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11.avril.202011.4.2020
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Azithromycine + Chloroquine : les dangers du protocole de Raoult

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Aujourd’hui nous vous proposons la suite de notre analyse de l’essai conduit par Raoult, Gautret & al. sur la chloroquine – la première partie est ici. Nous vous présentons aujourd’hui les conséquences.

Consternés comme beaucoup par la lecture de cet essai clinique, nous avions décidé d’enquêter. Notre enquête nous a ainsi amenés à rédiger ces billets introductifs sur Didier Raoult :

  1. Didier Raoult : Rebelle Anti-Système ou Mégalomane sans éthique ?
  2. Ne vous laissez pas avoir par le compteur trompeur de Didier Raoult
  3. Les mensonges de Didier Raoult pour promouvoir la chloroquine et faire oublier le reste

Cette série de billets porte à votre connaissance un certain nombre d’éléments qui méritent d’être connus du grand public. Et surtout, elle pose le contexte de ce que vous allez découvrir à présent.

Dans la première partie, nous avons découvert que l’essai était entaché de très graves problèmes méthodologiques, qui rendaient les résultats non interprétables.

Et que la presse avait néanmoins embrayé sans sourciller

Voici la suite de l’affaire.

Plan du billet :

  1. I. Le protocole de l’IHU
  2. II. Rappel des problèmes de l’hydroxy-chloroquine
  3. III. Le DANGER de l’association chloroquine + azithromycine
  4. IV. La Déclaration officielle de l’essai Gautret / Raoult
  5. V. (Pour information) L’avis des autorités médicales

Rappel : La conclusion de l’essai Raoult

Rappelons la phrase de conclusion de l’essai :

« Nous recommandons donc que les patients Covid-19 soient traités avec de l’hydroxy-chloroquine et de l’azithromycine pour guérir leur infection et limiter la transmission du virus à d’autres personnes afin de freiner la propagation du Covid-19 dans le monde. D’autres travaux sont également nécessaires pour déterminer si ces composés pourraient être utiles comme chimio-prophylaxie pour empêcher la transmission du virus. »

Non seulement, à partir d’un essai non conclusif sur 26 personnes (dont 5 échecs graves) hospitalisées, l’équipe appelle à traiter tous les patients à la chloroquine, mais en plus, elle suggère de l’administrer aussi à des bien portants, non contaminés.

Une telle attitude a d’ailleurs fait se demander à certains observateurs si on avait affaire à des chercheurs d’un Institut public, ou bien plutôt à des lobbyistes de Sanofi pour promouvoir leur médicament…

Et la suite ne leur a pas vraiment donné tort…

I. Le protocole de l’IHU

Le 22 mars, l’IHU a publié ce communiqué de presse :

Marseille, le 22 mars 2020

Épidémie à coronavirus Covid-19

Dans le contexte actuel de la propagation de l’épidémie à coronavirus Covid-19 sur le territoire français et dans le monde.
Conformément au serment d’Hippocrate que nous avons prêté, nous obéissons à notre devoir de médecin. Nous faisons bénéficier à nos patients de la meilleure prise en charge pour le diagnostic et le traitement d’une maladie. Nous respectons les règles de l’art et les données les plus récemment acquises de la science médicale.

Nous avons décidé :
· Pour les tous les malades fébriles qui viennent nous consulter, de pratiquer les tests pour le diagnostic d’infection à Covid 19 ;
· Pour tous les patients infectés, dont un grand nombre peu symptomatiques ont des lésions pulmonaires au scanner, de proposer au plus tôt de la maladie, dès le diagnostic :
– un traitement par l’association hydroxychloroquine (200 mg x 3 par jour pour 10 jours) + Azithromycine (500 mg le 1er jour puis 250 mg par jour pour 5 jours de plus), dans le cadre des précautions d’usage de cette association (avec notamment un électrocardiogramme à J0 et J2), et hors AMM. Dans les cas de pneumonie sévère, un antibiotique à large spectre est également associé.

Nous pensons qu’il n’est pas moral que cette association ne soit pas inclue systématiquement dans les essais thérapeutiques concernant le traitement de l’infection à Covid-19 en France.

Pr Philippe Brouqui, Pr Jean-Christophe Lagier, Pr Matthieu Million, Pr Philippe Parola, Pr Didier Raoult, Dr Marie Hocquart

.

Comme nous l’avons vu, à ce jour, les « règles de l’art et les données les plus récemment acquises » ne recommandent nullement de traiter tous les malades avec de la chloroquine… (voir ce billet)

Or, comme nous allons le montrer, cette décision de l’IHU ne respectait pas les consignes des autorités médicales, et, plus problématique, était surtout dangereuse…

II. Rappel des problèmes de l’hydroxy-chloroquine

Nous avons déjà présenté l’hydroxy-chloroquine et ses problèmes dans ce billet.

Comme à l’évidence, les commentateurs qui critiquent ne l’ont pas lu, je remets 3 points importants :

OUI, on connait la chloroquine depuis 80 ans. Et donc ses effets secondaires – qui avaient conduit le laboratoire à ne pas la mettre sur le marché dans un premier temps

NON, on ne connaît pas ses effets secondaires en cas de Covid. Les effets secondaires d’un médicament sont connus uniquement dans le cadre de sa prescription dans le cadre de son autorisation de mise sur le marché. Donc on connait les effets de la chloroquine en cas de malaria ou de lupus ; pas en cas de Covid. Autre exemple : on connait assez bien maintenant les effets secondaires du Viagra (dont accident vasculaire cérébral, crise cardiaque, et mort subite, quand même…). Maintenant, on se rend bien compte qu’on ne peut se baser dessus pour dire qu’il n’y a pas de problème à en donner à une femme enceinte ou à un nourrisson pour prévenir le Covid – on n’a aucune idée du types d’effets secondaires qui pourraient survenir…

NON, on ne connaît même pas son effet principal en cas de Covid – et c’est le plus dramatique. Le raisonnement tenu par les « partisans » de la chloroquine s’appliquerait à l’identique sur le chikungunya. Pourtant, des essais cliniques de qualité ont montré que, alors qu’elle attaque le chikungunya en éprouvette, la chloroquine l’aide à se développer quand elle est administrée chez l’homme (source)… RIEN ne dit que la chloroquine n’accélère pas les infections au Covid-19, comme elle le fait pour le chikungunya, mais aussi la grippe ou le sida ; peut être que oui, peut être que non, d’où le besoin de faire des essais de qualités. « Je ne sais pas, moi, si ce traitement est efficace ou s’il va aggraver. » [Professeur Gilbert Deray] Ainsi, ce n’est pas un problème de « débat éthique » en période de guerre, ou de vouloir des « bouées homologuées » pour quelqu’un qui se noie ; c’est simplement, qu’à ce jour, vous ne savez pas si vous allez lancer au type qui se noie une « bouée non homologuée », ou un parpaing de 15 kilos…

Enfin, comme le dit Raoult, « Il n’empêche que c’est les Chinois qui font la science actuellement pour les virus. » (source)

Or la Chine refuse désormais d’administrer la Chloroquine aux plus de 65 ans dans ses recommandations officielles (il y 5 médicaments recommandés dans le point 2.4 sur les traitements – source : eng / cn) :

C’est dommage, car la tranche d’âge des plus de 65 ans représente par exemple 90 % des décès en Italie…

III. Le DANGER de l’association chloroquine + azithromycine

3-1 Le virus SRAS-2 du Covid-19 s’attaque aux poumons… mais aussi au cœur

Si on savait que le Covid-19 pouvait provoquer de graves infections respiratoires pouvant entraîner des lésions pulmonaires et la mort dans le pire des cas, on en savait moins sur ses effets sur le système cardiovasculaire.

Or, parmi les patients hospitalisés en raison du Covid-19, il n’est pas rare que certains aient subi des dommages cardiologiques. C’est ce qu’a démontré une étude réalisée du 20 janvier au 10 février à Wuhan et publiée dans la revue JAMA Cardiology (en anglais). Sur les 416 patients étudiés, 82 souffraient de lésions cardiaques, soit un malade sur cinq. Sans qu’une relation de cause à effet ne soit établie, les auteurs constatent que les patients présentant une lésion cardiaque ont une mortalité bien plus élevée que ceux sans lésion cardiaque (42 sur 82, soit plus de la moitié, contre 15 sur 334 soit moins de 5%). (source)

Dans une étude ayant colligé 138 cas d’infection au COVID-19 dans la région de Wuhan en Chine, 64 patients (46.4 %) avaient au moins une comorbidité essentiellement cardio ou cérébrovasculaire, l’HTA était présente chez 31.2 % des sujets, le diabète chez 10.1 % des sujets et une infection cardiovasculaire concernant 14.5 % des patients (2). Il faut noter que cette proportion est plus élevée dans les formes d’affection virale au SARS-CoV-2 les plus sévères, avec une prévalence de 50.3 % pour l’HTA, 22.2 % pour le diabète et 25 % pour la maladie cardiaque, 16.7 % pour la maladie cérébrovasculaire. (source)

À Brescia, en Italie, il y a une augmentation spectaculaire du nombre d’événements vasculaires, d’accidents vasculaires cérébraux et de thromboses, qui est probablement due au virus, explique le neurologue Alessandro Pezzini. (source)

D’après une étude parue le 27 mars dans la revue JAMA Cardiology, le virus peut avoir des conséquences fatales pour les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires sous-jacentes (artériosclérose, artérite, angine de poitrine, thrombose, insuffisance cardiaque, troubles du rythme cardiaque, infarctus). Selon un bulletin clinique publié par l’American College of Cardiology, le taux de létalité du Covid-19 chez les patients atteints de maladies cardiovasculaires était de 10,5 %. (source)

Plus inquiétant encore : il pourrait même provoquer des lésions cardiaques chez les patients qui ne souffraient d’aucun problème a posteriori. “Les leçons des précédentes épidémies de coronavirus et de grippe suggèrent que les infections virales peuvent déclencher des syndromes coronariens aigus, des arythmies ou des insuffisances cardiaques […] Aussi, il est probable que même en l’absence de maladie cardiaque antérieure, le muscle cardiaque peut être affecté par une maladie à coronavirus, commente Mohammad Madjid, auteur principal de la nouvelle étude et professeur adjoint de cardiologie à la McGovern Medical School du Centre des sciences de la santé de l’université du Texas à Houston (UTHealth, États-Unis).

Globalement, une lésion du muscle cardiaque peut survenir chez tout patient, qu’il soit atteint ou non d’une maladie cardiaque, mais le risque est plus élevé chez ceux qui sont déjà atteints d’une maladie cardiaque”, développe-t-il. “Il est raisonnable de s’attendre à ce que des complications cardiovasculaires importantes liées à la Covid-19 se produisent chez les patients présentant des symptômes graves en raison de la forte réponse inflammatoire associée à cette maladie”, poursuit Mohammad Madjid dans le magazine Healthline. Comme le note la revue américaine Kaiser Health News, il est encore difficile de savoir si les dommages cardiaques constatés sont causés directement par le virus, ou bien par la réaction du corps à l’infection. (source)

3-2 Le syndrome cardiaque du QT Long

Pour bien comprendre la suite, il nous faut vous présenter une pathologie particulière du cœur.

Le cœur bat de façon cyclique, se contractant et se relâchant régulièrement. La phase du cycle pendant laquelle le myocarde se contracte (en éjectant le sang) est appelée systole, celle pendant laquelle il se relâche (en se remplissant de sang), diastole.

Le muscle cardiaque se contracte en raison d’une activité électrique que l’on mesure sur un electro-cardiogramme. On distingue différents points caractéristiques (voir ici pour plus d’informations, et ) :

L’électrocardiogramme normal chez l’homme. P : contraction des oreillettes ; QRS : contraction des ventricules ; T : relaxation des ventricules. Intervalle PQ : temps de conduction atrioventriculaire ; intervalle QT : durée de la contraction des ventricules. B1 et B2 correspondent au temps où l’on peut entendre les bruits du cœur à l’auscultation.

L’intervalle QT est une des données électriques de l’électrocardiogramme, il correspond à la durée électrique de la contraction des ventricules cardiaque (systole ventriculaire), c’est-à-dire au temps nécessaire au signal électrique pour circuler dans les ventricules du cœur, entre le moment où il se contracte et celui où il se relâche.

Le syndrome du QT long est une maladie du cœur. Le QT dure normalement 440 millisecondes. L’intervalle QT est considéré comme prolongé lorsqu’il est supérieur à 450 ms chez l’homme et 460 ms chez la femmed’où le terme de « QT long« . Le cœur des patients concernés ne présente pas de problème anatomique, ni mécanique. Il s’agit d’un dysfonctionnement électrique, provoquant parfois une surchauffe du système, un emballement en quelque sorte. (voir ici pour plus de détails)

Le problème de cette accélération anormale du rythme cardiaque (appelée arythmie ventriculaire) causée par ce QT long, est qu’elle peut dégénérer en un phénomène gravissime de torsades de pointe, au cours duquel le cœur bat très vite, jusqu’à 250 pulsations par minute, ce qu’il fait qu’il n’a plus de temps de se remplir ; la pompe cardiaque bat alors dans le vide et risque de s’arrêter. (pour plus d’informations, voir ici, et ) Le risque de Torsades de Pointes est considéré comme étant significatif lorsque le QT dure plus de 500 ms.

Le risque principal des torsades de pointe est la dégénérescence en une fibrillation ventriculaire, qui correspond à la contraction rapide, désorganisée et inefficace des ventricules cardiaques. Le cœur ne bat plus comme d’habitude, il ne pompe plus, il tremble. La perte de conscience est généralement immédiate.

Sans intervention médicale spécialisée, la mort survient en quelques minutes si aucun traitement n’est administré. C’est une cause, sinon la principale cause, d’arrêt cardiaque et de mort subite.

3-3 L’azithromycine peut provoquer des troubles du rythme du cœur

Comme on l’a vu dans le précédent article, Didier Raoult ne se contente pas de copier les Chinois (et encore, vu qu’il a remplacé la chloroquine par de l’hydroxy-chloroquine) ; il a rajouté un antibiotique, l’azithromycine, cette association est appelée par beaucoup de ses adeptes « le protocole Raoult »

L’azithromycine est le principal antibiotique macrolide (capables de diffuser dans les tissus, voire à l’intérieur des cellules) du groupe des azalides. L’azithromycine est dérivée de l’érythromycine par addition d’un atome d’azote. Elle est utilisée pour le traitement des infections bactériennes des voies respiratoires, de celles des tissus mous et des infections génito-urinaires. Elle a été découverte en 1980 par Pliva et approuvée pour un usage médical en 1988.

Voici ce qui figure dans la notice de l’azithromycine (source) :

Ce médicament, seul, peut déjà provoquer de graves troubles du rythme cardiaque, d’où cet avertissement :

Mais c’est bien pire en association, d’où ce besoin d’alerter le médecin en cas de traitement avec un autre « médicament pouvant provoquer des torsades de pointes » :

Et justement…

3-4 La chloroquine peut provoquer des torsades de pointe

Voici ce qui figure dans la notice de l’hydroxy-chloroquine (source) :

L’hydroxy-chloroquine peut donc allonger l’intervalle QT. Il est donc formellement déconseillé de l’associer avec un autre médicament qui allonge l’intervalle QT, comme « certains anti-infectieux »…

3-5 Alors chloroquine + azithromycine, c’est hautement déconseillé !

Voici donc un résumé de la liste des médicaments qui peuvent causer des torsades de pointe :

La chloroquine peut donc allonger l’intervalle QT et provoquer des torsades de pointe, et l’azithromycine peut prolonger l’intervalle QT.

Il est donc dangereux pour le cœur d’associer les deux, et a fortiori chez des malades affaiblis qui souffrent du Covid-19, qui peut s’attaquer au cœur…

Comme Didier Raoult dit que « les Chinois font la science actuellement pour les virus« , il suffit en effet de lire le point 2.5 de leurs recommandations officielles (source : eng / cn) :

« Traitement (des malades du Covid-19) avec des antibiotiques : il faut éviter l’utilisation aveugle ou inappropriée d’antibiotiques, an particulier en association avec des antibiotiques « à large spectre« . »

Et justement, l’azithromycine est un antibiotique à large spectre (il cible différentes bactéries – source) :

Bref :

3-6 L’avis de la pharmacovigilance

La pharmacovigilance est l’activité consistant à enregistrer et évaluer les effets secondaires résultant de l’utilisation des médicaments.

En effet, le faible nombre de patients inclus dans les essais cliniques avant la commercialisation du médicament ne permet pas de détecter les effets indésirables qui surviennent rarement. C’est pourquoi il est nécessaire de disposer d’un système de pharmacovigilance afin d’assurer la surveillance des médicaments sur un plus grand nombre de patients une fois le médicament commercialisé.

En France, les Centres Régionaux de Pharmacovigilance constituent un réseau légal de « pharmacosurveillance » dont les objectifs sont d’être une structure d’appui aux prescripteurs, d’alerter les autorités de santé, d’améliorer la qualité de la prise en charge médicamenteuse et de protéger les patients.

Elles ont émis un avis le 22 mars concernant la Chloroquine (à lire ici ; pdf) dont voici quelques extraits :

« L’hydroxychloroquine est une molécule dérivée de la chloroquine par hydroxylation. Leur structure étant chimiquement proche, elles présentent des propriétés communes. Cependant, l’hydroxychloroquine ne possède pas d’indication dans le traitement du paludisme en France mais est utilisée depuis de nombreuses années dans le traitement de certaines pathologies auto-immunes. […]

La chloroquine, l’hydroxychloroquine (mais aussi l’azithromycine et le lopinavir, à un moindre degré) bloquent les canaux potassiques hERG. Les patients recevant concomitamment ces traitements sont exposés à des prolongations possibles de l’intervalle QT […] La toxicité cardiaque de l’hydroxychloroquine et de la chloroquine est dose-dépendante et des cas d’arythmies graves ont été rapportés lors de surdosage mais aussi à dose thérapeutique. […]

Si une telle association est prescrite, elle nécessite une surveillance étroite clinique et de l’ECG. L’association de chloroquine ou d’hydroxychloroquine avec l’azithromycine est susceptible d’augmenter le risque d’allongement de l’intervalle QT et d’exposer les patients à des troubles du rythme ventriculaire tels que torsades de pointes. […]

L’allongement du QTc peut être associé à la survenue d’arythmies ventriculaires polymorphes à type de torsades de pointes. Ce risque […] est majoré par l’hypokaliémie et par l’association de plusieurs médicaments allongeant le QTc, facteurs de risque souvent présents chez les patients infectés par le SARS-CoV-2. […]

Au total, en l’état des connaissances actuelles, considérant les risques encourus pour des bénéfices cliniques inconnus, l’hydroxychloroquine et la chloroquine ne doivent pas être utilisées dans la prise en charge des infections à coronavirus SARS-CoV-2, en dehors d’essais cliniques ou de prises en charge spécialisées. »

Et donc, en effet, les autorités spécialisées dans la sécurité des patients déconseillent une large utilisation de ce traitement, car il ferait courir des risques importants à des personnes primo, qui n’auraient qu’une faible probabilité d’avoir de graves problèmes liés au Covid-19, et, secundo, il n’existe même pas de preuve de bénéfices cliniques importants – sachant qu’on n’est même pas sûr qu’il n’y a pas plus d’effets négatifs que positifs sur le Covid.

3-7 L’essai QT de Chorin et al.

Au vu du danger du « Protocole Raoult », des chercheurs américains en cardiologie ont procédé à un essai pour mesurer l’impact de l’association Hydroxy-chloroquine/Azithromycine chez une cohorte de malades hospitalisés pour Covid-19 (63 ans d’âge moyen) :

The QT Interval in Patients with SARS-CoV-2 Infection Treated with Hydroxychloroquine/Azithromycin (lien ; article entier en pdf)

Et les résultats sont inquiétants. Rappelons que le QT normal est en moyenne de 440 ms, et qu’il est considéré comme dangereux au-delà de 500 ms.

Vous voyez ici, jour par jour de traitement (horizontalement, du 1er au 9e) l’évolution de l’intervalle QT de chaque personne mesurée (points bleus), par rapport à la mesure la veille du traitement (Day 0) ; la valeur 0 correspond à une moyenne de pratiquement 440 ms. Sont représentées en noir la moyenne (la grande barre noire au milieu) et l’écart-type (les petites barres noires au bord)

On voit donc que l’association des deux médicaments à un impact sur l’intervalle QT de pratiquement tous les patients ! En voici une synthèse plus digeste :

On constate ainsi que l’association Hydroxy-chloroquine/Azithromycine a eu l’impact suivant sur l’intervalle QT :

  • dans 15 % des cas, il a baissé le QT. Ce n’est pas très dangereux, mais on voit cependant que chez 2 patients l’accélération est très marquée (il existe aussi un syndrome du QT court)
  • dans 29 % des cas, le ralentissement du QT est limité, moins de 20 %
  • dans 26 % des cas, il est de 20 à 40 ms ;
  • dans 18 % des cas, il est de 40 à 60 ms (donc le QT est ralenti de 10 %) ;
  • dans 12 % des cas, il est de plus de 60 ms.

Comme on le voit, l’effet est fréquent, et puissant, sur le cœur. L’intervalle QT, en moyenne, est passé de 435 ± 24 ms à une valeur maximale de 463 ± 32 ms.

L’information importante est celle en rouge : chez 11 % des malades, l’association des médicaments a fait dépasser les 500 ms au QT, qui est la zone dangereuse.

Le pic a été atteint au jour 3,6 (± 1,6 jour), ce qui est élevé. C’est probablement même un minimum, car les effectifs suivis sont faibles à partir de ce jour-là, et donc moins significatifs. Le patients les plus atteints ont probablement été sortis au fur et à mesure.

Plus ennuyeux, la valeur du QT de base, ou le fait d’avoir déjà un QT> 460 ms n’est pas prédictif de l’allongement du QT dû au traitement. En revanche, le développement d’une insuffisance rénale aiguë (assez fréquente dans les cas sévères de Covid-19) était significativement prédictif d’une prolongation sévère du QT.

Ces cardiologues américains terminent en indiquant : « Nous recommandons que le QT soit suivi de façon répétée chez les patients infectés par le SRAS-CoV-2 traités par HY/AZ » – c’est-à-dire qu’il ne faut pas les laisser sans surveillance. Rappelons que les Chinois ont indiqué, pour leur part, qu’il ne fallait de facto PAS traiter avec le couple Hydroxy-chloroquine + Azithromycine. Voyons ce qu’ont dit ceux de l’IHU.

3-8 La première réponse de l’IHU MI

Il y a eu deux réponses de l’IHU.

La première a été caractéristique de la dérive de cette institution, comme on le voit ici (source) :

qui renvoie à ce monument de qualité universitaire (sourcearchive) :

Rappelons que tout ceci fonctionne essentiellement avec des fonds publics

Et c’est tout, il n’y pas de texte pour expliquer « la crise de nerfs », juste la pièce jointe. Qui est un article de 2011 (sic.), qui parle l’effet de l’association des 2 substances, mais pour des femmes enceintes, en prévention de la malaria en Afrique (sourcearchive) :

Le traitement ne durant que… 3 jours (c’est l’IHU qui a surligné dans l’article) !

Rappelons que dans son essai, Raoult a prévu un traitement des patients durant 10 jours.

Mais poursuivons – cela vous informera sur l’état de la science pharmacologique. L’étude (qui est en fait une synthèse d’autres) dit principalement que ces médicaments ne sont apparemment pas toxiques pour le fœtus. Il ne parlent du problème cardiaque qu’ici :

« L’évaluation de l’alternance électrique chez un cobaye anesthésié a montré qu’il n’y a pas de risque supplémentaire d’arythmie lorsque l’azithromycine et la chloroquine sont utilisées en association ; l’azithromycine peut même être légèrement protectrice du risque arythmogène lorsqu’elle est administrée avec de la chloroquine. »

Nous avons donc un autre monument scientifique, où des non-cardiologues expliquent tranquillement qu’une expérience sur un COBAYE (l’animal donc), a montré qu’il n’y a pas de souci, et que c’est peut être même un peu protecteur ! Alors que la simple notice des médicaments dit le contraire !

Mais comme je vous l’ai déjà dit, je lis souvent des articles de ce style, c’est souvent plein de choses comme ça.

Pour terminer, nous allons juste dire un bref mot des références 115, 116 et 117 de l’image précédente, dans la partie non-surlignée.

La référence 117 est étonnante, car si elle indique que la chloroquine augmente l’intervalle QT, elle est censée appuyer l’étrange affirmation de l’auteur disant que l’azithromycine n’augmenterait pas le QT – alors que c’est pourtant marqué dans la notice !

L’article de 2004 (sic.) est ici. Mais ne vous embêtez pas à le lire, le mot « azithromycine » n’y figure pas – normal, c’est un article dont le titre dit bien qu’il traité d’antipaludéens, pas d’antibiotiques… Mais dommage, on ne saura jamais d’où les auteurs tiraient leur ânerie.

La référence 116 est intéressante, car elle parle de l’action de la chloroquine. Mais :

Comme c’est un article qui parle de son action sur les chiens anesthésiés, nous allons en rester là… Mais si, par manque de chance colossal, votre chien ou votre hamster attrapait le Covid-19, la chloroquine peut être une solution sans danger (suivant l’état des connaissances hors Covid-19 en 2006 donc).

La référence 115 indique qu’il n’y aurait pas d’effet néfaste dans l’association chloroquine et azithromycine (alors que c’est marqué dans la notice !). Creusons rapidement :

C’est donc même dans le titre de l’article (de 2006). L’article est là. Il parle aussi d’un traitement de 3 jours, et ne note pas d’interaction clinique notable entre les 2 médicaments :

Pourtant, on lit ceci dans l’article (page 3), et on se frotte les yeux :

« Aucune anomalie significative n’a été notée […] au niveau des électrocardiogrammes. Cependant, il a été noté une augmentation de l’intervalle QT […] dès le jour 1, qui a été maximal au jour 3 (donc au dernier) avec une augmentation de 13,7 ± 7,4 ms pour la chloroquine seule, et 19,9 ± 16,3 en association les deux ».

Ainsi, dans ce papier titré « Pas d’interaction entre les 2 médicaments », on voit qu’ils influent gravement le rythme cardiaque (on obtient pratiquement les mêmes résultats que dans la récente étude américaine), et qu’il y a probablement renforcement de l’action délétère de la chloroquine par l’antibiotique – comme indiqué dans la notice !

On se demande donc comment des scientifiques peuvent écrire des choses pareilles dans un article. Puis on regarde qui sont les auteurs :

Et on voit qu’ils travaillent pour le laboratoire Pfizer, distributeur exclusif en Europe et aux États-Unis de l’Azithromycine entre 1988 et 2005 :

Et donc… on arrête de se poser des questions…

Ce détour avait donc simplement pour but de vous montrer le manque cruel de qualité de beaucoup de papiers scientifiques, et le rôle des laboratoires. Raison pour laquelle nous défendons l’idée d’avoir de larges évaluations publiques des médicaments.

D’habitude, la recherche publique est de meilleure qualité. Cependant, ceux de Raoult pulvérisent les records – mais nous y reviendrons.

3-9 La deuxième réponse de l’IHU MI

Finalement, l’IHU a dû répondre un peu mieux qu’avec des accusations de « crise de nerfs ».

Et c’est un cardiologue qui s’y est collé le 1er avril, le docteur Jean-Claude Deharo, chef de service à la Timone (source), qui a écrit ceci :

« L’association d’hydroxychloroquine et d’azithromycine est proposée dans le traitement du COVID-19. Dans la mesure où cette association pourrait conduire à des allongements de l’intervalle QT et donc à des torsades de pointes (arythmie ventriculaire maligne), il a été décidé à la demande de l’équipe du Professeur Raoult de mettre en place dans l’urgence une procédure pragmatique de sécurisation de cette prescription.

Nous avons pratiqué de façon systématique un électrocardiogramme à tout patient COVID-19 candidat au traitement et, en cas de prescription, nous avons répété l’électrocardiogramme après deux jours de traitement.

À ce jour, les patients concernés étaient tous les patients consécutifs traités pour COVID-19 par l’équipe du Professeur Raoult, soit en ambulatoire soit en hospitalisation conventionnelle.

L’intervalle QT a été mesuré sur le premier électrocardiogramme et corrigé selon la formule de Bazett

Les recommandations étaient les suivantes :

* Autorisation de prescription si le QT corrigé était inférieur à 460 ms
* Discussion au cas par cas du bénéfice-risque en cas de QT corrigé 460 ms et 500 ms
* Contre-indication en cas de QT corrigé supérieur ou égal à 500 ms.
* Indépendamment de la valeur du QT corrigé, une liste de médicaments pouvant allonger l’intervalle QT était fournie aux prescripteurs afin d’éviter toute co-médication avec l’un de ces médicaments.
* Par ailleurs, en cas de doute, il était recommandé de contrôler la kaliémie du patient.
* Enfin une « hot-line » était mise en place entre infectiologues et cardiologues pour traiter les problèmes au plus vite

Actuellement, sur un nombre conséquent d’électrocardiogrammes avant prescription (plus de 500), le traitement n’a été contre-indiqué que dans des cas exceptionnels. Le traitement n’a été ensuite arrêté pour raison cardio-vasculaire qu’encore plus exceptionnellement.

Le suivi strict des patients par l’équipe du Pr Raoult n’a pas révélé d’événement clinique significatif.

Ces observations préliminaires sont de nature à rassurer les prescripteurs sur la sécurité d’utilisation de cette association médicamenteuse dans le contexte épidémique menaçant que nous connaissons. »

Service de cardiologie, Pr Deharo
Hôpital La Timone, AP-HM

Là-encore, c’est très étonnant. Ces médecins de l’IHU ne suivent aucune recommandation nationale ou régionale quant au Covid-19 ; ils ne suivent pas cardiologiquement les patients après J+2 (alors que le maximum de QT peut survenir au moins au jour 5) , et ils finissent par dire qu’il n’y a pas de risque, ce qui est clairement faux.

3-10 Le Bilan provisoire

Le Monde vient de publier cet édifiant bilan : déjà 54 accidents cardiaques et 4 morts de l’Hydroxy-chloroquine, en 2 semaines (source) :

L’hydroxychloroquine (Plaquenil), seule ou associée à l’antibiotique azithromycine, n’a toujours pas démontré son efficacité chez des patients atteints du Covid-19, mais les signaux de pharmacovigilance s’accumulent.

Depuis le 27 mars, cinquante-quatre cas de troubles cardiaques dont sept morts soudaines ou inexpliquées (trois de ces personnes ont pu être sauvées par choc électrique) relatifs à ces médicaments ont été analysés […] Le nombre total de personnes qui ont reçu ce traitement en France n’est pas connu avec précision. A elle seule, l’équipe du professeur Didier Raoult (Institut hospitalo-universitaire de Marseille) a traité plus de mille patients.

« Les cas signalés au réseau des trente et un CRPV du territoire concernent des patients hospitalisés, âgés de 34 à 88 ans », indique le professeur Milou-Daniel Drici, responsable du CRPV de Nice. Le pharmacologue et cardiologue souligne d’emblée qu’il ne s’agit probablement que de la partie émergée de l’iceberg, 95 % des effets indésirables des médicaments n’étant en moyenne pas déclarés au système de pharmacovigilance. […]

« Les TDP sont un trouble du rythme extrêmement rare et pratiquement toujours dû à un médicament, précise le professeur Drici. Quand il s’agit de molécules comme des anticancéreux, cette possibilité d’effet indésirable doit être mentionnée sur la notice, mais le rapport bénéfice/risque reste positif. Dans le cas de l’hydroxychloroquine, le bénéfice n’est pas prouvé et le risque est avéré. La prescription ne devrait pas se faire en dehors d’essais cliniques. »

« Sur la période 1975-avril 2020, soit quarante-cinq ans, 393 cas d’arythmies cardiaques tous azimuts, relatives à l’hydroxychloroquine ont été enregistrés au niveau mondial, dans la base de données Vigibase, et aucun cas de mort subite , indique le professeur Drici. [Ndr. Jusqu’à présent] En France, entre deux et trois cas sont déclarés par an avec l’hydroxychloroquine, et en moyenne un avec l’azithromycine ». […]

Le spectre d’un accident cardiaque est l’une des raisons pour lesquelles les autorités de santé ont réservé le traitement hydroxychloroquine et azithromycine aux patients hospitalisés, souligne le professeur Christian Funck-Brentano (chef du service de pharmacologie médicale de La Pitié-Salpêtrière, AP-HP).

« Aujourd’hui, même chez certains médecins, c’est comme si l’hydroxychloroquine était déjà une panacée et les risques tout à fait secondaires, alors que la situation est parfaitement inverse, regrette le professeur Drici. Il faut garder son sang-froid et ne pas oublier le principe d’Hippocrate dans son traité Epidémies [410 avant J.-C.] : primum non nocere, d’abord ne pas nuire. »

Mais il est triste que des faits aussi simples n’aient pas été clairement rappelés avec force par un corps médical sou pour protéger leur science. À l’étranger, les choses ne se passent souvent pas ainsi – et tout le monde est mieux informé. Comme ici (source), où une prestigieuse revue rappelle qu’utiliser la chloroquine est prématuré et potentiellement dangereux :

Or ce 10 avril a été publiée une étude internationale rétrospective portant sur de très larges cohortes de patients (encore en pré-publication, ; source) :

Ainsi, en conclusion, notez bien ceci : Raoult clame depuis le premier jour qu’il faut écouter les Chinois. Finalement, il décide de prescrire un traitement différent des chinois, mais en plus, un traitement qui fait l’inverse de ce qu’ils disent, an ajoutant un antibiotique à large spectre, rendant l’ensemble dangereux. Et il s’en sert pour soigner des populations larges peu symptomatiques, donc avec très peu de danger de complications. C’est un choix digne de la saignée des médecins du Moyen-âge.

Et c’est là toute la perversité de la chose : Raoult sait bien qu’on fera très peu d’essai de son protocole dangereux pour traiter des plutôt bien portants, car ce serait complètement déraisonnable compte tenu des données dont on dispose. Donc, en faisant le contraire de ce que font les Chinois qu’il dit écouter, il a ainsi construit l’impossibilité de prouver l’inefficacité (si c’était le cas) de son protocole…

IV. La Déclaration officielle de l’essai Gautret / Raoult

4-1 Obligations légales en cas d’essai clinique

Des drames de santé suite à des essais cliniques insuffisants ont conduit à une stricte réglementation des essais cliniques.

Voici un petit rappel réglementaire, issu du règlement européen 536/2014 du 16 avril 2014 (consultable ici).

Article 2 – Principe général

Un essai clinique ne peut être conduit que:

  1. si les droits, la sécurité, la dignité et le bien-être des participants sont protégés et priment tout autre intérêt; et
  2. s’il a pour but de produire des données fiables et robustes.

Article 4 – Autorisation préalable

Un essai clinique est soumis à un examen scientifique et éthique et est autorisé conformément au présent règlement.

L’examen éthique est réalisé par un comité d’éthique conformément au droit de l’État membre concerné. […]

Article 5 – Dépôt d’une demande

Pour obtenir une autorisation, le promoteur dépose un dossier de demande auprès des États membres concernés prévus par l’intermédiaire du portail visé à l’article 80 (ci-après dénommé «portail de l’Union»). […]

Article 47 – Respect du protocole et des bonnes pratiques cliniques

Le promoteur d’un essai clinique et l’investigateur veillent à ce que l’essai clinique soit conduit conformément au protocole et aux principes des bonnes pratiques cliniques.

Le promoteur doit donc déposer son protocole pour obtenir une autorisation (en France de l’Agence Nationale de la Sécurité du Médicament) d’un comité d’éthique, puis évidemment respecter ledit protocole durant l’essai.

4-2 Les autorisations du protocole de l’essai Gautret/Raoult

On lit ceci dans les résultats de l’essai :

Il a évidemment obtenu une autorisation d’un Comité d’éthique (CPP Île de France) et a été enregistré sur le portail de l’Union Européenne, EudraCT, conformément à la réglementation.

4-3 Raoult n’a jamais fait d’essais randomisés

Petit rappel, Raoult a indiqué n’avoir jamais fait d’essai randomisé, car il juge ceci… inutile !

« Et donc c’est pour cela qu’on a décidé de voir ici, avec vous, un certain nombre d’éléments de réflexion. Le premier, c’est contre les essais randomisés. Moi, je n’ai jamais fait d’essai randomisé mais je vous assure qu’il y a des centaines de milliers de gens qui sont traités avec des traitements que j’ai mis au point. Moi, je n’ai jamais fait d’essai randomisé parce que la seule chose qui m’intéressait c’était les maladies dont on mourait. En tout cas c’est vite fait. Les premières sur lesquelles j’ai travaillé, 65% de mortalité, donc c’est assez vite fait de savoir si ça marchait. La deuxième, c’est que c’est vrai que dans notre monde à nous des microbes, de voir s’il n’y a plus de microbes, c’est assez facile aussi. Donc ce n’est pas la peine de donner un placebo pour traiter une septicémie. C’est une histoire de fou, ça n’a pas de sens. Il suffit de regarder s’il n’y a plus de microbes et si les gens sont guéris. L’effet des trucs randomisés, peut-être que ça marche ou que ça sert à quelque chose quand on fait 100 000 personnes qui ont eu un infarctus du myocarde pour voir, mais mettre ça dans des maladies infectieuses, si vous voulez, ça n’a pas de sens. Ça n’a pas de sens et donc comme ça n’a pas de sens… Peut-être qu’il faudra inverser le tout. Comme ça n’a pas de sens… Ça n’a pas de sens du tout. C’est idiot. Le seul intérêt des essais randomisés, mais maintenant on le connaît alors ce n’est pas très intéressant, c’est que ça permet d’évaluer l’effet placebo. » [Didier Raoult, 13/02/2020]

Et en effet, quand on interroge la base européenne des essais cliniques, on ne trouve qu’un seul essai dont le promoteur était l’IHU : celui de mars 2020 (source ; voir plus largement ici)

L’IHU ne semble guère avoir d’expérience pour mener des essais cliniques sur des sujets ardus – comme la suite l’a bien montré.

4-4 Des déclarations officielles douteuses

Intéressons-nous donc à cette déclaration de l’essai, renseignée par l’IHU le 10 mars :

On en apprend plus sur l’objectif de l’essai :

« Réduire la période de portage viral, et donc la contagion ».

Le but principal n’est donc de mesurer une amélioration clinique des personnes contaminées, mais de réduire la durée de portage de la charge virale au fond du nez – l’IHU en déduisant automatiquement une baisse de la contagiosité, ce qui reste à prouver ( le virus pouvant être dans la gorge ou les poumons).

Ils ont déclaré comme dates de jugement principal, une évaluation aux jours 1, 4, 7 et 14, sans que l’on sache si le jour 1 correspond au D0 ou au D1 de l’article publié (qui mesure à D6) :

La fin de l’essai de 14 jours est prévue pour dans 12 mois…

Au niveau des participants, ils indiquent, le 10 mars, 25 personnes (dont 5 adolescents) :

Alors que c’est un essai prévu pour 24 traités et 24 en contrôle.

 

Voici la répartition démographique réelle dans l’essai, comparée à cette déclaration officielle :

On voit donc que l’essai s’éloigne considérablement de celle-ci, ce qui est très étonnant puisque cette déclaration a été effectuée le 10 mars, et les résultats au 6e jour ont été communiqués le 16 mars… Mais quel jour l’IHU a-t-il donc constitué les groupes ?

4-5 Mais quel était le traitement testé dans cet essai ?

Comme on le voit, le promoteur semble assez perdu pour définir son essai :

Il indique qu’il a un protocole à 1 seul bras… mais avec un groupe contrôle !

Or un bras, dans un essai, c’est un groupe de patients, traité ou non (source). Il y a donc 2 bras ici – et donc la déclaration sur le site pose question, puisque n’a été déclarés que le groupe traité (« 25 ») – et de façon incorrecte.

Mais il y a un problème bien plus grave : mais quel était le traitement testé ?

La déclaration est très claire :

« Traitement des infections respiratoires du Coronavirus SRAS-Cov-2 avec de l’Hydroxy-chloroquine »

et le titre de l’essai en langage non technique : « Hydroxy-chloroquine comme traitement de la maladie à coronavirus Covid-19 »

C’est clair, l’IHU a déclaré un essai d’hydroxy-chloroquine, sous forme de Plaquenil :

D’ailleurs, dans les diapositives de l’annonce des résultats par Didier Raoult le 16 mars, l’essai a été rajouté à la dernière minute ceci dans la partie bibliographie ici, archive, source ici, archive) :

« Hydroxy-chloroquine comme traitement du Covid-19« . C’est bien le titre déclaré.

Mais il y a un gros souci. C’est que le titre officiel de l’essai publié est (source) :

« Hydroxy-chloroquine et azithromycine comme traitement du Covid-19« .

Or, la déclaration officielle indique qu’il n’y a pas de sous-étude :

Or, il y a ici clairement une étude à 3 bras : contrôle, hydroxychloroquine et hydroxychloroquine+azithromycine. C’est même le titre de la publication !

Et cela saute aux yeux dans le tableau des résultats :

ou même simplement la liste des patients :

Enfin, c’était tellement un essai de la combinaison Hydroxychloroquine + Azithromycine que, en plus du tire, c’est devenu le traitement que Ddier Raoult distribue désormais à des milliers de Marseillais, sur la base de cet essai.

Association qui, comme on l’a vu, augmente potentiellement l’intervalle QT de 11 % des patients selon l’étude américaine.

La question est donc simple : le Comité de Protection des Personnes d’Île de France et l’ANSM ont-t-ils, oui ou non, bien donné leur accord à un essai « Hydroxychloroquine + Azithromycine » ?

C’est très important, car il est évidemment illégal de procéder à un essai clinique sans l’accord des autorités, c’est pénalement réprimé :

« Est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende le fait de pratiquer ou de faire pratiquer une recherche impliquant la personne humaine […] Sans avoir obtenu l’avis favorable d’un Comité de Protection des Personnes »

Il est même difficile d’y voir clair, car l’article indique un accord de l’ANSM le 5 mars et du CPP le 6 mars :

Mais la déclaration parle d’un accord du CPP le 3 mars :

Signalons un dernier point lié à une obligation de plus :

Article 42 – Notification par le promoteur à l’Agence des suspicions d’effets indésirables graves et inattendus

1. Le promoteur d’un essai clinique conduit dans au moins un État membre notifie par voie électronique et sans délai […] toutes les informations pertinentes sur des suspicions d’effets indésirables graves et inattendus suivantes:

a) toutes les suspicions d’effets indésirables graves et inattendus à des médicaments expérimentaux survenant dans le cadre dudit essai clinique […]

Le délai de notification à l’Agence des suspicions d’effets indésirables graves et inattendus par le promoteur tient compte de la gravité de l’effet, et est le suivant:

a) dans le cas d’une suspicion d’effets indésirables graves et inattendus ayant entraîné la mort ou mettant en danger la vie du participant, dans les plus brefs délais et, en tout état de cause, au plus tard sept jours après la prise de connaissance de l’effet par le promoteur; […]

Il conviendrait de savoir si, par prudence, le décès et les 3 passages en réanimation de malades traités à la chloroquine ont été signalés – car il semble difficile d’exclure catégoriquement et sans le moindre doute la moindre influence du médicament.

Il convient donc de tirer tout ceci rapidement au clair…

4-6 La question des dates

Enfin, notons le titre dans la pré-publication (source) :

Ainsi, il avait été prévu d’appeler l’article « résultats préliminaires« .

Mais le préliminaire a disparu, et cela a l’air d’être des résultats définitifs. Comme le laisse à penser le critère de jugement principal indiqué dans l’article :

Or, comme nous l’avons vu, il y a plusieurs critères, dont celui au 14e jour. Mais l’équipe a communiqué le 16 mars les résultats au 6e « car il y avait urgence », mais, au 10 avril, il n’y a toujours pas eu la moindre publication des résultats au 14e jour…

Nous soulevons de nouveau le problème évoqué dans le billet précédent (voir ici) :

Ainsi, à quoi correspond le 16 mars ? Quel a été le premier jour de l’essai, c’est-à-dire de traitement des patients ? Et comment a-t-il été possible de disposer d’un article rédigé sur les résultats au 6e jour dès le lundi 16 mars ?

4-7 Grâce à Didier Raoult, la recherche française rayonne

Heureusement, en France, nous avons les plus grands spécialistes :

Commentaire de BHL sur la visite de Macron à un des plus grands « mandarins » français

Mais ils sont « hélas » peu écoutés…

Car comme nous l’avons vu, si une forme de fascination aveugle se poursuit en France, la triste vérité, a été bien perçue outre-Atlantique par les spécialistes de la « Fake-Science » (qui n’ont aucun contentieux particulier avec Raoult). Nous pensons ici au Pr David Gorski, chirurgien oncologue, professeur à la Wayne State University (source : site Science-Based Medecine) :

« Il se trouve que l’équipe de Didier Raoult a joué encore plus vite et plus lâchement avec les données de cet essai que mon article ne l’indiquait. Pire encore, cette équipe de Raoult [semble avoir] une histoire documentée de fabrication de données, probablement en raison de sa manière tyrannique de diriger l’Institut et de sa pression pour avoir des résultats, où il humilie publiquement les étudiants, les post-doctorants et les chercheurs qui ne produisent pas les résultats qu’il souhaite. […]

Il est craint dans la communauté scientifique française en raison de sa propension à utiliser son pouvoir et son influence pour faire taire les critiques. […]

Il a également déclaré : « Moi, je n’ai jamais fait d’essais randomisés […] L’effet des trucs randomisés, peut-être que ça marche quand on fait 100 000 personnes qui ont eu un infarctus du myocarde, mais mettre ça dans des maladies infectieuses, ça n’a pas de sens. C’est idiot. »

Cela explique en grande partie pourquoi le protocole de son essai démontrait une telle incompétente.

Dans l’ensemble, Raoult me ​​semble être un «brave franc-tireur» qui aurait pu être un grand scientifique à son apogée, mais qui est maintenant devenu arrogant et dictatorial et qui est dorénavant un grave exemple de l’effet Dunning-Kruger.

Il n’a aucune expertise dans les essais cliniques et conteste même l’utilité des essais cliniques randomisés dans les maladies infectieuses.

Tout ce qu’il publie sur le Covid-19 doit donc être pris avec beaucoup de précautions. »

Mais nous pouvons également citer désormais, à titre d’exemple, cet article du 9 avril de CNN parlant de l’essai Raoult (source) :

« Cet essai était un échec complet. » [Kevin Tracey, PDG de Feinstein Institutes for Medical Research in New York City]

« C’était pathétique. » [Art Caplan, chef de la division d’Éthique médicale à l’École de Médecine de la New York University]

On ne saurait mieux dire…

V. Rappel : l’avis des autorités médicales

Tout ceci explique les avis convergents des autorités médicales et structures spécialisées, que nous vous synthétisons ici, sous forme d’annexe, pour terminer ce billet.

Notons bien que l’IHU de Marseille, contrairement à la moindre information vaguement positive sur la chloroquine, n’a mentionné aucune de ces importantes communications sur son site.

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5-1 Le Haut Conseil de la Santé Publique

Avis du 23 mars 2020 relatif aux recommandations thérapeutiques dans la prise en charge du Covid-19 (source) (il parle de l’essai Gautret/Raoult) :

« Traitements spécifiques – 2.1.2 Hydroxycholoroquine – Dans une étude observationnelle, 26 patients hospitalisés pour Covid-19 confirmée par une PCR SARS-CoV-2 positive sur un prélèvement nasopharyngé ont reçu un traitement par hydroxychloroquine à la dose de 600 mg/j pendant 10 jours (parmi lesquels 6 patients avaient également reçu de l’azithromycine). Les résultats de six de ces malades n’ont pas été analysés (3 ont été admis en réanimation, 1 est décédé, 2 ont arrêté le traitement dont un pour effet indésirable). Le critère de jugement était la négativation de la PCR SARS-CoV-2 sur les prélèvements respiratoires. […] Les auteurs concluent que le traitement par hydroxychloroquine est associé à une réduction/disparition de la charge virale SARS-CoV-2 chez des patients Covid-19 et que cet effet est renforcé par l’azithromycine.

Ces résultats exploratoires doivent être considérés avec prudence en raison du faible effectif de l’étude, incluant en partie des patients asymptomatiques, de l’absence de bras témoin, du critère de jugement uniquement virologique (pas de données cliniques).

Ils ne permettent pas de conclure à l’efficacité clinique de l’hydroxychloroquine ou de l’association hydroxychloroquine + azithromycine, mais demandent à être confirmés (ou infirmés). En effet, ils s’intègrent dans le corpus de données précliniques qui justifient la poursuite de la recherche clinique. Ces investigations doivent se faire dans un cadre éthique et scientifique approprié, conforme aux principes des Monitored Emergency Use of Unregistered Interventions (MEURI), comme recommandé à l’issue de l’analyse systématique de la littérature récemment publiée sur le sujet.

De plus, il n’existe actuellement pas de données permettant d’envisager l’utilisation hors protocole de l’hydroxychloroquine en prophylaxie du Covid-19.

En raison des très fortes réserves sur l’utilisation de l‘hydroxychloroquine liées au très faible niveau de preuve, tous les moyens nécessaires doivent être mobilisés pour la réalisation d’essai démonstratif.

Il est recommandé de surveiller les concentrations plasmatiques chez les patients recevant ce traitement pour COVID-19 et d’assurer un monitoring cardiaque. »

5-2 L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament

Protocole d’utilisation thérapeutique de l’hydroxy-chloroquine (30 mars, source) :

« À ce jour, aucun médicament y compris l’hydroxychloroquine n’a apporté la preuve de son efficacité selon des standards d’évaluation dans le traitement ou la prévention de cette maladie. C’est pourquoi des essais cliniques sont en cours ou prévus (incluant l’hydroxychloroquine), en France et au niveau international, et qui devront permettre de valider les options thérapeutiques en termes de rapport bénéfice/risque.

Il importe que le plus grand nombre de patients puisse être traité dans le cadre de ces essais cliniques pour que des réponses robustes puissent être obtenues au plus vite sur la démarche thérapeutique la plus adaptée dans le contexte de la maladie COVID-19 […]

Attention, l’association de l’hydroxychloroquine avec l’azithromycine pour traiter la maladie COVID19 n’a pas fait la preuve de son efficacité et expose par ailleurs à un risque majoré d’allongement du QT. Le recours à cette association ne doit être envisagé que dans le cadre d’essais cliniques. […]

Le suivi des patients traités par hydroxychloroquine doit notamment comprendre une surveillance électrolytique (kaliémie, magnésémie) et une surveillance de la glycémie. Une surveillance adaptée sera mise en place en collégialité, au regard de la situation clinique du patient, et du profil de sécurité du produit, en particulier un monitoring cardiaque chez les patients avec facteurs de risque d’allongement de QT. […]

La collégialité au sein de l’équipe multidisciplinaire (infectiologues, réanimateurs, virologues, pharmacologues) s’attachera à adapter le suivi en fonction des co-administrations et du statut clinique du patient. »

5-3 Les Académies de Médecine et de Pharmacie

Communiqué commun du 20 mars (source) :

« Les Académies nationales de Médecine et de Pharmacie constatent, au vu des données actuelles de la science, que la démonstration de l’efficacité clinique de l’hydroxychloroquine n’est pas faite à ce jour. Des présomptions existent cependant, en particulier la négativation de la charge virale d’un certain nombre de patients, qui justifient sa prise en considération par la mise en œuvre urgente d’essais cliniques afin de tester ce produit sur des critères cliniques.

L’Académie nationale de Médecine considère que la libération par les pouvoirs publics de l’hydroxychloroquine pour les malades hospitalisés en détresse respiratoire ne saurait être une réponse adaptée pour des patients dont la charge virale est, à ce stade, le plus souvent inexistante et dont la maladie n’est plus une virose stricto sensu mais une défaillance pulmonaire (syndrome de détresse respiratoire aigu) liée à l’inflammation induite par le SarsCoV-2.

Les Académies nationales de médecine et de pharmacie considèrent que l’essai européen Discovery dont la méthodologie répond aux critères internationaux de bonne pratique des essais cliniques, permettra de déterminer si l’hydroxychloroquine ou d’autres molécules antivirales ont une efficacité chez les patients Covid-19.

Mais, au-delà des débats en faveur ou en défaveur de l’hydroxychloroquine à utiliser dans tel ou tel stade de la maladie, les Académies nationales de médecine et de pharmacie s’inquiètent :

  • des nombreux achats d’hydroxychloroquine par des personnes non atteintes, à des fins souvent plus préventives que curatives, alors que toute prescription hors AMM devrait relever de la seule responsabilité du prescripteur à l’hôpital ;
  • de l’utilisation de ce produit à des posologies individuelles sans surveillance médicale stricte, en raison de possibles effets indésirables particulièrement délétères chez les sujets âgés ;
  • de l’utilisation possible, sinon probable de ce médicament sans contrôle électrocardiographique initial ni suivi, notamment en raison de la possibilité de cardiomyopathies ou d’induction de troubles du rythme cardiaque ;
  • du danger que représentent les interactions médicamenteuses ignorées des patients entre l’hydroxychloroquine et certains des médicaments qu’ils prennent habituellement, si l’hydroxychloroquine devait être utilisée sur de grands effectifs de sujets, en particulier chez des patients âgés et polymédiqués, même pour une durée brève ;
  • de confusions possibles dans la population entre chloroquine et hydroxychloroquine […]

5-4 Le Collège National des Généralistes Enseignants

Avis du Conseil Scientifique du CNGE du 27 mars 2020 (source)

« La pandémie de Covid-19 soulève des questions scientifiques, médicales, et sociales fortement accentuées par les médias. […] Aujourd’hui, aucune thérapeutique spécifique n’est validée pour traiter cette infection quel qu’en soit le stade.

Récemment, une étude française a été prépubliée dans une revue internationale (1). Cette étude, monocentrique non randomisée, en ouvert, a comparé un groupe traité par l’hydroxychloroquine (Plaquénil®) et un groupe témoin (ayant refusé le traitement). Ses résultats suggèrent que ce principe actif augmente significativement et fortement le taux de patients ayant une charge virale de Covid-19 négative au sixième jour, et que cette augmentation est amplifiée par l’ajout d’azithromycine. Ces résultats très préliminaires encouragent à poursuivre l’évaluation de ce médicament dans cette indication, ce qui est le cas dans un essai randomisé international en cours (2). Cependant, les résultats de l’étude française ont un niveau de preuve insuffisant inhérent à de nombreux et sérieux biais méthodologiques dont les principaux sont :

  • L’absence de randomisation, de double insu et de placebo dans le groupe témoin (16 patients) avec un effectif traité limité à 26 patients Covid+ à des stades différents de la maladie.
  • Une comparabilité incertaine des 2 groupes à l’inclusion, ce qui entrave tout jugement.
  • Le choix d’un critère de jugement principal biologique (charge virale), critère intermédiaire non solidement corrélé aux complications cliniques (3).
  • Un prélèvement et une mesure de la charge virale non centralisés et une date d’analyse finale au sixième jour critiquable (2 patients positifs à J6, négatifs à J9, et 1 patient négatif à J6, positif à J9).
  • Une analyse statistique non ajustée qui a écarté 6 (23%) des 26 patients du groupe traité : 3 hospitalisations en soins intensifs, 1 décès, 1 arrêt pour nausées et 1 perdu de vue (biais d’attrition).
  • Le rationnel inconnu de l’association à l’azithromycine pour certains patients rendant la comparabilité des groupes avec ou sans cet antibiotique impossible.

L’urgence et l’étendue de la pandémie n’autorisent pas à s’affranchir totalement des principes fondamentaux et des exigences de la méthode des essais thérapeutiques.

Par ailleurs, un essai randomisé de qualité moyenne a échoué à démontrer un bénéfice biologique ou clinique de l’hydroxychloroquine (4). A contrario, les recommandations chinoises préconisent l’utilisation du Plaquénil® ou de la chloroquine (Nivaquine®) sans fournir les données scientifiques sur lesquelles elles s’appuient (5).

Compte tenu de l’absence de preuves scientifiques solides de l’efficacité de l’hydrochloroquine et de ses effets indésirables cardiaques rares mais graves, le conseil scientifique du CNGE recommande aux médecins généralistes de ne pas prescrire ce médicament en ambulatoire. Cette prescription serait contraire à l’éthique médicale car le risque (connu) est potentiellement supérieur à l’efficacité (non établie) dans une population ambulatoire qui guérira spontanément dans plus de 80% des cas (6). En l’état actuel des connaissances, l’utilisation de l’hydroxychloroquine doit être réservée aux essais thérapeutiques correctement menés pour en évaluer la balance bénéfices/risques (7). »

5-5 Le Conseil de l’Ordre des médecins

Communiqué de presse : Polémique sur l‘hydroxychloroquine, 27 mars 2020 (source)

« L’Ordre des médecins appelle les médecins à attendre la confirmation ou l’infirmation de l’utilité de la prescription de ce traitement.

Depuis plusieurs jours se développe une polémique entre chercheurs et soignants de différentes équipes à l’origine d’informations contradictoires causant un trouble tant chez les professionnels que chez les citoyens de notre pays.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins rappelle aux médecins et chercheurs que la science exige de ceux qui en sont les acteurs qu’ils respectent le principe de la démarche scientifique pour affirmer l’intérêt et les conséquences médicales des travaux qu’ils conduisent.

L’Académie de médecine et l’Académie de pharmacie viennent de rappeler la communauté scientifique à ses responsabilités en la matière. Le 27 mars, le conseil scientifique du CNGE a également recommandé aux médecins généralistes de ne pas prescrire ce médicament en ambulatoire pour la prise en charge du Covid19. […]

Les jours qui viennent permettront d’avoir des réponses scientifiquement validées et il appartiendra ensuite au Gouvernement d’agir rapidement en matière d’accessibilité, d’autorisation, de limitation ou d’interdiction d’utilisation.

Les médecins doivent aujourd’hui agir en professionnels responsables qu’ils sont, et attendre la confirmation ou l’infirmation de l’utilité de la prescription de ce traitement. Il n’y aurait en effet rien de pire pour nos concitoyens que le sentiment d’un espoir déçu, ou de voir un traitement dont les premières preuves d’efficacité seraient avérées, rendu indisponible à la prescription ou à la délivrance par un usage non maîtrisé.

L’Ordre des médecins appelle les chercheurs français à continuer de faire ce qui les grandit : chercher, prouver et innover, et les médecins français à continuer de faire ce qui doit être fait : utiliser des thérapeutiques éprouvées et ne pas devenir otages d’un emballement médiatique entre scientifiques s’affrontant par médias interposés. »

Signalons cependant qu’on resté stupéfait devant l’inaction du Conseil de l’Ordre, qui laisse des médecins se prononcer dans les médias sans la moindre précaution oratoire, semant le trouble dans l’opinion, en violation de leur Code de Déontologie (source) :

« Lorsque le médecin participe à une action d’information du public de caractère éducatif et sanitaire, quel qu’en soit le moyen de diffusion, il doit ne faire état que de données confirmées, faire preuve de prudence et avoir le souci des répercussions de ses propos auprès du public. Il doit se garder à cette occasion de toute attitude publicitaire, soit personnelle, soit en faveur des organismes où il exerce ou auxquels il prête son concours, soit en faveur d’une cause qui ne soit pas d’intérêt général. » [article 13 du Code de déontologie médicale, codifié dans l’article R.4127-13 du Code de la Santé publique]

Rappelons que ce même Conseil a sanctionné durement, il y a moins de 2 mois, des médecins qui avaient simplement critiqué durement l’homéopathie (source) :

5-6 L’Institut Pasteur

Communiqué de Marc Lecuit, Responsable de l’Unité d’Infection Biologique, Institut Pasteur, 23 mars 2020 (source) :

« Il est connu depuis bien longtemps que la chloroquine (C) et son dérivé l’hydroxychloroquine (HC) inhibent in vitro la réplication des virus enveloppés dont le relargage du génome dans le cytosol par fusion de la membrane virale avec celle de l’endosome requiert une acidification. En effet, ces drogues bloquent l’acidification du pH endosomal. Ces données sont bien connues des virologues. Il a été montré il y a quelques semaines que, comme attendu, la C et l’HC ont une activité antivirale sur le SARS CoV 2 in vitro (1,2).

Il est possible que la C et l’HC agissent également par d’autres mécanismes, et cela doit être étudié. Cela n’implique pas nécessairement cependant que ces drogues ont une activité antivirale in vivo chez l’être humain. Il y a eu en effet moult essais décevants, concernant le virus de la dengue (pas de bénéfice) ou du chikungunya (effet délétère), donc conclure que ce traitement va être efficace avant de l’avoir testé est problématique. L’article du virologue X. de Lamballerie explique bien cela (3). […]

Didier Raoult […] a également décidé de démontrer que l’HC a une efficacité in vivo contre le SARS-CoV-2 en conduisant une étude, dont les résultats viennent d’être publiés (6). La suppl. fig. 1 illustre que ces résultats sont préliminaires. Seul la charge virale chez des patients asymptomatiques ou peu graves a été évaluée. Il semble que certains de ces malades étaient en fin d’infection (7). D’autre part les conditions de la publication de cet article ont soulevé des questions (8).

Ces interrogations ne veulent absolument pas dire que l’HC n’a pas d’intérêt dans le traitement du COVID. Pour le savoir, il faut l’évaluer scientifiquement en suivant la méthodologie des essais cliniques. Ceci est en cours dans des essais qui prennent un peu de temps car travailler avec méthode le nécessite, même dans l’urgence. Au cas où une réelle efficacité antivirale / SARS-CoV-2 est prouvée, ce que tous souhaitent, il faudra préciser les indications d’un tel traitement : en prévention, pour traiter tous les cas et leurs contacts en sortie de confinement et empêcher la reprise de la transmission ? En prévention d’une infection grave chez les personnes à risque d’en développer (définir cette population). En traitement de la maladie grave ? Peut-être pas uniquement car à ce stade, l’aggravation brutale qui survient (ARDS) n’est sans doute pas uniquement la résultante d’une réplication virale incontrôlée mais d’une réaction inflammatoire qui s’emballe. C’est la raison pour laquelle sont aujourd’hui testées des drogues telles que des anti IL1 et IL6, qui pourraient avoir un intérêt. […]

D’autre part ces molécules, quand bien même elles sont utilisées avec succès dans l’équipe de Didier Raoult et au-delà depuis de nombreuses années, ne sont pas dénuées de toxicité, surtout si elles sont utilisées à grande échelle. La C/HC allonge le QT, et peut donc engendrer des arrêts cardiaques, et ainsi provoquer plus de morts que sauver de vies s’il est utilisé sans discernement. De plus l’azithromycine, qui est proposée en association et pourrait avoir un intérêt également, augmente également le QT. Il apparaît donc potentiellement dangereux de proposer ce traitement de masse sans en avoir évalué les conséquences éventuelles.

Ceci n’empêche pas de nombreux collègues cliniciens, en France et dans le monde, d’utiliser l’HC dans la prise en charge du COVID, dans l’attente des résultats des essais cliniques, compte tenu de la gravité de la situation. Cette approche est différente de la communication au grand public d’informations qui semblent définitives alors qu’elles ne le sont pas. »

5-7 L’OMS

Mais nous verrons dans le billet suivant que les problèmes scientifiques ne se limitent pas à cet essai clinique…

436 réactions et commentaires - Page 3

  • Serge F. // 12.04.2020 à 13h08

    L’important à retenir dans cet article est l’information sur les risques cardiovasculaire induits par l’association de l’hydroxychloroquine avec l’azithromycine :

    Dans l’ensemble, 956374 et 310350 utilisateurs d’hydroxychloroquine et de sulfasalazine, et 323122 et 351956 utilisateurs d’hydroxychloroquine-azithromycine et d’hydroxychloroquine-amoxicilline ont été inclus. Aucun risque excessif d’EIG n’a été identifié lorsque l’utilisation d’hydroxychloroquine et de sulfasalazine à 30 jours a été comparée. Le CSSC a confirmé ces conclusions. Cependant, lorsque l’azithromycine a été ajoutée à l’hydroxychloroquine, nous avons observé un risque accru de mortalité cardiovasculaire à 30 jours (CalHR2.19 [1.22-3.94]), de douleur thoracique / d’angine de poitrine (CalHR 1.15 [IC 95% 1.05-1.26]) et d’arrêt cardiaque (CalHR 1.22 [IC 95% 1.02-1.45]). Conclusions: Le traitement à court terme par l’hydroxychloroquine est sûr, mais l’ajout d’azithromycine peut induire une insuffisance cardiaque et une mortalité cardiovasculaire, potentiellement en raison d’effets synergiques sur la durée de l’intervalle QT. Nous appelons à la prudence si une telle combinaison doit être utilisée dans la gestion du Covid-19.

    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.08.20054551v1

    Cette étude récente est citée dans cet article des Crises. L’important est maintenant de savoir si l’on peut utiliser azithromycine seule (ou un autre macrolide). Des retours d’expérience menés par des médecins généralistes semblent montrer que ce protocole serait efficace.

  • Lanterne // 12.04.2020 à 16h02

    Toujours l obsession de Mr Beruyer à vouloir imposer sa vision des choses à travers les articles qui vont dans le sens de son prisme déformant ! C est lamentable et surtout peu humble de sa part
    Il est plus facile de critiquer derrière son ordi ou dernière un tube à essai : les zele des stats et de la biologie s en donnent à coeur joie !
    Je suis médecin et j ai une autre façon de voir les choses car j ai des patients en face de moi et pas des courbes sur un ordi ni des tubes à essai
    Donc laissez la médecine au médecin et jouez à qui critique le mieux si cela vous amuse : vous avez un problème de reconnaissance ou un défaut narcissique? J ai du mal à comprendre cette obsession
    Personne ne connaît à l avance la réaction d un médicament à l avance chez un patient unique en fonction de son génotype, phénotype, âge, maladies etc etc
    Alors prétendre qu il ne faut pas donner la chlloroquine sur un covid revient à dire qu on ne donnerait aucun médicament à un patient car il peut présenter des réactions indésirables uniques possibles …. c est lamentable comme réflexion, c est faux , c est non intelligent !
    Il serait bon de laisser les médecins faire de la médecine et d arrêter de commenter par une sélection d articles biasant la réalité comme vous le faites car cela ne vous grandit pas !

    • Serge F. // 12.04.2020 à 20h57

      Comme je ne peux pas « liker » votre commentaire (merci à Olivier Berruyer), je ne peux que vous dire que je suis d’accord avec vous. Laissons les médecins travailler en paix. Chacun son rôle. Il ne faut pas que les patients perdent la confiance qu’ils ont en leur médecin. C’est une chose d’informer, mais cela ne doit pas avoir pour conséquence de faire peur aux patients. La confiance est importante dans le protocole de soin. Je ne peux pas imaginer une seconde que le professeur Raoult ne sait pas ce qu’il fait. Aux médecins, qui sont au plus près de leurs patients, de voir s’il convient de leur donner le traitement de Raoult ou un autre qui leur est mieux adapté.

  • Lanterne // 12.04.2020 à 16h13

    La toxicité des deux médicaments est connue depuis des décennies : vous croyez informer qui ? Les médecins ? Ces deux molécules ont l avantage d être connues … donc on vérifie avant de prescrire car les médecins sont responsables et engagent leur responsabilité ! Croyez vous qu on donne cela sans vérifier effets toxiques éventuels ??
    Vous devriez vous étonner pourquoi il n est pas possible en France de prescrire la chlloroquine en ville par des médecins généralistes qui ont bac +9, qui connaissent ces molécules et qui peuvent vérifier en ville la toxicité des médicaments ! Pourquoi il n est plus possible de prescrire l hydrochloroquine par médecin généraliste ?
    Mr Beruyer qui découvre les effets secondaires des médicaments pourra lire tout le vidal pour se faire une idée plus large ! Il comprendra que le paracétamol ou l ibuprofene peut donner plein d effets secondaires…. faut il les réserver à l Hôpital ?

  • Lanterne // 12.04.2020 à 16h54

    Selon ce site ,Mr Raoult ne semble pas connaître les deux molécules qu il utilise ni les effets secondaires ! Il doit cacher les patients morts dans son protocole, ceux aggravés par un QT long ne seraient pas diagnostiqués, les passages en réa du fait des deux molécules cachés
    Mr Beruyer est très fort et semble mieux connaître en un mois ce qu un professeur de médecine expérimente depuis 40 ans !
    Ce site comprend mieux les tenants et aboutissant des enjeux médicaux en urgence sanitaire et connaît mieux la médecin et le bénéfice risque.
    J ai passé 10 ans à étudier la médecine, j en viens à regretter mes 10 ans … 10 ans de temps gachés. . Alors qu un mois d analyse de ce site aurait suffit !
    Quand commencez vous les formations pour médecins ! Demandez vite votre homologation….
    Oui vous pouvez deviner ma colère en lisant ce site tellement à charge et tellement biasant
    … alors je vais être honnête, je vous envoie ma colère et tout mon mépris du médecin que je suis !
    Ras le bol de voir des gens hors circuit la ramener avec autant de toupet

    • Philippe30 // 13.04.2020 à 07h27

      @Lanterne
      Merci pour votre commentaire très juste sur le domaine de chacun.

      Ce n’est pas parce que l’on étale des pages de graphiques , que l’on noie l’intox dans une pseudo vérité que les faits en deviennent vrais.

      On parle beaucoup de fausses nouvelles , cet article est le propre de la manipulation car personne n’a rien compris ni lut intégralement car il faut être initié en médecine donc on abreuve , on sature d’informations les lecteurs qui devant une telle débauche de « travail » et « d’informations » ne peuvent qu’adhérer …..

      Plus la ficelle est grosse et mieux ça passe parait il
      Et non car autant j’appréciais ce site avant maintenant il devient répulsif pour moi alors est ce Mr Berruyer est passé du coté obscur de l’information , est-ce que suite au problème avec le Monde il aurait eu des menaces ?

      Je ne sais pas , je ne comprend pas mais ce site devient du n’importe quoi , sans connaissance médical on ne peux prétendre à faire un exposé de ce type sans être partisan.
      La première chose qu’un journaliste doit être en mesure de faire est de présenter l’information sans aucun parti pris
      Ce que je lis est identique aux modes d’intoxications des médias liés et proches du pouvoir.

      Ce site à perdu pour moi toute crédibilité et l’attitude de Mr Berruyer de rester campé sur ses positions idéologiques deviennent pathétique.

      En souhaitant que ce commentaire ne soit pas censuré

      Cordialement

    • Séraphim // 14.04.2020 à 06h09

      Vous avez raison, Lanterne. Toutefois si OB n’était que « contre Raoult », ce qui pourrait être soit psychologique (hypocondrie sévère, liens de famille ou de dépendance avec les ‘antis’ ) soit idéologique comme le rappellent d’autres intervenants, ça irait encore: les chances que son ‘article’ influence quelque médecin que ce soit sont nulles. Mais il révèle une tendance qui impacte aujourd’hui la médecine et demain tout le reste. Mon neveu finit ses études de médecine, et partout tout le temps, les « Big Data » envahissent les matières (pas l’anatomie certes) au détriment de la clinique. Cette obsession de l’EBM est, de plus, comique. En effet ses inventeurs-promoteurs (David Sackett, Archie Cochrane, Alvin Feinstein) l’opposaient à ‘science-based medicine’ et maintenant voilà qu’elle se dit « Science ». Non seulement elle n’est pas la référence en médecine, mais elle ne l’est pas en sciences, c’est là qu’est la perversion du discours. Dans les autres sciences c’est un autre hoax qui domine, celui de la modélisation. Là on s’asseoit allègrement sur un autre impératif scientifique, celui de la ‘prédictabilité’: les modèles du climat prédisent très mal, mais ils sont soudain LA science!! Autrefois ce qui était « objectif » c’était ce qui était vrai, soin réussi en médecine, adéquation idée-observation en physique etc. Avec la disparition de toute référence à la Vérité, les vérités ont aussi disparu. Ce qui est objectif n’est donc plus ce qui est patent, flagrant, lumineux mais ce qui est partagé, consensuel & co. Une tyrannie!

    • Séraphim // 14.04.2020 à 06h20

      Il n’y a qu’un truc que l’EBM ait permis, faut le reconnaître: l’utilisation de l’aspirine comme anti-coagulant, utile pour le traitement des personnes à risque d’attaque cardiaque. Elle aurait aussi plus ou moins démontré l’inefficacité de l’acupuncture. Mais c’est pas si clair, et contestable.

  • Guasilas // 12.04.2020 à 17h27

    Les Crises fait feu de tout bois pour discréditer le Pr Raoult et le traitement qu’il propose.
    Le site declare qu’il serait compromis avec l’industrie pharmaceutique parce qu’il suggère un traitement qui coûte 20 Euro. Et encore, au détail, en l’achetant en pharmacie.

    C’est tellement ridicule que ca jette le doute sur les raisons de tous ces articles.

  • Castellion // 12.04.2020 à 20h46

    Synthèse et ma conclusion
    Or donc, le valeureux chevalier OB s’est lancé dans la noble quête du traitement du coronavirus . D’entrée de jeu il doit pourfendre l’ignoble Raoul de Massalia qui se dresse sur son chemin en brandissant la Cloro, arme perfide. Et nous avons droit à un narratif faux, qui tord la réalité, des jugements biaisés. Progressivement, nous découvrons le merveilleux et grandiose objectif du chevalier OB = il veut s’emparer du scalp de Raoul de Massalia. Alléluia. Ou flop. …. Much ado about nothing… Beaucoup de bruit pour rien
    Cette façon d’aborder un thème est-elle la norme chez « les Crises ». Ici, nous disposons de beaucoup d’informations en dehors de celles présentées par « les Crises » et il nous est facile de détecter erreurs, incompréhensions, fourberies, manipulation, partialité, biais… Mais, lorsque « les Crises » nous proposent des sujets qui nous sont moins familiers, moins faciles à vérifier,devons-nous dorénavant nous méfier, considérer que les informations rapportées sont probablement douteuses/fausses, à preuve du contraire. Et nous poser la question « pourquoi »= d’une part, pour quelle raison ce thème est-il choisi & pour quelle raison telle approche est-elle adoptée, d’autre part quel but (éventuellement caché) poursuivent les Crises. Nous savons dorénavant que les « Crises » utilisent un prisme très déformant. Idéologie ? Psychologie ? ou ?

    • Phildar // 12.04.2020 à 22h43

      Personnellement et ce n’est pas une critique mais un constat amer, j’y vois les conséquences de son procès avec Le Monde de Laurent Samuel. Depuis, il s’agit de se dédiaboliser d’où la nouvelle ligne éditoriale beaucoup plus conformiste.
      Aurions-nous réagi différemment à la place d’Olivier Berruyer ?
      Restons humbles et reconnaissants pour le bon travail passé.

  • Lahire1428 // 13.04.2020 à 03h01

    On en prend plein la vue dans ce billet. Pas sûr qu’on soit tous en mesure de digérer tout ça correctement cependant. Aligner plein de graphes et schémas décrivant des pathologies qui ne sont pas liées obligatoirement au COVID19, n’apporte aucune plus value en terme de crédibilité à ce billet.

    Ensuite et par exemple, les avertissements concernant l’azthromycine portent sur des pathologies qui sont loin de concerner la majorité de la population (insuffisance cardiaque grave etc…). De plus, les labo se couvrent en listant de façon exhaustive tout ce qui pourrait de près ou de loin leur être reproché. Lisez les précautions pour de l’aspirine et vous pourrez nous pondre le même billet pour traiter les maux de tête et j’exagère à peine.

    La question est de savoir s’il vaut mieux courir le risque de traiter sachant qu’une fraction des patients réagira mal, ou laisser les gens sans traitement. La poser, c’est y répondre vu le nombre de morts sans traitement. Vous dites que Raoult n’a pas fait d’étude randomisée mais les chinois oui, et Raoult s’appuie dessus.

  • Lahire1428 // 13.04.2020 à 03h04

    Par ailleurs, comme ça a été dit citer l’OMS… Pour rappel d’après l’OMS l’invasion de l’Irak a fait 150 000 morts. On est plutôt au delà du million en vrai. Le jour où les 2 premiers cas déclarés dans un grand pays européen (fin janvier) l’ont été en France, on suivait encore les recommandations de l’OMS, c’est à dire qu’on ne contrôlait personne en provenance de Chine où c’était le carnage pourtant… Même pour l’épidémie de peste de 1720 à Marseille on avait pas fait pire. Quant à CNN no comment.

    Bref revenons à l’article. Sa conclusion serait d’arrêter cette folie dangereuse, et ceux qui disent que les chinois (en avance sur nous) recommandent ce traitement transforment la vérité c’est ça? Mais il doit y avoir déjà un paquet de gens traités et non traités. Il a du tuer un paquet de gens en PACA le mégalo Raoult si je vous suis bien?

    Mais alors pourquoi son taux de mortalité est-il le plus faible de France? Le personnel hospitalier devrait avoir un certain recul sur avec ou sans hydroxychloroquine non?

    Ensuite, d’après l’article quelle est l’autre option? J’ai du le rater mais il y a les antiretroviraux que le collège d' »experts » entourant le gouvernement essaye de pousser. Et dans le 1er paragraphe vous dites qu’en gros Raoult est un lobbyiste de Sanofi qui fait la promo de la chloroquine à 12 euros la boîte?

    • Lahire1428 // 13.04.2020 à 13h53

      [je rajoute cette partie « supprimée » de mon post initial pour vérifier si c’est une censure ou un bug] Mais le traitement aux anti retroviraux que Raoult a totalement éclipsé malgré les gesticulations du gouvernement, de Cohn Bendit & Co pour qu’il ferme sa gueule, les menaces de mort qu’il a reçues etc… vous savez combien c’est? 800 euros voilà. Et c’est totalement inefficace avec plein d’effets secondaires graves toujours d’après les chinois en avance. Mais ça vous en parlez pas c’est bien dommage je trouve.

      Donc pour finir votre parpaing contient plein d’arguments mais pas vraiment dans le sujet. Vous pourriez ajouter que 2 et 2 font 4 et que ça fait de Raoult un véritable escroc. Ce serait du même ton. C’est une belle démonstration de brassage de vent calomnieux. Même si on apprend plus tard que la chlorochine c’était pas le top, l’immobilisme du gouvernement à toutes les étapes (entrée du virus, propagation, équipement, confinement, traitement, test) est la pire des choses. L’incompétence n’est plus en question on est au delà et vous allez cette fois dans ce sens aussi.

  • RudiM // 13.04.2020 à 03h41

    Bonjour, merci pour votre travail.
    il me semble qu’il y a beaucoup de questions qui doivent attiser la curiosité de quelqu’un comme vous (de formation actuaire de mémoire?), notamment sur l’efficacité des test diagnostics, des types de coronavirus detectés, des personnes sur lesquelles on fait les tests, les conditions d’attribution de la cause du deces et bien entendu le nombre de victimes comparées aux années précédentes (le site a du retard: https://www.insee.fr/fr/information/4470857).
    Peut etre avez vous deja publié quelque chose a ce sujet que je n’aurais pas vu?

  • JS // 13.04.2020 à 03h51

    Bonsoir,
    La Société Portugaise de Soins Intensifs  recommande l’utilisation de l’hydroxychloroquine

    https://www.spci.pt/media/covid-19/COVID_19_R_20200331.pdf

    Google traduction:
    ……..
    THÉRAPEUTIQUE ANTIVIRALE 1. Hydroxychloroquine Recommandation 1 L’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le traitement des patients atteints de COVID-19 est suggérée à tous les stades, en l’absence de contre-indications.
    ……….
    La chloroquine a été officiellement déclarée agent thérapeutique du COVID-19 en Chine en février 2020 et l’hydroxychloroquine est l’une des thérapies incluses dans le Protocole maître appelé Solidarité (ISRCTN83971151) promu par l’Organisation Organisation mondiale de la santé. Il existe des schémas posologiques recommandés, les plus consensuels étant: 400mg 12 / 12h entérique (le 1er jour) suivi par 200 mg 12 / 12h par voie entérale (du 2ème au 5ème jour, éventuellement prolongé jusqu’au 10ème jour).

    JSilva

  • Alain V // 13.04.2020 à 07h53

    Pouvez-vous rectifier le lien en tête de l’article « Ne vous laissez pas avoir par le compteur trompeur du docteur Raoult » ainsi que dans l’article du 7 avril ? Bien sûr, vous pouvez supprimer ce commentaire APRES la correction.

  • Jdupont // 13.04.2020 à 08h23

    Je suis très déçu par cet article. Le blog Les Crises tombe dans lon estime.
    L’auteur de cet article fait preuve soit d’une mauvaise foi, soit d’un manque d’esprit scientifique.
    Le raisonnement qu’il fait est de type « énarque » : (1) mise en parallèle d’idées et de faits, en faisant croire que leur juxtaposition crée un lien de causalité, (2) approximations, (3) utilisation de mots totem et magiques pour donner un parfum de sciences.
    Cet article pretend critiquer la démarche de Raoult mais est ka quintescence du sophisme.
    Je ne vais pas passer plus de temps à illustrer et argumenter mon propos : cet article n’en vaut pas la peine selon moi.
    Rendez-vous dans 3 mois, lorsqu’on comptera les morts.

  • Docteur Bob // 13.04.2020 à 08h38

    Je n’apprécie pas du tout cet article, c’est un charge incensée sur des medicaments archi connus, archi utilisés et qui ne donnent quasi aucun effet secondaire dans la vie réelle, vous auriez pu aussi attaquer le paracetamol qui est toxique à 8co par jour (on l’a vu pour le chik) ou l’aspirine qui tue à 7gr, ou la mort au rat largement distribuée comme anticoagulant bon marché. Tout qui a vécu en Afrique ne paut que rigoler devant tant de crainte, car le reflexe devant une petite poussée de fievre est de se prendre un protocole Raoult contre le palu.
    Alors oui il n’ya pas de double aveugle ni de placebo, mais est ce la bonne approche statistique a défaut d’être la plus confortablement utilisée, il y a d’autres moyens qu’on utilise sur les flux de produits en industrie qui seraient aussi intéressants. El l’étude Discovery est montée pour ne rien trouver, c’est le problème donner les medicaments (toutes les branches sont concernées sauf le placébo) à un moment où, d’après de plus en plus d’avis des réanimateurs, le problème serait moins le virus que de comprendre la pneumopathie totalement atypique (en tout cas par rapports aux pneumopathies virales sévères connues jusqu’alors) que de diminuer la charge virale. Nous sommes quasi en phase descendante et on a seulement maintenant des études qui se montent sur le vrai protocole Raoult et sur des utilisations précoce d’antiviraux (quasi inconnus dans leur usage massif) mais là encore ce sera sans doute trop tard faute de patients, comme l’etude sur la chloroquine à la Reunion en phase terminale du chikungunya.

  • Val Jeanval // 13.04.2020 à 08h48

    Hé ben !

    Heureusement que Jenner, Pasteur et Flemming n’ont pas eu à se soumettre aux essais randomisés, sinon il y aurait encore un certain nombre de maladies qui ne seraient pas quasiment oubliées de nos jours !

    A quand un article démolissant Semmelweiss ? Il y avait aussi beaucoup de matière à charge contre lui à son époque, et en sa faveur uniquement ses propres dires.

    • Germs // 14.04.2020 à 11h50

      Pour la petite histoire,
      Mon grand père paternel, blesser à Verdun, fut sauver par un médecin , qui lui administra de la pénicilline.. Le docteur avait peut être lus les travaux de Ernest Duchesne, Ce docteur peut- être et surement sauva d’autre vie en utilisant une médecine non valider.

      • Val Jeanval // 15.04.2020 à 07h06

        Vous êtes sûr qu’il s’agissait de pénicilline ?

        Duchesne avait effectivement découvert une interaction jusqu’alors inconnue entre certaines moisissures et les bactéries, mais pour que votre grand-père ait pu en profiter, il aurait fallu qu’un laboratoire ait proposé la moisissure ou son principe actif sous une forme injectable (la pénicilline est détruite par les sucs digestifs), sinon dans le commerce, au moins aux services de santé de l’armée.

        Il me semble que si cela avait été fait, on l’aurait su, surtout pendant une période de guerre aussi meurtrière. La pénicilline a d’ailleurs dû son succès fulgurant à une autre guerre meurtrière, alors que sa découverte date de 1929.

        Mais si vous avez plus de précisions, je vous avoue que même si ça m’étonne beaucoup, je suis très intéressé…

        • Germs // 15.04.2020 à 08h58

          Bien le bonjour,
          Désoler, je ne peux que répéter les mots de mon grand père et de mom père.
          Blesser 2 fois durant la der des der, la 2ème fût a Verdun et était la plus grave, Blessure au ventre par une baïonnettes .
          Mon grand père, disait toujours qu’il avait était sauver, par la pénicilline, bien avant qu’elle fût officiellement découvert et faisait toujours une prière pour ce médecin.. Grosso modo, voici son histoire : Sa blessure était grave et la septicémie n’était pas loin et sauf miracle il était condamner. Le médecin, lui demanda l’autorisation de lui faire un traitement qui ne marchez pas toujours mets qui le guérirait certainement. J’étais jeune enfant quand ll me racontait son histoire et mon père disait qu’on lui avait appliquer un protocole experimental. C’était un cataplasme de pénicilium que l’on mettait sur sa blessure
          Je ne peut en dire plus….

          • Val Jeanval // 15.04.2020 à 19h29

            Ah, d’accord.

            Oui, sous forme de cataplasme, ça me paraît vraisemblable. Sans doute ce médecin connaissait-il la moisissure, et avait-il pu s’en procurer une culture.

            Merci en tout cas pour l’information, c’est très intéressant.

            • Germs // 16.04.2020 à 11h06

              De rien ))
              et je vous souhaite une bonne continuation

  • Xavier69 // 13.04.2020 à 10h02

    Je n’ai pas vraiment d’avis tranche,mais il me semble que le docteur Gorki( présente comme un avis d’outre Atlantique et neutre ) connaît bien le professeur Raoult et ne l’aime pas . La guerre des égos est terrible. Bon espérons que nous trouverons une solution pour éliminer ce Covid19

  • khazad // 13.04.2020 à 10h32

    Bienvenue dans le monde médical avec ses essais cliniques foireux et biais statistiques à répétition… J’ai vu des essais pour des molécules en Inde avec des cobayes professionnels qui ne devaient en faire qu’une à la fois avec une carence entre les tests, mais les personnes prenaient sans le dire au labos 4 ou 5 tests en même temps pour gagner plus de roupies…Et les tests furent validés quand même… Et avoir de bons essais ne présument en rien de l’innocuité à long terme comme le Médiator par exemple… Dans le métier le rapport bénéfices / risques est plus ou moins aléatoire en fonctions des moyens investis par les labos et leurs « connexions » avec les autorités de régulations… Mais la constante reste que le business est prioritaire sur l’efficience du traitement en rapport des effets secondaires dont l’existence est notifié aux professionnels de la santé, seuls habilités à prescrire et engager leur responsabilité sur la base des homologations et des autorisations de mise sur le marché (AMM) …

  • Gogogirl // 13.04.2020 à 10h35

    Oh! les médecins découvrent soudain les effets secondaires et le coté obscur des médicaments. A croire qu’ils n’ont jamais lu une notice et les trois pages d’effets secondaires pour le moindre Doliprane. Il me semble que toutes ces sommités qui encombrent les plateaux télé et ne comprennent pas, sic, pourquoi Raoult ne prend pas le risque de laisser mourir la moitié de ses patients pour prouver le bien fondé de sa théorie, sont bien trop occupés à ouvrir leur parapluie pour se préoccuper de la vie des gens « qui ne sont rien ». Hippocrate doit se retourner dans sa tombe. Moi aussi ça me manque les pouces.

    • REGIS54 // 18.04.2020 à 09h57

      Si vous êtes malade, il ne faut surtout pas aller voir les médecins des plateaux de télé, ils ne s’occupent que des patients bien portants.

  • Julie // 13.04.2020 à 10h38

    ce serait plus crédible si Olivier mentionnait qu’outre le Paludisme, le produit est utilisé depuis longtemps pour soulager la polyarthrite rhumatoïde et donc bien connu;
    en outre voici une liste complète des résultats obtenus par différents essais à propos du produit https://twitter.com/JamesTodaroMD/status/1247192080813821952
    (l’auteur est médecin est met à jour quotidiennement)

  • khazad // 13.04.2020 à 11h07

    L’IHU ne fait pas des essais cliniques, mais des études à base de collations de données statistiques et des comptes rendus de traitements avec des molécules qui sont déjà homologuées avec AMM… Comme ils ont un statut de docteurs en médecine en plus de chercheurs ils ont donc le droit de prescrire des traitements avec AMM qu’ils jugent nécessaires pour améliorer la santé des patients (qui signent pour participer à l’étude) en connaissances des risques cliniques… Donc il va être difficile de traîner en justice des médecins qui prescrivent des médicaments autorisés dans le cadre d’une maladie grave et dans un environnement sécurisé pour traiter les complications ou effets secondaires répertoriés et maîtrisés dans l’institut… Par contre selon les standards de la recherche scientifique cette étude n’est pas recevable en l’état. L’IHU aurait pu faire une étude en parallèle correspondant à ces standards avec groupe témoin randomisé sans traitement. En sachant avec certitude qu’autour de 2% des gens de l’échantillon témoin n’allait pas survivre… Ceci reste dur éthiquement à vivre pour des soignants mais nécessaire pour valider l’étude et avancer pour affiner ou étudier un autre traitement…

    • Capri // 20.04.2020 à 19h58

      « En sachant avec certitude qu’autour de 2% des gens de l’échantillon témoin n’allait pas survivre… Ceci reste dur éthiquement à vivre pour des soignants mais nécessaire pour valider l’étude et avancer pour affiner ou étudier un autre traitement… »
      Lorsque la méthodologie ne répond plus à l’éthique, ce n’est pas l’éthique qui est rigide, c’est la méthodologie qui doit évoluer. Le principe premier à respecter pour tout essai clinique est l' »interdiction de la mise en danger d’autrui ». donc même si les 2% ne meurent pas mais se retrouvent en réa pour être sauvés, uniquement du fait d’avoir appartenu au groupe du placebo, ceci est déjà HORS ETHIQUEet le rôle des comités d’éthique est aussi de jauger d’un projet en connaissant la maladie pour évaluer les comorbidités dûes à l’absence de traitement.

  • Manu38 // 13.04.2020 à 12h03

    Pourriez-vous faire un article de la même trempe sur le Rivotril (antiépileptique, dont l’injection est formellement contre-indiquée pour les patients en détresse respiratoire) qu’un récent décret permet de délivrer afin d’atténuer les souffrances des patients en EHPAD qui ne seront pas emmenés à l’hôpital ?
    L’utilisation du Rivotril pourrait être comparée au niveau éthique et au niveau scientifique avec le traitement hydroxychloroquine + azythromicyne administré par le Professeur Raoult et qui vise à sauver des vies…

  • Consterné // 13.04.2020 à 13h00

    [doublon]
    Le protocole européen Discovery exclut de ses tests l’azithromycine préconisée par le Dr Raoult. Le gouvernement français limite le traitement aux cas graves, à rebours des recommandations. Affaire de lobbies pharmaceutiques ? Ce serait trop simple.

    Le temps passe, de nombreux malades trépassent.

    Les informations s’accumulent cependant, qui tendent à prouver l’efficacité de l’association hydroxychloroquine/azithromycine.

    L’IHU de Marseille a traité 1000 patients confirmés positifs au Covid-19, la Chine 134, le Sénégal 96, l’infectiologue Stephen Smith du New Jersey, 72 patients… Ce médecin américain, praticien « reconnu » dans son pays, vient d’appliquer à la lettre la formule du « docteur français ». Impressionné par les effets observés au bout de quelques jours, il soutient que « c’est un véritable changement de cap » et conclut avec solennité : « Je pense que c’est le début de la fin de la pandémie… Je suis très sérieux ».

  • Consterné // 13.04.2020 à 13h11

    Nous avons donc un traitement qui a un impact majeur sur trois facteurs avec une forte probabilité :
    La baisse rapide du taux de contagion des malades par diminution de sa charge virale.
    Une guérison rapide.
    La chute du taux de mortalité, spécialement quand le traitement est administré avant complications pulmonaires, y compris pour des personnes fragiles.
    La Commission de la santé de la province de Guangdong, peuplée de 104 millions de chinois, préconise officiellement l’utilisation de la « chloroquine phosphate ». Les études précises ne sont malheureusement pas traduites. Il semble qu’aucun effort ne soit fait par les autorités françaises pour se procurer ces rapports, les traduire, ou interroger les praticiens qui ont mené les tests. Les études sénégalaises et états-uniennes sont également peu diffusées et analysées par les médias, aucunement par le gouvernement ou ses comités d’experts, qui les occultent.

  • Consterné // 13.04.2020 à 13h12

    ’autre aspect que ne mentionnent jamais les experts qui ne soignent pas des malades (des médecins non-praticiens, des chercheurs ou des bureaucrates), c’est l’évaluation humaine des soignants, nourrie de leur expérience, difficile à exprimer, absente des rapports écrits, et pourtant essentielle. Comme le professeur Stephen Smith, ils sentent à l’observation des personnes soignées qu’il se passe quelque chose comme une guérison inattendue. Les journalistes auraient dû recenser systématiquement les témoignages des personnes soignées, dont l’expertise et le savoir sont trop souvent déniés par la médecine elle-même, ou interroger les soignants sur ces aspects sensibles, pas moins importants que les chiffres.

    Mais le facteur le plus flagrant, qui ne souffre aucun biais méthodologique, et qui se confirme de jour en jour dans les études à la chloroquine faites en Asie, en Amérique, en Europe et en Afrique : aucun effet secondaire n’a été rapporté qui ait mis la vie des patients en danger. Le point intermédiaire fait par le Pr Chabrière, collègue du Dr Raoult, fait état de 701 personnes traitées qui n’ont pas subi de complications annexes dues aux effets secondaires de la chloroquine. Ce n’est pas étonnant car la chloroquine est un des médicaments les mieux connus et expérimentés au monde, c’est facile d’exclure les personnes à risque (cardiopathie à QT long, pathologies de la rétine…)

  • Consterné // 13.04.2020 à 13h14

    ref, ce n’est pas d’un point de vue français, mais d’un point de vue global qu’il s’agit de raisonner.

    Commençons par le plus facile, la chloroquine. La formule du professeur Raoult comprend 600 mg d’hydroxy-chloroquine par jour pendant 10 jours, associée à 1x500mg, puis 4x250mg d’azithromycine pendant cinq jours. Le coût total du traitement estimé est de 10 euros 80 centimes. Le traitement alternatif sans efficacité notoire, le Lopinavir/Ritonavir, coûte 433 euros. Lequel intéresse le plus l’industrie pharmaceutique ? Mais le véritable enjeu, ce sont les vaccins qui se frétillent dans les éprouvettes. S’il est démontré qu’un traitement aussi peu cher que la chloroquine remise l’épidémie de covid-19 au rang de maladie bénigne, comment vont-ils nous imposer une vaccination générale ? Un peu moins facile, disons, mais ne sous-estimons pas la force de conviction des dominants. Avec les dépenses induites, et les effets indésirables des vaccins, le futur de la Sécurité Sociale s’annonce maussade, ce qui est le cas d’ores et déjà.

  • Leterrible // 13.04.2020 à 13h15

    ATTENTION……………

    ABSOLUMENT A LIRE ET A DIFFUSER…….. (J’en prends connaissance ce jour…et DONC modère mon appréciation négative sur le but accessoirement anti-« potion magique » de « Discovery »…)

    https://www.liberation.fr/checknews/2020/04/10/est-il-vrai-que-l-essai-clinique-discovery-ne-permet-pas-de-tester-le-protocole-du-professeur-raoult_1784819

    • pat // 13.04.2020 à 17h48

      FAUX

      Liberation fait de la fake news et ne fait que reporter une question sans y répondre précisement.

      discovery n’a rien à voir avec le protocole raoult

      et les contortions effectués dans les pseudos réponses sont tellement ridicule mais peuvent laisser le lecteur dans le flou

  • Emmanuel // 13.04.2020 à 16h47

    Allez Mr OB, encore un billet dans ce sens et les portes de BFMTV vous seront peut-être ouvertes pour une intervention.
    (ok, je sors)

  • roseceslamort // 13.04.2020 à 17h57

    une autre petite recap qui devrait aider à desciller les paupieres des derniers croisés illuminés
    https://twitter.com/LehmannDrC/status/1249682868982493184

  • Orné et Akasha. // 13.04.2020 à 18h03

    Bonjour,
    Israël ne se pose pas trop de question sur l’hydroxycholoquine : https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/israel/1586666976-coronavirus-israel-recoit-2-4-millions-de-doses-de-chloroquine

    Akasha.

  • Jean-Michel // 13.04.2020 à 19h22

    Ces articles, si on peut appeler cela comme ça, sont une honte absolue. Ils sont à la fois ignobles et dérisoires. Ignobles par leur caractère obsessionnel, par la manière insultante dont ils s’attaquent à un grand scientifique, dont la compétence est reconnue dans le monde entier, parce qu’ils n’alignent que des éléments qui vont de le sens de la pseudo-démonstration de Mr Berruyer, parce qu’ils ne tiennent aucun compte des déclarations des médecins et scientifiques de haut niveau qui soutiennent Mr Raoult. J’espère que Mr Berruyer a quand même entendu parler des professeurs Marescaux, Péronne, de Philippe Douste Blazy, de l’urgentiste Patrick Pelloux, des 600 médecins qui soutiennent depuis le départ le grande pétition lancée par le Dr Ménat (384375 signatures actuellement), etc. Et qu’il ne continuera pas à nier que la chloroquine a été utilisée avec succès en Chine et en Corée pour combattre le virus et qu’elle est utilisée avec succès ailleurs. Et ces articles sont dérisoires pour les motifs qui précèdent et le fait que l’auteur n’a aucune légitimité dans le domaine médical et la recherche. Ce qui ne l’empêche pas de mener, avec une infinie vanité, une croisade contre un scientifique d’envergure mondiale. Une lecture utile : ce texte du journaliste scientifique Xavier Bazin, « Protocole du Pr Raoult et vitamine C : des traitements salvateurs ? » https://www.sante-corps-esprit.com/protocole-du-pr-raoult-et-vitamine-c-des-traitements-salvateurs/

  • Cavalier Ponzi // 13.04.2020 à 22h11

    Le Pr Raoult collabore avec ses homologues chinois.

    Vous pensez bien qu’ils ont les moyens de mener des recherches sérieuses, et pourquoi renoncer à une opportunité sur des bases connues?
    Un jour, la Chine va sortir ce traitement ou un dérivé suffisamment sécurisé par un cadre de prescription bien déterminé.
    Si il y a succès confirmés sur la baisse de charge virale sans trop d’effets secondaires, c’est une piste prometteuse pour ce stade d’infection.
    Le faible coût de ce traitement, sa diffusion aux pays pauvres associée à la capacité de projection que détient la Chine, en feraient un outil de soft power géopolitique extrêmement utile à cette dernière dans cette phase de recomposition.

  • chess // 14.04.2020 à 00h52

    L’hydroxychloroquine seule avait un effet très limité.

    Et dans la combinaison hydroxychloroquine + azithromycine, il semblerait qu’on est en train de voir que l’azitrhomycine seule (+ zinc + héparine) serait suffisante pour de bons résultats sans risque cardiaque.

    https://www.vosgesmatin.fr/sante/2020/04/10/un-medecin-mosellan-constate-l-efficacite-d-un-protocole-a-base-d-azithromycine

    Le Pr Raoult est peut être allé trop vite dans ses conclusions et alors ?

    Il faut tester, évaluer, avancer… pendant que les nuisibles critiquent le travail des autres.

  • Jean-Michel // 14.04.2020 à 07h45

    Mon commentaire a été supprimé ! Le revoici !
    Ces articles, si on peut appeler cela comme ça, sont une honte absolue. Ils sont à la fois ignobles et dérisoires. Ignobles par leur caractère obsessionnel, par la manière insultante dont ils s’attaquent à un grand scientifique, dont la compétence est reconnue dans le monde entier, parce qu’ils n’alignent que des éléments qui vont de le sens de la pseudo-démonstration de Mr Berruyer, parce qu’ils ne tiennent aucun compte des déclarations des médecins et scientifiques de haut niveau qui soutiennent Mr Raoult. J’espère que Mr Berruyer a quand même entendu parler des professeurs Marescaux, Péronne, de Philippe Douste Blazy, de l’urgentiste PatrickPelloux, des 600 médecins qui soutiennent depuis le départ le grande pétition lancée par le Dr Ménat (384375 signatures actuellement), etc. Et qu’il ne continuera pas à nier que la chloroquine a été utilisée avec succès en Chine et en Corée pour combattre le virus et qu’elle est utilisée avec succès ailleurs. Et ces articles sont dérisoires pour les motifs qui précèdent et le fait que l’auteur n’a aucune légitimité dans le domaine médical et la recherche. Ce qui ne l’empêche pas de mener, avec une infinie vanité, une croisade contre un scientifique d’envergure mondiale. Une lecture utile : ce texte du journaliste scientifique Xavier Bazin, « Protocole du Pr Raoult et vitamine C : des traitements salvateurs ? » https://www.sante-corps-esprit.com/protocole-du-pr-raoult-et-vitamine-c-des-traitements-salvateurs/

  • François Marquet // 14.04.2020 à 11h19

    Bon ce matin l’IHU Méditerranée publie une étude sur l’activité anti virale IN VITRO de la doxycycline (encore une molécule génériquée) associée à l’hydroxycloroquine.
    https://www.mediterranee-infection.com/wp-content/uploads/2020/04/Dox_Covid_pre-print.pdf
    Ce qui pourra permettre de lancer des essais IN VIVO. Comme toute molécule, la doxycycline a des effets secondaires, ce qui promet de longs débats parmi les spécialistes de ce site, d’autant que les auteurs suggèrent qu’elle pourrait être utilisée en prophylaxie. Et si on laissait les chercheurs chercher et les médecins exercer la médecine?

  • Sara // 14.04.2020 à 22h22

    Le commentaire qui contenait le lien vers la video datée d’aujourd’hui du professeur Raoult a disparu. Bizarre, vous avez dit bizarre ? Comme c’est étrange

  • Caracalla // 15.04.2020 à 02h34

    Vous avez le choix :
    – protocole Raoult en début d’infection sans preuve « scientifique » avérée, du coup décrié par les plus éminents doctes statisticiens de France et de Navarre. Et puis il peut y avoir des effets secondaires. Et puis on n’a pas randomisé en double aveugle. Et puis, et puis…
    – Doliprane en espérant bien sagement que vous ne ferez pas partie des 2% pour qui les premiers symptômes tournent au cauchemar.
    « 2%, me dit le statisticien, mais vous rigolez ? Je prends le placebo, puisqu’il marche à 98% conjugué au Doliprane, c’est prouvé statistiquement et validé par l’Anticomplosphère ! »

  • boulon // 15.04.2020 à 07h04

    Bonjour,
    Ci joint les derniers résultats du professeur D Raoult :

    https://www.youtube.com/watch?v=5gMj6r9t-F4

    Très belle journée

  • jcdr30 // 15.04.2020 à 07h23

    Ce dossier représente un ensemble de documents a CHARGE, sous l’apparence d’une enquête bien fournie avec tampon scientifiquement certifié ainsi qu’une volonté farouche de démonter un chercheur (qui n’entre pas dans les cases du rédacteur).
    Je serais curieux de voir quelle réaction il aura si lui ou ses membres proches étaient touchés, j’ai peu de doute en vrai, bref je suis écœuré de voir ses pseudos journaliste qui enquête (en surfant sur le net (mauvaise impression semblable aux fack news du J LE monde) , n’interroge pas les gens qui ont guérie par son traitement. une enquête sur le virus du SIDA lui aurait au moins appris l’humilité. Bref retrouver sur le site Les crises ce genre de dossier partial m’inquiète beaucoup

  • Helios // 15.04.2020 à 08h50

    https://groups.google.com/forum/?utm_medium=email&utm_source=footer#!msg/newsfromunderground/ceKlLP3TNq8/IFYdZkLiAQAJ

    Traduction : 65% des médecins US prescriraient chloroquine ou hydroxychloroquine pour les membres de leurs familles atteints par le coronavirus.

  • REGIS36 // 15.04.2020 à 10h57

    Bonjour,
    Au sujet du test européen Discovery, j’ai deux questions a poser:
    1) qui a fait le choix d’inclure dans ce test les molécules susceptibles de soigner la maladie?
    2) dans ce test pourquoi la chroloquine a été omise, puis rajoutée par la suite?

    Mes deux questions insinuent que le choix d’inclure des nouvelles molécules (payantes) et d’omettre l’ancienne (gratuite) était volontaire.

  • ERION // 15.04.2020 à 12h53

    Bonjour,
    ceci est un réquisitoire à sens unique destiné à détruire une possible piste médicamenteuse pour le traitement du Covid-19. Ce que je constate, c’est que en France nous affichons une des mortalités les plus importantes du monde face à cette maladie, que nous repoussons en permanence les résultats des essais thérapeutiques, et que le plus important ne semble pas être de sauver des vies mais de respecter des règles, des procédures. Dans le cadre d’une médecine d’urgence, ce qui me semble être le cas au vu du nombre quotidien de morts, il y aura, certes, des échecs mais ceux ci doivent être mis en parallèle avec le nombre de personnes sauvées. En aucun cas au regard de notre mortalité actuelle on ne peut clamer que l’on protège des vies en empêchant tel ou tel protocole. J’ose espérer quand sera venu l’heure des bilans que nous nous comparerons aux pays, régions ou villes ayant les plus faibles mortalités face au Covid-19. Quel aura été l’importance des tests, de l’isolement (et non pas confinement avec des personnes saines) des personnes atteintes, d’un traitement dès la détection de la maladie, et bien sûr des thérapies employées. Des médecins un peu partout en France essaient de soigner leurs malades, pourquoi ne peuvent’ils pas les tester , pourquoi ne peuvent-ils pas choisir certains médicaments, seraient-ils des irresponsables souhaitant tuer leurs patients?

  • Papito // 15.04.2020 à 14h11
  • Micha // 15.04.2020 à 20h16

    Bonjour OB.
    Vous êtes en train de sombrer, et c’est bien dommage. Reprenez-vous!
    Comprenez qu’il y a une différence entre:
    * les chercheurs en médecine qui cherchent, et ont tout le temps de faire de études randomisées en double aveugle qui prennent des mois.
    * les médecins qui soignent, qui ont des malades en train de crever dans leur lit, et qui prennent le risque d’essayer des nouveaux médicaments dans un contexte de crise.
    Arrêtez de tirer sur l’ambulance! Vous y perdez votre crédibilité.

  • Philippe30 // 16.04.2020 à 09h06
  • Perret // 16.04.2020 à 10h14

    Le juge de paix dans une épidémie, c’est la mortalité. Malgré la curieuse panne qui empêche l’Insee de comptabiliser clairement la mortalité dans les Bouches-du-Rhône, nous verrons bien le taux de mortalité de Marseille par rapport aux années précédentes et par rapport au reste de la France.
    Quand à ce débat sur les règles méthodologiques, il est stérile. Nous ne sommes pas dans un débat de médecine légale.
    Ce qui compte, c’est d’avoir des médecins qui prennent le risque de soigner.
    La mortalité du Covid-19 est celle d’une absente de traitement : intubation + antalgique + aucun traitement en attendant l’échec programmé de Discovery. Mourrez dans les règles !
    Là où les médecins soignent, la mortalité s’effondre.

  • REGIS36 // 16.04.2020 à 10h49

    « Des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent on en cherche. »

    Citation attribuée a tort à Charles De Gaulle.

  • Someone // 16.04.2020 à 11h03

    Bizarrement, il s’avère que l’Azithromycine produit de bons résultats (cf. https://blogs.mediapart.fr/cathy-lg/blog/140420/covid-19-lespoir-par-des-traitements-antibiotiques )

    Hydroxychloroquine et/ou Azithromycine dangereuse ?
    Oui comme tout médicament, rien de nouveau.
    Par exemple une liste de médicaments plus dangereux qu’utiles (liste non exhaustive ) :
    Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens à base de diclofénac, tels que le Voltarène®, sont associés à des risques accrus de troubles cardiovasculaires sévères comme l’AVC, l’infarctus ou l’insuffisance cardiaque. Voltarène®, Artotec®, Flector® Antalcalm® ( https://www.e-sante.fr/diclofenac-un-medicament-dangereux-pour-le-coeur/breve/615602 )

    Ou encore :
    http://www.psychomedia.qc.ca/medicaments/2019-01-31/liste-2019-93-medicaments-plus-dangereux-qu-utiles-avis-prescrire

    Les médecins connaissent la toxicité et donc les précautions à prendre avec ces médicaments.
    Le professeur Raoult prescrit-il son traitement sans prendre ces précautions ? Non bien sûr !

    Cette chasse à l’homme est devenue ridicule et je m’interroge sur vos réelles motivations, car voyez-vous, moi aussi je suis maintenant en droit de douter…

  • Dekyus // 16.04.2020 à 15h33

    « 54 accidents cardiaques et 4 morts de l’Hydroxy-chloroquine, en 2 semaines » mais Olivier vous reprenez dans votre argumentaire un raisonnement que vous tentez de réfuter dans votre article. Combien parmi ces 54 AC sont des personnes ayant une pathologie cardiaque ou au moins un facteur de risque identifié ? Combien prenaient un autre traitement et lequel ? Est-ce que le protocole appliqué est exactement identique ? Pourquoi attribuer leurs AC au traitement et non à une contre-indication avec un autre médicament ou au fait qu’ils seraient de tout façon arrivés même sans suivre le traitement ? L’article du Monde ne démontre rien.

  • Narm // 17.04.2020 à 12h13

    https://www.radioclassique.fr/radio/emissions/matinale-de-radio-classique/linvite-de-guillaume-durand/

    A écouter
    « ces gens qui n’ont pas de malade, ne savent pas de quoi il s’agit …
    Vous devriez reflechir comment on est arrivé à penser qu’un médicament qui n’est pas manufacturé, le Msevir, qui n’est pas évalué, allait être la solution d’une maladie qui aura peut être disparu avant qu’on ait les resultats des essais virals ?
    comment peut-il répondre à une épidemie dont la durée n’est pas connue et qui s’arretera peut être avant même qu’on ait l’essai discoveri ça montrera un problème de reflexion et de méthode qui lui n’est pas trivial
    services de traumato, vides, moins d’accident de la route »
    on finira par penser que cette année l’espérance de vie a augmenté… les statistiques sont désavouées

  • regu // 17.04.2020 à 19h35

    Lien vers une vidéo de Science étonnante, à priori sans lien avec cet article
    ,seulement à priori….
    https://www.youtube.com/watch?v=yeX_Zs7zztY

  • Montefalco Sagrantino // 18.04.2020 à 00h09

    Bonjour,

    Article très intéressant et enrichissant permettant de relativiser les information Mainstream, merci pour cette production.

    Cependant je tiens à attirer votre attention sur cette étude importante publier il y a déjà un peu plus de 1 semaine et dont personne ne parle en dehors du cercle des experts, cette étude n’est pas soumise à un comité, certes, mais elle reste très intéressante également car elle explique comment le SARS COV 2 attaque la capacité de l’hémoglobine à fixer l’oxygène et le dioxyde de carbone.

    Elle explique également l’utilité de la chloroquine et du favipiravir qu’est l’Avigan japonais de Fujifilm

    L’étude ci jointe.

    https://www.groupedeveillecovid.fr/blog/2020/04/10/covid-19-attacks-the-1-beta-chain-of-hemoglobin-and-captures-the-porphyrin-to-inhibit-human-heme-metabolism/

    Bonne lecture à vous, stay safe.

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