : 1 ou 2 comprimés par jour.

    Enfant de plus de 6 ans : 10 à 20 mg par kg et par jour, soit pour un enfant de 20 kg, 1 à 2 comprimés par jour.

    Dans le traitement du lupus érythémateux : initialement, 1 à 2 comprimés par jour jusqu’à disparition des lésions. La posologie est ensuite réduite progressivement.

    Prévention des lucites : 2 ou 3 comprimés par jour pendant 3 semaines, en commençant le traitement 7 jours avant l’exposition.

  • Castellion // 11.04.2020 à 17h30

    OB en remet une couche. Nous avons droit aujourd’hui à un cours d’électrocardiographie …. Etc, etc…. . Qu’est-ce qui fait courir OB ? Qu’est-ce qui le pousse, qui le pousse à détruire Raoul de Massalia ? Que représente ce Raoul qui en fait l’abomination des abominations, la bête immonde à éliminer. Cet acharnement est excessif et, comme chacun sait, « Tout ce qui est excessif est insignifiant ». De quoi OB a-t-il peur ? Quel terrible danger OB voit-il? Quelle est votre motivation ? Jouez cartes sur table s.v.p.

      • Castellion // 11.04.2020 à 21h42

        Cet article montre que OB a sélectionné les informations conformes à sa thèse « Haro sur le Raoul ». Mais pourquoi diable cette fixette ?
        Peut-être une réponse à de quoi a peur OB dans https://www.causeur.fr/de-quoi-raoult-est-il-le-nom-175340
        « (le Prof Raoult) a révélé la possibilité d’un populisme surdiplômé sachant se dresser contre les « importants ». C’est déjà la recette éprouvée avec succès par un E.Todd qui se présente comme chercheur à Cambridge et raille (souvent à fort juste titre) la faiblesse intellectuelle des « élites » »
        Les élites vivent souvent dans un monde clos, qui se suffit à lui-même, et qui, selon eux est le seul valable, le seul réel. Ce qui est en dehors est sans intérêt aucun, si ce n’est pour faire tourner les rouages du monde matériel. Parfois ce monde extérieur grogne mais rien ne lui permet d’organiser sa grogne. . Il ne maîtrise pas les moyens de formuler, d’exprimer son vécu, ses besoins, ses projets d’une façon structurée de haut niveau afin de discuter/négocier d’égal à égal avec les « importants ». Et BOUM ! Catastrophe : si un ou plusieurs « importants » passent de l’autre côté. L’inégalité de compétence intellectuelle est balayée, en outre les transfuges connaissent à la fois les forces des importants et celles des « non-importants »= ils sont donc en position de force. C’est pas tout. Ces transfuges connaissent parfaitement les faiblesses des « importants »…gare aux talons d’Achille !!!.. Bref, ces « transfuges » sont TRES dangereux. .

        • Christian Bernard // 12.04.2020 à 07h24

          Intéressant !
          (je suis court, mais c’est parce que le « pouce bleu » étant supprimé, je le remplace par cette modeste appréciation)

        • Séraphim // 12.04.2020 à 10h10

          Todd parle en effet, avec justesse, de « cette cascade de mépris » qui caractérise la société française actuelle, et puis des « loosers d’en haut » ainsi que « en haut le taux de crétins diplômés progresse ». Je n’aurais jamais soupçonné à quel degré de vérité pratique on pourrait vérifier ses découvertes…

  • catherine // 11.04.2020 à 17h34

    Croyez-vous que Raoult, se serait permis de dire qu’il n’a enregistré aucun cas d’effet cardiaque indésirable, sur les mille premiers malades traités, au Président de la République venu lui rendre visite sur le site de l’IUH ?

    Il faut peut-être arrêter de dérailler et de psychoter !

    Et ne pas oublier qu’il y a au bas mot 10 000 morts et 130 000 hospitalisations par an à cause des médicaments. Ça c’est permis ? On ferme les yeux là ?

    Et savez-vous qu’elle est la personne politique qui en parlé pour la première fois ? Et bien c’est Douste Blazy ministre de la santé à l’émission, je crois, 100 minutes pour convaincre. Et c’est pas d’hier, ça vous donne une idée des morts par médicament depuis le temps. Quelque chose comme 160 000 morts ? Une bagatelle ?

  • Arcousan09 // 11.04.2020 à 17h39

    Franchement il n’y a pas besoin de ce médicament pour avoir des troubles du rythme cardiaque …
    Ces troubles peuvent survenir spontanément ce qui explique pas mal de morts subites par micro infarctus sur le faisceau de His entre autres …
    Attendons lundi soir et si ça se trouve celui qui prendra la parole fera peut être une volte face complète comme il en a les secrets, il nous a déjà fait le coup avec les masques …. alors une farce de plus ou de moins …
    Si jamais c’est le cas je voudrais être petite souris pour voir la déconfiture de tous ceux qui se sont autoproclamés être « experts » afin de graviter dans les hautes sphères de l’état

  • Christobal // 11.04.2020 à 17h41

    Ce qui me gêne avec vos articles fouillés: il y aurait Raoult le truqueur et la vraie science… Ça me paraît naïf. Oui Raoult bidouille, va vite, est dans un biais de confirmation, est mégalo, autoritaire, etc. Mais C aussi un esprit libre avec des idées. Ce que vous ne voyez pas : toute la médecine souffre des querelles d’égos, du carriérisme et de l’autoritarisme des mandarins (Raoult n’est pas le seul), ainsi que des relations incestueuses avec les Labos et des compromissions. Ceci au détriment des patients. C toute la médecine moderne et ses institutions qui sont plus que critiquables actuellement. Il y a aussi une querelle entre, pour caricaturer, méthodologues et cliniciens. De ce point de vue, et malgré ses travers, Raoult pose des questions intéressantes. Vous avez choisi les méthodologues. Comme un type issu d’une grande école, un bon élève, qui voit le monde à travers les stats et derrière un ordi. Vous croyez que les études randomisées sont au dessus de tous soupçons? Sur les risques de la chloroquinine et du protocole, C qd même gonflé de la part de représentants d’une médecine moderne, laquelle intoxique beaucoup de gens avec des médocs et de nouvelles molécules (combien de maladies iatrogènes en France? Combien de psychotropes ou de médocs contre le cholestérol prescrits à tort? Etc.). Je ne soutiens pas Raoult. Mais vous n’avez plus aucune neutralité. Vous êtes en croisade sous couvert d’esprit critique.

    • Séraphim // 12.04.2020 à 10h29

      Euh, très juste, sauf « un élève de Grande Ecole ». Non merci, on ne mélange pas les torchons et les serviettes. Il est vrai que l’Education Nationale elle-même pratique depuis 30 ans la déstructuration et la dévalorisation des Grandes Ecoles, mais il reste encore beaucoup de diplômés à l’ancienne dont je doute qu’ils gobent une critique aussi pauvre

  • Macarel // 11.04.2020 à 17h41

    Quoiqu’il en soit, dans tous les pays les médecins tâtonnent !

    https://www.franceculture.fr/sciences/covid-19-en-france-italie-espagne-allemagne-comment-les-medecins-sattaquent-a-la-maladie

     » Pour autant, il est évidemment bien trop tôt pour tourner la page. « Ce n’est qu’un sentiment, pas une prédiction scientifique », précise d’emblée le professeur Schulz, mais selon lui, ce virus va encore « nous occuper pendant au moins deux ou trois ans : ce ne sera pas la même situation à gérer évidemment, mais il y aura de nouveaux cas et les personnes âgées vont vivre plus dangereusement ces prochaines années ».

    Plus besoin de réforme des retraites avec ce virus…

  • petitjean // 11.04.2020 à 18h22

    Je ne comprends pas cet acharnement contre le professeur Raoult et sa méthode !?
    Acceptons la contradiction avec cet article très perturbant :
    https://ripostelaique.com/coronavirus-desinformation-et-hypotheses-sur-le-site-les-crises.html
    pour une lecture attentive………….

  • Turlupino // 11.04.2020 à 18h39

    Un bon travail minutieux d’Olivier Berruyer. Mais comment convaincre les prosélytes de Raoult, qui ressemble de plus en plus à un scientologue. Martin Gardner l’aurait certainement inclus dans son livre « Fads and Fallacies in the Name of Science ».

    • Olivier77 // 12.04.2020 à 12h02

      Ce n’est pas parce le travail d’Olivier est minutieux qu’il est juste et pertinent. Il n’y a pas de prosélytes de Raoult, c’est vous qui mettez votre représentation en classant les gens, tiens vous me faites penser au fils Bush, vous êtes avec nous ou contre nous.
      On est dans de la médecine d’urgence, tout a déjà été expliqué, vous voulez des cobayes qu’on laisserait crever pour simplement étudier !

  • Emmanuel // 11.04.2020 à 19h31

    C’est une tres belle analyse à charge de son essai clinique, mais je n’ai aucune preuve qu’un décorticage aussi poussé ne trouve tout autant de travers dans quelqu’autre autre étude clinique publiée sur un autre sujet tout aussi important et dans un autre institut.
    Il nous manque donc un papier sur une étude similaire qui nous prouve que tout est toujours fait dans les règles de l’art dans ces milieux scientifiques:-) … vous n’aviez pas le temps dans l’urgence de la rédaction ?…. dites vous que eux non plus !

    Je pense que le Pr Raoult en effet n’est pas spécialiste des essais cliniques randomisés (qu’il refuse), – tout comme Mr OB n’est pas spécialiste des infection virales, – et en effet, il est fort probable que cette étude clinique ne soit que le condensé des chiffres et données pour servir ce qu’ils ont observé sur le « terrain » : les malades sortent sains et saufs de l’hôpital avec une charge virale nulle dans le nez. Ça devrait suffire a essayer de sauver des gens, et cela suffit en ce moment à sauver plus de gens que ça n’en tue -si c’était le cas-.
    Plus vous chercherez, et plus vous trouverez une étude qui va vers votre intime conviction Mr OB – sans aller jusqu’à dire que Big Pharma finance ces dernieres -.

  • Alain // 11.04.2020 à 19h57

    Bon pour résumer :
    Apres s’être bien fait peur :

    – L’ANSM publie ses chiffres sur le plaquenil en traitement du lupus et autre : 1 Mort sur 3 ans et 3.000.000 de boites vendues : https://stopcovid19.today/2020/04/10/toxicite-de-lhydroxychloroquine-enfin-les-donnees-de-lansm/

    – La dose de Raoult (600mg) est comparable aux doses prescrites pour lupus ou autre (400 à 600mg), mais sur une durée bien moins longue (10 jours au lieu de mois ou années) : https://eurekasante.vidal.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-jplaqu01-PLAQUENIL.html

  • TAMARAIV // 11.04.2020 à 20h01

    Cette histoire pu depuis le début…SUIS JE LA SEULE à réaliser que cet éminent virologue a manqué à tous ses réels devoirs, en n’informant pas avec son brio de communiquant You Tubeur de l’importance de s’équiper de toute urgence !
    Pour alors qu’il est un virologue reconnu, n’a-t-il pas, étant donné les appuis politiques qu’il a sonné l’alarme sur le besoin d’équipements …masques, combi étanches, Respi…pas virologue, Merckel l’a fait en toute discrétion !
    Commander des N95 pour la population française…Il devait être la vigie sur cette pandémie et que fait il…il balance un pare feu avec son PTC même pas approuvé et testé dans les règles de l’art !
    D’un autre coté, suis qu’infirmière urgentiste depuis 34 ans et il n’y a que 100 % de mes collègues qui sont impactés !

    • Anne // 11.04.2020 à 23h42

      Vous êtes très mal informée. Raoult n’a cessé d’alerter depuis des années (depuis 2003 précisément et son rapport au Ministre de la Santé de l’époque) sur le manque de préparation de la France en cas de pandémie, et cette conviction a tenu semble-t-il une large place dans son obstination à créer un IHU Infections à Marseille. IHU qui tient parfaitement son rôle moteur en ce moment.
      Bien évidemment ce genre d’information n’est pas donné ici par O.B. qui semble avoir perdu toute objectivité au profit d’un acharnement que l’on ne voit habituellement que dans les supports médias idéologiques.

      • Subotai // 12.04.2020 à 02h18

        Heu…
        Didier Raoult
        «  »Ce virus n’est pas si méchant, ce n’est pas un meurtrier aveugle. Le taux de mortalité, estimé aujourd’hui aux environs de 2 % c’est-à-dire équivalent à celui de toutes les pneumonies virales présentes à l’hôpital, va probablement diminuer une fois que les cas qui n’ont pas donné de symptômes seront pris en compte. Sans être devin, je doute que le virus chinois fasse augmenter de manière très significative, chez nous tout au moins, les décès par pneumonie. «  »
        Sources
        https://www.les-crises.fr/le-professeur-didier-raoult-rebelle-anti-systeme-ou-megalomane-sans-ethique/#ancre2
        https://www.lejdd.fr/Societe/le-professeur-didier-raoult-ce-coronavirus-nest-pas-si-mechant-3946957
        Ok, comme d’autres et pas seulement des scientifiques, il râlait pour l’hôpital public qui se barrait en couille.
        Mais pour ce CAS LA, au début, au moment où Buzin (prétend elle) alertait le Gouvernement, il dédramatisait.
        Il aurait du faire, à son niveau, comme Christian Lehmann dans sa commune…

  • Pi // 11.04.2020 à 20h10

    Cher Olivier, j’avoue que vous avez des arguments. C’est du bon travail !
    Et pourtant je suis encore pour laisser la possibilité aux médecins de prescrire ce traitement, avec l’accord du patient.
    Mais justement ils doivent être au mieux renseignés des risques et des précautions a prendre, et vous y contribuez.

    Mais que penserez vous de cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=giyZvits7DU Alerte – Nouveau traitement – A diffuser !

  • PP // 11.04.2020 à 20h20

    Résumons cette longue, très très longue étude portant sur Raoult plutôt que sur son traitement. Après lecture (en diagonale), ce Raoult est donc un nul, un escroc et un mégalomane. Possible…, tout est toujours possible, mais pour équilibrer un tout petit peu cet article à charge, voir inquisitorial on peut lire cet autre article sur le site de Jeune Afrique : https://www.jeuneafrique.com/923934/societe/didier-raoult-lafricain-sur-la-piste-de-la-chloroquine-de-dakar-a-brazzaville/?utm_source=facebook.com&utm_medium=social&utm_content=jeune_afrique&utm_campaign=post_articles_facebook_11_04_2020

  • Phil // 11.04.2020 à 20h44

    Comme il y a énormément de commentaires en amont le mien risque certainement de ne pas être lu sauf par O.B. bien après cette crisette. Donc c’est un message à lire dans un mois à minima.
    Bravo O.B. d’avoir tenu contre vents et marées et surtout l’hystérie ambiente.
    Au passage aujourd’hui à voir le taux de 162 morts par million d’habitants ou 0,016% je ne comprends pas cette hystérie.
    Personnellement je me serais pas usé comme vous, face à la croyance ou l’hystérie, le factuel a peu de chance. C’est se fatiguer pour rien.
    S’il y a quelques années les gens qui venaient sur votre site s’intéressaient aux chiffres et au factuel, maintenant avec son nombre de visites sur le site il peut servir de plateforme à par mal de gens à profil complosiste ou extrémiste. Il ont l’endurance d’un prédicateur, difficile de lutter.
    Bon ben bravo pour avoir tenu mais lutter contre la croyance est usant et j’aimerai que ce site ait une longue vie ne vous impliquez pas trop émotionnellement.
    Dis donc le lecteur, oui toi qui me lis. Il me semble que plus haut j’avais écrit à lire dans un mois. Tu lis cela en pleine crise d’hystérie, gare aux biais.

  • Sergeï // 11.04.2020 à 20h59

    Olivier, maître de la raison quand à la pandémie s’ajoute l’hystérie collective.
    Le mal, le remède et son prophète. Les invariants, 2000 ans plus tard.

  • Catalina // 11.04.2020 à 21h08

    Covid-19 au Sénégal : «Nous ne voyons pas pourquoi nous n’utiliserions pas la chloroquine»
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=127&v=rH9BQOvFpZ0&feature=emb_logo

  • Anne // 11.04.2020 à 23h37

    On tombe dans le pathétique ici, le premier article était déjà pourri de biais mais là j’ai peine à croire ce que je lis, des paragraphes entiers d’ergotages pour essayer de déclarer l’essai clinique « illégal » au motif qu’il serait déclaré à 1 bras alors qu’il y en aurait 3 ou qu’une case du formulaire administratif ne serait pas cochée ??? !!!! c’est du Courteline ?… Le tout pendant que 500 personnes continuent en moyenne à mourir quotidiennement du covid en France. Mais on rêve, enfin on cauchemarde plutôt !
    Pour rappel on a reproché à Raoult d’avoir un groupe témoin dans un autre établissement. La déclaration à 1 bras peut donc se justifier. Par ailleurs ces données sont parfaitement publiques, il est donc facile pour les organismes ayant donné l’autorisation de demander si ils l’estiment nécessaires des explications, sans avoir besoin de Les-Crises. Ils ne l’ont visiblement pas fait.
    Certains ici prennent la grosse tête, cet article à charge de façon obsessionnelle et éhontée indique que la dérive est plus dans le blog qu’à l’IHU

  • Laurence // 12.04.2020 à 00h28
    • Christian Bernard // 12.04.2020 à 07h16

      Mais qui a dit qu’il fallait foncer sur un traitement ? ou s’auto-médicamenter ? ou qu’un quelconque médicament ne connaissait pas de contre-indication ?

  • Serge F. // 12.04.2020 à 03h39

    Voici un retour d’expérience très intéressant sur la prise en charge de malades suspects du covid-19 présenté par le Dr Sabine Paliard-Franco, médecin généraliste à Châbons :

    https://sfgg.org/media/2020/03/protocole-groupe-i-29-mars-2020-bis-suspicions-covid-19-docx.pdf

    Le protocole de soin s’appuie sur un macrolide (Zithromax, Zeclar, Rulid ou Josacine) et dans les cas présentant une pneumopathie mal tolérée, une association avec une C3G (CEFTRIAXONE) ou Cefpodoxime.

    L’usage de chloroquine n’a pas été nécessaire dans ce retour d’expérience.

    Azithromycine est justement un antibiotique de la famille des macrolides, il stimule une réaction antivirale alors que ce n’est pas un antiviral, et il a une action anti-inflammatoire pulmonaire.

    La piste bactérienne venant du microbiote intestinal dans le cadre d’une interférence complexe avec l’infection virale n’est pas à exclure.

    NE PRENEZ PAS CE TRAITEMENT EXPERIMENTAL EN AUTOMEDICATION. Parlez-en à votre médecin si nécessaire.

    • Serge F. // 12.04.2020 à 11h20

      Un médecin mosellan constate l’efficacité d’un protocole à base d’azithromycine :

      https://www.estrepublicain.fr/sante/2020/04/11/un-medecin-mosellan-constate-l-efficacite-d-un-protocole-a-base-d-azithromycine

      Extrait :

      « « Depuis qu’on applique ce protocole, c’est simple, on n’a plus d’hospitalisation. J’ai un retour positif sur une trentaine de patients. Le docteur Gastaldi, sur une bonne centaine. Et le docteur Olivia Van Steen Berghe, sur une trentaine également », dénombre Jean-Jacques Erbstein tout précisant bien que ses conclusions ne reposent pas sur une étude scientifique consolidée : « C’est sûr, on n’a pas de comparaison. Notre méthode est très empirique. Mais, le résultat est là. »

      Le traitement est administré au début de la maladie, lorsque l’infection est diagnostiquée. « Coïncidence, fruits du hasard, je ne sais pas… En tout cas, ça a l’air de bien se passer », termine le thérapeute qui a systématisé sa médication et est convaincu qu’il y a là matière à pousser la réflexion sur l’emploi de cet antibiotique contre le Covid-19 à l’heure où tout le monde se « focalise sur l’hydroxychloroquine, sans vraiment s’intéresser à l’azithromycine », prédominante dans le protocole du professeur Raoult. »

      Il semble très important d’administrer ce traitement au début de la maladie sinon on ne pourrait plus éviter, dans les cas les plus graves, la « cytokine storm », moment ou le système immunitaire s’affole endommageant les tissus et causant une violente inflammation.

      https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30628-0/fulltext

    • Serge F. // 12.04.2020 à 13h39

      La spiramycine et l’azithromycine, deux macrolides, ont des effets antiviraux :

      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30599241

      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25359346

      • Consolo // 13.04.2020 à 19h33

        Merci à tous ceux qui relaient ici les « trouvailles » des médecins dont l’objectif est de pouvoir guérir leurs patients. Je suis très fière de savoir qu’ils ont réussi à contourner l’interdiction gouvernementale d’utiliser la bi-thérapie de l’IHU de Marseille, en remplaçant l’hydroxy truc par d’autres médicaments au long cours et à bas coût.
        Bon les essais ne sont pas « randomisés », ni testés entièrement ou partiellement par des « essais européens », mais ils sauvent des vies et évitent d’encombrer les services de réa, ce qui était le triple but initial de l’IHU de Marseille.
        Que c’est rassurant de savoir qu’on va pouvoir aller chez son médecin (ou lui téléphoner) pour se faire soigner, au lieu de risquer une réa et une injection finale de Rivotril… Et le tout sans ruiner la sécu avec des médicaments à 600 ou 200 euros…
        A moins bien sûr que le succès de ces nouvelles bi-thérapies soient à leur tour interdites pour les mêmes raisons officielles…

  • Pierre // 12.04.2020 à 04h31

    Bonjour. J’avoue que jamais je n’aurais pu imaginer un jour venir lire sur ce site un cours de médecine. OB vous commencez à délirer complètement et votre haine de Raoult transpire à chaque billet.

    Ca sert à quo ice billet? Raoult est un professeur de médecine, il est entouré de toute une équipe, même Douste Blazy qui est cardiologue et qui bosse à Marseille à l’IHU il est au conseil en mode bénévole il me semble, dit lui-même que ce traitement vaut la peine.

    OB qui n’est pas médecin vient nous expliquer que Raoult, Douste-Blazy qui est cardiologue et que TOUTE l’équipe médicale de Raoult composée de nombreux professeurs et médecins brillants, aucun n’a vu les effets secondaires pervers et terribles de l’HC + Azy.

    Envoyez vite votre billet à l’IHU de Marseille vu qu’ils ne sont pas au courant.

    D’ailleurs je me demande pourquoi macron ne vient pas vous voir en personne, pourquoi même n’étes vous pas au conseil scientifique pour conseiller micron? Vu que vous savez tout.

    Raoult serait un pauvre medecin généraliste dans son cabinet qui aurait trouvé ça comme traitement sur ses malades, on pourrait effectivement se dire qu’il ne connait pas tout, il y a de bons et moins bons médecins.

    Mais là Raoult et des dizaines de médecins et profeseurs qui bossent avec lui sur place et tout ce joli monde se plante? Aucun n’avait vu ni compris la toxicité de ce médicament? Seul OB qui a fait une analyse brillante le comprend?

    Prochain billet pour tirer une fois de plus à boulet rouge sur Raoult. Mais à part ça vous dites ne pas être contre lui.

    • red2 // 12.04.2020 à 13h51

      « Raoult est un professeur de médecine, il est entouré de toute une équipe, même Douste Blazy qui est cardiologue et qui bosse à Marseille à l’IHU il est au conseil en mode bénévole il me semble, dit lui-même que ce traitement vaut la peine. »

      Il y a aussi pleins de médecins et de scientifiques qui se posent des questions sur le protocole de Raoult, vous le savez bien… Par ailleurs, prendre Douste Blazy, comme caution intellectuelle ça serait risible si ce n’était pas si tragique (je suis toulousain,on a eu à faire à lui…).

    • Lanterne // 12.04.2020 à 16h25

      Position très hypochrite de ce site qui se cache derrière  » pluralité des opinions  »  » et effet possible de la chlloroquine  » pour recenser uniquement les articles à charge défiant le protocole Raoult !
      Raoult est au moins honnête même si personnalité forte : il propose un ttt base sur expérience et hypothèse et l assume.
      Mr Beruyer feint l honnêteté alors qu il a pris la position de démonter le protocole Raoult…
      J imagine dans le cas de stat qui montre dabs yn futur l efficacité du protocole Raoult, Mr Beruyer reviendra droit dans ses bottes en prétendant qu il a été neutre et qu il a voulu défendre toutes les opinions …

  • Christian Bernard // 12.04.2020 à 07h14

    Superbe texte de Michel Onfray (pour nous changer des « chiffres », un peu de « lettres » est utile)
    « Quand on voit tous les ennemis de cet homme on a franchement envie d’être son ami… »
    https://francais.rt.com/opinions/73935-quest-qu-un-chef-michel-onfray

  • Jean-Michel // 12.04.2020 à 07h48

    J’espère quand même que Monsieur Berruyer prête l’oreille à des interventions comme celle, entre autre autres, du Professeur Marescaux, président de l’IRCAD, qui soutient totalement le professeur Raoult ? Il l’a sans doute fait, mais il n’en parlera évidemment pas ici. Il est plus utile, même si on n’a aucune légitimité dans le domaine médical, de continuer à essayer de démolir, de ridiculiser même, un scientifique dont l’expertise est saluée dans le monde entier, et qui obtient des résultats magnifiques face à cette épidémie. Avec ses laborieuses tentatives de démonstration, Les Crises est en train de sombrer dans le grotesque et le dérisoire. Et je sais que mon commentaire sera rapidement supprimé, comme tous ceux que j’ai récemment laissés sur ce site.

  • Theophilus // 12.04.2020 à 08h58

    ‘Le mieux est l’ennemi du bien’ 100% d’accord. Pendant la guerre, après la débâcle de Dunkerque, l’Angleterre cherchait désespérément à équiper ses soldats. La devise des chercheurs était ‘Second best TODAY’. Ce n’était pas la peine de produire des armes parfaites mais seulement disponible après la fin de la guerre.

  • Jean Paul B. // 12.04.2020 à 09h12

    Bonjour,
    le site Les Crises semble être directement passé sous contrôle d’un groupe composé entre autres de Sibeth N’Diaye, de l’équipe des Décodeurs du Monde, de M.et Mme Levy-Buzyn et des actionnaires du groupe pharmaceutique Gilead.
    Pour le moment les groupies d’O.B. qui commentent plus vite que leur ombre, ne s’en pas encore rendu compte!

  • F. Ch // 12.04.2020 à 09h42

    Merci pour ce gros travail de documentation !
    Dans une situation d’urgence , nous médecins, avons coutume de dire «  agir à coup sûr c’est agir trop tard »
    Nous n’avons pas le temps de polémiquer un traitement est susceptible d’être efficace, il n’y en a pas d’autres, les effets cardiaques sont bien connus depuis longtemps il doit être utilisé avec les précautions nécessaire au début de la maladie et non en phase terminale, si par bonheur l’efficacité de ce traitement est confirmé, ceux qui auront porté l’anathème sur ce traitement devront porter la responsabilité d’avoir déclenché cette polémique et retarder la mis en place d’un traitement qui aurait pu sauver des vies
    Vous avez raison de soulever des problèmes de tolérance et d’alerter mais je ne comprends pas votre agressivité

    • Armiansk // 12.04.2020 à 10h16

      Pour poursuivre votre raisonnement (que je ne partage pas), si le traitement raoult n’est pas la molécule «fin de partie», il devra porter la responsabilité d’avoir retardé d’autres traitements.

      Et dans les deux cas, le chercheur qui aura gâché du temps et des moyens à produire de la mauvaise recherche quand il aurait pu en faire de la bonne dans les mêmes conditions, devra en porter la responsabilité.

      • F. Ch // 12.04.2020 à 13h29

        Mais je suis bien d’accord avec le fait qu’il faut poursuivre la recherche, mais comme il n’y a pas actuellement de traitement alternatif je ne vois pas en quoi l’essayer retarde la recherche d’autres traitements, sauf bien entendu s’il s’avère qu’il est aussi efficace que prévu et limité le nombre de passage en réanimation

        • Armiansk // 13.04.2020 à 00h27

          «il n’y a pas actuellement de traitement alternatif»
          Il y a d’autres molécules à l’essai, sans battage médiatique.
          Et il y a toujours l’alternative des soins standards sans chloroquine ou autre molécule insuffisamment testée. Tant qu’on n’a pas d’élément pour juger des gains ou pertes de chance pour les patients, on ne peut pas dire que les soins standards seuls sont moins efficaces que la méthode raoult.

  • Noël-Charles Remaud // 12.04.2020 à 10h46

    Cet article me semble être, pour une large partie, un traduit-collé de « Are hydroxychloroquine and azithromycin an effective treatment for COVID-19? » écrit par David Gorski le 23 mars 2020 qui attaque la décision de Donald Trump de permettre la prescription du « protocole Raoult » aux USA.

    David Gorski est lui-même controversé pour son combat anti médecine alternative, ses travaux scientifiques et ses coups de gueule hyper-médiatisés. Il n’a jamais rencontré le Professeur Raoult, et n’a pas fait ses études en Europe. Pourtant ce chirurgien spécialiste du cancer du sein semble avoir une bonne connaissance de la psychologie et des humeurs du Pr. Raoult, ainsi que de l’ambiance qui règne à l’IHU Marseille.

    Chers « Les crises », j’espère que vous ne savez pas ce que vous êtes en train de faire.

  • rinbeau // 12.04.2020 à 11h27

    sachant que les médicaments issus de la chloroquine étaient avant le covid-19 en vente libre en pharmacie, sans ordonnance, il me semble raisonnable de penser qu’ils ne représentaient donc aucun danger. Comment sont-ils devenus du jour au lendemain un poison mortel ?
    Parce-ce que la « sinistre » corrompue Agnès Buzin en a décidé ainsi ?
    Le problème je pense, c’est que nous avons un druide savant qui vient casser la baraque en guérissant avec du gui à 4 euros, alors qu’ils voulaient te vendre de la merde à 400 euros, voire 700 en injections !
    Je parle des labos bien sur ! et Américains de surcroît ! que Macron connait bien, comme par hasard !

    • Laurence // 12.04.2020 à 12h11

      Bonjour,
      Avec un peu de sens critique, on peut éviter le manichéisme. Tout n’est pas blanc ou noir. Cette molécule a des effets secondaires qui sont connus depuis longtemps dans un usage bien précis, ce qui n’a rien à voir avec l’utilisation dans ce cas-ci. Je trouve l’attitude de Raoult très péremptoire.
      Je l’ai mis plus haut, je le remets pour vous :
      https://www.frs-fnrs.be/fr/news-recherche-sur-le-coronavirus/1034-comprendre-la-maladie-pour-mieux-la-combattre-pierre-sonveaux
      Je ne tire aucune conclusion, j’invite simplement à garder l’esprit ouvert. Je suis personnellement beaucoup plus réceptive au traitement préconisé par différents médecins généralistes, voir com plus haut de Serge à 3h00 et 11h20.
      Je vous souhaite un bon dimanche Pascal

      • rinbeau // 12.04.2020 à 13h10

        D’accord pour le traitement de ces docteurs!
        On dirait que le covid-19 et les bactéries se comportent comme une association de malfaiteurs!
        pendant que le virus occupe les défenses immunitaires, les bactéries se chargent des dégâts!
        L’antiviral n’est donc peut-être pas la solution, mais plutôt les anti-inflammatoires et les antibiotiques!

        bien à vous..

        • Serge F. // 12.04.2020 à 20h52

          Surtout une classe d’antibiotiques qui ont des effets antiviraux et anti-inflammatoire.

  • Serge F. // 12.04.2020 à 12h13

    Je ne comprends pas. Nous sommes en pleine crise sanitaire et je constate que l’on s’attaque plus à la personne Raoult qu’à son traitement. Je pense en particulier à un article de Mediapart datant du 7 avril dernier. Si Mediapart faisait le tour des chercheurs, ils trouveraient bien d’autres choses affreuses. C’est un milieu qui n’est pas toujours clean. Le néolibéralisme a fait bien des dégâts dans les labos et dans la tête de certains chercheurs (obligation de publier, problèmes pour trouver des financements…). Personne, ou presque, n’y a jamais rien trouver à redire (pourtant 30% d’articles publiés dans des revues à comité de lecture foireux, stagiaire dont on efface le nom pour mettre celui de l’encadrant souvent absent, et j’en passe).

    Le temps est compté et l’on doit faire avec tous ces problèmes. Demain, quand la crise sera passée, Mediapart pourra lancer une grande enquête sur les dérives du monde scientifique, mais aujourd’hui on doit se concentrer sur la recherche d’un protocole de soin qui marche.

  • Laurent Houtan // 12.04.2020 à 13h08

    Je nai pas lu tout ce qui précède, c’est un peu long, mais je voudrais juste faire une petite remarque à propos de ce énième article de Raoult bashing: Philippe Douste-Blazy, qui est à l’initiative de la pétition de soutien au Pr Raoult, est professeur de cardiologie. Et apparemment pas convaincu qui son confrère infectiologue marseillais fasse absolument n’importe quoi avec ses médicaments hautement toxiques pour le coeur.

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