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18.avril.201818.4.2018
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[RussEurope-en-Exil] Syrie : les inconsistances du discours gouvernemental, par Jacques Sapir

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(Billet invité)

Le document officiel du gouvernement français censé établir la preuve de l’usage d’armes chimiques par le gouvernement syrien contre les groupes rebelles dans la ville de Douma (Ghouta orientale) pose plusieurs problèmes[1]. On a d’ailleurs reproduit en annexe à la fin de cette note ce dit document. Très clairement, ce document ne contient pas les preuves qu’Emmanuel Macron prétend détenir, pour justifier les frappes du samedi 14 dans la nuit. Une action d’une telle gravité exigeait, en effet, que ces preuves soient réunies et soient présentées aux Français. Ces problèmes amènent à questionner le narratif du gouvernement français et du Président de la République, M. Emmanuel Macron.

L’établissement des faits

Ce document de plusieurs pages précise donc dans son point n°1 :

« Les services français ont procédé à l’analyse des témoignages, photos et vidéos apparus spontanément sur les sites spécialisés, dans la presse et les réseaux sociaux dans les heures et jours qui ont suivi l’attaque. Des témoignages obtenus par les services ont également pu être analysés. L’examen des vidéos et images montrant des victimes et mises en ligne ont permis de conclure avec un haut degré de confiance que la grande majorité est de facture récente et ne relève pas d’une fabrication. La nature spontanée de la mise en circulation des images sur l’ensemble des réseaux sociaux confirme qu’il ne s’agit pas d’un montage vidéo ou d’images recyclées. Enfin, une partie des entités ayant publié ces informations est reconnue comme habituellement fiable. »

On doit noter que TOUTES les sources utilisées sont des sources de seconde main ou des sources dérivées sur les réseaux sociaux. Comment peut-on affirmer avec un « haut degré de confiance » que ces sources ne correspondent pas à une manipulation ? Ceci est un vrai mystère. Nous savons tous que ce qui circule sur les réseaux sociaux à propos de la Syrie doit être pris avec beaucoup de précaution. De même, il est affirmé que les sources sont « habituellement fiables ». Ce n’est pas un argument recevable dans le cadre d’une déclaration officielle (cela pourrait l’être pour des journalistes) parce qu’une déclaration officielle est bien plus lourdes de conséquences. Soit on affirme (et on prouve) que la source EST fiable soit on n’affirme pas. L’impression d’un certain amateurisme prévaut.

Le document poursuit ensuite :

« Les experts français ont analysé les symptômes identifiables sur les images et vidéos rendues publiques, prises soit en espace clos dans un immeuble présentant une quinzaine de victimes décédées, soit dans les hôpitaux locaux ayant accueilli des patients contaminés. Ces symptômes peuvent être décrits comme suit (cf. images en annexe) :

  • suffocation, asphyxie ou difficultés respiratoires,
  • mentions de fortes odeurs de chlore et présence d’une fumée verte sur les lieux touchés,
  • hyper salivation et hyper sécrétions (notamment orales et nasales),
  • cyanoses,
  • brûlures cutanées et brûlures de la cornée.

Aucune mort par effet mécanique n’est visible. L’ensemble de ces symptômes est caractéristique d’une attaque par armes chimiques, notamment par des agents suffocants et par des agents organophosphorés ou de l’acide cyanhydrique. Par ailleurs, l’utilisation supposée de bronchodilatateurs par les services médicaux observée dans les vidéos renforce l’hypothèse d’une intoxication par des agents suffocants. »

On constate, dans le texte, un mélange d’affirmations et de suppositions avec des glissements incessants de l’un des registres à l’autre. Des personnes sont vues, décédées (affirmation), mais les « fortes odeurs de chlore et présence d’une fumée verte sur les lieux touchés » sont de simples mentions de « témoins » sur les vidéos et non des observations directes, et le document le reconnait. Le lien entre les deux n’est pas évident. Les autres symptômes sont aussi des affirmations mais peuvent être attribués soit effectivement à l’usage de gaz (essentiellement du chlore) soit à d’autres possibles causes.

Les sources indirectes utilisées permettent d’avoir une suspicion d’une possible attaque aux gaz mais certainement pas des certitudes. Une enquête sur place s’imposait. Les enquêteurs de l’ONU et de l’ OPCW étaient arrivés sur place quand la frappe des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France a eu lieue. Cela pose immédiatement le problème de savoir pourquoi cette frappe a été décidée avant que l’enquête ait eu lieu. La logique la plus évidente voulait que l’on laisse l’enquête aller à son terme, si cela était possible, et que l’on ne décide de possible frappes qu’une fois l’ensemble des éléments clairement établis.

La « preuve » par l’intention supposée

La partie analysant le contexte opérationnel est aussi intéressante à bien des égards. « La tactique utilisée par les forces pro-régime a consisté à séparer les différents groupes (Ahrar al-Cham, Faïlaq al-Rahmane et Jaïch al-Islam) afin de concentrer l’effort et d’obtenir des accords de reddition négociés. Les trois principaux groupes armés se sont ainsi engagés dans des tractations parallèles avec le régime et la Russie. Les deux premiers groupes (AaC et FaR) ont effectivement conclu de tels accords obtenant l’évacuation de près de 15.000 combattants et de leur famille. Dans cette première phase, la stratégie politique et militaire du régime syrien a consisté à alterner actions militaires offensives indiscriminées contre les populations locales, avec possible usage de chlore, et pause opérationnelle permettant des négociations.

Le texte ici évoque un entrelacs de combats et de négociations et conclut à un «possible usage de chlore ». Dans le paragraphe suivant, il analyse alors le cas spécifique des négociations avec le Jaïsh al-Islam un groupe clairement djihadiste. « Les négociations avec Jaïsh al-Islam, entamées en mars n’ont pas été pleinement concluantes. Le 4 avril, une partie seulement des JaI (estimée à un quart du groupe) a accepté l’accord de reddition, transférant les combattants et leurs familles à destination d’Idlib (environ 4.000 personnes, avec les familles). Cependant, de 4.500 à 5.500 combattants du JaI, localisés principalement à Douma, ont refusé les termes de la négociation. Dès lors, à compter du 6 avril, le régime syrien, appuyé par les forces russes, a repris ses bombardements intensifs sur la localité, mettant fin à une pause opérationnelle, tant terrestre qu’aérienne, constatée depuis le lancement des négociations mi-mars. C’est dans ce contexte que sont intervenues les frappes chimiques analysées ici. »

On constate que le document devient brutalement bien plus affirmatif. Rien n’indique, si ce n’est le « haut degré de confiance » dans des sources secondaires ce qui pourrait motiver le glissement d’une « possible usage du chlore » à l’affirmation que ces frappes sont bien survenues. Ce qui pose immédiatement le problème de la vérification (qui est en réalité en cours…) mais aussi de l’usage d’une « analyse opérationnelle » comme moyen d’argumentation. Non que cette « analyse opérationnelle » ne soit, sous certains points, pertinente. Mais le fait qu’un adversaire puisse avoir eu intérêt à commettre une certaine action ne vaut pas preuve qu’il l’ait commise. A ce titre là tout chef d’entreprise devrait être inculpé pour fraude fiscale et tout pauvre pour vol à la tire… Il y a là un glissement méthodologiquement dangereux et dont on voit bien qu’il vient servir une cause particulière. A l’appui de ses dires, le document officiel produit une analyse des motivations supposées pour l’utilisation des armes chimiques :

« L’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien fait sens dans ce contexte, d’un double point de vue militaire et stratégique :

  • tactiquement, l’utilisation de telles munitions permet de déloger des combattants ennemis abrités dans des habitations afin d’engager le combat urbain dans les conditions les plus avantageuses pour le régime ; cette utilisation constitue un accélérateur de conquête et un démultiplicateur d’effet visant à faire tomber au plus vite le dernier bastion des groupes armés ;
  • stratégiquement, l’utilisation d’armes chimiques, notamment au chlore, documentée depuis le début 2018 dans la Ghouta orientale, a notamment pour objectif de punir les populations civiles présentes dans les zones tenues par des combattants opposés au régime, et de provoquer sur elles un effet de terreur et de panique incitant à la reddition ; alors que la guerre n’est pas terminée pour le régime, il s’agit, par des frappes indiscriminées, de démontrer que toute résistance est inutile et de préparer la réduction des dernières poches. »

Cette analyse fait sens. Mais, on peut aussi considérer qu’elle est incomplète. Elle ne dit rien de l’intérêt pour certains groupes et en particulier pour ceux clairement identifiés comme djihadistes, d’utiliser eux-aussi, des armes chimiques. Or, des laboratoires ont été découvert dans la Ghouta, et ces laboratoires étaient sous le contrôles des groupes soient « rebelles » soient djihadistes. De même, le document ne dit rien des cas bien répertoriés de l’emploi de gaz par des groupes djihadistes, en particulier contre les kurdes. La présentation de l’analyse opérationnelle, sans être fausse, ne présente qu’une petite partie des motivations des uns et des autres dans cette affaire. Clairement, un usage des gaz pourrait faire sens pour les forces du régime de Damas. Mais, dire qu’un usage « fait sens » n’est nullement apporter la preuve de cet usage. De même, l’usage des gaz ne ferait pas sens que pour ces forces. Il peut faire sens aussi pour des groupes rebelles. Ici encore, on est renvoyé au fait que seul une enquête impartiale aurait pu prouver ce qui est véritablement advenu. Mais, le choix des présidents des Etats-Unis, de la France et de la Première-ministre de Grande-Bretagne a bien été de frapper avant que les faits ne soient établis. Cette décision renvoie sans doute à d’autres motifs.

Les témoignages contredisant l’analyse officielle

Le journaliste britannique Robert Fisk, deux fois récipiendaire de la plus haute distinction pour les reporters (le British Press Awards) donne quant à lui une autre version de l’affaire de Douma dans le journal britannique The Independent[2]. Lui non plus n’a pas à être cru sur parole. Mais, son article à du moins l’avantage par rapport au document analysé d’avoir été rédigé à partir de Douma.

Alors, on peut dire bien sûr que Fisk ne s’est rendu à Douma qu’une fois que la localité ait été récupérée par le régime de Damas, qu’il opère avec l’accord du régime, qu’il intervient avec une semaine d’écart sur les supposés événements. C’est vrai et exact. Mais, ce n’est pas une analyse faite sur la base des réseaux sociaux. Et c’est cela le problème.

Le document officiel nous présente un raisonnement construit essentiellement par inférences, inférences quant aux symptômes (symptômes qui sont attribués par Robert Fisk après une discussion avec des médecins locaux aux poussières provoquées par les bombardements des troupes régulières), mais aussi inférences de ce que l’on croit que les forces du régime syrien veulent faire, et cela sans jamais prendre en compte aussi ce que les forces opposées, qu’on les appelle « rebelles » ou djihadistes, pourraient aussi vouloir faire.

C’est la raison pour laquelle il eut été immensément plus préférable d’avoir d’abord une enquête indépendante sur le terrain avant de prendre une quelconque décision. Cette enquête, et il ne faut pas être naïf sur ce point, aurait pu être bloquée par le gouvernement syrien. Mais, en ce cas, le fait d’empêcher une équipe d’enquêteur officiellement mandatée par les Nations Unies de travailler aurait signifié une présomption de plus.

Conséquences politiques

La rapidité avec laquelle les trois pays occidentaux ont pris la décision d’exécuter les frappes laisse donc à penser que, contrairement à ce qui est publiquement affirmé, ces frappes n’avaient pas pour but de « punir » un gouvernement pour une usage de gaz qui n’était pas avéré, ni de changer la donne militaire dans la Ghouta (ce que ces frappes ont été dans l’incapacité de faire), mais que ces frappes poursuivaient un but politique. C’est encore plus vrai dans le cas de la France, où le faible nombre de missiles (12 sur 104) dénote une participation à la limite du symbolique.

Mais, si le but réel de ces frappes est un but politique, alors, la légitimité de ces frappes devient hautement problématique. Dans un acte de guerre, et ces frappes constituent à l’évidence un acte de guerre, les « buts de guerre » doivent être clairement annoncés. Or, ici, nous avons une gesticulation devant des buts supposés qui pourraient bien masquer des buts très différents. Les conditions de réalisation de cette frappe, conditions qui ont abouti à la destruction d’un nombre important de missiles par les défenses anti-aériennes syriennes, renforcent cette hypothèse.

Les principales victimes de ces frappes seront, dans l’ordre, le droit international qui a été clairement violé, mais aussi le contrôle démocratique – et en particulier en France – sur les actions des gouvernements, contrôle qui n’a pu être mis en œuvre que ce soit de manière procédurale ou de manière substantielle. Il convient de s’interroger sur la volonté d’agir à tout prix, sans preuve substantielle et sans mandat de notre gouvernement. Nous sommes bien en présence d’une irresponsabilité politique profonde, irresponsabilité qui se combine avec un mépris des règles et des principes de la démocratie des plus inquiétants.

Annexe

(Image très difficiles)

Notes

[1] Il s’agit du document titré « Evaluation Nationale » qui a été produit à partir de sources ouvertes par les services du Ministère de la défense.

[2] https://www.independent.co.uk/voices/syria-chemical-attack-gas-douma-robert-fisk-ghouta-damascus-a8307726.html

Commentaire recommandé

caliban // 18.04.2018 à 05h17

Merci pour ce « fact checking » du discours officiel de la « start-up nation ». Au risque de paraître un peu disruptif, je dirais que M. Sapir est un valeureux premier de cordée. Je lui mets volontiers une pastille verte.

106 réactions et commentaires

  • caliban // 18.04.2018 à 05h17

    Merci pour ce « fact checking » du discours officiel de la « start-up nation ». Au risque de paraître un peu disruptif, je dirais que M. Sapir est un valeureux premier de cordée. Je lui mets volontiers une pastille verte.

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    • Eric83 // 18.04.2018 à 08h09

      Jacques Sapir termine son brillant billet en évoquant une « irresponsabilité politique profonde ». Au vu de propos tenus hier par Emmanuel Macron au Parlement Européen, c’est à mon avis, plus que cela.

      Macron a déclaré :  » Ces frappes ne règlent rien », « Elles mettent fin simplement à un système auquel nous nous étions habitués aussi qui est qu’en quelque sorte le camp du Droit serait devenu le camp du faible ».

      – Déclencher un acte de guerre, illégal, tout en sachant que ce bombardement est inutile le rend donc totalement illégitime et démontre l’irresponsabilité, l’incompétence et l’inconséquence de Macron et de son gouvernement qui l’a suivi dans cette folie. Macron et son gouvernement mentent ouvertement au peuple Français sur la justification de ce bombardement.
      – Macron révèle donc que pour lui, le camp du Droit International est devenu celui du faible et que par conséquence, c’est la loi du plus fort qui doit s’appliquer. Macron nous a annoncé officiellement hier la fin de la primauté du Droit International.

      Sa décision de bombarder en Syrie est maintenant beaucoup plus claire.

      https://francais.rt.com/france/49945-parlement-europeen-coup-sang-macron-frappes-syrie-video

      Pour le premier de cordée, Macron en a pris pour son grade au Parlement Européen par un député belge.
      https://francais.rt.com/france/49956-strasbourg-eurodepute-belge-offre-corde

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      • Yann // 18.04.2018 à 12h40

        « Macron révèle donc que pour lui, le camp du Droit International est devenu celui du faible et que par conséquence, c’est la loi du plus fort qui doit s’appliquer. Macron nous a annoncé officiellement hier la fin de la primauté du Droit International”

        ce n’est pas tout à fait ce que dit macron ; en fait, macron lance que les pays les plus forts sont aussi parfois conformes au droit international lorsqu’ils entendent détruire des armes sont souhaitées

        mais le droit international, les occidentaux ne l’ont JAMAIS respecté……..

        tout cela demeure du vent naturellement, car trump, macron, may ne font que pérenniser l’arbitraire total des pays les plus puissamment armés, situation multi-séculaire

        et je ne suis pas du tout convaincu par leur posture, celle de s’en tenir aux dernières frappes : au contraire, leur discours de “last shot” doit sans doute se comprendre par “nous allons continuer”. Ce que confirmerait l’arrivée, selon les russes, de matériels lourds dans les zones syriennes tenues par les USA

        ce qui est intéressant est cette “stigmatisation” de l’arme chimique, la gaz en l’occurrence….

        qu’elle soit utilisée ou non, le résultat est exactement le même que celui d’une pluie de bombes sur une population : la mort par milliers, par millions

        mort que l’occident et ses alliés internationaux répandent en averses dans la plus grande, la plus total impunité

        renvoyant à de mauvais souvenirs personnels (guerre 14-18, holocauste, ….) difficiles à gérer, les autorités occidentales s’en servent comme ligne rouge morale auprès de leur opinions publiques pour inventer, justifier, toute nécessité de guerre chez les voisins à coloniser en vérité

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    • caliban // 18.04.2018 à 16h21

      @Yann

      « leur discours de “last shot” doit sans doute se comprendre par “nous allons continuer”. »

      Effectivement c’est le message qu’ils entendent faire passer à leurs opinions publiques. Mais le message peut également s’adresser aux terroristes et se comprendre ainsi : « allez-y, utilisez vos stocks de chlore fournis par l’Arabie Saoudite, vous avez tout à y gagner ».

      J’habiterais Idlib je ne serais pas du tout serein.

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  • basile // 18.04.2018 à 05h23

    les explications françaises sont très alambiquées, car destinées à coller avec une ligne rouge elle même artificielle, créée par les états unis. Après le sarin, le chlore. Pourquoi pas les boules puantes pendant qu’on y est, et alors que la France utilise journellement des gaz lacrymogènes contre son propre peuple.

    Que dire des armes de destructions massives étasuniennes, aviation en masse, bombes, tomahawk, portes avions en masse, utilisées contre des pays ne possédant que des fusils. Sans oublier média en masse ne laissant à sa population qu’un fausse apparence de diversité de l’info, racisme naturel américain en masse contre quiconque est différent : noir, jaune, rouge, slave, permettant d’obtenir le soutien sans faille de sa populasse basse du front.

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    • Leïla // 18.04.2018 à 11h24

      Que dire de l’intelligence de bombarder une usine chimique…pourquoi pas une centrale nucléaire ??!

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    • tepavac // 19.04.2018 à 00h22

      La fameuse « ligne rouge »
      Peu de personnes en sont informée, seul certains cercles, habitués aux « combat du droit » quotidien et notamment les « communicants » que cela soit en politique ou en quelques commerce, savent combien il est téméraire de se menotter publiquement à une cible ouverte à tous les concurrents de la tablée.
      Car aussi complexe soit la situation, il semble bien que ceux qui ont organisé cet attentat, l’ont fait précisément dans un seul but, faire échec à la paix, celle d’Astana et que la tension monte encore d’un cran….

      La question semble évidente, qui a intérêt à ce que la guerre s’éternise ?
      Et qui veut la paix ?
      Mais avant, je pense sincèrement, du point de vu militaire, 0 mort, avec 30% de tir réussis, on peut les féliciter pour le choix des cibles. Il est vrai que les défenses russes n’ont pas participé directement à cet échange d’amabilité balistique, (il est question des S300 que la Syrie ne possède pas), sans doute le score en aurait-il été différent et très nettement en notre défaveur, tout simplement.
      Le plus éclairant c’est le rôle de spectateur qui est donné à la Russie dans la scène, sûr qu’ils ont pas dû en perdre une miette.
      D’où leur réponse, la Syrie, mais pas seulement, auront le S300.

      http://unpeudairfrais.org/frappes-de-missiles-en-syrie-le-compte-nest-pas-bon/

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      • Haricophile // 19.04.2018 à 14h19

        Pour les 70% de missiles interceptés, si le chiffre s’avère vrai, on peut émettre plusieurs hypothèses :
        – Les Russes on certainement communiqué aux syriens les tirs et leur trajectoires probables dès le lancement.
        – Si les alliés on effectivement voulu faire un « coup de semonce » ils n’ont pas du chercher a faire subtil concernant les tirs et les trajectoires, voire avec le matériel utilisé, c’est un moyen de « réformer » le matériel qui vaut bien un exercice.
        – Les avions Russes qui ont asticotés certains navires n’ont pas fait que les asticoter et ont permis de collecter des données ou de mettre en place des mesures d’espionnage d’une manière ou une autre pour détecter au plus tôt les tirs et leur cibles.

        Bref, dans le doute, je veux bien croire les Syriens et les Russes pour cette performances, mais même si c’est vrai, je ne suis pas certain que ce soit totalement significatif sur les capacités respectives des forces en présences.

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  • hansolo // 18.04.2018 à 05h26

    Remarquable synthèse de Jacques Sapir.
    Je n’ai pas voulu voir les « images » prétendues preuves de l’attaque …
    Surprenant d’ailleurs que l’on n’ait pas encore pu mettre un/des noms sur les victimes allégués ?!

      +11

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    • Scytales // 18.04.2018 à 20h36

      Jacques Sapir n’a toutefois pas relevé un fait frappant qui ressort de ce document.

      Bien que cette « évaluation nationale » soit établie sur papier à entête officiel de la République (la Marianne sur fond tricolore), il n’est signé par aucun fonctionnaire et il n’y a même aucune mention du service de l’État qui aurait élaboré ce document.

      Normalement, le directeur d’un service administratif de l’État spécialisé dans le renseignement (DGSE, DRM, un officier de l’armée commandant une unité de renseignement) aurait endossé la responsabilité du contenu de l’évaluation produite par ses subordonnés, ou du moins le valider, par sa signature. A tout le moins, le service de renseignement ou l’unité de l’armée ayant produit cette évaluation aurait dû être créditée dans le document en qualité d’auteur, ne serait-ce que dans la version distribuée à la presse.

      Dans le cas présent, ce n’est pas le cas.

      Il est donc impossible de déterminer qui a produit ce document. Par conséquent, il est impossible de juger de la crédibilité des informations qu’il contient en fonction de l’autorité professionnelle de la personne ou de l’institution qui l’a établi. Enfin, s’il s’avérait à l’avenir que des faits mentionnés dans cette analyse étaient erronés ou manifestement mal évalués, il serait impossible d’imputer une quelconque responsabilité à une personne ou un service déterminé.

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  • DUGUESCLIN // 18.04.2018 à 05h41

    Un bon exposé comme peut le faire un scientifique, tel que Jacques Sapir.
    Aucune affirmation péremptoire, exposition des différentes possibilités, et une conclusion qui parle d’elle-même.
    Le droit international a bien été bafoué.
    C’est sans doute le plus important, mais le plus désolant pour un pays qui se vante d’être un état de droit. La France, par cette action, perd beaucoup d’une crédibilité, déjà très affaiblie, au point de rendre sa voix inaudible à l’international. Cela ne favorise pas le respect des alliés anglo-américains, qui méprisent la France en la réduisant à la fonction très secondaire d’un pays soumis, et met fin au peu de confiance qui restait chez les autres.
    Les effets de manche et les tons péremptoires prétentieux ne mettent pas la France en valeur et desservent les intérêts des français.

      +37

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    • basile // 18.04.2018 à 05h56

      détail cocasse, l’Algérie apporte son soutien à Bachar. Des Français d’origine algérienne applaudissent, souhaitent l’envoi de troupes, certains pensent même qu’il y en a déjà.

      Comment nos élites amoureuses de la diversité, intéressées uniquement par leurs bulletins de votes, vont-elle gérer ce dilemme ?

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    • La Vérité // 18.04.2018 à 06h07

      Macton est peu ou prou un agent de la CIA.
      C’est du moins ce que voulait nous faire comprendre les russes.
      https://fr.sputniknews.com/france/201704061030770923-france-prsidentielle-macron-le-pen/

      Une chose est sûr : il agit assez mal pour qu’on puisse croire qu’il est un agent double effectuant un sabotage ;).

        +8

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  • La Vérité // 18.04.2018 à 05h50

    Les atrocités de la population intéressent beaucoup quand Bachar est désigné comme responsable mais qui est le groupe « rebelle » ? Jaich al-islam qui utilise la population civile comme bouclier humain (quand il ne les torturent pas ! ).

    Non vraiment, le citoyen finira par conclure que la France s’occupe moins du sort des civils que de diaboliser les pays de l’axe du Mal et en même temps tout s’autoriser avec ceux qui échappent à ce classement (américain).

    On annule les mistrales avec la Russie (les principes), On arme l’Arabie Saoudite (le pragmatisme).

    Voilà tout le sens de la diplomatie française.

      +21

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    • Seth // 18.04.2018 à 11h56

      @ La Vérité

      La-dite démocratie française conduite par drian qui continue à se prendre pour le ministre de la guerre qu’il a été en même temps que VRP sous le quinquennat précédent, lorsqu’il était encore officiellement socialisse, et qui agit toujours ainsi; la parly, elle même socialisse, se contentant de discourir un peu et de montrer son minois, n’étant rien de plus qu’une speakerine.

      Rappelons que faure, patron des solférinistes a approuvé la participation de la France aux attaques du yankistan.

        +6

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  • un citoyen // 18.04.2018 à 05h51

    « Les enquêteurs de l’ONU et de l’ OPCW étaient arrivés sur place quand la frappe des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France a eu lieue. »
    => Non M.Sapir, les enquêteurs étaient en route, ils ne sont arrivés à Douma que hier (par contre ils auraient été arrivés avant hier si cette attaque n’avait pas eu lieu et selon les problème de sécurité à Douma).
    Quoi qu’il en soit, on est d’accord que leur enquête n’avait pas été attendue avant les frappes. Cela ne remet pas en cause votre raisonnement.

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  • Z // 18.04.2018 à 06h05

    Les réseaux sociaux sont une source sûr lorsqu’il souffle dans le sens voulu sinon complotiste.

    Ces gens-là, au pouvoir, n’ont pas à y être qui n’ont pas l’éducation minimum requise, intellectuelle (n’ont-ils jamais suivi de cours de logique ?) et morale. Ce ne sont pas des politiques, juste des communiquants, au service non du peuple mais de passions individuelles et oligarchiques.

      +11

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  • Poisson Pilote // 18.04.2018 à 06h22

    Info ou intox?

    2007 – Chirac
    la notion de haute trahison a été supprimée du texte constitutionnel pour être remplacée par :
    « Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat » (article 68 nouveau) ? »

    Modifié par la loi constitutionnelle n° 2007-238 du 23 février 2007 ;
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000245803&dateTexte=&categorieLien=id

    Constitution du 4 octobre 1958 – Article 68
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=15A917AD2C2839D663DC3843135AA5A8.tpdjo04v_3?idArticle=LEGIARTI000006527564&cidTexte=LEGITEXT000006071194&dateTexte=20130514

      +2

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  • pucciarelli // 18.04.2018 à 06h23

    Les « responsables » politiques concernés par cette extravagante initiative sont évidemment parfaitement irresponsables, et on peut juger très malheureux que la France se soit dotée d’un tel président qui apparaît un peu plus chaque jour pour ce qu’il est, une marionnette aux mains des oligarchies financières et atlantistes. Il fait économiquement la politique de Bruxelles, sur le plan extérieur celle de Washington, en aucun cas celle de la France. Après Sarkozy et Hollande, cela fait beaucoup. Reste-t-il des perspectives politiques acceptables? Mystère.

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  • oeil2bidule // 18.04.2018 à 06h26

    Les règles dictées par l’Europe avec les GOPE###

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    2016
    La France autorise l’installation de bases de l’OTAN sur son territoire !
    – – –
    « Projet de loi autorisant l’accession de la France au protocole sur le statut des quartiers généraux militaires internationaux créés en vertu du Traité de l’Atlantique Nord, adopté sans modification en 1ère lecture par l’Assemblée nationale le 7 avril 2016 , TA n° 717 »
    – – –
    http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta/ta0717.asp
    – – –

    – – –
    2018
    L’Union européenne entreprend de faciliter les déplacements militaires sur son territoire

    En matière d’infrastructures, la Commission a expliqué qu’elle s’en tenait pour le moment à l’existant, l’idée étant par exemple de voir comment un tunnel dédié au passage de civils peut être réadapté pour faciliter le passage de chars ou de tanks.

    Neuf grands corridors de transport (terrestre, ferroviaire ou autre) sont actuellement en cours de développement dans les Etats membres, du sud de l’Espagne à la Turquie, certains passant aussi par la Suisse.
    Le plan d’action présenté mercredi demande aux Vingt-Huit d’examiner
    ces axes de près et d’étudier leur adéquation aux réalités militaires.
    – – –
    https://www.les-crises.fr/lunion-europeenne-entreprend-de-faciliter-les-deplacements-militaires-sur-son-territoire/
    – – –

    – – –
    Jacques ATTALI
    [Video]
    « Les États nations ne vont plus êtres capables de gouverner.
    Le Marché prédateur épuiseras les ressources et le travail ce qui favoriseras les mafias et le trafic d’organes »
    – – –
    https://youtu.be/V3ftIO4Nq64?t=36m3s
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    ###
    Les GOPE (Grandes Orientations de Politique Économique)
    ou la feuille de route économique de Matignon
    1- « Réduction des dépenses publiques »

    2- Redéfinir « la portée de l’action des pouvoirs publics »

    3- Le texte va plus loin concernant le système de santé puisqu’il explique que « d’importantes économies à court terme ne peuvent être réalisées sans une réduction significative de l’augmentation des dépenses de sécurité sociale »

    4- « Simplifier les différents échelons administratifs »

    5- Dans le chapitre coût du travail, « il convient que le salaire minimum continue d’évoluer d’une manière propice à la compétitivité et à la création d’emploi »

    6- « Une attention particulière devrait être accordée aux dispositions réglementaires du Code du travail ou aux règles comptables liées aux seuils spécifiques en matière d’effectifs, qui entravent la croissance des entreprises françaises »

    7- « Accroître la souplesse des conditions de travail en cas de difficultés économiques provisoires »

    8- « Une majorité reste confrontée à d’importantes barrières à l’entrée ou à l’exercice (par exemple les taxis, le secteur des soins de santé, les notaires et, plus généralement, les professions juridiques) »

    9- « Les tarifs réglementés restent d’application pour les ménages et, en ce qui concerne l’électricité, ils sont fixés en dessous des niveaux de coûts et l’accès pour les autres fournisseurs est limité »

    10- « Dans le secteur ferroviaire, des barrières à l’entrée continuent d’entraver le bon fonctionnement du marché »

    Conclusion

    Les inspirateurs de ces mesures n’étant pas stupides, ils ne se font d’ailleurs sans doute aucune illusion sur leur inefficacité pour réduire le déficit budgétaire et relancer la croissance. Leurs objectifs ne sont pas là. Ce qui est en réalité visé, c’est à la fois de démanteler les États nations et de détruire tous les acquis sociaux obtenus par les peuples européens depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

    Pour la France, ce programme voulu par l’oligarchie passe par la suppression des départements et des communes, une décentralisation de plus en plus poussée, la mise en pièces de notre système social et la disparition de nos services publics.
    – – –
    https://www.upr.fr/actualite/europe/les-gope-grandes-orientations-politique-economique-feuille-route-economique-matignon
    – – –

    – – –
    Hystérie collective
    Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R)

     » En effet, l’Occident, sous domination américaine, se veut toujours donneur de leçons de morale et de droit… qu’il ne respecte pas.
    Tant de mensonges, de mauvaise foi, de violations des lois internationales et
    des engagements pris ont quasiment réduit à néant le magistère moral qu’il exerçait jadis.
    Pour bien des pays des quatre autres continents, l’Europe n’est plus autonome et l’Occident n’incarne plus l’exemple à suivre.
    Ce dernier est devenu un perturbateur comme les autres, voire pire peut être.
    Et beaucoup s’en défient désormais, à juste titre.  »
    – – –
    https://www.cf2r.org/editorial/hysterie-collective
    – – –

      +22

    Alerter
  • tocquelin // 18.04.2018 à 06h53

    le président français a parlé de représailles:deux remarques
    _le mot représaille n’a pas sa place dans un Etat de Droit
    _le massacre d’Oradour et autres massacres sont les fruit de représailles

      +25

    Alerter
  • tournepierres // 18.04.2018 à 07h04

    On peut comparer les réponses confuses sur BFMTV, d’un président en fonction, avec les propos, dignes d’un vrais homme d’état, d’un candidat à la présidence:

    https://www.youtube.com/watch?v=Lhpu9Nucwv4

      +3

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  • Fritz // 18.04.2018 à 07h17

    On comprend pourquoi M. Sapir a été excommunié de la plateforme Hypothèses.org (« une démarche de tribune politique partisane, déconnectée du contexte académique et scientifique ») .

    Dire la vérité n’est pas toujours bienvenu, mais rétablir la vérité est intolérable. C’est le cas dans cette affaire de Douma où le discours officiel a toutes les caractéristiques d’une construction bancale, ce qui peut expliquer la nervosité du régime d’Emmanuel Macron.

      +21

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  • obermeyer // 18.04.2018 à 07h34

    Et que dire de l’emploi massif de munitions à uranium appauvri par les USA en Irak et dans les Balkans , l’utilisation du phosphore blanc en Syrie et en Irak par la coalition et à Gaza par Israel , de l’agent orange au Vietnam ? Que penser des USA qui possèdent le plus gros stock d’armes chimiques ? On peut aussi se poser la question morale du carpet bombing , grâce auquel les USA ( désolé , encore eux ) ont tué des millions de Coréens et combien d’autres . Les bombes conventionnelles sont elles plus morales que les autres ?

      +23

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  • Duvernoy // 18.04.2018 à 07h37

    J’ai terriblement honte de mon pays quand je vois tous les forfaits accomplis sous Sarkozy, Hollande et maintenant Macron. Et honte pour cet aplaventrisme devant les USA.
    J’aurais aimé cependant voir expliciter les buts politiques réellement poursuivis, ou du moins probablement poursuivis. Quels peuvent-ils être ?
    Pour terminer, j’ai entendu hier Macron pérorer sur « l’autorité de la démocratie » face aux autoritarismes qui montent. Ce type se comporte comme un caporal d’opérette capricieux et il vient parader devant les micros. Quel mépris des Français !!!

      +26

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    • Owen // 18.04.2018 à 09h20

      « les buts politiques réellement poursuivis ».

      C’est ce qu’on découvre au fur et à mesure de la mise en oeuvre.
      https://www.lorientlejour.com/article/1111024/trump-souhaite-le-deploiement-dune-force-arabe-en-syrie-selon-le-wsj.html
      Trump va retirer ses troupes de Syrie et laisser la place à une « force arabe » armée, payée et entretenue par: l’Arabie Saoudite, les Emirats, le Qatar.
      Ce qui arrange le panturquisme d’Erdogan, qui tient déjà la région d’Idlib. En passant, il y a de la friture, cet an ci, entre le Kazakhstan et la Fédération de Russie.
      Ce qui permet de resserrer les mâchoires autour de l’Iran où des manifestations reprennent opportunément au Khouzistan, la partie arabe du pays.

      Les occidentaux ? On connaît: s’ils chouinent trop, on active de nouveaux projets terroristes et/ou on envoie de nouvelles vagues migratoires.
      Les bombardements en Syrie auront finalement bien servi, pour montrer comment la France, après la GB, étale ses mensonges et décrédibilise sa vocation onusienne.
      Micron est simplement un gosse qui a besoin de croire à ses films (« Je suis l’égal de Poutine »), il a juste le droit de regarder ce que font les grandes personnes.

      Alors les Français, vous pensez bien, le gouvernement n’a même plus besoin de se fatiguer à vérifier s’ils croient aux mensonges qu’il accumulent en permanence. Poutine, Lavrov et RT News essaient de nous alerter? Il suffira d’y clouer une grosse pancarte écrite « Fèque niouzes » et puis voilà, hein…

        +11

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      • basile // 18.04.2018 à 10h47

        Macron a fait Henri IV. On se doute bien que tout ce petit monde du parisianisme n’avait d’yeux que pour la belle Amérique et exécrait les descendants des bolcheviques. Il est certain qu’hormis les conversations entre potes friqués dans la cour d’Henri IV, on devait en rajouter une couche dans la famille une fois rentré à la maison.

        et comme la haine du prolo est maintenant mal vue, la haine du immigrant encore plus, il ne reste plus grand chose pour défouler sa hargne. Ne reste que le consensus anti russe, qui plait au plus grand nombre, Allemands, Anglais, Américains, Japonais, Arabie Saoudite

          +2

        Alerter
  • Tine // 18.04.2018 à 08h23

    De toute évidence, ces frappes ont été effectués avec « l’accord » des russes et ils ont pu faire évacuer les zones concernées. Pas de victimes humaines. Bref, tout ceci ressemble à une grande mascarade pour ne pas perdre la face chez certains tout en laissant les autres affirmer leur victoire, ce qui ne devait pas être le but recherché de notre coalition.
    Dans tous les cas, tout ceci est bien inquiétant, surtout pour une grande démocratie comme se prétend être notre pays.

      +3

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    • RGT // 18.04.2018 à 11h20

      En attendant, les missiles envoyés, même s’ils ont eu une efficacité nulle, ont été payés avec l’argent du con-tribuable et a atterri dans les poches des actionnaires du lobby militaro-industriel.

      Et bien sûr, avec les cadeaux fiscaux ces mêmes actionnaires ne débourseront pas le moindre centime et ce sont les gueux qui financeront cette escroquerie, qu’ils le veuillent ou non.

      C’est beau la « démocratie ».

      Je me place seulement sur un plan 100% français.

      Ce que pensent les russes ou les syriens ne m’intéresse pas, je souhaite juste qu’on leur foute la paix et je ne souhaite absolument pas que mes impôts servent à financer des opérations de déstabilisation dans un pays habité par un peuple qui ne nous a rien fait.

        +8

      Alerter
  • Ardéchoix // 18.04.2018 à 08h24

    « Ce soir, pour la première fois depuis au moins un an, je regarde le ciel étoilé. Je le trouve petit. »
    Salvador Dali
    https://www.google.com/search?q=macron+parlement+europ%C3%A9en&client=firefox-b&prmd=ivns&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjx4qehkcPaAhULbVAKHYRKArkQ_AUIBigB#mhpiv=6&spf=1524030928141

      +4

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  • Toutatis // 18.04.2018 à 08h33

    On commence à voir apparaitre un autre discours, disant que de toutes façons une attaque chimique serait maintenant indétectable, étant donné le nettoyage effectué par les forces syriennes et russes, et le temps passé. On construit ainsi une position particulièrement favorable pour le gouvernement français : des « preuves » impossibles à vérifier avant les frappes, autant qu’après les frappes.

    C’est tellement gros que ça en devient ridicule.

      +9

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    • LG // 18.04.2018 à 08h54

      « un autre discours, disant que de toutes façons une attaque chimique serait maintenant indétectable,  »

      Encore un gros piège narratif derrière lequel on va essayer de manipuler le quidam. Ne vous laissez pas avoir…;-)
      La meilleur preuve d’une attaque chimique ne sont pas sur les LIEUX du crime (un gaz se dissipe effectivement) mais sur les VICTIMES (et les médecins qui les ont pris en charge). Des autopsies sur quelques uns des 40 cadavres devraient, sans conteste, nous dire ce qui s’est passé. Les inspecteurs doivent juste aller dans les hôpitaux en question, se renseigner et….GAME OVER! Impeachment du roquet Macron (ah bah non, c’est pas possible chez nous).

        +6

      Alerter
      • un citoyen // 18.04.2018 à 11h30

        N’oubliez pas les prélèvements. Les gaz se dissipent, certes, mais laissent des traces.
        Sinon, c’est plus facile de « rajouter » une preuve (en versant un machin chimique par terre par exemple) que d’éliminer une preuve (ce qu’ils pourraient reprocher aux Russes).

          +1

        Alerter
    • basile // 18.04.2018 à 10h52

      c’est quand même curieux qu’on est capable de retrouve une goutte de sang sur un parquet nettoyé à l’eau de Javel, et pas une attaque chimique dans un tas de ruines.

        +8

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      • Scytales // 18.04.2018 à 17h27

        Bien vu.

          +2

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  • Macarel // 18.04.2018 à 08h37

    Macron a une obsession, tant sur le plan intérieur, que sur le plan extérieur : ne pas apparaître faible.

    C’est ce qui le conduit à abuser de la force, y compris au mépris du droit international. Sur le plan intérieur il passe des réformes impopulaires en force, car fondées sur idéologie néolibérale minoritaire dans le pays.

    En réalité cet abus de la force, cette violation du droit international est un signe de faiblesse, car en fait, le pouvoir des marcheurs est faible : il est légal, mais sa légitimité est entachée, par d’une part la condition de l’élection du président (en particulier le second tour n’était qu’une formalité face au FN), d’autre part, l’énorme abstention aux législatives a permis l’élection d’une chambre de godillots LREM qui ne représente pas du tout la réalité du pays.

    Ce pouvoir, sait qu’il a une base populaire faible, c’est pour cela qu’il abuse de la force, et qu’il risque d’en abuser d’autant plus que la contestation se fera plus forte dans la rue et dans les entreprises ou les services publics.

    La démocratie française se porte mal, très mal. Tant que les idéologues de l’idéologie ordolibérale ou néolibérale seront aux manettes, tant que nous serons pris dans la camisole de force d’une UE germanique et celle d’une OTAN anglo-saxonne, la démocratie française continuera inexorablement à s’anémier, et le pouvoir à devenir de plus en plus autocratique, et ploutocratique.

      +16

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    • Ben // 18.04.2018 à 16h30

      Je suis certain qu’en matière d’usage de la force par le régime Macron, on n’a encore rien vu. Si les propos lénifiants, les diversions en tout genre, la propagande quotidiennement assénée, la corruption croissante des « partenaires sociaux » (Cfdt en tête), bref tous les tours de bonneteau de ce fondé de pouvoir qu’est Macron, je suis persuadé disais-je, que la main de ce personnage malsain ne tremblera pas quand il s’agira d’instrumentaliser la violence et de faire couler le sang. Je suis prêt à prendre date, car cet escroc ne tiendra pas la distance. Il est déjà en grande partie démasqué.

        +3

      Alerter
  • Leïla // 18.04.2018 à 08h42

    Daesh la start-up du crime financée par un trio + alliés qui ont permis la levée de fond.
    Ces manipulateurs pervers narcissiques ne s’arrêteront pas…que si on les arrête. C’est ainsi que fonctionnent les MPN.
    Ils mentent sans vergogne…peu importe les preuves.
    Tant qu’une décision internationale ou un événement majeur (la CHINE par exemple) ne les arrêtera pas…ils ne s’arrêteront jamais.
    Quand on traîne des casseroles telles que la Libye ou l’Irak….logiquement, ces politiques devraient être plus circonspects
    mais non ??!
    Force est de constater que ce trio dangereux a décidé de casser la moindre dynamique de reconstruction…volontairement. Logique de destruction volontaire !

      +6

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    • Christian Gedeon // 19.04.2018 à 11h35

      Chère Leila,bien sûr que le trio ou le quatuor,commune vous voudrez sont pour quelque chose dans Daech et Al Nosra et Jaich ceci et Jound cela…cependant,vous évacuez bien légèrement la responsabilité des peuples arabes eux meme…en tant que libanais,je peux en parler avec une belle expérience.,belle façon de parler bien entendu. Pourquoi croyez vous que l’ensemble des pays arabes a soutenu la première guerre contre Saddam Hussein?Syrie comprise et à l’exclusion notable de l’Algerie si ma mémoire est bonne? Tout mettr’e sur le dos des occidentaux manipulateurs est trop facile.

        +0

      Alerter
      • Leïla // 19.04.2018 à 23h19

        Tout à fait d’accord, il n’en reste pas moins que le donneur d’ordre reste l’Amérique. Les monarchies pétrolières sont aux abois !

          +0

        Alerter
        • Christian Gedeon // 20.04.2018 à 13h28

          Chère Leila,vous prenez vos désirs pour des réalités.J’allais dire hélas. Mais objectivement, ou voyez vous que les Émirats arabes unis,le Koweit,le Qatar ou Oman et Mascate soient aux abois? Franchement . Vous parlez péut etre de l’Arabie saoudite. mais là vous vous trompez plus que sur les autres. L’Arabie est en pleine mutation,en fait. Et sa « petite guerre » yéménite ne change rien au royaume,et fait meme office d’exutoire. Croyez moi,le régime politique des molahs iraniens aura disparu bien avant que ne disparaissent les royaumes des sables…

            +0

          Alerter
  • Olposoch // 18.04.2018 à 09h08

    Ah ben ayé, vous tous êtes cités dans la matinale la plus écoutée de France.
    Vous avez un nouvel ami dans l’éditocratie rémunérée par l’état français, assise dans le XVIè arrdt
    https://www.franceinter.fr/emissions/la-revue-de-presse/la-revue-de-presse-18-avril-2018

      +6

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    • Olposoch // 18.04.2018 à 09h40

      venant couronner une mâtinée de plus à la gloire de notre excellent président…

      https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-18-avril-2018
      https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-18-avril-2018

      (si vous avez vu passer sur vos fils autre chose qu’une assemblée européenne fascinée qui applaudit ce dieu vivant, vous avez rêvé…)

      et une attaque sur les privilèges des cheminots
      https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-eco/l-edito-eco-18-avril-2018
      Pour ne pas perdre de vue les vrais ennemis.

        +5

      Alerter
    • lecrabe // 18.04.2018 à 09h40

      C’est bon, l’ignorance ne suffit plus, il faut envoyer Askolovitch dénigrer Sapir et Les Crises. Les pauvres, bientôt il y a aura plus de lecteurs ici que d’auditeurs là-bas. Et vu la qualité des papiers d’Askolovitch, on gage qu’on se s’embêtera pas ici à relayer son travail. Au contraire de France inter, il y a une exigence de qualité sur Les Crises.

      nb: la lecture de l’article de Fisk (qui enquête en zone de guerre) et du compte rendu complètement déformé et à charge par Askolovitch (qui bave dans son studio) est édifiante.

        +7

      Alerter
      • Haricophile // 18.04.2018 à 10h25

        Au passage, avant la chute du mur de Berlin, on aimait utiliser la Pravda comme argument, mais là je crois qu’on l’a explosée.

          +5

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      • Gérard2 // 18.04.2018 à 16h59

        C’est sûr que pour réussir à lire jusqu’au bout un papier de Askolovitch, il vaut mieux avoir des préjugés idéologiques à confirmer.
        Quand on lit Sapir, on sait que c’est du Sapir, mais au moins, Sapir n’a pas une chronique à l’heure de grande écoute sur la radio la plus écoutée par les profs de 4è-3ème!

          +0

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    • Haricophile // 18.04.2018 à 10h15

      Petit cours de novlang :

      Complotiste : Personne allant sur place pour vérifier si ce qu’on lui dit est vrai.

      Journaliste : Personne qui dans son bureau transmet la vérité vraie et officielle des agences en l’habillant habilement avec beaucoup d’émotionnel pour mieux transmettre la vérité vraie.

      Expert : Sous l’inquisition, était en robe de bure, maintenant son activité est devenue uniquement verbale et ne concerne que la doctrine, d’autres personnes s’occupent de l’application de la doctrine dans des camps secrets (ou pas comme à Guantanamo) et en sauvant la foi du peuple a coup de bombardements et en finançant le Diable pour que les peuples comprennent mieux où est la vraie Foi.

      Progrès : Suppression des privilèges du peuple et des cheminots pour que leur esprit faible ne s’adonne pas à la boisson et au jeux au lieu de servir leur bienfaiteurs éclairés. Si nécessaire, le progrès nécessite d’utiliser quelques dizaines de milliers de grenades « non létales » pour mieux lui faire comprendre où est son intérêt éclairé.

      « Travail, Famille, Patrie » Phrase culte, obsolète mais tellement d’actualité en ce qui concerne le système socio-politique sous-jacent, système a l’origine de quelques guerres mémorables qui n’ont hélas pas suffit a faire comprendre aux peuple leur intérêt de se soumettre a leur bienfaiteurs. Mais la guerre éternelle entamée au Moyen-Orient devrait remédier a cet inconvénient en la généralisant un peu plus.

        +8

      Alerter
      • Max // 18.04.2018 à 14h32

        Travail, Famille, Patrie n’est absolument pas adapté au système socio-politique sous-jacent. Indépendamment de la pesanteur historique de ce slogan, c’est un slogan de droite, mais d’une droite enracinée dans des traditions bien précises.

        Quand un partisan du système (journaliste, politique…) parle de travail, il utilise le terme d' »emploi », c’est-à-dire vu du côté employeur, avec derrière le coût et la valeur créée, les dividendes et les freins à l’innovation. Le mot « travail », quant à lui, renvoie d’abord à la personne qui travaille, qui accomplit une oeuvre et qui, ce faisant, s’épanouit (cette notion est par exemple incompatible avec la « profession » de conducteur d’Uber).

        Quand un partisan du système parle de « patrie », c’est systématiquement pour démanteler les États ou contourner la démocratie (il n’y a même pas débat sur ce terme).

        Quant à la famille, ça n’a pas grand-chose à voir, à moins qu’on ne parle de la « famille élargie », c’est-à-dire la mafia. (En fait ça a beaucoup à voir, parce que la destruction de la famille sert à mettre les individus à la merci de la société de consommation, mais ne commençons pas sur ce terrain, ça nous emmènerait dans des développements trop longs!)

          +4

        Alerter
  • Horzabky // 18.04.2018 à 09h21

    L’impression que me laisse cette histoire :

    Donald Trump, en difficulté aux États-Unis, où il a contre lui à la fois le parti Démocrate, la plus grande partie du parti Républicain, l’État Profond (CIA, etc), et la plus grande partie des médias, essaie de gagner du temps, en amadouant ses adversaires. C’est ainsi qu’il a nommé les va-t’en-guerre Bolton et Pompeo à des postes à responsabilité, et qu’il a fait bombarder symboliquement la Syrie. Il l’avait déjà fait l’an dernier, et ses adversaires avaient temporairement interrompu leurs machinations contre lui, afin de lui rendre hommage pour cette action.

    Ce qui est gênant, c’est que Theresa May et Macron l’aient suivi. Theresa May n’est tout simplement pas à la hauteur de son job. En ce qui concerne Macron, je pense qu’il s’agit d’une stratégie de courtisan retors. Il veut gagner le soutien de Trump pour devenir le chef d’État numéro un en Europe, devant Merkel et sa coalition hétéroclite.

    « En même temps », ne pas trop s’impliquer : on prévient les Russes à l’avance, parce que s’il y avait des morts, il serait impossible ensuite de tourner la page. Macron a même pris soin de préciser que la France n’était pas en guerre contre la Syrie. On l’a simplement fait bombarder par 12 missiles… Excusez-nous, braves Syriens, mais Trump a parlé, donc Macron obéit. Le Macron de 2018 n’est pas le Chirac de 2003…

    Cela explique l’amateurisme du document officiel établi par le gouvernement français : il n’a aucune importance, puisque tout était décidé d’avance, pour des raisons réelles qui n’ont rien à voir avec les raisons alléguées.

      +10

    Alerter
  • Haricophile // 18.04.2018 à 09h50

    Les princes font les guerres, le peuple trinque. Ça me rappelle quelque chose dans mes cours d’histoire du moyen-âge, la guerre était belle, elle a parait-il durée 100 ans…

    Nous sommes tout sauf en démocratie, il y a une époque, le Président ne pouvait tout seul décider de déclencher des guerres contre d’autres nations. Si on ajoute en interne les moyens utilisés et le nombre hallucinant de grenades tirées sur le peuple dans la ZAD… De Gaulle, Reggiani, où êtes-vous ? Les loups sont revenus a Paris. Des loups moins visibles et bien plus pervers.

    La schizophrénie des sociétés humaines est fascinante, cette double capacité a construire des choses miraculeuse, et cette rage de destruction. Cette incroyable capacité d’empathie, et cette rage a détruire l’autre. Cette capacité à sonder l’immensité de l’Univers, et cet acharnement a se battre dans le purin. La convoitise pourris l’humanité et sera sa perte, ce qui ne saurait tarder.

      +2

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    • Olposoch // 18.04.2018 à 11h40

      admirons la rigueur journalistique qui cite le directeur de l’ UOSSM, une ONG française, et qui illustre son billet avec une photo des secouristes croissant rouge syrien…

        +1

      Alerter
      • Olposoch // 18.04.2018 à 11h56

        Ah pardon l’UOSSM est une nébuleuse internationale, en fait the Guardian cite un medecin de Birmingham…
        normal.
        sinon sur le site en France on trouve ceci:
        « Le Dr. Ziad Alissa, président de l’UOSSM ajoute : « C’est l’une des attaques à l’arme chimique les plus meurtrières depuis le début du conflit. A force de laisser impunies les nombreuses attaques chimiques en Syrie, les groupes armés gazent la population sans être inquiétés. « 

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        • Seth // 18.04.2018 à 12h22

          Et pour les Droits de l’Homme Syrien dont on parle beaucoup aussi, c’est un type à Coventry.

          Que du crédible, en somme….

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  • Christian Gedeon // 18.04.2018 à 10h38

    C’est la loi du plus fort qui doit s’appliquer…en fait,vous venez de dire une vérité première. Parceque dans l’Histoire,c’est en effet la loi du plus fort qui s’applique,un bref survol de l’histoire du monde nous le prouvant amplement. Cela peut énerver,choquer,mais c’est juste la vérité. Une autre vérité est que celui qui après avoir été fort devient faible ou moins fort se fait bouffer par celui qui est devenu plus fort que lui. C’est ce qui a failli arriver à la Russie. Vouloir ignorer ,au nom de je ne sais quels principes,cette réalité,ne peut mener qu’au chaos.il y a déjà longtemps que si vis Pace para bellum à ete dit. Ça n’a jamais été plus vrai qu’aujourd’hui,quoiqu’en pensent les hurluberlus « bien pensants ».

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    • WASTERLAIN Serge // 18.04.2018 à 11h14

      Syrie, pas en mon nom, pas avec mes garçons !

      Oui et alors ? Pouvez-vous développer sur les hurluberlus « bienpensants » car je n’ai pas compris selon vous en quoi protester contre la loi du plus fort (ce qui ne veut pas dire qu’on l’ignore) mène au chaos ?

      Syrie, pas en mon nom, pas avec mes garçons !

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    • Max // 18.04.2018 à 14h43

      Je suis à moitié d’accord. Parce que le plus fort, s’il piétine les autres, finit toujours par tomber : empire romain, Napoléon, allemagne nazie, URSS…

      En France, en particulier, les exemples sont nombreux : guerre de cent ans, monarchie absolue, Convention, etc.

      Pour l’instant la seule spécificité de notre époque c’est le degré de contrôle des américains sur l’information et la culture, obtenu grâce à une sophistication incroyable des moyens et une capacité de projection dans l’avenir hors pair (cf. discours au parlement en 1912 sur les investissements publics dans le cinéma), ce qui nous donne l’impression que les peuples « dorment » et ne peuvent pas soudainement se réveiller et regarder la vérité en face.

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      • Scytales // 18.04.2018 à 17h32

        Avez-vous un éventuel lien vers une transcription de ce discours ou une source écrite que l’on pourrait se procurer et dans laquelle on pourrait le lire (même en version originale) ?

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        • Max // 18.04.2018 à 20h20

          Bernard Stiegler, ancien directeur de l’INA, en parle dans cette interview Thinkerview, même si je n’ai pas réussi à retrouver la source non plus : https://www.youtube.com/watch?v=YDT5f5sQSGA (vers la quatorzième minute)

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  • Christian Gedeon // 18.04.2018 à 10h59

    Cette irresponsabilité est largement partagée par la soi disant gauche,insoumise et extrêmes compris..on a accepté,sans quasiment réagir,que Trudeau vienne proprement engueuler l’Assemblee nationale sur les réticences à signer le Ceta,tranquille pépere. Forcément…en Macronie le libéralisme mon amour,et en Gauchie,le communautarisme mon chéri…on est tombé très bas.Encore plus que je ne le pensais.

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    • Owen // 18.04.2018 à 14h00

      Par symétrie, je pourrais répondre que je déteste la droite qui aime l’argent, comme disait de Gaulle, mais le site « les crises » mérite autre chose que cette vieille antienne dans les débats. Les français ont montré aux dernières élections qu’ils n’en voulaient plus (même si c’est pour tomber dans le grand vide macronien). La FI réinterroge la gauche à sa manière: elle n’est pas atlantiste, compare ce qu’on perd et gagne entre l’UE et la France, fait l’éloge d’un gardien de l’ordre et se fait jeter par les antifas dans les manifs, etc… Il est évidemment plus facile régurgiter les vieilles rancoeurs dans les débats stériles qu’aider à dégager de nouvelles perspectives à partir des atermoiements dans les opinions.

      Pour votre commentaire plus haut, le bombardement en Syrie contribue en effet à ruiner l’instance onusienne et le droit international au profit de la loi du plus fort. Reste à se chercher qui est le chef à suivre: Trump, MBS ou Poutine ? Le débat n’est pas clos, il continue…

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  • Inifini // 18.04.2018 à 11h12

    Quand la note française décrit les actions du gouvernement légitime comme une punission au civil il ne se place pas du côté des civils et manque d’objectivité. Depuis le conflit les civils sont massacrés de Alep Est à la ghouta mais aussi dans toutes les localités du front de la guerre contre Daesh non pas par punission du gouvernement mais par la menace des jihadistes de les tuers si ils venaient à partir, eux et leurs proches de fait qu’ils servent de bouclier humain. C’est un point essentiel aussi de cette conspiration syrienne qui oppose une pseudo révolution financé, manipulé et la propragande de guerre face aux informations d’indépendants sur place et la politique mondiale sclérosée essayant de prouver le dossier syrien. Il suffit de reprendre le cheminement de cette guerre depuis son début pour en prendre conscience.

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  • Vincent P. // 18.04.2018 à 12h14

    Le Renseignement Français est vraiment le service le plus « Bottom Up » !

    Puisque les règles et la déontologie du Droit sont à ce point à géométrie variable, nous pourrions demander à M. Macron de produire la preuve de son innocence, puisque nous disposons d’un faisceau d’informations suffisant pour établir que ses intentions de trahir les intérêts de la Nation font sens, et ont donc désormais valeur de preuve !
    Peut être une bonne petite salve de contestation populaire massive pourrait mettre un terme à la capacité du Régime à enfumer son propre peule ?
    On pourrait même vérifier la qualité de son SCALP : il y aurait peut être des acheteurs à l’international ?

    Le plus surprenant, en définitive, c’est notre temps de réaction inversement proportionnel à la rapidité fulgurante avec laquelle nous tolérons d’être perpétuellement violés dans l’expression de notre souveraineté : sans doute la sidération.
    Serions-nous dans le gaz ? En tout cas, il semble que nous soyons un certain nombre à suffoquer !!

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    • Seth // 18.04.2018 à 12h27

      Merci de relever l’expression novlanguienne « faire sens » dont on ne sait pas vraiment ce qu’elle veut dire. Pour moi ça signifie « qui pourrait être ainsi » mais pour lequel i;l reste des doutes.
      Et « Bottom up » pour moi en anglais de tout le monde et de tous les jours ça veut dire « Cul sec ».

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  • René Fabri // 18.04.2018 à 12h29

    « témoignages, photos et vidéos apparus spontanément sur les sites spécialisés, dans la presse et les réseaux sociaux […] témoignages obtenus par les services ont également pu être analysés. » Des témoignages de qui ? Pas un seul nom de personne n’est donné.

    La seule raison valable pour ne pas en donner serait de vouloir protéger ses sources. Mais, ce n’est pas le cas, puisque ces personnes s’exprimeraient d’elles-mêmes sur des réseaux sociaux publics.

    Il ne reste donc que des raisons inavouables car mauvaises :

    1. Des témoignages venant de Daesh ou d’autres groupes sans scrupules ayant intérêt à mentir.
    2. Des témoignages de l’OSDH, dont les Français commencent à savoir qu’il s’agit d’un seul homme exilé en Angleterre, loin du terrain.
    3. Des témoignages obtenus par des écoutes militaires puisque les militaires français ont des « grandes oreilles » électroniques de très bonne qualité. Malheureusement, les conversations téléphoniques sont toujours sujettes à beaucoup de malentendus et d’interprétations erronées.

    « 44 allégations », mais le gouvernement n’ose même pas en citer une seule.

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  • Ananymous // 18.04.2018 à 13h38

    Inconsistance ?
    On aurait préféré le terme incohérence à la place d inconsistance. Ce dernier étant typiquement la traduction anglaise du premier. Et je soupçonne fortement ici un anglicisme dans l usage du terme par M. Sapir.
    M. Sapir aurait pu reprendre le terme anglais entre guillemet si cela faisait sens.
    Mais on note ici plutôt une esprit embrouillé et empêtré qui ne sait plus faire la différence entre les langues.

    M. Sapir nous a habitué à l extrême rigueur de ses articles. La même rigueur dans le vocabulaire utilisé serait la bienvenue.

    On attend mieux de M. Sapir que du journaliste lambda.

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    • Max // 18.04.2018 à 15h26

      Un bel anglicisme de votre part également : « […] si cela faisait sens » 🙂

      (Je suis tout-à-fait d’accord sur le fond)

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      • Gérard2 // 18.04.2018 à 17h10

        Monsieur Sapir aurait pu également critiquer l’emploi du terme « documenté » dans le rapport officiel.

        A dire vrai, avoir ces deux anglicismes à quelques lignes d’intervalle :
        « « L’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien FAIT SENS dans ce contexte, d’un double point de vue militaire et stratégique :
        – tactiquement, (…) ;
        – stratégiquement, l’utilisation d’armes chimiques, notamment au chlore, DOCUMENTEE depuis le début 2018 dans la Ghouta orientale,  »

        … invite à s’interroger fortement sur la manière dont le document officiel a été produit et rédigé. Les « éléments de langage » se trouvaient-ils LISTéS dans un BRIEFING SHOOTé par MAIL par les services de l’INTELLIGENCE US?

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      • Ananymous // 18.04.2018 à 18h55

        Effectivement. Merci.

        Mais au moins mes mots existent dans le dictionnaire.
        Et je ne suis pas un intellectuel. Je suis plutôt un charlot du Web.

        Inconsistance. Ca n existe pas. C est quoi ? le contraire de consistance ? Dans le titre en plus.

        Cela nuit vraiment à la crédibilité d intellectuel et de lettré (j oserai dire de gentilhomme ?) de M. Sapir.
        A titre personnel cela donne une impression d amateurisme er d un esprit pour le moins embrumé.

        D ailleurs ayant vu ça j ai lu le titre et je me suis arrêté.
        Pas envie de faire l effort et le temps de lire un article écrit avec les mêmes formulations d un quelconque troll du Web.

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        • Max // 18.04.2018 à 20h30

          Pourquoi dites-vous que le mot n’existe pas?

          Après vérification dans le dictionnaire de l’Académie il semblerait que le mot soit au contraire très bien choisi :
          « 2. Fig. Manque de rigueur, de fermeté ou de fond. L’inconsistance d’un raisonnement. L’inconsistance des preuves apportées. L’inconsistance de l’intrigue ôte tout intérêt à cette comédie. »

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        • R.C. // 19.04.2018 à 02h15

          Inconsistance

          Avant de prétendre qu’un terme n’existe pas dans la langue française, il faut avoir de bonnes raisons de le faire… ou avoir consulté un dictionnaire.

          Pour les « trolls du Web », TLFi fait parfaitement l’affaire :
          http://stella.atilf.fr/

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  • dgdfy // 18.04.2018 à 13h53

    Raphael PITI, spécialiste de la médecine de guerre, interviewer sur la cinq, semble lui n’avoir aucun doute; Ses nombreuses interventions en Syrie lui font dire que ASSAD a bien dans le passé pratiqué des attaques chimiques.
    Ce témoignage me semble sincère.

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    • René Fabri // 18.04.2018 à 15h20

      On joue sur les mots, car le mot « chimique » désigne souvent le chlore, lequel n’est pas létal, et est autorisé. Tout le monde s’en sert, y compris les CRS français. Il est clair que l’armée syrienne utilise le chlore pour éviter les sanctions.

      C’est confirmé page 5 du rapport : « […] au sujet de 11 attaques permettent de présumer de leur nature chimique. Du chlore aurait été utilisé dans la majorité des cas ; les services soupçonnent également le recours à un neurotoxique le 18 novembre 2017 à Harasta. […] Une multiplication des attaques au chlore depuis de le début de l’offensive de la Ghouta orientale a été clairement constatée et établie ». S’il y avait eu autre chose que du chlore à la Ghouta , le rapport l’aurait dit.

      Bientôt, on parlera d’attaque chimique, à l’eau H2O.

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    • Macarel // 18.04.2018 à 15h24

      Hassad comme Hussein ont par le passé utilisé l’arme chimique. Dans le passé les puissances occidentales ont été à la « pointe du progrès » dans l’utilisation de ces armes lors de la guerre de 14-18 entre autre.

      Mais la question en ce qui concerne Douma est au présent : « Quelles sont / où sont les preuves irréfutables de l’utilisation de ces armes par le camp gouvernemental lors de l’opération menée à Douma ?  »

      Il faut rappeler que les frappes punitives des USA, UK et France ont été menées sur « la présomption d’utilisation » de telles armes par les troupes gouvernementales. D’ailleurs la plupart des médias du « camps du bien », ont toujours utilisé le conditionnel lorsqu’ils parlaient de cette utilisation avant les frappes.

      L’ Arabie Saoudite, choyée par nos dirigeants, utilise (selon Amnisty international ou Human Right Watch) des armes à sous-munitions interdites par les conventions internationales, là, le doute ne semble pas permis.Ces armes sont redoutables par les blessures qu’elles peuvent infliger. A-t-on entendu les « chevaliers blancs » menacer de punir l’Arabie Saoudite par des tirs de missiles de croisière ? Suis-je bête, l’Arabie saoudite a les plus grands gisements d’or noir, que certains ont appelé la « merde du diable ».

      https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2017/03/yemen-saudi-arabia-led-coalition-uses-banned-brazilian-cluster-munitions-on-residential-areas/

      https://www.huffpostmaghreb.com/2015/05/03/larabie-a-utilise-des-munitions-a-fragmentation-americaines-au-yemen_n_7198374.html

      Voilà, pour plagier notre premier ministre : »tout cela montre ce que nous sommes… », Je rajouterais « devenus », en basant le fonctionnement de notre société « moderne » sur les hydrocarbures. Notre dépendance à la « merde du diable », nous amène à faire passer nos valeurs universalistes humanistes, par profits et pertes. Ou nous précipite dans un autre enfer potentiel, lorsque nous essayons d’être moins dépendants des hydrocarbures en développant la non moins diabolique filière nucléaire. Et je ne parle même pas des incantations écologiques, du style : « Make our planet great again », qui ne servent qu’à mieux masquer le fait que les préoccupations écologiques passeront toujours après les intérêts économiques des acteurs dominants la scène mondiale.

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  • Jean-Paul B. // 18.04.2018 à 14h38

    Bonjour,
    Robert Fisk,Jacques Sapir et d’autres nous aident à comprendre ce que nos politiques et « grands » médias veulent rendre confus.
    En Syrie c’est la Russie,l’Iran,le Hezbollah et bien sûr le gouvernement syrien de Bachar qui heureusement nous défendent contre la barbarie islamiste financée par les pays du Golfe et encadrée par les forces spéciales US-UK-France,voire turques et israéliennes.
    Tout le tintamarre politico-médiatique sur les supposées frappes « chimiques » du « régime » comme ils disent, ne sert qu’à berner le peuple (et ils y arrivent!), comme ils l’ont si bien fait lors de l’invasion de l’Irak (2003) ou l’élimination de Khadafi (2011) avec les conséquences néfastes que l’on peut mesurer.

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  • Jean // 18.04.2018 à 15h04

    Les « effets de bord » arrivent.
    Macron ne semble toujours pas avoir compris que quand les USA emmerdent les Russes, c’est l’Europe qui paye (ou qui trinque). Comme pour l’histoire de l’Ukraine et de nos agriculteurs et éleveurs. Les futures sanctions Russes sont toujours entrain de faire le tour de la Douma. C’est donc une sorte de hors d’oeuvre.

    Attaques en Syrie: comment Poutine coupe les ailes de l’armée de l’air en stoppant l’accès aux avions de transport Antonov

    C’est ce qu’on appelle un coup de semonce. Selon nos informations, rejoignant celles de Ouest-France, le groupe russe Volga-Dniepr a annoncé à l’OTAN qu’il arrêterait de fournir des avions de transport Antonov 124 aux forces de l’alliance atlantique, dont la France, dès la fin de l’année 2018. Le groupe russe claque ainsi la porte du contrat Salis, signé dans le cadre de l’OTAN, qui permettait aux armées européennes d’accéder aux fameux Antonov via un système d’heures de vol prépayées. Si Volga Dnepr est un groupe privé, le rôle du Kremlin, dans le contexte ultra-tendu du fait des possibles frappes franco-américaines en Syrie, apparaît évident. « Nous avons reçu des signaux forts selon lesquels cette décision est due aux sanctions américaines », peut-on lire dans un mail interne de l’armée française consulté par Challenges.

    https://www.challenges.fr/entreprise/defense/attaques-en-syrie-comment-poutine-coupe-les-ailes-de-l-armee-de-l-air-en-stoppant-l-acces-aux-avions-de-transport-antonov_580629

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    • Scytales // 18.04.2018 à 18h05

      A noter que même si une société ukrainienne dispose d’une petite flotte d’Antonov An-124 et de l’unique exemplaire de l’An-225 (encore plus gros) et pourrait se substituer aux sociétés privées russes, selon un rapport de l’agence européenne de défense et de l’agence de soutien logistique de l’OTAN (NSPA) de juin 2015, 98% (!) des pièces de rechange de ces Antonov proviennent… de Russie ! La Russie est donc le maillon clef du maintien en condition opérationnelle de ces avions, dont il n’existe qu’une vingtaine (en comptant ceux exploités par les Russes) sur le marché mondial.

      Source : https://www.challenges.fr/entreprise/defense/transport-militaire-l-incroyable-dependance-russe-de-la-france_463147

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  • Larousse // 18.04.2018 à 15h31

    Jean-Paul B vous avez raison à 100%. A-t-on fait un procès des diffuseurs de la nouvelle de Timisoara, des meneurs du procès inique et expéditif des Ceaucescu (une honte de l’UE encore d’ailleurs), aux Allemands qui ont armé les nationalistes slovènes, croates et ont poursuivi la dite « Opération fer à cheval » pour laisser l’UCK violenter des Serbes et brûler nombre d’églises ou chapelles orthodoxes? Non, pareil pour l’Irak… Bref, le président Macron sait avoir menti, a estimé avoir suffisamment d’appuis politiques de tous bords et donc pourra argumenter « avoir tenté de remettre la France dans le jeu » blablabla… Seule maintenant une défaite totale des dits « intérêts français » au Liban, en Turquie pourrait conduire le Parlement français à juger votre président et ses prédécesseurs d’ailleurs. A moins qu’il ne soit jugé avant par l’échec de sa politique intérieure (ce qui je me risque à le prédire est fort probable – puisque l’Allemagne ne compte absolument pas payer la note des missiles tirés et les « promenades » des frégates.

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  • Mentalo // 18.04.2018 à 15h32

    Si les frappes visaient des sites de production ou de stockage d’armes chimiques et si les missiles de la coalition avaient atteint leur cible, alors il ne s’agirait plus de 160 morts mais de dizaines de milliers de victimes.
    Soit des sites de production existent bel et bien et la coalition vient de mener une attaque démentielle contre la population syrienne !!! soit ces sites n’existent pas et l’attaque coordonnée avec les Russes est tout aussi folle. Quant à la  »punition ciblée » pour le gazage de Douma, menée sans enquête préalable, sans preuve et sans mandat, elle bafoue, avec ses 103 missiles tomahawk, la justice, le droit international et la démocratie.

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  • Gérard2 // 18.04.2018 à 16h16

    Je serais curieux de savoir si les pieds nickelés qui ont écrit le communiqué gouvernemental/défense/services se sont inspirés de cet article au doigt mouillé : https://www.courrierinternational.com/article/syrie-de-linteret-dassad-utiliser-des-armes-chimiques? (il y a un lien vers la source : l’Orient Le jour)

    Quoiqu’il en soit on devine bien que par intérêt de carrière bien compris, il ne s’est sans doute pas trouvé grand monde pour rédiger autre chose que ce qui était demandé.

    Quelqu’un a des infos sur les rédacteurs de la note?

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  • Gérard2 // 18.04.2018 à 16h32

    « Les conditions de réalisation de cette frappe, conditions qui ont abouti à la destruction d’un nombre important de missiles par les défenses anti-aériennes syriennes, renforcent cette hypothèse. »
    –> l’emploi du conditionnel et de mises en garde serait bienvenu

    Mon (bien trop) long post de l’autre jour, où je soulignais l’infaisabilité technique d’une interception de 70 missiles de croisière sur 100 par les défenses aériennes syriennes (même modernisées par les russes, et même si les russes avaient pleinement pris part), sans même parler du manque de crédibilité de la parole officielle syrienne dans cette affaire, a été effacé. Je ne prends pas la peine de le réécrire mais maintiens que Jacques Sapir, par ailleurs remarquable dans l’analyse politique, fragilise ses prises de position avec des analyses techniques faibles et partiales sur la question (quelqu’un les avait qualifiées de dissertations sur du néant), et en ne prenant pas plus de distance avec la propagande du régime et de l’armée baasistes.

    Il faut se souvenir qu’en 2003, à en croire les sources officielles irakiennes, l’armée US se prenait une énorme pilée sur les bords de l’Euphrate. C’était tout le contraire, évidemment.

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    • un citoyen // 18.04.2018 à 17h38

      Désolé, je comprends que vous n’ayez pas envie de réécrire les mêmes explications (possibilité de le faire en plus court ?), mais si je ne comprends pourquoi ce serait infaisable techniquement comment puis-je le croire ?
      Rien n’est impossible mais même l’OSDH a affirmé qu’au moins 65 missiles avaient été abattus, selon ses sources, et je n’ai pas vu la moindre remise en cause à la thèse des 70% de missiles détruits ou déviés jusqu’à maintenant.
      Sinon, la guerre en Irak et cette attaque sont-ils dans le même contexte, en tenant compte du soutien de la Russie (*) et que les trois pays qui ont lancé les frappes ont fait une intervention et non employé des moyens considérables comme dans une guerre ouverte ?

      (*) Les russes auraient pu aider la DCA syrienne par des renseignements de leurs systèmes de détection, selon J.Sapir dans un précédent billet – https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-stupidite-et-irresponsabilite-par-jacques-sapir/)

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      • Gérard // 19.04.2018 à 11h50

        Un argument parmi d’autres basé non pas sur une critique de la présentation des missiles de croisière faite par J. Sapir, mais sur la vérification de ce que les vecteurs hostiles (combien? et combien sur combien?) auraient été abattus.
        Personne ne sait combien de missiles de croisière ont été tirés. Les occidentaux ont livré des informations sur le sujet que nous sommes obligés de prendre pour argent comptant.
        Du côté de la défense, hormis le fait développé ailleurs et censuré qu’il paraît très peu vraisemblable de détruire ou détourner 70% d’une centaine de vecteurs hostiles (au top niveau de l’arsenal occidental) provoquant un effet de saturation, il semble complètement impossible de dénombrer en quelques heures, de nuit en plus, les coups au but portés par les SAMs et la DCA sur des missiles de croisière, pour ensuite aller fanfaronner qu’on en a abattu 70. On pourrait imaginer dans un pays en paix et avec une transparence absolue des deux camps une enquête de grande ampleur pour retrouver les épaves ou restes desdits missiles, dans le désert, les montagnes, les maquis (et ce ne serait pas facile)… croiser avec les données militaires de part et d’autre (les occidentaux annonçant combien de missiles tirés, quelles cibles, quel plan de vol, divulguant les données rafraîchies en temps réel que ces missiles ne manquent pas de renvoyer au « cloud » militaire US au cours du vol… les défenseurs annonçant combien de SAM tirés, où, quand, vers quoi…), essayer de dénombrer très rigoureusement les impacts au sol et sur les cibles… Bref, avec des gens fiables, dans un pays en paix, avec une très forte mobilisation de moyens, on pourrait obtenir un chiffre raisonnable, il faudrait du temps.
        Mais là, une info donnée quelques heures après par les russes selon les déclarations syriennes…
        La propagande baasiste n’a aucune valeur, la communication russe n’est pas franchement exemplaire, hum, l’OSDH je ne vois pas au nom de quoi ils viennent ajouter leur grain de sel là-dedans…

        Bref on ne saura jamais, mais tout cela n’est pas bien grave au regard du mensonge asséné par le président de la République pour déclencher une opération militaire agressive illégale.

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        • un citoyen // 19.04.2018 à 14h16

          Merci de m’avoir répondu. C’est vrai que les informations qui ont transmises étaient rapides, j’espère au contraire que l’on en saura plus.

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    • Jean // 18.04.2018 à 18h30

      Les chiffres donnés sont surement pas loin de la réalité. Il faut savoir que sur les 69% de missiles « intercepté » selon les Russes environ 40% ne sont pas arrivé à bon port à cause de contre mesure électronique. On en constate l’effet sur les cibles. Les photos satellites montrent de nombreux trous d’impact à coté des cibles (jusqu’a 500m de la cible). Pour les destructions « en vol », l’arme qui a le mieux marché serait le lance-missiles multiple Pantsir-S1 (la Syrie en aurait une quarantaine).

      Par exemple sur cette cible qui a été tiré par la France, aucun tir au but (sur 7 missiles SCALP-EG).

      https://twitter.com/warsmonitoring/status/985490489779671043

      J’avais posté dans l’article https://www.les-crises.fr/les-frappes-ont-detruit-un-mysterieux-laboratoire-chimique-qui-etait-sous-surveillance-reguliere-de-loiac/ plus de détail sur ces frappes.

      Une vidéos des différentes types de matériel que possède l’armée syrienne : https://youtu.be/7Yq5oqzbAw0

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      • Gérard // 19.04.2018 à 11h52

        Des missiles de croisière occidentaux ne sont pas de belles cibles bien grosses à la trajectoire bien rectiligne à haute altitude, comme le B777 du vol MH17 de Malaysian, que des pieds nickelés russes ont abattu en faisant une grosse bavure (que J. Sapir malheureusement a voulu couvrir par son histoire abracadabrantesque d’interception par un Su-25 ukrainien, un post qui n’était vraiment pas nécessaire). Même sur un cas aussi attristant les russes n’ont pas été capables de tenir un discours de vérité qui les aurait honorés – les américains ont pleinement assumé d’avoir abattu l’Airbus d’Iran Air en 1988, tuant autant de monde que dans le MH-17, Bush Sr allant jusqu’à dire que les USA ne s’excuseraient jamais.

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  • Gérard2 // 18.04.2018 à 16h40

    Quelqu’un a un ou des lien(s) vers la ou les vidéos de victimes chimiques du 7 avril? J’ai recherché rapidement sans rien trouver de convaincant.

    On sent déjà, dans la parole autorisée, le glissement vers « ok, peut-être qu’il n’y a pas 100% de certitude, mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a eu des attaques chimiques avant » voire même « il faudrait de toute façon ne pas laisser faire les bombardements conventionnels », créer une zone d’exclusion aérienne, sanctuariser les poches rebelles, etc.

    C’est une rhétorique courante, déjà entendue en 1995 lors des frappes contre les serbes de Bosnie, en 1999 sur le Kosovo, en 2003 contre l’Irak : « OK, peut-être que cette fois ci en fait, nous avons forcé le trait sur une pratique guerrière condamnable voire prohibée, mais on vous assure, même si nous avons un peu exagéré cette fois-ci, ça a bien eu lieu à d’autres occasions ».

    Tout ceci est GRAVISSIME pour la crédibilité de la parole démocratique. ça ne devrait pas rester sans conséquences.

    Il est louable que ce site existe, qui permet de penser différemment… on aimerait que de telles analyses existent aussi dans la presse officielle et de la part des experts institutionnels, car le fossé béant entre la vérité mainstream et les analyses ici fournies, qui paraissent au moins aussi crédibles sinon plus, ne peut que favoriser la défiance et ce qui est ensuite qualifié de « complotisme ».

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    • Jean // 18.04.2018 à 17h39

      Bonjour, j’ai essayé de poster les liens mais à chaque fois le post « disparait » après avoir cliqué sur « Envoyer ». Désolé. Elles sont sur le compte FaceBook des Casques Blancs au 7 avril.

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  • Jean // 18.04.2018 à 17h36

    Voilà les deux vidéos des Casques Blancs (post original sauf erreur). Je ne poste pas celle de l’hôpital qui est clairement un fake vu tous les témoins oculaires qui ont témoigné.

    Il en existe deux versions avec deux « montages » différents.

    Attention : images pouvant heurter la sensibilité.
    « https://twitter.com/twitter/statuses/982785813082705920 »
    « https://twitter.com/AsaadHannaa/status/982732701471043585 »

    Elles auraient été filmé en pleine nuit dans un immeuble du centre de Douma.
    Coordonnées : 33.573900, 36.404831

    Plusieurs blogs dont Moon of Alabama avancent que ces images seraient une mise ne scene. Je vous laisse consulter les articles correspondant pour découvrir les raisons.

    Les trois photos incluses dans le rapport qu’a édité par le Ministère des Affaires Etrangères semblent tiré ces vidéos.

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  • Renaud Bouchard // 18.04.2018 à 18h18

    La clarté de l’analyse que donne J.Sapir du document officiel destiné à justifier l’action militaire entreprise par M. E. Macron à l’encontre de la Syrie, État souverain, document dont J. Sapir souligne les faiblesses et les imprécisions, établit sans discussion possible la preuve que le Chef de l’État a agi en complet manquement à ses devoirs, manquement manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat et qui ouvre ainsi la mise en œuvre de sa destitution que doit désormais prononcer le Parlement constitué en Haute Cour conformément aux dispositions de l’Article 68 de la Constitution du 4 octobre 1958 Titre IX : La Haute Cour.
    cf. ci-après:https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/syrie-la-destitution-de-m-macron-203465

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  • Alain // 19.04.2018 à 06h49

    Cela fait bien plus sens de réfuter l’analyse opérationnelle du ministère: pourquoi l’armée syrienne ferait-elle usage d’armes chimiques, sachant très bien que cela risque d’entraîner une réaction militaire en son encontre, alors que la victoire était assurée, la zone encore tenue par les islamistes étant bien trop petite pour permettre une résistance durable. Cela aurait pu faire sens au début de l’opération – quand les enjeux étaient encore si importants que les risques pouvaient être assumés – pas à sa fin.

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  • SCC // 19.04.2018 à 21h17

    Je recommande la lecture de cet article http://www.levif.be/actualite/international/syrie-l-occident-defend-un-principe-clair-sans-trop-s-immiscer-sur-le-terrain-analyse/article-normal-826627.html , écrit par un professeur de relations internationales à l’UCL (Belgique) – rien que ça.
    Hallucinant. Notamment ce passage: « S’il est avéré, l’usage d’armes chimiques par le régime syrien alors que ce dernier a reconquis presque tout son territoire n’en reste pas moins « incompréhensible », relève-t-il par ailleurs ». Mais il est justifié par la ligne rouge dit-il par ailleurs.

    Moi ça me rappelle une blague de Sempé où une dame raconte à son mari ce qu’elle aurait voulu qu’il soit (brillant, friqué, grande vie etc) mais qu’il l’aurait alors trompée et que cela elle ne peut l’accepter – avant de le tuer avec un pistolet.
    On en est là.
    C’est à désespérer.

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    • Haricophile // 20.04.2018 à 01h21

      D’autant que dans le même article : «Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont suivi la ligne rouge tracée par Barack Obama. « Le refus des armes chimiques vient de loin, notamment de la Première Guerre mondiale et des attaques chimiques de Saddam Hussein contre sa propre population kurde à Halabja en marge de la guerre Iran-Irak dans les années 1980 », rappelle Tanguy de Wilde.» Mais c’est vrai que le Napalm, le phosphore blanc, l’Agent Orange dont la dioxine fait encore des ravages 60ans après… j’en oublie certainement… tout ça n’était que pour aider les populations a éliminer les puces et les moustiques… un peu comme les douches des camps… ou j’ai mis ma cuvette, c’est urgentissime. Bleurhbleurhblarhbleurh !!!!!

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  • _HP_ // 20.04.2018 à 05h42

    On a bien compris que l’idée de base était de faire figurer Mr Macron sur la photo comme un grand homme de stature internationale aux côtés de Mr Trump et de Mme May. Malheureusement pour lui, sur la photo, il ressemble surtout au caniche du couple.
    Une raison certainement très secondaire est de montrer l’efficacité des armes françaises récentes aux détenteurs de pétro-dollars, une occasion manquée puisqu’on parle de seulement 12 lancés sur 16 prévus. On ne sait pas combien ont touchés leur cible mais il semble que la désuète technologie soviétique ait fait merveille contre la technologie de pointe.

    On peut se demander comment il est possible qu’une opération sous faux drapeau annoncée un mois à l’avance soit crédible sans que les gens comprennent que c’est un montage, et le disent. C’est un mystère pour moi.
    L’intox n’est pas où on croit.

    Un aspect qui devrait être plus visible est le fait pour le président d’engager à lui tout seul la France dans une guerre, sans l’accord des représentants élus, ni menace directe d’aucune sorte, juste par « impératif médiatique » pendant des troubles sociaux provoqués par le gouvernement. Bien entendu son parti est majoritaire et ce ne serait qu’une formalité mais au moins les élus pourraient être sanctionnés aux prochaines élections.
    Il reste, pour l’instant, une constitution supposée interdire ce genre de décision sous peine d’être convaincu de haute trahison, dommage qu’il n’y ait personne pour la faire appliquer.

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